{"id":18877,"date":"2023-09-07T10:52:47","date_gmt":"2023-09-07T08:52:47","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=18877"},"modified":"2023-09-07T10:59:36","modified_gmt":"2023-09-07T08:59:36","slug":"devi-ananda-le-sari-vert-2009-255-pages","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=18877","title":{"rendered":"Devi, Ananda \u00ab\u00a0Le sari vert\u00a0\u00bb (2009) 255 pages"},"content":{"rendered":"<p><b>Autrice<\/b> : Ananda Devi, n\u00e9e le 23 mars 1957 \u00e0 Trois Boutiques dans le district de Grand Port, est une femme de lettres mauricienne. Ethnologue et traductrice, autrice reconnue, couronn\u00e9e par le Prix du Rayonnement de la langue et de la litt\u00e9rature fran\u00e7aises en 2014, elle a publi\u00e9 des recueils de po\u00e8mes, des nouvelles et des romans.<\/p>\n<p><b>Romans<\/b>:<br \/>\n<i>Solstices<\/i> (1977)<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>&#8211; <i>Le Poids des \u00eatres (1<\/i>987) &#8211; <i>Rue la Poudri\u00e8re<\/i> (1988) &#8211; Le Voile de Draupadi, (1993) &#8211; <i>La Fin des pierres et des \u00e2ges<\/i> (1993) &#8211; <i>L\u2019Arbre-fouet<\/i> (1997-<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>Moi, l\u2019interdite. (2000) &#8211; Les Chemins du long d\u00e9sir (2001) &#8211; <i>Pagli (<\/i>2001) &#8211; <i>Soupir <\/i>(2002) &#8211; <i>Le Long D\u00e9sir (<\/i>2003) &#8211; La Vie de Jos\u00e9phin le Fou ( 2003) &#8211; Eve de ses d\u00e9combres, Gallimard, 2006 (Prix des cinq continents de la francophonie, Prix RFO du livre) &#8211; Indian Tango 2007 &#8211; Le sari vert 2009 &#8211; Les hommes qui me parlent (2011) &#8211; Les jours vivants (2013) &#8211; L\u2019ambassadeur triste ( 2015) &#8211; manger l\u2019autre (2018)<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>&#8211; Le Rire des d\u00e9esses, Grasset, 2021 (Prix Femina des lyc\u00e9ens 2021 &#8211; Grand prix du roman m\u00e9tis 2022) -Deux malles et une marmite (2021) &#8211; Sylvia P. (2022)<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>Le jour des cam\u00e9l\u00e9ons (2023)<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Et plusieurs recueils de po\u00e8mes<\/p>\n<p>Gallimard &#8211; La Blanche -03.09. 2009 &#8211;<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>214 pages \/ Folio &#8211; 27.01.2011 &#8211; 255 pages<\/p>\n<p><b>R\u00e9sum\u00e9<\/b> :<br \/>\nCurepipe &#8211; Ile Maurice<\/p>\n<p>\u00ab Celui qu\u2019on dit monstre est l\u2019expression la plus achev\u00e9e de l\u2019esp\u00e8ce. Celui que l\u2019on dit monstre est terrifiant de beaut\u00e9 plut\u00f4t que d\u2019\u00eatre terrifiant tout court parce qu\u2019il d\u00e9c\u00e8le avec une finesse inhumaine les failles des autres et les \u00e9largit et les aggrave, et il devient ainsi cet id\u00e9al de sombre masculinit\u00e9 que les mythologies pr\u00eatent aux dieux et aux d\u00e9mons. Quelle merveilleuse sensation que de plier une cr\u00e9ature \u00e0 sa volont\u00e9 ! \u00bb Dans une maison sur l&rsquo;\u00eele Maurice, un vieux m\u00e9decin \u00e0 l&rsquo;agonie est veill\u00e9 par sa fille et par sa petite-fille. Entre elles et lui se tisse un dialogue d&rsquo;une violence extr\u00eame, o\u00f9 affleurent progressivement des \u00e9l\u00e9ments du pass\u00e9, des souvenirs, des reproches, et surtout la figure myst\u00e9rieuse de la m\u00e8re de Kitty, l&rsquo;\u00e9pouse du \u00ab Dokter-Dieu \u00bb, qui a disparu dans des circonstances terribles. Elles ne le laisseront pas partir en paix.<\/p>\n<p><b><i>Mon avis<\/i><\/b><i> :<br \/>\n<\/i>Quand j\u2019ai commenc\u00e9 \u00e0 lire ce livre, je me suis demand\u00e9 si j\u2019allais poursuivre\u2026 que de haine et de violence\u2026 Heureusement que j\u2019ai continu\u00e9 un livre impressionnant, r\u00e9voltant, psychologique, qui remue, qui pose des questions, ax\u00e9 sur la condition f\u00e9minine. Quelle superbe \u00e9criture et mani\u00e8re de pr\u00e9senter ce vieil homme au seuil de la mort, malade, et seul avec sa fille et sa petite fille, dans une ambiance d\u00e9l\u00e9t\u00e8re et malsaine au plus haut point.<br \/>\nUn homme dans le sens de m\u00e2le ; ni mari, ni p\u00e8re, ni grand-p\u00e8re\u2026 un homme estim\u00e9 comme Dokter-Dieu par les habitants et ses patients mais d\u00e9testable dans son cercle familial. Il est tomb\u00e9 amoureux d\u2019une petite princesse de 15 ans, toute jolie, de classe nettement sup\u00e9rieure, belle mais qui a toujours \u00e9t\u00e9 choy\u00e9e et qui n\u2019es pas pr\u00e9par\u00e9e \u00e0 une vie de femme mari\u00e9e qui doit assurer le quotidien ( et qui est juste incapable de le faire). Le couple va durer 5 ans, avec deux grossesses avant que la femme ne meure\u2026 et que sa fille et sa petite fille.<\/p>\n<p>On va suivre l\u2019affrontement entre des diablesses, des d\u00e9monnes, des sorci\u00e8res et un monstre\u2026<br \/>\nHaine et amour, secrets du pass\u00e9, souffrance, douleur, violence, orgueil, deux conceptions de la vie qui s\u2019affrontent, les mentalit\u00e9s qui changent\u2026 la violence du p\u00e8re et des enfants, des brutalit\u00e9s qui s\u2019entrechoquent\u2026<\/p>\n<p>Qui \u00e9tait sa femme? Que lui est-il arriv\u00e9?<br \/>\nEt une ambiance tellement oppressante\u2026 Le vieux va-t-il mourir seul?<br \/>\nLa maltraitance a chang\u00e9 de camps, la violence aussi, mais l\u2019homme ne va pas plier\u2026 Le corps a l\u00e2ch\u00e9 mais l\u2019esprit et les mots sont l\u00e0\u2026<br \/>\nLe fil rouge de l\u2019histoire est un sari vert\u2026 sorte de longue langue d\u2019\u00e9toffe verte par moments \u2026 Un sari qui lie les g\u00e9n\u00e9rations\u2026 des g\u00e9n\u00e9rations li\u00e9es par la haine\u2026<\/p>\n<p>Troublant, percutant, mais tellement bien rendu ! A lire si vous avez le coeur bien accroch\u00e9 ! Charge contre les femmes, livre tr\u00e8s impressionnant et qui reste dans la m\u00e9moire\u2026<\/p>\n<p><b><i>Extraits<\/i><\/b><i>:<\/i><\/p>\n<p>Elle a finalement bien choisi sa ville\u00a0: Curepipe sied bien \u00e0 sa nature de fosse septique.<\/p>\n<p>Mais d\u00e9faire le pass\u00e9\u00a0? Croit-elle que cela soit possible\u00a0? Mais ma pauvre fille, le pass\u00e9 est d\u00e9j\u00e0 fait, puisqu\u2019il est mort. Il ne peut \u00eatre d\u00e9fait, puisque les jours sont clos, les souvenirs rigidifi\u00e9s, la m\u00e9moire p\u00e9trifi\u00e9e dans ses formes terrifiantes. Comment peut-on croire que quoi que ce soit puisse \u00eatre chang\u00e9\u00a0? Ou vouloir y changer quelque chose\u00a0?<\/p>\n<p>Je crois qu\u2019elle chante une berceuse, mais je n\u2019en reconnais ni les paroles ni la m\u00e9lodie. \u00c7a ne ressemble \u00e0 rien, une voix d\u2019outre-tombe, sauf, peut-\u00eatre, \u00e0 des \u00e9toiles fracass\u00e9es.<\/p>\n<p>Je ne pouvais frapper le b\u00e9b\u00e9 pour le faire taire, alors je frappais la m\u00e8re. C\u2019\u00e9tait normal. Il n\u2019y avait pas \u00e0 en rougir. Ce n\u2019est que plus tard que les hommes sont devenus des mauviettes et que les femmes ont eu des droits.<\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui encore, en y pensant, j\u2019\u00e9prouve cette intime consolation du geste. Personne n\u2019a su expliquer cela, mais c\u2019est la v\u00e9rit\u00e9\u00a0: la violence est une gr\u00e2ce.<\/p>\n<p>Rues moribondes de Port Louis, crasseuses, l\u00e9zard\u00e9es, long\u00e9es de vies si pitoyables que je me demandais \u00e0 quoi cela servait de sauver tant de gens inutiles. Et pourtant, j\u2019y allais, parce que c\u2019\u00e9tait mon devoir et ma raison d\u2019\u00eatre. J\u2019y allais. Je laissais les murs, les trous, les prostitu\u00e9es, je me sentais comme le seul ange parmi ces ombres d\u00e9moniaques, je volais au-dessus de la ville au secours des autres.<\/p>\n<p>Je n\u2019en sais rien\u00a0: ces souvenirs sont si lointains qu\u2019ils pourraient appartenir \u00e0 quelqu\u2019un d\u2019autre.<\/p>\n<p>Avant, je me tassais sous le sentiment de ne pas appartenir. Apr\u00e8s, j\u2019ai compris que ce qui\u00a0comptait pour les autres, c\u2019\u00e9tait la fa\u00e7ade. Alors, je l\u2019ai cultiv\u00e9e ; l\u2019apparence des mots, l\u2019apparence du savoir, l\u2019apparence de la confiance, l\u2019apparence des \u00e9paules carr\u00e9es malgr\u00e9 ma petite taille, l\u2019apparence d\u2019une personnalit\u00e9 et d\u2019une aura d\u2019importance. J\u2019aurais aussi bien pu dire \u00ab\u00a0l\u2019illusion\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Ces deux femmes qui distillent leurs petites mis\u00e8res en me laissant seul et en me faisant bouffer de la nourriture inf\u00e2me, elles croient qu\u2019on peut retenir l\u2019oc\u00e9an en \u00e9tendant les bras, alors que je suis un tsunami dans leur vie\u00a0: elles ne peuvent rien contre ma parole d\u00e9ferlante. Quelques mots et je les an\u00e9antis. \u00c7a, c\u2019est un pouvoir.<\/p>\n<p>Mais un jour, apr\u00e8s des si\u00e8cles \u00e0 jouer les belles au bois dormant, elles se sont r\u00e9veill\u00e9es et se sont dit que ce n\u2019\u00e9tait pas normal. Elles ont appris \u00e0 dire non\u00a0: sacr\u00e9e secousse dans le processus d\u2019\u00e9volution des femelles\u00a0!<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Plus de sommeil, la nuit. Le jour est rassurant, on n\u2019a pas peur du jour, mais la nuit on reste l\u00e0 \u00e0 \u00e9couter le silence et c\u2019est l\u00e0 que les choses vont mal parce qu\u2019on a mal \u00e0 soi, comme dit Malika, mal \u00e0 la nuit, parce qu\u2019on ne choisit pas les souvenirs qui \u00e9mergent comme des squelettes de leur magma d\u2019oubli, ces cadavres de souvenirs que l\u2019on croyait depuis longtemps enterr\u00e9s, les voil\u00e0 qui ressortent et c\u2019est pour cela qu\u2019il vaut mieux br\u00fbler les morts\u00a0: m\u00eame enterr\u00e9s, ils ont la f\u00e2cheuse habitude de revenir, de fouiller la terre \u00e0 l\u2019envers comme dans un film d\u2019horreur pour revoir le ciel et on ne per\u00e7oit que trop clairement la fureur de leurs orbites vides, de leurs dents jaunies.<\/p>\n<p>Je suis heureux, heureux, de savoir que personne ne dira jamais de moi que j\u2019ai \u00e9t\u00e9 un homme gentil, car je n\u2019en ai que faire de la gentillesse, je veux avoir \u00e9t\u00e9 vivant, c\u2019est tout, un homme vivant, pas gentil, tout sauf gentil\u00a0!<\/p>\n<p>Raison et douleur. Ces deux mots-l\u00e0 s\u2019accordent-ils vraiment\u00a0? Sans raison, pas de douleur. Ou bien souffre-t-on davantage de la d\u00e9raison\u00a0?<\/p>\n<p>On ne peut pas ignorer l\u2019invisible et l\u2019inaudible, on ne le voit pas et on ne l\u2019entend pas, c\u2019est tout \u00e0 fait diff\u00e9rent\u00a0!<\/p>\n<p>Forc\u00e9ment, il devait lire puisqu\u2019il n\u2019avait rien d\u2019autre \u00e0 faire\u00a0! Il \u00e9tait biblioth\u00e9caire\u00a0! Entour\u00e9 de rats\u00a0! Ses v\u00eatements froiss\u00e9s ressemblant \u00e0 des journaux archiv\u00e9s\u00a0!<\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui que tout est fait, que tout est construit, que tout est mis en \u0153uvre pour leur confort, elles viennent s\u2019installer en parasites dans nos r\u00f4les. Elles tentent toujours de prouver qu\u2019elles peuvent faire aussi bien que les hommes. Mais ne devraient-elles pas plut\u00f4t prouver qu\u2019elles peuvent faire les choses diff\u00e9remment et mieux\u00a0?<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Ce n\u2019est pas la mort qui l\u2019a annihil\u00e9e. C\u2019est vous tous, qui n\u2019avez perp\u00e9tu\u00e9 aucun souvenir d\u2019elle, qui ne l\u2019avez pas recr\u00e9\u00e9e pour Kitty, qui n\u2019avez pas assez aim\u00e9 Kitty pour comprendre qu\u2019elle avait besoin d\u2019images, de r\u00eaves reconstruits, d\u2019instants rev\u00e9cus, de couleurs, de parfums, pas juste quelques mots, \u00e0 peine une dizaine, qui ne signifiaient rien. Elle l\u2019a cherch\u00e9e dans sa m\u00e9moire et n\u2019a rien trouv\u00e9. Elle l\u2019a cherch\u00e9e dans vos m\u00e9moires et n\u2019a rien trouv\u00e9. Pourquoi\u00a0? Qu\u2019y avait-il \u00e0 cacher\u00a0?<\/p>\n<p>Nous cherchons tous \u00e0 savoir, \u00e0 percer les secrets, \u00e0 d\u00e9coder le pass\u00e9, \u00e0 mettre \u00e0 plat tous ces plis qui nous cachent le visage de ce que nous sommes. Adultes, nous pensons que tout est contenu dans le poing ferm\u00e9 du pass\u00e9 et qu\u2019il suffit d\u2019ouvrir ce poing pour nous r\u00e9soudre, et que cette r\u00e9solution nous offrira enfin la possibilit\u00e9 du bonheur.<\/p>\n<p>Celui que l\u2019on dit monstre est terrifiant de beaut\u00e9 plut\u00f4t que d\u2019\u00eatre terrifiant tout court parce qu\u2019il d\u00e9c\u00e8le avec une finesse inhumaine les failles des autres et les \u00e9largit et les aggrave, et il devient ainsi cet id\u00e9al de sombre masculinit\u00e9 que toutes les mythologies pr\u00eatent \u00e9galement aux dieux et aux d\u00e9mons. Les mythologies n\u2019ont pas de moralit\u00e9, elles c\u00e9l\u00e8brent l\u2019absolue h\u00e9g\u00e9monie de la force, la divine attribution d\u2019une nature cisel\u00e9e avec une pr\u00e9cision d\u2019orf\u00e8vre pour mieux survivre, pour mieux r\u00e9gner, pour mieux asservir et assujettir, et celui que l\u2019on dit monstre s\u2019\u00e9lance et plane au-dessus du monde, admir\u00e9 et ha\u00ef, jalous\u00e9 et ador\u00e9, et c\u2019est dans cette solitude alti\u00e8re qu\u2019il parvient \u00e0 trouver d\u2019autres \u00e9lans et d\u2019autres pouvoirs et \u00e0 se rendre invuln\u00e9rable \u00e0 tous, y compris \u00e0 ceux qu\u2019il aime.<\/p>\n<p>Mais vous, les femmes, vous vous obstinez \u00e0 jouer le beau r\u00f4le alors que vous \u00eates les ravageuses. Les glaneuses de souvenirs p\u00e9rim\u00e9s. Votre envie de fouiller l\u2019envers des choses vous perdra toujours, et toujours, vous recommencerez.<\/p>\n<p>Redevenue belle malgr\u00e9 la vieillesse parce que rhabill\u00e9e par les souvenirs, par cette m\u00e9moire tra\u00eetre et triste qui nous rend chaque instant si douloureux ; la plus grande cruaut\u00e9 de notre \u00e9tat d\u2019humain.<\/p>\n<p>La peur est d\u00e9bilitante au point o\u00f9 rien d\u2019autre ne compte, ni\u00a0envies, ni espoirs, ni possibilit\u00e9 de r\u00e9bellion. La peur est l\u2019esclavage ultime, d\u2019o\u00f9 on ne sort que par la mort.<\/p>\n<p>le chant de la mortalit\u00e9\u00a0c\u2019est ce qui fait de nous des hommes et non le chant de la vie, le chant de la mortalit\u00e9 exige de nous une si forte compr\u00e9hension de notre \u00e9tat, de notre sens, de notre finalit\u00e9 que rien d\u2019autre ne peut plus nous nuire<\/p>\n<p><b>Information:<\/b><\/p>\n<p>Le Kali Yuga ou kaliyuga (en \u00e9criture devan\u0101gar\u012b\u00a0:, \u00ab\u00a0\u00e2ge de Kali\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0\u00e2ge de fer\u00a0\u00bb1), est le quatri\u00e8me et actuel \u00e2ge de la cosmogonie hindoue, les trois autres \u00e9tant le Krita Yuga, le Tr\u00e9t\u00e2 Yuga\u00a0(en) et le Dv\u00e2para Yuga. Ces quatre \u00e2ges correspondent \u00e0 un Mahayuga.<br \/>\nLes hindous croient que la civilisation humaine d\u00e9g\u00e9n\u00e8re spirituellement au cours du Kali Yuga, qui est d\u00e9nomm\u00e9 \u00ab\u00a0l&rsquo;\u00e2ge noir\u00a0\u00bb, car durant cette p\u00e9riode les gens sont aussi \u00e9loign\u00e9s que possible des Dieux. L&rsquo;hindouisme souvent repr\u00e9sente symboliquement la morale (dharma) comme un taureau. En Satya Yuga (Kriti yuga), la premi\u00e8re \u00e9tape du d\u00e9veloppement, le taureau a quatre pattes, mais la morale dans chaque \u00e2ge est r\u00e9duite d&rsquo;un quart. \u00c0 l&rsquo;\u00e2ge de Kali, la morale est r\u00e9duite \u00e0 seulement un quart de celle de l&rsquo;\u00e2ge d&rsquo;or, de sorte que le buffle du Dharma n&rsquo;a qu&rsquo;une patte.<\/p>\n<p>Le Kali Yuga tire son nom du d\u00e9mon Kali, qui ne doit pas \u00eatre confondu avec la d\u00e9esse K\u00e2l\u00ee. En effet, alors que le Krita Yuga est cens\u00e9 \u00eatre l&rsquo;\u00e2ge d&rsquo;or, le Kali Yuga est celui o\u00f9 les \u00eatres souffrent le plus, et o\u00f9 ils sont les plus nombreux \u00e0 souffrir, et ce faisant, o\u00f9 il est plus facile d&rsquo;atteindre la D\u00e9livrance (Moksha) des r\u00e9incarnations.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Autrice : Ananda Devi, n\u00e9e le 23 mars 1957 \u00e0 Trois Boutiques dans le district de Grand Port, est une femme de lettres mauricienne. Ethnologue et traductrice, autrice reconnue, couronn\u00e9e par le Prix du Rayonnement de la langue et de la litt\u00e9rature fran\u00e7aises en 2014, elle a publi\u00e9 des recueils de po\u00e8mes, des nouvelles et &hellip; <\/p>\n<p class=\"read-more\"><a class=\"readmore-btn\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=18877\">+<span class=\"screen-reader-text\">  Read More<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":18878,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_crdt_document":"","_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[56,193,86,174,1,105],"tags":[197,863,188,1146,199,1620,525,1601,514,347,317,268,1417,318,1853,817,400,169,1307],"class_list":["post-18877","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-afrique","category-etude-de-societe","category-litterature-africaine","category-litterature-ile-maurice","category-non-classe","category-roman","tag-amour","tag-condition-feminine","tag-couple","tag-cruaute","tag-famille","tag-femme","tag-femmes-battues","tag-fin-de-vie","tag-haine","tag-huis-clos","tag-maladie","tag-maltraitance","tag-monstres","tag-mort","tag-relations-pere-fille","tag-secrets-de-famille","tag-vengeance","tag-violence","tag-violence-conjugale"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/18877","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=18877"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/18877\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":18880,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/18877\/revisions\/18880"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/18878"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=18877"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=18877"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=18877"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}