{"id":18863,"date":"2023-09-04T07:46:42","date_gmt":"2023-09-04T05:46:42","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=18863"},"modified":"2023-09-04T08:32:43","modified_gmt":"2023-09-04T06:32:43","slug":"wassef-nadia-la-librairie-du-caire-2023-360-pages","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=18863","title":{"rendered":"Wassef, Nadia \u00ab\u00a0La librairie du Caire\u00a0\u00bb (2023) 360 pages"},"content":{"rendered":"<p><b>Autrice<\/b>: Nadia Wassef est l\u2019une des trois fondatrices et propri\u00e9taires de la librairie Diwan en \u00c9gypte. Elle est titulaire d\u2019un master en anthropologie sociale de la School of Oriental and African Studies, d\u2019un master d\u2019\u00e9criture cr\u00e9ative \u00e0 Birbeck, Universit\u00e9 de Londres et d\u2019un troisi\u00e8me en litt\u00e9rature compar\u00e9e anglo-saxonne de l\u2019universit\u00e9 am\u00e9ricaine du Caire. En 2014, 2015 et 2016 elle figurait sur la liste de Forbes des 200 femmes les plus puissantes du Moyen-Orient. Elle vit \u00e0 Londres avec ses deux filles. <i>La Libraire du Caire<\/i>, son premier livre, a \u00e9t\u00e9 traduit en 11 langues. (Source Stock)<\/p>\n<p>Stock &#8211; Collection Cosmopolite &#8211; 26.04.2023 &#8211; 360 pages &#8211; traduit (de l\u2019anglais) par Sylvie Schneiter<\/p>\n<p><b>R\u00e9sum\u00e9<\/b>:<br \/>\nDans les rues du Caire r\u00e9sonne une \u00e9trange musique : l\u2019\u00e9cho des appels \u00e0 la pri\u00e8re, les insultes furieuses lanc\u00e9es entre les conducteurs, les cris des vendeurs ambulants. Nadia Wassef conna\u00eet cette chanson par c\u0153ur. C\u2019est l\u00e0 qu\u2019elle a grandi, et c\u2019est l\u00e0, dans le quartier de Zamalek, cette \u00eele fluviale entour\u00e9e d\u2019un d\u00e9sert que, le 8 mars 2002, avec sa s\u0153ur Hind et son amie Nihal elle a inaugur\u00e9 Diwan, la premi\u00e8re librairie moderne et ind\u00e9pendante d\u2019\u00c9gypte.<br \/>\nAlors que la culture traversait une mauvaise passe, les trois femmes d\u00e9cid\u00e8rent de tenter l\u2019impossible et se jur\u00e8rent de redonner aux Cairotes le go\u00fbt de la lecture. Sans formation ni exp\u00e9rience professionnelle dans ce domaine, elles durent affronter la censure, le patriarcat, les clients excentriques, les employ\u00e9s rebelles et donner tort \u00e0 tous les tristes sires qui leur serinaient qu\u2019elles ne r\u00e9ussiraient pas et feraient mieux de rester dans leur cuisine.<\/p>\n<p>Vingt ans apr\u00e8s, avec plus d\u2019une dizaine de succursales \u00e0 travers le pays, 150 employ\u00e9s et des clients assidus, Diwan est une v\u00e9ritable institution en \u00c9gypte. Comment en sont-elles arriv\u00e9es l\u00e0 ?<\/p>\n<p>Nadia Wassef nous raconte ici l\u2019incroyable histoire de cette aventure entrepreneuriale, humaine, et litt\u00e9raire. Au fil de ses m\u00e9moires, on croise des habitu\u00e9s hauts en couleur, comme l\u2019exigeant docteur Medhat, Samir le chauffeur qui a un avis sur tout, et on tombe \u00e0 notre tour sous le charme des trois femmes de Diwan : Nihal la s\u00e9rieuse contemplative, Hind la taiseuse pleine de sagesse et Nadia, la perfectionniste aux accents parfois dictatoriaux.<\/p>\n<p><i>La Libraire du Caire<\/i>\u00a0 est le portrait d\u00e9tonnant d\u2019une \u00c9gypte moderne, loin des guides touristiques, un cri de ralliement f\u00e9ministe, ainsi qu\u2019une magnifique d\u00e9claration d&rsquo;amour aux librairies du monde entier.<\/p>\n<p><b>Mon avis<\/b>:<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>A travers la cr\u00e9ation d\u2019une librairie par 3 femmes , (deux soeurs, Nadia et Hind<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>et une amie, Nihal )nous p\u00e9n\u00e9trons<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>non seulement dans le monde des livres mais dans celui de la femme en Egypte.<br \/>\nLa librairie Diwan voit le jour au d\u00e9but des ann\u00e9es 2002, le 8 mars pour \u00eatre pr\u00e9cise. (Est-ce un hasard ? ) La librairie qui est aussi un lieu de rencontre pour les femmes, avec un petit caf\u00e9. Une librairie internationale avec des livres en arabe, mais aussi en anglais et en fran\u00e7ais. Le choix du nom de la librairie ne doit rien au hasard. Diwan signifie &#8211; entre autres &#8211; recueil de po\u00e8mes, lieu de rencontre, divan. Un concept qui est nouveau \u00e0 l\u2019\u00e9poque et qui deviendra une chaine de librairie. C\u2019est l\u2019\u00e9poque de la r\u00e9volution culturelle; les librairies qui avaient disparu pendant les 30 derni\u00e8res ann\u00e9es rouvrent. Et les 3 propri\u00e9taires en font un lieu sp\u00e9cial et ouvert \u00e0 tous et surtout \u00e0 toutes. Les 3 femmes viennent de la bourgeoisie cairote, copte et musulmane : leur projet une librairie conviviale, un lieu dans lequel on peut bien \u00e9videmment acheter des livres, mais aussi se poser pour lire, prendre un caf\u00e9, d\u00e9guster des p\u00e2tisseries (des femmes les font chez elles et les livrent \u00e0 la librairie-caf\u00e9) , organiser des rendez-vous, se sentir comme \u00e0 la maison en quelque sorte. Comme il y a des livres en plusieurs langues, les communaut\u00e9s \u00e9trang\u00e8res et les habitants des diff\u00e9rents lieux o\u00f9<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>s\u2019installent les librairies Diwan se c\u00f4toient.<br \/>\nA cette \u00e9poque, Moubarak lib\u00e9ralise la culture, laisse une place aux priv\u00e9s dans l\u2019espace culturel.<br \/>\nDiwan a une autre particularit\u00e9: ax\u00e9e sur l\u2019international, elle importe des livres de l\u2019\u00e9tranger, sur demande. Plus tard, elle se lance dans l\u2019\u00e9dition ( entre autres la trilogie du prix Nobel \u00e9gyptien Naguib Mahfouz).<br \/>\nCe qui fait l&rsquo;int\u00e9r\u00eat de cette librairie c\u2019est la vari\u00e9t\u00e9 de livres que l\u2019on va trouver sur les rayonnages, des sujets classiques, religieux, dans l\u2019air du temps, des livres sur la cuisine, sur l\u2019Art, sur le d\u00e9veloppement personnel ( sujet que j\u2019ai ador\u00e9, moi qui suis allergique \u00e0 ce genre de litt\u00e9rature)<br \/>\nL\u2019autrice nous parle bien s\u00fbr de livres ; des livres \u00e9crits par des \u00e9gyptiens mais aussi beaucoup de livres \u00e9crits par des Occidentaux. Des livres sur l\u2019Egypte aussi; des classiques, de la po\u00e9sie, des livres plus r\u00e9cents.<br \/>\nJ\u2019ai ador\u00e9 les passages dans lesquels elle parle de la mythologie grecque et romaine en les rapprochant des romans contemporains et en montrant qu\u2019ils traitent des m\u00eames th\u00e8mes, des classiques qui nous parlent de notre pr\u00e9sent, de son analyse des Contes des mille et une nuits, d\u2019 al-Seera al Hilaliya, l\u2019\u00e9quivalent \u00e9gyptien de l\u2019<i>Iliade<\/i>\u00a0et l\u2019<i>Odyss\u00e9e<\/i>.<br \/>\nEt la partie sur les livres de d\u00e9veloppement personnel est juste incroyable.. On remonte \u00e0 l\u2019\u00e9poque de Ptahhotep (entre\u00a02500 et\u00a02400 avant J.-C)\u2026<\/p>\n<p>L\u2019autrice parle de la soci\u00e9t\u00e9 \u00e9gyptienne: les diff\u00e9rences de classe, la langue arabe, les rapports homme-femme, m\u00e8re-fille, la politique,<br \/>\nC\u2019est un livre t\u00e9moignage, un livre FEMINISTE. La lib\u00e9ration de la femme en Egypte, mais il ne faut jamais oublier que dans l\u2019Egypte ancienne, la place de la femme \u00e9tait importante. Pour preuve la pharaonne<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>Hatchepsout !<br \/>\nEt le r\u00e9cit est ancr\u00e9 dans la vie quotidienne et parle des probl\u00e8mes que rencontre l\u2019autrice : une femme qui dirige des hommes, une femme qui ne porte pas le voile, qui fait passer sa vie professionnelle avant sa vie familiale, qui n\u2019est pas de confession musulmane, qui vit mal la maternit\u00e9\u2026 Elle nous confie que les livres sont son refuge quand sa vie part en morceaux (mariage, enfants)<\/p>\n<p>Je recommande ce livre qui parle de livres, de politique, de lib\u00e9ration de la femme, et d\u2019Egypte..<\/p>\n<p><b>Extraits<\/b>:<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Si tu suis ton coeur, tu ne perdras jamais ton chemin\u00a0\u00bb (Proverbe \u00e9gyptien)<\/p>\n<p>D\u2019apr\u00e8s la l\u00e9gende, la plan\u00e8te Mars, Al-Najm Al-Qahir, qui apparut dans le ciel le jour de la fondation du\u00a0Caire, aurait inspir\u00e9 son nom. On la baptisa al-Qahira, le f\u00e9minin de \u00ab\u00a0vainqueur\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>En \u00c9gypte, le pass\u00e9 perdure dans le pr\u00e9sent\u00a0; il le revisite fr\u00e9quemment sous une forme d\u00e9guis\u00e9e et ne dispara\u00eet jamais.<\/p>\n<p>En outre, avec ses murs tapiss\u00e9s de livres, le Caf\u00e9 formait une barri\u00e8re de fortune\u00a0entre les femmes et leurs harceleurs, des hommes qui savaient que nous, les femmes de Diwan, ne tol\u00e9rerions pas leur hostilit\u00e9.<\/p>\n<p>Fus\u2019ha, la m\u00e8re de tous les dialectes arabes, a produit une telle diversit\u00e9 de rejetons que les gens de pays diff\u00e9rents ont du mal \u00e0 se comprendre. Le b\u00e2tard de Fus\u2019ha, El amiya, l\u2019arabe vernaculaire ou populaire, fait exception.<\/p>\n<p>les \u00c9gyptiens \u00e9crivent rarement des romans se d\u00e9roulant dans l\u2019\u00c9gypte antique. Le colonialisme commence par nous couper de notre pass\u00e9, puis il nous oblige \u00e0 nous tourner vers les colonisateurs pour le conna\u00eetre.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9gyptologie est une cr\u00e9ation des Occidentaux, qui l\u2019ont enseign\u00e9e aux \u00c9gyptiens.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>la religion impose une culture de la r\u00e9signation, emp\u00eachant tout progr\u00e8s politique et social en nous encourageant \u00e0 puiser du r\u00e9confort dans la croyance en l\u2019au-del\u00e0. L\u2019obsession pour la mort des \u00c9gyptiens de l\u2019Antiquit\u00e9 provient-elle d\u2019une dynamique comparable\u00a0?<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>La vente de livres est \u00e9galement un dialogue et, comme dans tout dialogue, il y a des gens qui les m\u00e8nent, d\u2019autres qui y participent, les interrompent ou se bornent \u00e0 tendre l\u2019oreille. Les libraires d\u00e9passent le cadre de leur fonction, ils jouent le r\u00f4le de gardien, d\u2019entremetteur, de concepteur et de d\u00e9tecteur de tendances.<\/p>\n<p>Dans mes souvenirs, comme dans les rues du\u00a0Caire, le pr\u00e9sent ne renverse jamais vraiment le pass\u00e9, pas plus que les deux ne s\u2019unissent. Tels des voisins qui se chamaillent, ils adorent vivre c\u00f4te \u00e0 c\u00f4te dans une discorde commune.<\/p>\n<p>La nourriture, les cuisiniers et les habitudes alimentaires sont les th\u00e8mes pr\u00e9f\u00e9r\u00e9s des proverbes \u00e9gyptiens, v\u00e9hicules de pr\u00e9dilection pour la transmission de la sagesse d\u2019une g\u00e9n\u00e9ration \u00e0 l\u2019autre.<\/p>\n<p>Dans un pays port\u00e9 \u00e0 la censure, il y a une ironie particuli\u00e8re et subversive \u00e0 garder ses secrets \u2013\u00a0car s\u2019il n\u2019y a pas de notes, il n\u2019y a rien \u00e0 d\u00e9truire.<\/p>\n<p>J\u2019avais tir\u00e9 une le\u00e7on machiav\u00e9lique sur la fa\u00e7on de g\u00e9rer les hommes dans cette soci\u00e9t\u00e9\u00a0: inspirer la peur est plus important qu\u2019inspirer l\u2019admiration. Au fil du temps, j\u2019appris \u00e0 exercer ce pr\u00e9cepte strat\u00e9giquement, \u00e0 petites doses. Une r\u00e9serve de gros mots est comparable \u00e0 un arsenal de bombes nucl\u00e9aires\u00a0: il suffit qu\u2019on sache que vous en poss\u00e9diez pour ne plus avoir besoin de s\u2019en servir.<\/p>\n<p>En \u00c9gypte, les membres des familles \u00e9largies vivent proches, les\u00a0femmes enceintes sont conseill\u00e9es et suivies par les m\u00e8res, parentes, voisines. De tout temps, la parentalit\u00e9 a \u00e9t\u00e9 une affaire commune. Nous apprenons des autres, non des livres.<\/p>\n<p>On estime g\u00e9n\u00e9ralement que le plus vieux livre de d\u00e9veloppement personnel qui existe, les Maximes de Ptahhotep ou l\u2019Enseignement de Ptahhotep, fut sans doute \u00e9crit entre\u00a02500 et\u00a02400 avant J.-C.<\/p>\n<p>\u2013\u00a0La vente des livres, c\u2019est comme le mariage ou le football. Si un certain savoir-faire est indispensable, le destin et la chance jouent un r\u00f4le plus important qu\u2019on ne veut bien l\u2019admettre.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Autrice: Nadia Wassef est l\u2019une des trois fondatrices et propri\u00e9taires de la librairie Diwan en \u00c9gypte. Elle est titulaire d\u2019un master en anthropologie sociale de la School of Oriental and African Studies, d\u2019un master d\u2019\u00e9criture cr\u00e9ative \u00e0 Birbeck, Universit\u00e9 de Londres et d\u2019un troisi\u00e8me en litt\u00e9rature compar\u00e9e anglo-saxonne de l\u2019universit\u00e9 am\u00e9ricaine du Caire. 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