{"id":18887,"date":"2023-09-09T20:10:11","date_gmt":"2023-09-09T18:10:11","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=18887"},"modified":"2025-01-07T17:24:29","modified_gmt":"2025-01-07T15:24:29","slug":"erdrich-louise-la-sentence-rlh2023-448-pages","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=18887","title":{"rendered":"Erdrich, Louise \u00abLa sentence\u00bb (RLH2023) 448 pages"},"content":{"rendered":"<p><b>Autrice<\/b> : Louise Erdrich, n\u00e9e le 7 juin 1954 \u00e0 Little Falls dans le Minnesota, est une \u00e9crivaine am\u00e9ricaine. Elle est une des figures les plus embl\u00e9matiques de la jeune litt\u00e9rature indienne et appartient au mouvement de la Renaissance am\u00e9rindienne. Elle habite \u00e0 Minneapolis et est propri\u00e9taire d\u2019une petite librairie ind\u00e9pendante. Elle est Ojibwa par sa m\u00e8re et germano\/am\u00e9ricaine par son p\u00e8re. Elle rencontre Michael Dorris, un autre auteur de la Renaissance am\u00e9rindienne, au Dartmouth College, o\u00f9 ils enseignent tous les deux, et ils se marient en 1981.<\/p>\n<p>Distingu\u00e9e par de multiples r\u00e9compenses litt\u00e9raires au fil de sa carri\u00e8re, dont le National Book Award, le Library of Congress Award et le National Book Critics Circle Award, elle s\u2019est vu attribuer le prix Pulitzer de la fiction 2021 pour son nouveau roman, \u00ab\u00a0Celui qui veille\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Louise Erdrich vit d\u00e9sormais dans le Minnesota avec ses filles et est la propri\u00e9taire d&rsquo;une petite librairie ind\u00e9pendante appel\u00e9e Birchbark Books, \u00ab\u00a0birchbark\u00a0\u00bb signifiant \u00ab\u00a0\u00e9corce de bouleau\u00a0\u00bb en anglais.<\/p>\n<p><b>Romans<\/b>\u00a0: Love Medecine (aussi sous le titre L\u2019Amour sorcier en version tronqu\u00e9e) \u2013 Le Pique-nique des orphelins aussi sous le titre La Branche cass\u00e9e en version tronqu\u00e9e \u2013 \u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><i>La For\u00eat suspendue (Tracks)<\/i><\/span> \u2013 La Couronne perdue \u2013 Bingo Palace \u2013 L\u2019\u00e9pouse antilope \u2013 Dernier rapport sur les miracles \u00e0 Little No Horse \u2013 <span style=\"color: #0000ff;\"><em>Quatre \u00e2mes (Four souls)<\/em> <\/span>\u2013 La Chorale des ma\u00eetres bouchers \u2013 Ce qui a d\u00e9vor\u00e9 nos c\u0153urs \u2013 La Mal\u00e9diction des colombes \u2013 Le Jeu des ombres \u2013 Dans le silence du vent \u2013 LaRose \u2013 <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=12563\">L\u2019Enfant de la prochaine aurore<\/a><\/span> (2021) \u2013 <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=15202\">Celui qui veille<\/a><\/span> (RLH2022 \u2013 PRIX PULITZER 2021) \u2013<span style=\"color: #0000ff;\"> <a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=18887\">La sentence<\/a> <\/span>(RL2023) \u00a0\u2013 <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" title=\"Erdrich, Louise \u00ab\u00a0Comme des pas dans la neige\u00a0\u00bb (2024) 448 pages\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=21469\">Comme des pas dans la neige<\/a><\/span> (2024)<\/p>\n<p>Albin Michel \u2013 collection \u00ab Terres d\u2019Am\u00e9rique \u00bb \u2013 06.09.2023\u2013 448 pages \u2013 (The Night Watchman) Traductrice: Sarah Gurcel Vermande &#8211;<\/p>\n<p><b>R\u00e9sum\u00e9\u00a0<\/b>:<br \/>\n\u00ab Quand j\u2019\u00e9tais en prison, j\u2019ai re\u00e7u un dictionnaire. Accompagn\u00e9 d\u2019un petit mot : <i>Voici le livre que j\u2019emporterais sur une \u00eele d\u00e9serte<\/i>. Des livres, mon ancienne professeure m\u2019en ferait parvenir d\u2019autres, mais elle savait que celui-l\u00e0 s\u2019av\u00e9rerait d\u2019un recours in\u00e9puisable. C\u2019est le terme \u00ab\u00a0sentence\u00a0\u00bb que j\u2019y ai cherch\u00e9 en premier. J\u2019avais re\u00e7u la mienne, une impossible condamnation \u00e0 soixante ans d\u2019emprisonnement, de la bouche d\u2019un juge qui croyait en l\u2019au-del\u00e0. \u00bb<br \/>\nApr\u00e8s avoir b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 d\u2019une lib\u00e9ration conditionnelle, Tookie, une quadrag\u00e9naire d\u2019origine am\u00e9rindienne, est embauch\u00e9e par une petite librairie de Minneapolis. Lectrice passionn\u00e9e, elle s\u2019\u00e9panouit dans ce travail. Jusqu\u2019\u00e0 ce que l\u2019esprit de Flora, une fid\u00e8le cliente r\u00e9cemment d\u00e9c\u00e9d\u00e9e, ne vienne hanter les rayonnages, mettant Tookie face \u00e0 ses propres d\u00e9mons, dans une ville bient\u00f4t \u00e0 feu et \u00e0 sang apr\u00e8s la mort de George Floyd, alors qu\u2019une pand\u00e9mie a mis le monde \u00e0 l\u2019arr\u00eat&#8230;<\/p>\n<p>On retrouve l\u2019immense talent de conteuse d\u2019une des plus grandes romanci\u00e8res am\u00e9ricaines, prix Pulitzer 2021, dans ce roman qui se confronte aux fant\u00f4mes de l\u2019Am\u00e9rique: le racisme et l\u2019intol\u00e9rance.<\/p>\n<p><strong><em>Tr\u00e8s bel article dans le magazine LIRE 523 du mois d&rsquo;Octobre 2023<\/em><\/strong><\/p>\n<p><b>Mon avis<\/b>:<\/p>\n<p>Un titre \u00e0 double sens, qui \u00e9voque la couleur : \u00ab\u00a0sentence \u00a0\u00bb signifie \u00e0 la fois la condamnation (c\u2019est le cas de Tookie) et phrase (l\u2019essence m\u00eame des livres)<br \/>\nAlors qu\u2019elle pensait simplement d\u00e9placer un corps pour rendre service \u00e0 son amie<br \/>\nTookie, une am\u00e9rindienne, se retrouve inculp\u00e9e de vol de cadavre, trafic d\u2019organes et, cerise sur le g\u00e2teau , de trafic de drogue et en prend pour de longues ann\u00e9es (ce sont les indiens qui \u00e9copent des peines les plis lourdes). La totale ! En prison, Tookie a \u00e9t\u00e9 sauv\u00e9e par la litt\u00e9rature; plus pr\u00e9cis\u00e9ment par un dictionnaire. A sa lib\u00e9ration, elle a 40 ans et se fait engager dans une librairie , celle de l\u2019autrice ( une librairie avec une sp\u00e9cialisation : La litt\u00e9rature am\u00e9rindienne .<br \/>\nUne librairie qui ne va pas tarder \u00e0 devenir hant\u00e9e par le fant\u00f4me d\u2019une ancienne cliente du lieu\u2026 Eh oui, il y a un fant\u00f4me dans la librairie\u2026Mais les fant\u00f4mes ne sont-ils pas omnipr\u00e9sents?<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>Ils hantent le pr\u00e9sent,<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>la soci\u00e9t\u00e9, les lieux et donc ils sont \u00e9galement pr\u00e9sents dans<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>la ville de Minneapolis. Dans cette librairies des auteurs tentent de d\u00e9poser des \u00e9crits pour les partager.<br \/>\nLe roman parle de l\u2019immersion dans les diff\u00e9rentes cultures, de l\u2019importance des langues des anc\u00eatres, indiff\u00e9remment de leurs origines ( que ce soit des langues perdues, indiennes ou ga\u00e9liques ), des pr\u00e9noms et de leur signification, de l\u2019int\u00e9gration.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Le livre est \u00e9galement un livre sur l\u2019amour des livres, le pouvoir des livres et des mots, l\u2019importance du rapport aux livres et aux libraires. Le livre parle de am\u00e9rindiens, de leurs traditions et des rites, des Ojibw\u00e9s de Turtle Mountains particuli\u00e8rement attach\u00e9s au Nouvel An et \u00e0 No\u00ebl , de la nourriture ( les diff\u00e9rentes sortes de riz sauvage), de la superstition li\u00e9e au rouge et aux esprits, du rougarou (loup-garou)\u2026<br \/>\nLe roman parle des personnes qui ne veulent pas partir apr\u00e8s leur mort car elles attendent encore que quelque chose qui les relie \u00e0 leur vie sur terre et les questions que cela soul\u00e8ve : un fant\u00f4me survit-il \u00e0 l\u2019incin\u00e9ration? Peut-il s\u2019infiltrer dans le corps des vivants? Quel est le pouvoir de la divination?<\/p>\n<p>L\u2019ann\u00e9e sera marqu\u00e9e \u00e0 la fois par le confinement (Covid) et par le meurtre de George Floyd; Minneapolis, une ville de racisme, de discrimination, habit\u00e9es par les peuples autochtones, ou la question raciale est au centre de la vie (et de la mort) . Avec le Covid, la librairie va commencer par fermer puis rouvrir avec le statut de magasin essentiel et permission de vendre.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>Mais cela implique qu\u2019en l\u2019absence de clients, le fant\u00f4me peut prendre ses aises.<br \/>\nAvec la mort de George Floyd, on assiste aux manifestations. A ce sujet, il est important de souligner que les meurtres des autochtones par les forces de l\u2019ordre sont plus fr\u00e9quents que les meurtres des noirs mais qu\u2019on en parle moins car ils sont perp\u00e9tr\u00e9s g\u00e9n\u00e9ralement dans des r\u00e9serves, loin des cam\u00e9ras.<\/p>\n<p>J\u2019ai ador\u00e9 l\u2019id\u00e9e de deux piles de livres \u00e0 lire : la paresseuse et la laborieuse, le surnom donn\u00e9 \u00e0 Trump \u00ab\u00a0Orangino\u00a0\u00bb, et \u00e0 Tookie \u00ab\u00a0Soupe d\u2019alphabet\u00a0\u00bb, le personnage<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>surnomm\u00e9 \u00ab\u00a0le m\u00e9contentement\u00a0\u00bb v\u00e9ritable carnivore de livre. Sans oublier les magnifiques descriptions du peuple et de la terre Dakota (page 70)<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Et pour ce qui est des rapports entre les diff\u00e9rents personnages, la difficult\u00e9 des rapports humains entre Tookie et Hetta (belle-m\u00e8re-belle-fille), les rapports entre Tookie et son mari (un ancien flic), et les autres intervenants dans le roman, je vous laisse les d\u00e9couvrir\u2026<\/p>\n<p>Une fois encore je suis happ\u00e9e par l\u2019univers de l\u2019autrice, par sa mani\u00e8re de nous conter ses histoires, par les th\u00e8mes \u00e9voqu\u00e9s, de son humanit\u00e9.<\/p>\n<p>Oh! il y a 7 pages de titres de livres recommand\u00e9s par l\u2019autrice \u00e0 la fin du livre !<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Un grand merci \u00e0 Francis Geffard et \u00e0 la Collection Terres d\u2019Am\u00e9rique d\u2019Albin Michel pour leur confiance et ce magnifique cadeau.<\/p>\n<p><b>Extraits:<\/b><\/p>\n<p>Les librairies ind\u00e9pendantes ont le charme romantique de ces petits lieux condamn\u00e9s par un capitalisme d\u00e9brid\u00e9.<\/p>\n<p>\u2013\u00a0Notre amiti\u00e9\u00a0? C\u2019\u00e9tait plut\u00f4t une \u201cirriti\u00e9\u201d.<br \/>\n\u2013\u00a0C\u2019est d\u00e9j\u00e0 une relation.<br \/>\nrap\u2013 Fond\u00e9e sur l\u2019irritation, oui. Mais perturbante.<\/p>\n<p>Le livre avait une volont\u00e9 propre et me forcerait \u00e0 l\u2019affronter, tout comme l\u2019histoire.<\/p>\n<p>C\u2019\u00e9tait peut-\u00eatre un effet de la pand\u00e9mie\u00a0: quand les grandes choses nous \u00e9chappent, on agit sur les petites.<\/p>\n<p>Il y avait deux fa\u00e7ons possibles de calmer mes nerfs\u00a0: rester au lit, ou pas. Mon corps adore l\u2019inertie et ma t\u00eate adore l\u2019oubli. Je n\u2019avais donc pas le choix. Certes, une petite voix int\u00e9rieure protestait qu\u2019ayant pass\u00e9 une partie de ma vie \u00e0 l\u2019isolement, c\u2019\u00e9tait une tr\u00e8s mauvaise id\u00e9e de me confiner volontairement au milieu d\u2019un tas de draps et d\u2019oreillers. Mais je me sentais en s\u00e9curit\u00e9 dans ce nid de c\u00e2lins enchev\u00eatr\u00e9s\u00a0! Je m\u2019enveloppais, me d\u00e9senveloppais. Retapais et \u00e9crasais les coussins. Puis m\u2019effondrais.<\/p>\n<p>En octobre, le ciel s\u2019efface jusqu\u2019\u00e0 n\u2019\u00eatre plus qu\u2019une toile de fond. La terre concentre son \u00e9clat. Les arbres s\u2019embrasent. Des couronnes d\u2019or et de carmin. Marcher, c\u2019est comme flotter dans un r\u00eave.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Une\u00a0<i>wannabe<\/i>, a dit Penstemon.\u00a0<i>Want-to-be<\/i>. Elle voulait\u00a0<i>\u00eatre<\/i>. Exister dans un corps autochtone. Mais pas n\u2019importe lequel.<\/p>\n<p>Le fait est que la plupart des Indiens doivent effectivement piocher ici et l\u00e0 pour d\u00e9brouiller leur identit\u00e9. Nous avons\u00a0subi des si\u00e8cles d\u2019effacement. On nous a condamn\u00e9s \u00e0 vivre dans une culture de remplacement.<\/p>\n<p><b>Photo<\/b> : \u00ab\u00a0Birchbark Books\u00a0\u00bb<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>&#8211; Louise Erdrich est la propri\u00e9taire d&rsquo;une petite librairie ind\u00e9pendante appel\u00e9e Birchbark Books, \u00ab\u00a0birchbark\u00a0\u00bb signifiant \u00ab\u00a0\u00e9corce de bouleau\u00a0\u00bb en anglais.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Autrice : Louise Erdrich, n\u00e9e le 7 juin 1954 \u00e0 Little Falls dans le Minnesota, est une \u00e9crivaine am\u00e9ricaine. Elle est une des figures les plus embl\u00e9matiques de la jeune litt\u00e9rature indienne et appartient au mouvement de la Renaissance am\u00e9rindienne. Elle habite \u00e0 Minneapolis et est propri\u00e9taire d\u2019une petite librairie ind\u00e9pendante. 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