{"id":18808,"date":"2023-08-25T10:56:15","date_gmt":"2023-08-25T08:56:15","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=18808"},"modified":"2023-08-27T10:19:40","modified_gmt":"2023-08-27T08:19:40","slug":"fergus-jim-may-et-chance-2022-320-pages-les-journaux-de-june-wolf-hadley-tome-4-de-mille-femmes-blanches","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=18808","title":{"rendered":"Fergus, Jim \u00ab\u00a0May et Chance\u00a0\u00bb (2022) 320 pages (Les journaux de June Wolf Hadley) tome 4 de \u00ab\u00a0Mille femmes blanches\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"<p><b>Auteur<\/b>\u00a0: Jim Fergus est n\u00e9 \u00e0 Chicago en 1950 d\u2019une m\u00e8re fran\u00e7aise et d\u2019un p\u00e8re am\u00e9ricain. Il vit dans le Colorado. Journaliste r\u00e9put\u00e9, il \u00e9crit des articles sur la gastronomie, la chasse, la p\u00eache et la nature dans les magazines Newsweek, The Paris Review, Esquire Sportmen, Outdoor Life, etc. Il est l\u2019auteur de deux ouvrages consacr\u00e9s \u00e0 ses souvenirs, Espaces sauvages (2011) et Mon Am\u00e9rique (2013), qui a re\u00e7u en 2013 le prix Fran\u00e7ois Sommer, prix litt\u00e9raire de la fondation du m\u00eame nom r\u00e9compensant des ouvrages portant les valeurs de l\u2019\u00e9cologie humaniste.<br \/>\nSon premier roman \u00ab\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=10521\">Mille femmes blanches<\/a>\u00a0<\/span>\u00bb (2000), salu\u00e9 par l\u2019ensemble de la critique am\u00e9ricaine et dont les droits ont \u00e9t\u00e9 achet\u00e9s par Hollywood, s\u2019est vendu \u00e0 plus de 400 000 exemplaires en France. Apr\u00e8s La Fille sauvage (2004), Jim Fergus a publi\u00e9 Marie-Blanche (2011), Chrysis (2013, repris chez Pocket sous le titre Souvenir de l\u2019amour), Mon Am\u00e9rique (2013) \u2013\u00a0La<span style=\"color: #0000ff;\">\u00a0<a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=10552\">Vengeance des m\u00e8res<\/a><\/span>\u00a0(2016) et <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=12371\">Les Amazones<\/a><\/span>(2019) et <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" title=\"Fergus, Jim \u00ab\u00a0May et Chance\u00a0\u00bb (2022) 320 pages (Les journaux de June Wolf Hadley) tome 4 de \u00ab\u00a0Mille femmes blanches\u00a0\u00bb\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=18808\">May et Chance<\/a><\/span>(2022) \u00a0(Les journaux de June Wolf Hadley) ( <i>la suite de Mille femmes blanches<\/i>) .<br \/>\nTous ces ouvrages ont paru au Cherche Midi \u00e9diteur et sont repris chez Pocket.<\/p>\n<p>Le Cherche-Midi \u2013 03.11.20122\u2013 320 pages \u2013 Jean-Luc Piningre (Traducteur)<\/p>\n<p><b>S\u00e9rie<\/b>\u00a0:\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=10521\">Mille femmes blanches<\/a>\u00a0<\/span>(Les carnets de May Dodd) \u2013\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=10552\">La Vengeance des m\u00e8res<\/a>\u00a0<\/span>(Les journaux de Margaret Kelly et de Molly McGill) \u2013 <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=12371\">Les Amazones<\/a> <\/span>(Les journaux perdus de May Dodd et de Molly McGill, \u00e9dit\u00e9s et annot\u00e9s par Molly Standing Bear) &#8211; <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" title=\"Fergus, Jim \u00ab\u00a0May et Chance\u00a0\u00bb (2022) 320 pages (Les journaux de June Wolf Hadley) tome 4 de \u00ab\u00a0Mille femmes blanches\u00a0\u00bb\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=18808\">May et Chance<\/a><\/span>\u00a0(Les journaux de June Wolf Hadley)<\/p>\n<p><b>Tome 4\u00a0: May et Chance &#8211; Les journaux de June Wolf Hadley<\/b><\/p>\n<p><b>R\u00e9sum\u00e9\u00a0<\/b>: 1875. Du fait de son mode de vie anticonformiste, May Dodd, jeune femme de la bourgeoisie de Chicago, est s\u00e9par\u00e9e de ses enfants avant d&rsquo;\u00eatre enferm\u00e9e par sa famille dans un asile. Sa seule fa\u00e7on de s&rsquo;en sortir : rejoindre un convoi de femmes blanches destin\u00e9es \u00e0 \u00e9pouser des guerriers cheyennes. Devenue l&rsquo;\u00e9pouse du chef Little Wolf, May prend fait et cause pour les Indiens face aux tra\u00eetrises du gouvernement.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>1877. May quitte le camp des Cheyennes pour Chicago, o\u00f9 elle esp\u00e8re retrouver ses enfants. L&rsquo;accompagnent dans ce long voyage son amant, Chance Hadley, un jeune Cheyenne, Horse Boy, et sa compagne de toujours, Martha Atwood. Apr\u00e8s bien des p\u00e9rip\u00e9ties, la petite troupe arrive enfin dans la m\u00e9tropole, o\u00f9 elle va devoir s&rsquo;adapter \u00e0 un mode de vie radicalement diff\u00e9rent. Pour May et les siens, l&rsquo;aventure se conclura en 1889 en France, d&rsquo;abord \u00e0 Paris au moment de l&rsquo;Exposition Universelle, puis en Camargue, dans des circonstances que rien n&rsquo;aurait pu laisser pr\u00e9sager.<\/p>\n<p>Avec <a title=\"Fergus, Jim \u00ab\u00a0May et Chance\u00a0\u00bb (2022) 320 pages (Les journaux de June Wolf Hadley) tome 4 de \u00ab\u00a0Mille femmes blanches\u00a0\u00bb\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=18808\"><i>May et Chance<\/i><\/a>, Jim Fergus retrace le parcours captivant d\u2019une h\u00e9ro\u00efne hors du commun. On y retrouve toute l\u2019empathie et le sens du romanesque qui ont fait le succ\u00e8s de\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=10521\">Mille femmes blanches<\/a>\u00a0<\/span>.<\/p>\n<p><b>Mon avis<\/b>:<\/p>\n<p>Quel plaisir de retrouver May Dodd, qui avait quitt\u00e9 Chicago en 1875\u2026 Trois ans plus tard, elle part retrouv\u00e9 son monde, le monde civilis\u00e9, pour reprendre ses deux enfants, qui lui ont \u00e9t\u00e9 enlev\u00e9s de la mani\u00e8re la plus ignoble.! Chicago :<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>May et Chance vont retourner\u2026 Ou plut\u00f4t des que May va entrainer Chance &#8211; son nouveau mari &#8211; et Mo, un jeune indien qu\u2019elle a pris sous son aile\u2026 Le retour sera rude\u2026 bien plus rude que la vie en terre indienne\u2026<br \/>\nMay va avoir se d\u00e9guiser en indienne pour que son p\u00e8re ne soup\u00e7onne pas son retour, et fuir pour sauver sa peau\u2026 Mo sera rejet\u00e9 par les blancs mais adopter par les Noirs, et il va jouer du baseball.<br \/>\nDans ce journal de vie,<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>May parle de superstitions (les Indiens sont extr\u00eamement superstitieux) de traditions, de haines ancestrales (les Comanches et les Cheyennes sont ennemis depuis des si\u00e8cles), du parcage des Indiens dans des r\u00e9serves, du voyage pour regagner Chicago et du voyage pour en repartir, de leurs rencontres, dont<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>celle avec un certain Bill Cody, qui monte un spectacle sur l\u2019Ouest Am\u00e9ricain, le Wild West Show\u00a0\u00bb; il y joue le personnage de Buffalo Bill ( le personnage et le Wild west Show de Buffalo Bill<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>ne sont pas des inventions : le spectacle \u00ab\u00a0de cirque\u00a0\u00bb avec cowboys et indiens a effectivement exist\u00e9)<br \/>\nCe roman parle aussi de relations familiales, et surtout d\u2019amour!<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>J\u2019ai beaucoup aim\u00e9 mais cela n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 jusqu\u2019au coup de coeur. Moins historique que les pr\u00e9c\u00e9dents, mais je suis tr\u00e8s contente d\u2019avoir suivi May (devenue June) jusqu\u2019\u00e0 son retour \u00e0 la civilisation\u2026<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p><b>Extraits:<\/b><\/p>\n<p>\u00catre d\u00e9c\u00e9d\u00e9e pr\u00e9sente certains avantages. Ou, plus exactement, \u00eatre\u00a0<i>pr\u00e9sum\u00e9e<\/i>\u00a0disparue. On se donne le luxe de parcourir le monde comme un fant\u00f4me \u2013\u00a0invisible, anonyme, telle une toile vierge sur laquelle cr\u00e9er un personnage enti\u00e8rement nouveau.<\/p>\n<p>Lorsqu\u2019on vit un certain temps chez les Indiens, on finit par croire \u00e0 quantit\u00e9 de choses improbables\u2026<\/p>\n<p>Certes, j\u2019ai l\u2019impression qu\u2019il me manque un membre quand je ne peux pas coucher les \u00e9v\u00e9nements sur le papier, aussi anodins soient-ils.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Ce sont souvent les amours contrari\u00e9es qui nous hantent, celles qui n\u2019ont pas eu la chance de s\u2019\u00e9panouir.<\/p>\n<p>\u2014\u00a0C\u2019est ce que les Blancs appellent la destin\u00e9e manifeste, mon ami. La mission divine qui leur donne, croient-ils, le droit de chasser les natifs de leurs terres, de les abattre ou de les emprisonner, de s\u2019approprier leur pays et d\u2019en faire ce qu\u2019ils veulent.<\/p>\n<p>Ni les Comanches ni les Cheyennes ne sont humbles ou faibles, remarque-t-il. Il se trouve que les Blancs sont plus nombreux et mieux arm\u00e9s. La race la mieux outill\u00e9e h\u00e9rite de la terre, voil\u00e0. Cela a toujours \u00e9t\u00e9 comme \u00e7a, non\u00a0?<\/p>\n<p>Mais cela me r\u00e9jouit qu\u2019il trouve une place parmi ces jeunes qui le respectent comme un des leurs. Ils en savent plus long sur l\u2019exclusion que n\u2019importe qui, \u00e0 l\u2019exception, peut-\u00eatre, des Indiens am\u00e9ricains\u2026 En quelque sorte, ces gars et leurs familles forment une nouvelle tribu pour Mo qui, comme eux, ne sera jamais accept\u00e9 par les Blancs.<\/p>\n<p>Cela tient au fait que les langues indig\u00e8nes sont seulement orales. Quand les Cheyennes rencontrent une autre tribu, qui ne parle pas la leur, ils utilisent le langage des signes, purement visuel, qui ne comporte pas d\u2019adjectifs.<\/p>\n<p>Il est naturel que, dans un journal, nous \u00e9crivions pour nous-m\u00eames et que nous y parlions surtout de nous.<\/p>\n<p>Quand j\u2019\u00e9tais petite, \u00e0 l\u2019\u00e9cole, j\u2019aimais bien qu\u2019\u00e0 la fin d\u2019une le\u00e7on on me demande\u00a0d\u2019effacer le tableau noir. Aujourd\u2019hui adulte, j\u2019y vois une juste m\u00e9taphore de l\u2019existence.<\/p>\n<p>Les Cheyennes croient que tout ce qui a lieu quelque part y reste enfonc\u00e9 dans la terre, et j\u2019ai fini par le croire aussi.<\/p>\n<p>\u2014\u00a0Elle n\u2019est pas si piment\u00e9e que \u00e7a, cette salsa. Je n\u2019aurais pas d\u00e9test\u00e9 un peu plus de jalape\u00f1os, dedans. En tout cas, l\u2019eau n\u2019a aucun effet, ma ch\u00e9rie. Il faut mordre un citron pour que \u00e7a passe.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteur\u00a0: Jim Fergus est n\u00e9 \u00e0 Chicago en 1950 d\u2019une m\u00e8re fran\u00e7aise et d\u2019un p\u00e8re am\u00e9ricain. Il vit dans le Colorado. Journaliste r\u00e9put\u00e9, il \u00e9crit des articles sur la gastronomie, la chasse, la p\u00eache et la nature dans les magazines Newsweek, The Paris Review, Esquire Sportmen, Outdoor Life, etc. Il est l\u2019auteur de deux ouvrages &hellip; <\/p>\n<p class=\"read-more\"><a class=\"readmore-btn\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=18808\">+<span class=\"screen-reader-text\">  Read More<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":18809,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_crdt_document":"","_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[1497,446,202,193,43,29,1,233,45],"tags":[1704,197,1039,1846,1686,1768,448,1847,267,1845,768,412],"class_list":["post-18808","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-1497","category-serie","category-etats-unis","category-etude-de-societe","category-histoire","category-americaine","category-non-classe","category-usa","category-xixeme","tag-amerindiens","tag-amour","tag-cheyennes","tag-comanches","tag-culture-amerindienne","tag-deracinement","tag-exclusion","tag-expropriation","tag-journal-intime","tag-peuples-autochtones","tag-roman-historique","tag-temoignage"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/18808","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=18808"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/18808\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":18833,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/18808\/revisions\/18833"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/18809"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=18808"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=18808"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=18808"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}