{"id":19107,"date":"2023-10-15T18:39:12","date_gmt":"2023-10-15T16:39:12","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=19107"},"modified":"2026-02-24T18:15:42","modified_gmt":"2026-02-24T16:15:42","slug":"de-recondo-leonor-le-grand-feu-rle2023-224-pages","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=19107","title":{"rendered":"De Recondo, L\u00e9onor \u00ab\u00a0Le grand feu\u00a0\u00bb (RLE2023) 224 pages"},"content":{"rendered":"<p><b>Autrice<\/b>\u00a0: L\u00e9onor de R\u00e9condo, n\u00e9e le 10 aout 1976 \u00e0 Paris est une autrice fran\u00e7aise et violoncelliste fran\u00e7aise. Elle d\u00e9bute le violon \u00e0 l\u2019\u00e2ge de cinq ans. Son talent pr\u00e9coce est rapidement remarqu\u00e9, et France T\u00e9l\u00e9visions lui consacre une \u00e9mission alors qu\u2019elle est adolescente. \u00c0 l\u2019\u00e2ge de dix-huit ans, elle obtient du gouvernement fran\u00e7ais la bourse Lavoisier qui lui permet de partir \u00e9tudier au New England Conservatory of Music (Boston\/U.S.A.). Elle devient, pendant ses \u00e9tudes, le violon solo du N.E.C. Symphony Orchestra de Boston. Trois ans plus tard, elle re\u00e7oit l\u2019Undergraduate Diploma et rentre en France. En octobre 2010, para\u00eet son premier roman, <i>La Gr\u00e2ce du cypr\u00e8s blanc<\/i>, aux \u00e9ditions Le temps qu\u2019il fait. En 2012, elle publie chez Sabine Wespieser <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=1205\"><i>R\u00eaves oubli\u00e9s<\/i><\/a><\/span>, roman de l\u2019exil familial au moment de la guerre d\u2019Espagne. En 2013,<span style=\"color: #0000ff;\"> <a style=\"color: #0000ff;\" href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=1494\"><i>Pietra viva<\/i><\/a><\/span>, plong\u00e9e dans la vie et l\u2019\u0153uvre de Michel Ange, rencontre une tr\u00e8s bonne r\u00e9ception critique et commerciale.<span style=\"color: #0000ff;\"> <a style=\"color: #0000ff;\" href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=1914\"><i>Amour<\/i><i>s<\/i><\/a><\/span>, paru en janvier 2015, a remport\u00e9 le prix des Libraires et le prix RTL\/Lire.<span style=\"color: #0000ff;\"> <a style=\"color: #0000ff;\" href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=6128\"><i>Point cardinal<\/i><\/a>,<\/span> para\u00eet en ao\u00fbt 2017, En 2019 elle publie \u00ab\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=9680\"><i>Manifesto<\/i>\u00a0<\/a><\/span>\u00bb . En 2020 \u00ab\u00a0La le\u00e7on de t\u00e9n\u00e8bres\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0K.626\u00a0\u00bb (48 pages), en 2021 \u00ab<span style=\"color: #0000ff;\">\u00a0<a style=\"color: #0000ff;\" title=\"De R\u00e9condo, L\u00e9onor \u00ab\u00a0Revenir \u00e0 toi\u00a0\u00bb (2021) 186 pages\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=23875\">Revenir \u00e0 toi<\/a>\u00a0<\/span>\u00bb, en 2023 \u00ab<span style=\"color: #0000ff;\">\u00a0<a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=19107\"><i>Le grand feu<\/i><\/a>\u00a0<\/span>\u00bb, en 2025 \u00abAlma et la V\u00e9nus d\u2019ivoire\u00a0\u00bb (48 pages), \u00ab\u00a0Goya de p\u00e8re en fille\u00a0\u00bb (64 pages)\u00a0 \u00ab\u00a0Marcher dans tes pas\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Grasset &#8211; 16.08.2023 &#8211; 224 pages<\/p>\n<p><b>R\u00e9sum\u00e9<\/b>:<\/p>\n<p>Ouvrage sur une jeune violoncelliste dans l&rsquo;institution Pio Ospedale della Piet\u00e0 dans la Venise du XVIII \u00e8me\u00a0si\u00e8cle.<\/p>\n<p>En 1699, Ilaria Tagianotte na\u00eet dans une famille de marchands d&rsquo;\u00e9toffes, \u00e0 Venise. La ville a perdu de sa puissance, mais lui reste ses palais, ses nombreux th\u00e9\u00e2tres, son carnaval qui dure six mois. C&rsquo;est une p\u00e9riode faste pour l&rsquo;art et la musique, le violon en particulier. A peine \u00e2g\u00e9e de quelques semaines, sa m\u00e8re place la petite Ilaria \u00e0 la Piet\u00e0. Cette institution publique a ouvert ses portes en 1345 pour offrir une chance de survie aux enfants abandonn\u00e9es en leur \u00e9pargnant infanticides ou prostitution.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>On y enseigne la musique au plus haut niveau et les V\u00e9nitiens se pressent aux concerts organis\u00e9s dans l&rsquo;\u00e9glise attenante. Cach\u00e9es derri\u00e8re des grilles ouvrag\u00e9es, les jeunes interpr\u00e8tes jouent et chantent des pi\u00e8ces compos\u00e9es exclusivement pour elles. Ilaria apprend le violon devient la copiste du maestro Antonio Vivaldi. Elle se lie avec Prudenza, une fillette de son \u00e2ge. Leur amiti\u00e9 ind\u00e9fectible la renforce et lui donne une ouverture vers le monde ext\u00e9rieur.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Le Grand Feu, c&rsquo;est celui de l&rsquo;amour qui foudroie Ilaria \u00e0 l&rsquo;aube de ses quinze ans, abattant les murs qui l&rsquo;ont \u00e0 la fois prot\u00e9g\u00e9e et enferm\u00e9e, l&rsquo;\u00e9loignant des tendresses connues jusqu&rsquo;alors. C&rsquo;est surtout celui qui m\u00eale le d\u00e9sir charnel \u00e0 la musique si \u00e9troitement dans son coeur qu&rsquo;elle les confond et s&rsquo;y perd. Le murmure de Venise et sa beaut\u00e9 sont un \u00e9crin \u00e0 la qu\u00eate de la jeune fille : \u00e9prouver l&rsquo;amour et s&rsquo;\u00e9lever par la musique, comme un Grand Feu.<\/p>\n<p><b>Mon avis<\/b>:<\/p>\n<p>Venise, 1699, Antonio Vivaldi\u2026<\/p>\n<p>Et Ilaria, une petite fille remise \u00e0 l\u2019\u00e2ge de trois mois par ses parents au Pio Ospedale della Piet\u00e0, &#8211; qui normalement ne recueille que des orphelines &#8211;<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>car sa m\u00e8re souhaite la prot\u00e9ger de tous les maux, la faire \u00e9chapper au monde difficile qui l\u2019attend dehors, la prot\u00e9ger des hommes et la confier \u00e0 un monde de musique et de chants, en \u00e9change de la promesse de fournir des habits aux plus d\u00e9munis\u2026 Ilaria ne pourra voir sa famille qu\u2019une fois par an, \u00e0 No\u00ebl et elle vivra cette situation comme une injustice, un abandon, m\u00eame si elle deviendra une excellente violoniste.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 \u00a0<\/span><\/p>\n<p>Elle fera une rencontre: Prudenza , une jeune fille<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>riche autoris\u00e9e \u00e0 suivre des cours de chant \u00e0 l\u2019Ospedale della Piet\u00e0. Elle deviendra son amie, fera tout pour lui permettre de sortir parfois de cet prison qu\u2019est ce lieu; son fr\u00e8re, Paolo, tombera fou amoureux d\u2019elle.<\/p>\n<p>Pour Ilaria, tout est abandon\u2026 et elle s\u2019\u00e9merveille de ce qu\u2019elle peut gouter du monde ext\u00e9rieur \u00e0 l\u2019orphelinat; elle fait corps avec la musique, le violon devient sa voix, les notes ses sensations mais le manque est l\u00e0, sentimental, charnel, affectif\u2026<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Un livre magnifique, tant du point de vue humain que du point de vue du rapport avec la musique. Une fois encore la plume de L\u00e9onor de Recondo est l\u00e9g\u00e8re, po\u00e9tique, envoutante, musicale, elle chante les sons, les notes, les couleurs, les sentiments\u2026<\/p>\n<p>Et impossible de ne pas penser au merveilleux roman de Christiana Moreau \u00ab\u00a0<em><span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=9271\">La Sonate oubli\u00e9e<\/a><\/span><\/em>\u00bb, qui se d\u00e9roule au m\u00eame endroit et nous parle aussi de Venise du temps de Vivaldi et de l\u2019Ospedale della Piet\u00e0\u2026<\/p>\n<p><b>Extraits<\/b>:<\/p>\n<p>Sur la lagune, les morts et les naissances rivalisaient en nombre. Sur la lagune, on s\u2019aimait avant de mourir, on priait avant de se d\u00e9soler\u00a0; on luttait comme on pouvait contre l\u2019in\u00e9luctable.<\/p>\n<p>Elle aime les mots, les lettres qui s\u2019assemblent et se d\u00e9font. Elle aime les faire bouger dans sa t\u00eate, les voir danser, elle aime faire exploser leurs rondes dans son esprit. \u00c0 coups de volont\u00e9, elle y met le feu avant de les imaginer retomber en poussi\u00e8re. En cendres.<\/p>\n<p>Quelques mois plus t\u00f4t, Antonio a command\u00e9 \u00e0 son ami luthier Matteo Goffriller une s\u00e9rie de violons de tailles diff\u00e9rentes, pour que les filles les utilisent au fur et \u00e0 mesure de leur croissance.<\/p>\n<p>Ici, on entend le silence et la nuit, et on sent, tout pr\u00e8s de soi, la masse de la mer. Comme une protection et une menace.<\/p>\n<p>Les ombres s\u2019\u00e9tirent, le soleil se penche sur la lagune, les martinets, les mouettes, la faune et la flore se suspendent \u00e0 la voix qui s\u2019\u00e9l\u00e8ve.\u00a0Un \u00e9clat qui d\u00e9chire le temps et qui, aussit\u00f4t pass\u00e9, se recoud, ne laissant comme souvenir qu\u2019un point, minuscule suture, dans leurs c\u0153urs \u00e0 toutes.<\/p>\n<p>La beaut\u00e9, certains soirs, d\u00e9sarme la m\u00e9lancolie.<\/p>\n<p>Les gestes du violon sont le seul espace o\u00f9 elle se d\u00e9lie. Sinon, elle se tient droite comme maintenant. Elle n\u2019est\u00a0rien que cet instrument, je ne suis rien qu\u2019un violon. Sans l\u2019instrument, je n\u2019existerais pas.<\/p>\n<p>Un cachot\u00a0?<\/p>\n<p>Non, une fen\u00eatre sur l\u2019ext\u00e9rieur, prot\u00e9g\u00e9e par de la ferronnerie martel\u00e9e. M\u00e9taphore de son monde. Regarder sans \u00eatre vue, jouer sans \u00eatre vue, vivre sans que personne ne le sache. L\u00e0, elle se sent tranquille. Inattaquable, elle peut r\u00eaver \u00e0 sa guise de d\u00e9parts, de voyages fabuleux. Les barreaux la prot\u00e8gent, aussi bien qu\u2019ils l\u2019emp\u00eachent.<\/p>\n<p>Elle ne savait pas que son corps \u00e9tait capable d\u2019\u00e9mettre une telle sonorit\u00e9. Avant, son imaginaire la guidait, maintenant, c\u2019est le violon. Elle se souvient alors des mots d\u2019Antonio\u00a0: un monde qui s\u2019ouvre.<\/p>\n<p>Croire qu\u2019elle puise son inspiration dans ce qu\u2019elle a appris est une erreur. Non, elle a vol\u00e9 chaque note lors de ses \u00e9chapp\u00e9es. Elle s\u2019est empar\u00e9e de la tonalit\u00e9 du vent sur son visage en allant \u00e0 la Giudecca, de l\u2019eau sur ses jambes quand elle a plong\u00e9 dans le canal, de l\u2019aube plomb\u00e9e du mois d\u2019ao\u00fbt, du chant de la mouette qui d\u00e9chire le ciel, de la flamme qui la br\u00fble tout enti\u00e8re, quand la pens\u00e9e de partir au loin s\u2019empare d\u2019elle. Elle devient alors ce paysage imaginaire, celui ourdi \u00e0 plat sur la table, plume \u00e0 la main, tableau extravagant, fresque de couleurs vives, ciel radieux, \u00e9pais, qui s\u2019accroche aux toits, aux campaniles, lapis myst\u00e9rieux, une couleur en h\u00e9ritage, cach\u00e9e dans un ourlet de robe. Un certain bleu.<\/p>\n<p>Elle navigue sur une masse turquoise, mouvante et \u00e9paisse qui se fend d\u2019un coup de ciseau invisible, quand la lumi\u00e8re nimb\u00e9e d\u2019orange s\u2019\u00e9clabousse dor\u00e9.<\/p>\n<p>Aucun ne remarque le silence qui s\u2019est empar\u00e9 des couleurs de la lagune, qui imbibe le corps d\u2019Ilaria, le trempe et le d\u00e9trempe. Une lumi\u00e8re \u00e0 la fois incandescente et diffuse, agglutinante et d\u00e9clinante. Un monde entier en dehors et au-dedans d\u2019elle, depuis l\u2019amour.<\/p>\n<p>Elle n\u2019\u00e9crit pas, ne s\u2019\u00e9panche pas, elle joue. C\u2019est dans le son qu\u2019elle d\u00e9clare son amour, qu\u2019elle le d\u00e9clame\u00a0; une exaltation du corps qu\u2019elle ne trouve nulle part ailleurs que dans l\u2019archet sur la corde. La vibration ondulante. Point de po\u00e8mes, point de mots assez beaux pour exprimer cette intensit\u00e9-l\u00e0. Parfois, en r\u00e9p\u00e9titions, quand son corps parfaitement align\u00e9 avec son \u00e2me, sans aucune tension, dans une joie profonde, parvient \u00e0 jouer, quand l\u2019onde circule lentement, elle se dit, j\u2019y suis. Je deviens la respiration du monde.<\/p>\n<p>La musique, m\u00eame si elle veut s\u2019en convaincre, est-elle r\u00e9ellement une compensation \u00e0 l\u2019amour manquant\u00a0? ou plut\u00f4t une modeste r\u00e9paration\u00a0?<\/p>\n<p>Sur le pont de la fr\u00e9gate, Paolo se remplit les yeux d\u2019horizon. \u00c7a s\u2019ouvre en lui, ses pens\u00e9es, son imagination, les limites fix\u00e9es par l\u2019\u00e9troitesse des ruelles et des canaux de la S\u00e9r\u00e9nissime volent en \u00e9clats, le ciel et la mer y p\u00e9n\u00e8trent. Du bleu partout, maritime et a\u00e9rien, qui colonise chaque cellule de son corps. Il entre dans le monde, il le fend depuis la proue de la fr\u00e9gate, il le regarde avancer.<\/p>\n<p>Pourquoi ne pourrait-elle pas, elle aussi, un petit matin, monter sur un navire et voir l\u2019horizon de ses r\u00eaves\u00a0? Pourquoi\u00a0? Parce qu\u2019elle est une femme\u00a0? Qui reste dans ce grand palais vide\u00a0? Une m\u00e8re et sa fille. L\u2019une qui se d\u00e9finit par ce qu\u2019elle a \u00e9t\u00e9, \u00e9pouse de, et l\u2019autre par ce qu\u2019elle va devenir, \u00e9pouse de. Cette r\u00e9alit\u00e9, si criante \u00e0 cet instant, la r\u00e9volte.<\/p>\n<p>La trag\u00e9die n\u2019est pas la mort, mais ce que l\u2019on fait du souvenir.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Autrice\u00a0: L\u00e9onor de R\u00e9condo, n\u00e9e le 10 aout 1976 \u00e0 Paris est une autrice fran\u00e7aise et violoncelliste fran\u00e7aise. Elle d\u00e9bute le violon \u00e0 l\u2019\u00e2ge de cinq ans. Son talent pr\u00e9coce est rapidement remarqu\u00e9, et France T\u00e9l\u00e9visions lui consacre une \u00e9mission alors qu\u2019elle est adolescente. \u00c0 l\u2019\u00e2ge de dix-huit ans, elle obtient du gouvernement fran\u00e7ais la &hellip; <\/p>\n<p class=\"read-more\"><a class=\"readmore-btn\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=19107\">+<span class=\"screen-reader-text\">  Read More<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":19108,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_crdt_document":"","_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[35,543,101,12,1841,40,64],"tags":[677,522,254,197,94,199,592,273,669,1851,314,927,681,1886],"class_list":["post-19107","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-coup-de-coeur-lectures","category-coup-de-coeur-auteurs","category-italie-2","category-litterature-france","category-rle2023","category-venise","category-xviiieme","tag-abandon","tag-adolescence","tag-amitie","tag-amour","tag-art","tag-famille","tag-musique","tag-passion","tag-pauvrete","tag-portrait-de-femme","tag-rapports-familiaux","tag-rapports-sociaux","tag-violon","tag-vivaldi"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/19107","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=19107"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/19107\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":23886,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/19107\/revisions\/23886"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/19108"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=19107"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=19107"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=19107"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}