{"id":1926,"date":"2015-07-11T14:20:56","date_gmt":"2015-07-11T13:20:56","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=1926"},"modified":"2018-07-11T20:51:40","modified_gmt":"2018-07-11T19:51:40","slug":"van-cauwelaert-didier-le-principe-de-pauline-2014","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=1926","title":{"rendered":"Van Cauwelaert, Didier   \u00ab\u00a0Le principe de Pauline\u00a0\u00bb (2014)"},"content":{"rendered":"<p><b>Auteur<\/b><span style=\"display: inline !important; float: none; background-color: transparent; color: #333333; cursor: text; font-family: Georgia,'Times New Roman','Bitstream Charter',Times,serif; font-size: 16px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: 400; letter-spacing: normal; orphans: 2; text-align: left; text-decoration: none; text-indent: 0px; text-transform: none; -webkit-text-stroke-width: 0px; white-space: normal; word-spacing: 0px;\">\u00a0:\u00a0 Didier van Cauwelaert cumule prix litt\u00e9raires et succ\u00e8s public depuis ses d\u00e9buts. Prix Goncourt pour <\/span><em>Un aller simple<\/em><span style=\"display: inline !important; float: none; background-color: transparent; color: #333333; cursor: text; font-family: Georgia,'Times New Roman','Bitstream Charter',Times,serif; font-size: 16px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: 400; letter-spacing: normal; orphans: 2; text-align: left; text-decoration: none; text-indent: 0px; text-transform: none; -webkit-text-stroke-width: 0px; white-space: normal; word-spacing: 0px;\"> en 1994, il a publi\u00e9 r\u00e9cemment <\/span><a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=1926\">\u00ab\u00a0Le principe de Pauline\u00a0\u00bb (2014)<\/a><span style=\"display: inline !important; float: none; background-color: transparent; color: #333333; cursor: text; font-family: Georgia,'Times New Roman','Bitstream Charter',Times,serif; font-size: 16px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: 400; letter-spacing: normal; orphans: 2; text-align: left; text-decoration: none; text-indent: 0px; text-transform: none; -webkit-text-stroke-width: 0px; white-space: normal; word-spacing: 0px;\"> , \u00a0<\/span><a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=3067\">\u00abJules\u00bb (2015)<\/a><span style=\"display: inline !important; float: none; background-color: transparent; color: #333333; cursor: text; font-family: Georgia,'Times New Roman','Bitstream Charter',Times,serif; font-size: 16px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: 400; letter-spacing: normal; orphans: 2; text-align: left; text-decoration: none; text-indent: 0px; text-transform: none; -webkit-text-stroke-width: 0px; white-space: normal; word-spacing: 0px;\"> , <\/span><em>On dirait nous (2016) <\/em><span style=\"display: inline !important; float: none; background-color: transparent; color: #333333; cursor: text; font-family: Georgia,'Times New Roman','Bitstream Charter',Times,serif; font-size: 16px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: 400; letter-spacing: normal; orphans: 2; text-align: left; text-decoration: none; text-indent: 0px; text-transform: none; -webkit-text-stroke-width: 0px; white-space: normal; word-spacing: 0px;\">\u00a0et <\/span><a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=4452\">\u00ab Le Retour de Jules \u00bb (2017)<\/a><span style=\"display: inline !important; float: none; background-color: transparent; color: #333333; cursor: text; font-family: Georgia,'Times New Roman','Bitstream Charter',Times,serif; font-size: 16px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: 400; letter-spacing: normal; orphans: 2; text-align: left; text-decoration: none; text-indent: 0px; text-transform: none; -webkit-text-stroke-width: 0px; white-space: normal; word-spacing: 0px;\"> \u00a0exceptionnels succ\u00e8s de librairie. En tant que metteur en sc\u00e8ne, il vient de r\u00e9aliser pour le cin\u00e9ma \u00ab\u00a0<\/span><a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=6602\">J\u2019ai perdu Albert<\/a><span style=\"display: inline !important; float: none; background-color: transparent; color: #333333; cursor: text; font-family: Georgia,'Times New Roman','Bitstream Charter',Times,serif; font-size: 16px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: 400; letter-spacing: normal; orphans: 2; text-align: left; text-decoration: none; text-indent: 0px; text-transform: none; -webkit-text-stroke-width: 0px; white-space: normal; word-spacing: 0px;\">\u00a0\u00bb (Roman sorti en 2018)<\/span><\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9 <\/strong><\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Pauline avait un grand principe dans la vie : l\u2019amour sert \u00e0 construire une v\u00e9ritable amiti\u00e9. Maxime et moi en sommes la d\u00e9monstration vivante. Nous aurions pu nous contenter d\u2019aimer la m\u00eame femme, d\u2019\u00eatre des rivaux compr\u00e9hensifs\u2026 Mais non. Maxime, pour appliquer le principe de Pauline, a voulu devenir mon protecteur. Et c\u2019est ainsi qu\u2019un voyou \u00e0 la g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 catastrophique a pris en main le destin d\u2019un romancier d\u00e9pressif. \u00bb<\/p>\n<p>Haletant, poignant, irr\u00e9sistible de dr\u00f4lerie, le nouveau roman de Didier van Cauwelaert nous plonge dans la tourmente d\u2019une amiti\u00e9 encore plus ravageuse que la passion.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0: Et les histoires racont\u00e9es par cet auteur me parlent toujours autant. Une vraie histoire d\u2019amour doit aboutir \u00e0 une relation qui dure. Pauline ne veut pas d\u2019une histoire qui divise mais une histoire qui cimente.. Il y a un moment r\u00e9f\u00e9rence, une rencontre dans une librairie. Et il y a aussi un hommage au r\u00f4le du libraire\u2026 Le pouvoir du libraire qui dit \u00ab\u00a0lisez cela\u00a0\u00bb et le bouche \u00e0 oreille suit\u2026 Une s\u00e9ance de d\u00e9dicace\u2026 pas grand monde mais <strong>la<\/strong> rencontre de sa vie.<\/p>\n<p>Dans la bourgade, le centre d\u2019int\u00e9r\u00eat est la maison d\u2019arr\u00eat\u2026 Au d\u00e9part le h\u00e9ros sera un interm\u00e9diaire, puis naitra une histoire \u00e0 trois qui sera le centre de la vie des trois protagonistes. Un \u00e9loge de l\u2019amiti\u00e9. Un questionnement sur l\u2019amour, le d\u00e9sir, l\u2019amiti\u00e9, la loyaut\u00e9, sur la fa\u00e7on dont on se per\u00e7oit et dont on per\u00e7oit les autres. Mais aussi sur le bonheur, la vie par procuration, le transfert dans la vie des personnages du roman. Le r\u00e9el et l\u2019imaginaire se m\u00ealent, dans la vie comme dans le roman. Et les touches de notre enfance nous relient aux personnages. L\u2019importance des odeurs (l\u2019importance du choix du parfum) , les sons, le gout ( les Chamonix orange) et les souvenirs. La difficult\u00e9 de vivre, de s\u2019en sortir, le refus de vivre aussi. Un roman sur le lien entre pass\u00e9 et pr\u00e9sent, entre envie et espoir, entre libert\u00e9 int\u00e9rieure et ext\u00e9rieure, entre vie \u00ab\u00a0ext\u00e9rieure\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0int\u00e9rieure\u00a0\u00bb, entre ce qui se montre et ce qui se cache.. C\u2019est quoi le bonheur\u00a0?<\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>\u2013\u00a0J\u2019avais h\u00e2te de vous conna\u00eetre. Je vous ai lu. Les deux me paraissaient un peu contradictoires.<\/p>\n<p>Et je suis entr\u00e9 dans un capharna\u00fcm dantesque, o\u00f9 les piles de livres semblaient \u00e9tayer les murs et soutenir le plafond<\/p>\n<p>Elle occupait l\u2019espace comme si un cam\u00e9raman avait fait le point sur elle en rendant flou le d\u00e9cor.<\/p>\n<p>Je buvais ses paroles en emplissant mes narines. De pr\u00e8s, son odeur \u00e9voquait une armoire de grand-m\u00e8re\u00a0: lavande s\u00e9ch\u00e9e et cire d\u2019abeille le disputaient au g\u00e9ranium, avec une pointe de naphtaline. Un parfum inattendu sur une hyperactive de vingt ans, et qui lui allait plut\u00f4t bien. Un parfum garde-corps. Un s\u00e9rieux l\u00e9g\u00e8rement empes\u00e9 pour maintenir dans l\u2019antimite les folies de son \u00e2ge.<\/p>\n<p>Comment on fait pour oublier l\u2019homme qu\u2019on aime\u00a0? Sa voix, ses yeux, sa peau\u2026<\/p>\n<p>La culture en prison, vous savez, ce n\u2019est pas toujours bien vu<\/p>\n<p>\u2013\u00a0Je pense qu\u2019on a besoin d\u2019\u00e9crire quand on n\u2019est pas satisfait de la vie normale. On \u00e9crit pour vivre autre chose<\/p>\n<p>\u2013\u00a0Un romancier, finalement, il est un peu le gardien de ses personnages. Non\u00a0?<\/p>\n<p>Puis il est rest\u00e9 pli\u00e9 en avant sur sa chaise, comme un saule pleureur abattu<\/p>\n<p>Et ne me dis pas qu\u2019elle te branche moyen\u00a0: t\u2019as les yeux qui bandent rien qu\u2019\u00e0 toucher ta poche.<\/p>\n<p>Une femme, comme tu l\u2019as \u00e9crit, c\u2019est pas seulement un c\u0153ur et un cul<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Une femme, c\u2019est un tissu de contradictions qui tend vers la synth\u00e8se.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Ils font livre \u00e0 part<\/p>\n<p>J\u2019ai un grand principe, dans la vie\u00a0: l\u2019amour, \u00e7a sert \u00e0 fabriquer de l\u2019amiti\u00e9. Sinon on se pla\u00eet, on couche, on se lasse, on se quitte pour aller voir ailleurs, et on s\u2019oublie. Quel int\u00e9r\u00eat\u00a0?<\/p>\n<p>Ai-je vraiment envie, ai-je vraiment besoin de soumettre mes souvenirs \u00e0 l\u2019\u00e9preuve du pr\u00e9sent\u00a0? Il est encore temps de tourner les talons, de revenir en arri\u00e8re<\/p>\n<p>je suis comme tout le monde, face au retour impromptu du pass\u00e9. Ce ne sont pas les regards d\u2019autrefois qu\u2019on redoute, c\u2019est le reflet qu\u2019ils nous renvoient aujourd\u2019hui. Qui peut se croire \u00e0 la hauteur des espoirs qu\u2019on a jadis plac\u00e9s en lui\u00a0? On se dit\u00a0: malgr\u00e9 les apparences, je suis rest\u00e9 le m\u00eame. Et alors\u00a0? Il n\u2019est pas n\u00e9cessaire de changer pour se trahir<\/p>\n<p>C\u2019est important, les odeurs, a-t-elle repris au bout d\u2019un moment, sans lien apparent. Je l\u2019ai laiss\u00e9e d\u00e9velopper. Mieux valait flotter dans les g\u00e9n\u00e9ralit\u00e9s, finalement, que perdre pied en commentant de travers ce qui venait de se passer entre nous<\/p>\n<p>En m\u00eame temps, je l\u2019aime comme il est. On ne change pas les gens, \u00e0 part leur parfum. Je l\u2019ai fait passer d\u2019Eau sauvage \u00e0 V\u00e9tiver, c\u2019est tout. De la rage de vivre \u00e0 l\u2019isolation bois\u00e9e.<\/p>\n<p>J\u2019ai toujours du mal \u00e0 exprimer mes sentiments, \u00e0 les comprendre. Il n\u2019y a qu\u2019en informatique que j\u2019arrive \u00e0 trouver les bonnes connexions.<\/p>\n<p>Mais j\u2019\u00e9tais fou d\u2019elle, fou de d\u00e9sir et d\u2019amiti\u00e9 \u2013 oui, elle avait raison, c\u2019\u00e9tait tellement plus riche, plus excitant, plus rassurant que l\u2019amour possessif qui rend idiot, malheureux ou toxique \u2013 du moins en ce qui me concerne<\/p>\n<p>Elle est comme \u00e7a\u00a0: elle transforme les citrouilles en princes charmants<\/p>\n<p>Dans sa bouche, le mot amour sonnait moins juste que le mot parrain<\/p>\n<p>C\u2019\u00e9tait un club de torture banal, o\u00f9 des gens ruisselaient en courant sur des tapis roulants sans avancer d\u2019un m\u00e8tre, tandis que d\u2019autres grima\u00e7aient obstin\u00e9ment pour tenter de repousser des blocs de fonte<\/p>\n<p>Il n\u2019avait pas d\u00e9couvert Dieu, m\u2019\u00e9crivait-il, mais il avait d\u00e9couvert l\u2019homme, et ce n\u2019\u00e9tait pas beau \u00e0 voir.<\/p>\n<p>Le monde est beau dans ma t\u00eate.<\/p>\n<p>Je lui ai fait remarquer que si les peintres ont besoin de fixit\u00e9, les \u00e9crivains, eux, se nourrissent du mouvement.<\/p>\n<p>Faire le tri dans mes peurs, mes renoncements, mes refus. Affermir une d\u00e9cision. Et, au bout du compte, laisser le pass\u00e9 reprendre le contr\u00f4le\u2026<\/p>\n<p>Le vrai luxe, mon vieux, c\u2019est de pouvoir choisir la personne avec qui tu cr\u00e8ches. Le reste, c\u2019est juste une question de d\u00e9co<\/p>\n<p>C\u2019est un roman, Maxime. Laisse-moi une part d\u2019imaginaire. \u2013\u00a0D\u2019accord, mais il faut que je sois vrai. \u2013\u00a0La v\u00e9rit\u00e9 d\u2019un roman, \u00e7a n\u2019a rien \u00e0 voir avec l\u2019exactitude des faits<\/p>\n<p>C\u2019\u00e9tait surr\u00e9aliste de mettre en sc\u00e8ne un personnage \u00e0 moins d\u2019un m\u00e8tre de son inspirateur, de reconstituer le pass\u00e9 en partageant le pr\u00e9sent<\/p>\n<p>\u2013\u00a0L\u2019\u00eele de R\u00e9. \u2013\u00a0J\u2019adore. J\u2019y ai pass\u00e9 des vacances. \u2013\u00a0Moi aussi. En fait, je sors de centrale. \u2013\u00a0Ing\u00e9nieur\u00a0? \u2013\u00a0D\u00e9tenu.<\/p>\n<p>Il m\u2019a pris par les \u00e9paules et on a quitt\u00e9 le monde de l\u2019universit\u00e9 pour retourner dans la civilisation.<\/p>\n<p>Moi, je n\u2019avais pas chang\u00e9. Ce compliment bateau, je le ressentais, face \u00e0\u00a0eux, comme le plus cuisant des \u00e9checs. J\u2019\u00e9tais le m\u00eame, oui. J\u2019avais renonc\u00e9 \u00e0 vivre de ma plume pour poser \u00e0 plein temps des moquettes qui m\u2019\u00f4taient la force d\u2019\u00e9crire en dehors du week-end, et pourtant personne ne me trouvait alt\u00e9r\u00e9, trahi, d\u00e9truit. Preuve que ma passion d\u2019enfance n\u2019\u00e9tait pas aussi vitale que je l\u2019avais cru. Il ne me restait rien<\/p>\n<p>L\u2019ami, c\u2019est celui qui est toujours l\u00e0, quoi qu\u2019il arrive.<\/p>\n<p>Mais je ne veux pas me venger, ni me consoler. Juste creuser la douleur de l\u2019avoir perdue.<\/p>\n<p>Pos\u00e9ment, je lui ai expliqu\u00e9 que, sur un plan d\u00e9ontologique, un journaliste litt\u00e9raire n\u2019\u00e9tait pas forc\u00e9ment un fournisseur de louanges<\/p>\n<p>\u2013\u00a0Je pr\u00e9f\u00e8re m\u2019\u00e9craser que de r\u00e9ussir par les putes, le racket et la violence. OK<\/p>\n<p>Une bouff\u00e9e de tendresse r\u00e9trospective m\u2019a serr\u00e9 la gorge<\/p>\n<p>Je leur ai donn\u00e9 un amour que j\u2019ai repris \u2013 du moins qui a cess\u00e9 d\u2019\u00eatre \u2013, et il ne faut jamais reprendre ce qu\u2019on a donn\u00e9. Je m\u2019en voudrai toujours. D\u2019avoir donn\u00e9. D\u2019avoir repris. D\u2019\u00eatre comme \u00e7a<\/p>\n<p>Le seul moment de bonheur franc de ma vie, en dehors des mondes virtuels que je construis, que je d\u00e9construis ou que je viole pour \u00e9chapper \u00e0 une r\u00e9alit\u00e9 qui ne m\u2019appartient pas.<\/p>\n<p>C\u2019\u00e9tait bien pire que des photos d\u2019enfance o\u00f9 l\u2019on ne se reconna\u00eet plus. Et ce ne sont pas les photos qui mentent<\/p>\n<p>C\u2019est ainsi que vous m\u2019aiderez, quand j\u2019irai me r\u00e9fugier dans nos souvenirs intacts et nos r\u00eaves dangereux<\/p>\n<p>Toi encore, avec tes livres, tu as un but. Moi, je n\u2019avais que des revanches.<\/p>\n<p>Ce n\u2019\u00e9tait pas de la passivit\u00e9, ni de la r\u00e9signation, encore moins du renoncement. C\u2019\u00e9tait la calme ferveur qui r\u00e9duit le poids des jours.<\/p>\n<p>Je m\u2019\u00e9tais appliqu\u00e9 \u00e0 v\u00e9g\u00e9ter dans le provisoire pour me garder disponible, pour n\u2019avoir rien d\u2019important \u00e0 quitter le jour o\u00f9 elle nous reviendrait. Soudain, l\u2019\u00e9ph\u00e9m\u00e8re n\u2019avait plus de sens<\/p>\n<p>Elle a chang\u00e9, mais le parfum est le m\u00eame. Sa beaut\u00e9 s\u2019est assagie, patin\u00e9e. Les quelques rides autour des yeux et de la bouche donnent de la profondeur \u00e0 son sourire<\/p>\n<p>Je voudrais que le temps s\u2019arr\u00eate et que tout ce qui n\u2019est pas nous s\u2019efface<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteur\u00a0:\u00a0 Didier van Cauwelaert cumule prix litt\u00e9raires et succ\u00e8s public depuis ses d\u00e9buts. 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