{"id":18670,"date":"2023-07-23T16:04:26","date_gmt":"2023-07-23T14:04:26","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=18670"},"modified":"2025-04-01T10:37:53","modified_gmt":"2025-04-01T08:37:53","slug":"shafak-elif-larchitecte-du-sultan-2015-700-pages","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=18670","title":{"rendered":"Shafak, Elif \u00ab L\u2019Architecte du Sultan\u00bb (2015) 700 pages"},"content":{"rendered":"<p><b>Autrice<\/b>\u00a0: Elif \u015eafak, ou Elif Shafak, n\u00e9e le 25 octobre 1971 \u00e0 Strasbourg de parents turcs, est une \u00e9crivaine turque. Prim\u00e9e et best-seller en Turquie, Elif \u015eafak \u00e9crit ses romans aussi bien en turc qu\u2019en anglais. Elle m\u00eale dans ses romans les traditions romanesques occidentale et orientale, donnant naissance \u00e0 une \u0153uvre \u00e0 la fois \u00ab locale \u00bb et universelle. F\u00e9ministe engag\u00e9e, cosmopolite, humaniste et impr\u00e9gn\u00e9e par le soufisme et la culture ottomane, Elif \u015eafak d\u00e9fie ainsi par son \u00e9criture toute forme de bigoterie et de x\u00e9nophobie. Elle vit et travaille \u00e0 Londres.<br \/>\n<b>Elle a publi\u00e9 en fran\u00e7ais<\/b>\u00a0:\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=9402\">La B\u00e2tarde d\u2019Istanbul<\/a>.<\/span> (2007) \u2013\u00a0<i>Bonbon Palace (2008)<\/i>\u00a0\u2013 Lait noir (2009) \u2013\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=11162\">Soufi mon amour<\/a><\/span>\u00a0(2010) \u2013 Crime d\u2019honneur (2013) Prix Lorientales 2014 \u2013 Prix Relay 2013 \u2013 <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" title=\"Shafak, Elif \u00ab L\u2019Architecte du Sultan\u00bb (2015) 700 pages\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=18670\">L\u2019Architecte du Sultan<\/a><\/span> (2015) \u2013 Trois filles d\u2019Eve (2018) \u2013 <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=16630\">10 minutes et 38 secondes dans ce monde \u00e9trange<\/a><\/span> (2020) \u2013 L\u2019\u00cele aux arbres disparus (2022)<\/p>\n<p>Editions Flammarion \u2013 22.04.2015 \u2013 462 pages \/ J\u2019ai lu\u2013 01.03.2017 \u2013 700 pages (trad. Dominique Goy-Blanquet)<\/p>\n<p><b>R\u00e9sum\u00e9<\/b>\u00a0:<br \/>\nIstanbul, XVIe si\u00e8cle. Le jeune Jahan d\u00e9barque dans cette ville inconnue avec pour seul compagnon un magnifique \u00e9l\u00e9phant blanc qu&rsquo;il est charg\u00e9 d&rsquo;offrir au sultan Soliman le Magnifique. En chemin, il rencontrera des courtisans trompeurs et des faux amis, des gitans, des dompteurs d&rsquo;animaux ainsi que la belle et espi\u00e8gle Mihrimah. Il attirera bient\u00f4t l&rsquo;attention de l&rsquo;architecte royal, Sinan : une rencontre fortuite qui va changer le cours de son existence.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Au coeur de l&rsquo;Empire ottoman, quand Istanbul \u00e9tait le centre grouillant de la civilisation, L&rsquo;architecte du sultan est un conte magique o\u00f9 l&rsquo;on d\u00e9couvre le destin extraordinaire d&rsquo;un gar\u00e7on aux origines modestes qui se verra \u00e9lev\u00e9 au plus haut rang de la cour.<\/p>\n<p><b>Mon avis<\/b>:<br \/>\nUn conte magique qui se passe principalement dans l\u2019Istanbul du XVI\u00e8me si\u00e8cle. Les principaux personnages sont : Sinan, le ma\u00eetre architecte, ses quatre apprentis, un \u00e9l\u00e9phant blanc, le chef des gitans, Balaban. Quatre apprentis qui n\u2019ont qu\u2019un seul point commun: se sont des \u00eatres bris\u00e9s d\u00e8s l\u2019enfance.<br \/>\nUne relation merveilleuse entre un jeune indien qui vient d\u2019Hindoustan, Jahan \u00e0 la fois cornac et dessinateur,<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>et un \u00e9l\u00e9phant blanc, Chota.<br \/>\nMais \u00e9galement une belle relation entre Sinan, qui deviendra l\u2019architecte imp\u00e9rial et ce jeune gar\u00e7on. Jeune gar\u00e7on qui a dans son coeur un amour inaccessible, la princesse Mirhimah.<br \/>\nM\u00eame si la chronologie des faits historiques a parfois \u00e9t\u00e9 un peu malmen\u00e9e, le fond historique demeure; les personnages sont inspir\u00e9s de personnages qui ont exist\u00e9. C\u2019est un roman, une fresque inspir\u00e9e de la r\u00e9alit\u00e9 avec des personnages attachants et des faits av\u00e9r\u00e9s.<br \/>\nMoi j\u2019ai plong\u00e9 dans le d\u00e9cor que m\u2019a offert l\u2019autrice et j\u2019ai ador\u00e9 d\u00e9couvrir la vie \u00e0 Istanbul sous le r\u00e8gne du Sultan Soliman et de ses fils, j\u2019ai aim\u00e9 assister \u00e0 la construction des grandes mosqu\u00e9es, j\u2019ai aim\u00e9 accompagner Jahan dans sa d\u00e9couverte du monde\u2026 J\u2019ai aim\u00e9 voyager en Turquie puis ailleurs avec lui. J\u2019avais envie de m\u2019\u00e9vader et ce fut un magnifique voyage, plein d\u2019obstacles, de rencontres inattendues et magnifiques, de sentiments et de tromperies\u2026 et un hommage \u00e0 la sagesse, aux livres, \u00e0 l\u2019humain\u2026 et des petites phrases du genre \u00ab\u00a0Mais Istanbul, o\u00f9 on pr\u00e9f\u00e8re oublier que se rem\u00e9morer, n\u2019apprit jamais sa le\u00e7on.\u00a0\u00bb qui sont toujours d\u2019actualit\u00e9 de nos jours\u2026<\/p>\n<p>Cela se confirme : c\u2019est une autrice que j\u2019affectionne tout particuli\u00e8rement et je suis contente d\u2019avoir encore des histoires \u00e0 d\u00e9couvrir\u2026<\/p>\n<p><b>Extraits<\/b>:<\/p>\n<p>C\u2019est \u00e9trange comme les visages, pourtant si charnus et visibles, s\u2019\u00e9vaporent, alors que les mots faits d\u2019un simple souffle persistent.<\/p>\n<p>Le sultan lui accordait sa protection mais pas sa confiance. Il savait qu\u2019un homme capable de poignarder ses propres compagnons dans le dos ne ferait jamais un ami loyal pour quiconque. Celui qui vient \u00e0 ta porte apr\u00e8s avoir mordu la main qui le nourrissait n\u2019h\u00e9sitera pas demain \u00e0 planter ses m\u00e2choires dans ta propre chair une fois introduit chez toi.<\/p>\n<p>Jahan apprit que la cit\u00e9 de Constantinople avait vingt-quatre portes et qu\u2019elle se composait de trois villes: Istanbul, Galata et Scutari. Il remarqua que les gens \u00e9taient v\u00eatus de couleurs diff\u00e9rentes, mais selon quelles r\u00e8gles, il n\u2019aurait pu dire.<\/p>\n<p>La m\u00e9nagerie du sultan \u00e9tait un monde \u00e0 elle seule. Un monde peupl\u00e9 de cr\u00e9atures dangereuses mais, \u00e0 tout prendre, pas plus sauvage que la cit\u00e9 \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur.<\/p>\n<p>Quoi que tu fasses, elle t\u2019aurait dit, ne fais de mal \u00e0 personne et ne laisse personne te faire de mal. Ne sois ni brise-c\u0153ur ni c\u0153ur bris\u00e9.<\/p>\n<p>Les marins sont une race superstitieuse. On ne doit jamais prononcer certains mots parce qu\u2019ils attirent le mauvais sort. \u00ab\u00a0Sombrer\u00a0\u00bb, par exemple, ou \u00ab\u00a0r\u00e9cifs\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0d\u00e9sastre\u00a0\u00bb. Il ne faut jamais dire \u00ab\u00a0temp\u00eate\u00a0\u00bb, m\u00eame quand elle arrive sur vous. Celui qui entend chanter une sir\u00e8ne doit jeter une pinc\u00e9e de sel par-dessus son \u00e9paule gauche parce que c\u2019est le diable qui l\u2019appelle.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Chaque fois qu\u2019il laissait quelqu\u2019un, n\u2019importe qui, ouvrir l\u2019\u00e9corce de son \u00e2me, il le regrettait sur-le-champ.<\/p>\n<p>\u2014\u00a0Nous ne d\u00e9truisons pas les b\u00e2timents, petit. Nous d\u00e9truisons notre d\u00e9sir de les poss\u00e9der. Seul Dieu est propri\u00e9taire. De la pierre et du talent.<\/p>\n<p>\u2014\u00a0Quand tu mets ton \u00e2me dans ce que tu fais, tu sens en toi courir une rivi\u00e8re, une joie.<\/p>\n<p>Le ressentiment est une cage, le talent un oiseau captif. Brise la cage, laisse l\u2019oiseau prendre son essor et voler haut. Si tu n\u2019entretiens pas ces qualit\u00e9s dans ton c\u0153ur, tu ne pourras pas construire.<\/p>\n<p>Qu\u2019il s\u2019agisse de construire un b\u00e2timent ou naviguer en haute mer, on apprenait \u00e0 veiller l\u2019un sur l\u2019autre\u00a0; il en \u00e9mergeait une solidarit\u00e9 obligatoire, une forme de fraternit\u00e9. Un accord tacite traversait les rangs. Il fallait admettre que la t\u00e2che \u00e0 accomplir \u00e9tait plus forte que soi, que la seule fa\u00e7on de progresser \u00e9tait de travailler ensemble comme un seul homme. Alors on enterrait les aversions, on enterrait les querelles, \u00e0 moins que n\u2019\u00e9clate une mutinerie, auquel cas le monde basculerait de haut en bas.<\/p>\n<p>Quand tu sais pas quoi faire de la r\u00e9ponse, pose pas la question<\/p>\n<p>Repliant son c\u0153ur comme un mouchoir, il y conservait le souvenir des apr\u00e8s-midi pass\u00e9es ensemble.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>il y avait deux b\u00e9n\u00e9dictions dans la vie\u00a0: les livres et les amis. Qu\u2019il fallait poss\u00e9der en proportions inverses\u00a0: des livres en grand nombre, mais seulement une poign\u00e9e d\u2019amis.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Tu m\u2019as l\u2019air d\u2019une bonne \u00e2me mais ton esprit est confus. Tu ressembles \u00e0 une barque avec deux rameurs qui rament en direction oppos\u00e9e. Tu n\u2019as pas encore trouv\u00e9 le centre de ton c\u0153ur.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Quand tu ma\u00eetrises une langue tu re\u00e7ois la clef d\u2019un ch\u00e2teau. Ce que tu trouveras \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur d\u00e9pend de toi.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Il dit qu\u2019il y avait trois fontaines de sagesse auxquelles tout artisan devrait boire d\u2019abondance\u00a0: les livres, le travail et les routes. Lecture, pratique, voyages.<\/p>\n<p>Les d\u00e9cisions sont des moutons\u00a0; les habitudes, le berger.<\/p>\n<p>Ce que nous faisons dans la vie a-t-il tant d\u2019importance\u00a0? Ou est-ce tout ce que nous ne faisons pas qui p\u00e8se le plus\u00a0?<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0L\u2019homme est b\u00e2ti \u00e0 l\u2019image de Dieu. Son centre n\u2019est qu\u2019ordre et \u00e9quilibre. Tu vois ces cercles et ces carr\u00e9s. Tu vois comme ils sont dispos\u00e9s de fa\u00e7on bien proportionn\u00e9e. Il y a quatre humeurs \u2013 le sang, la bile jaune, l\u2019atrabile et le phlegme. Nous travaillons avec quatre \u00e9l\u00e9ments \u2013 le bois, le marbre, le verre, le m\u00e9tal.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Le visage est la fa\u00e7ade, les yeux sont les fen\u00eatres, la bouche est la porte qui s\u2019ouvre sur l\u2019univers. Les bras et les jambes sont les escaliers.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>le secret de son ma\u00eetre ne r\u00e9sidait pas dans sa robustesse, car il n\u2019\u00e9tait pas robuste, ni dans son indestructibilit\u00e9, car il n\u2019\u00e9tait pas indestructible, mais dans son aptitude \u00e0 s\u2019adapter au changement et aux calamit\u00e9s, \u00e0 se reconstruire, encore et encore, de ses propres ruines.\u00a0Si Jahan \u00e9tait fait de bois, Davoud de m\u00e9tal, Nikola de pierre, et Youssouf de verre, Sinan \u00e9tait comme l\u2019eau courante. Quand un obstacle entravait sa course, il coulait dessous, dessus, autour, par tous les moyens possibles\u00a0; il trouvait un passage \u00e0 travers les failles et il continuait \u00e0 couler de l\u2019avant.<\/p>\n<p>Mais Istanbul, o\u00f9 on pr\u00e9f\u00e8re oublier que se rem\u00e9morer, n\u2019apprit jamais sa le\u00e7on.<\/p>\n<p>Mais souvenez-vous que les cit\u00e9s aussi sont comme des \u00eatres humains. Elles ne sont pas faites uniquement de pierres et de bois. Elles sont faites de chair et d\u2019os. Elles saignent quand on les ab\u00eeme. Chaque construction illicite est un clou plant\u00e9 dans le c\u0153ur d\u2019Istanbul. Pensez \u00e0 vous montrer pitoyables envers une cit\u00e9 bless\u00e9e tout comme vous l\u2019\u00eates envers une personne bless\u00e9e.<\/p>\n<p>Il y a deux cents ans de cela, disait-il, les plus grands \u00e9rudits ont d\u00e9voil\u00e9 nombre de secrets de l\u2019Univers. Leurs d\u00e9couvertes, au lieu d\u2019\u00eatre approfondies, ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9laiss\u00e9es et oubli\u00e9es. Un savoir pr\u00e9cieux perdu pour les g\u00e9n\u00e9rations \u00e0 venir. Des germes de sagesse, partout \u00e0 la ronde, attendaient d\u2019\u00eatre exhum\u00e9s, comme les coffres d\u2019un tr\u00e9sor profond\u00e9ment enfoui sous terre. Le savoir \u00e9tait donc moins affaire de d\u00e9couverte que de m\u00e9moire.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Il y a des choses qui sont en mon pouvoir et d\u2019autres qui ne le sont pas. Je ne peux pas emp\u00eacher les gens de d\u00e9molir. Tout ce que je peux faire c\u2019est continuer \u00e0 construire.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Rien n\u2019endommage plus l\u2019\u00e2me humaine que le ressentiment cach\u00e9.<\/p>\n<p>\u00c0 cet instant, Jahan comprit que la vie est la somme des choix qu\u2019on ne fait pas\u00a0; les chemins auxquels on aspire sans jamais les suivre.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p><b>Et comme j\u2019ai toujours aim\u00e9 ce qui se rapporte \u00e0 la symbolique des nombres et des couleurs \u2026.<\/b><\/p>\n<p><em><strong>le chiffre 12<\/strong><\/em>: Le proph\u00e8te Jacob avait douze fils, le proph\u00e8te J\u00e9sus douze ap\u00f4tres. Le proph\u00e8te Joseph, dont l\u2019histoire est rapport\u00e9e dans la douzi\u00e8me sourate du Coran, \u00e9tait le fils favori de son p\u00e8re. Douze miches de pain \u00e9taient dispos\u00e9es sur les tables des juifs. Douze lions d\u2019or gardaient le tr\u00f4ne de Salomon. Six marches montaient jusqu\u2019au tr\u00f4ne et comme toute mont\u00e9e implique une redescente, cela faisait douze marches au total. Douze croyances cardinales flottaient sur la terre d\u2019Hindoustan. Douze imams succ\u00e9d\u00e8rent au proph\u00e8te Mahomet selon le credo shiite. Douze \u00e9toiles ornaient la couronne de Marie. Et un enfant nomm\u00e9 Jahan venait \u00e0 peine de compl\u00e9ter ses douze ann\u00e9es de vie quand il eut sa toute premi\u00e8re vision d\u2019Istanbul.<\/p>\n<p><em><strong>la couleur verte<\/strong><\/em>: Cet homme, habill\u00e9 en vert, doit \u00eatre un imam parce qu\u2019ils sont les seuls autoris\u00e9s \u00e0 porter la couleur favorite du Proph\u00e8te.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Autrice\u00a0: Elif \u015eafak, ou Elif Shafak, n\u00e9e le 25 octobre 1971 \u00e0 Strasbourg de parents turcs, est une \u00e9crivaine turque. 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Elle m\u00eale dans ses romans les traditions romanesques occidentale et orientale, donnant naissance \u00e0 une \u0153uvre \u00e0 la fois &hellip; <\/p>\n<p class=\"read-more\"><a class=\"readmore-btn\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=18670\">+<span class=\"screen-reader-text\">  Read More<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":18671,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_crdt_document":"","_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[495,74,35,543,193,43,15,105,129,125],"tags":[254,197,935,1577,689,1827,783,1068,281,1618,128,307,151,700,1829,1828,213,106],"class_list":["post-18670","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-495","category-conte-initiatique","category-coup-de-coeur-lectures","category-coup-de-coeur-auteurs","category-etude-de-societe","category-histoire","category-litterature-asiatique","category-roman","category-turquie","category-xvieme-siecle","tag-amitie","tag-amour","tag-animal","tag-architecture","tag-culture","tag-elephant","tag-empire-ottoman","tag-fresque-historique","tag-guerre","tag-istanbul","tag-livres","tag-mensonge","tag-religion","tag-roman-dapprentissage","tag-sentiments","tag-soliman","tag-trahison","tag-voyage"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/18670","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=18670"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/18670\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":18673,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/18670\/revisions\/18673"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/18671"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=18670"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=18670"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=18670"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}