{"id":19283,"date":"2023-11-16T12:19:54","date_gmt":"2023-11-16T10:19:54","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=19283"},"modified":"2023-11-16T12:27:38","modified_gmt":"2023-11-16T10:27:38","slug":"riel-ane-resine-2021-277-pages","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=19283","title":{"rendered":"Riel, Ane \u00ab\u00a0R\u00e9sine\u00a0\u00bb (2021) 277 pages"},"content":{"rendered":"<p><b>Autrice<\/b>: n\u00e9e le 25 septembre 1971 \u00e0 Aarhus, au Danemark, est une femme de lettres danoise, Apr\u00e8s des \u00e9tudes d\u2019histoire de l\u2019art, elle entame une carri\u00e8re d\u2019auteure de roman \u00e0 suspense et de litt\u00e9rature d&rsquo;enfance et de jeunesse.<\/p>\n<p><strong>Romans traduits en fran\u00e7ais<\/strong> : <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" title=\"Riel, Ane \u00ab\u00a0R\u00e9sine\u00a0\u00bb (2021) 277 pages\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=19283\">R\u00e9sine<\/a><\/span> &#8211; 2021 (<i>Harpiks 2015)<\/i> &#8211; Les fant\u00f4mes ne pleurent pas &#8211; 2023-<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>(<i>Urv\u00e6rk<\/i> 2021)<\/p>\n<p>Seuil &#8211; Cadre noir &#8211; 04.03.2021 &#8211; 304 pages \/ Points &#8211; 12.05. 2023 &#8211; 277 pages<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>(Traduit par Terje Sinding)<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>&#8211; Prix Cl\u00e9 de verre 2016 &#8211;<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p><b>R\u00e9sum\u00e9<\/b>:<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Une presqu&rsquo;\u00eele, aux confins d&rsquo;un pays du Nord. C&rsquo;est l\u00e0 que vit la famille Haarder, dans un isolement total. Jens a h\u00e9rit\u00e9 de son p\u00e8re la passion des arbres, et surtout du liquide pr\u00e9cieux qui coule dans leurs veines la r\u00e9sine, aux capacit\u00e9s de pr\u00e9servation \u00e9tonnantes. Alors que le malheur ne cesse de frapper \u00e0 la porte des Haarder, Jens, obs\u00e9d\u00e9 par l&rsquo;id\u00e9e de prot\u00e9ger sa famille contre le monde ext\u00e9rieur qui n&rsquo;est pour lui que danger et hostilit\u00e9, va peu \u00e0 peu se barricader, b\u00e2tir autour de la maison une v\u00e9ritable forteresse, compos\u00e9e d&rsquo;un capharna\u00fcm d&rsquo;objets trouv\u00e9s ou mis au rebut, et s\u00e9questrer sa femme et sa fille.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Du fond de la benne o\u00f9 il l&rsquo;a confin\u00e9e, Liv observe son p\u00e8re sombrer dans la folie mais l&rsquo;amour aveugle qu&rsquo;elle lui porte va faire d&rsquo;elle la complice de ses actes de plus en plus barbares, jusqu&rsquo;au point de non-retour.<\/p>\n<p><b>Mon avis<\/b>:<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Un univers oppressant qui devient de plus en plus malsain au fil des pages. Et pourtant au d\u00e9but, l\u2019endroit semble idyllique : une petite presqu\u2019\u00eele sur laquelle vit une famille : les Haarden. Il y a le p\u00e8re, Silas et la m\u00e8re Else, et leurs deux fils, Mogens et Jens. Jensva tomber amoureux de Maria et avoir des jumeaux, Carl et Liv puis une autre petite fille. Tout semble se passer bien jusqu\u2019au d\u00e9c\u00e8s du p\u00e8re, et la disparition du fr\u00e8re ain\u00e9 Mogens, qui quitte la maison pour aller tenter sa chance ailleurs.<\/p>\n<p>Jens vit tr\u00e8s mal le d\u00e9c\u00e8s de son p\u00e8re; il \u00e9tait tr\u00e8s proche de lui et ils partageaient l\u2019amour de la nature et du bois (Silas \u00e9tait menuisier) et quelques secrets. Les rapports entre Jens et sa m\u00e8re vont devenir de plus en plus difficiles et la naissance des jumeaux va entra\u00eener un drame et le d\u00e9part de la m\u00e8re pour la \u00abcivilisation\u00bb. Elle est pour ainsi dire chass\u00e9e de la ferme par Jens et ne reviendra que des ann\u00e9es plus tard &#8211; six ans pour \u00eatre pr\u00e9cise. Quand elle r\u00e9appara\u00eet elle fait connaissance de sa petite-fille Liv mais ne reconnait plus la maison. En effet son fils est syllogomane, ce qui explique son comportement et sa mani\u00e8re d\u2019agir. Il accumule tout, se barricade, fait de la propri\u00e9t\u00e9 un camp retranch\u00e9, et se coupe du monde. Et il ne va pas supporter le retour de sa m\u00e8re. De plus sa femme Maria a des probl\u00e8mes de sant\u00e9 : elle finira par ne plus pouvoir se lever de son lit et ne plus parvenir a s\u2019exprimer autrement que par \u00e9crit; impuissante elle ne pourra rien faire pour se sauver et soustraire sa fille \u00e0 la vie qu\u2019elle m\u00e8ne. C\u2019est d\u2019ailleurs par \u00e9crit qu\u2019elle gardera le contact avec la petite Liv et il faut esp\u00e9rer que les lettres et les mots qu\u2019elle lui \u00e9crit parviendront \u00e0 la petite de se construire par del\u00e0 l\u2019horreur. Liv qui vit une relation presque fusionnelle avec son p\u00e8re, son mod\u00e8le et sa r\u00e9f\u00e9rence dans la vie. Il faut dire qu\u2019elle n\u2019a pas vraiment le choix et manque totalement de rep\u00e8res et de comparaisons avec le monde ext\u00e9rieur. <span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Ce roman psychologique repose sur les fr\u00e8res \u00e9paules de la petite Liv qui vit dans un environnement dantesque, entre folie et maladie. Son p\u00e8re, qui sombre peu \u00e0 peu dans la folie est certes un \u00eatre qui repr\u00e9sente le mal mais il est impossible de le d\u00e9tester m\u00eame si ses actions sont malsaines et font fr\u00e9mir d\u2019horreur car on ne peut que se rendre compte qu\u2019il est d\u00e9rang\u00e9 mentalement ; et en m\u00eame temps il est proche de la nature, et est attach\u00e9 aux choses, aux \u00eatres, jusqu\u2019\u00e0 vouloir les figer et les garder pour l\u2019\u00e9ternit\u00e9 et on sent bien que son objectif est de prot\u00e9ger sa famille, \u00e0 sa fa\u00e7on.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Et dans cet univers empreint de mort et de d\u00e9sordre, il y a cette petite fille, qui aime son p\u00e8re et sa m\u00e8re, ces \u00eatres cass\u00e9s, qui voit ce qui est beau dans la vie et la nature, ne voit pas le mal qui l\u2019entoure..<\/p>\n<p>C\u2019est dur, on se demande jusqu\u2019o\u00f9 l\u2019autrice va nous emmener dans le malsain et en m\u00eame temps on s\u2019attache terriblement \u00e0 la petite fille.<\/p>\n<p>Il faut relever de tr\u00e8s belles descriptions de la nature, des trou\u00e9es de beau au milieu du glauque\u2026<\/p>\n<p><span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0\u00a0 \u00a0 \u00a0<\/span><\/p>\n<p><b>Extraits<\/b>:<\/p>\n<p>Pendant que les gar\u00e7ons jouaient au bord de l\u2019eau, \u00e0 l\u2019endroit o\u00f9 l\u2019eau et le sable \u00e9changeaient leurs caresses, leur p\u00e8re scrutait attentivement le liser\u00e9 d\u2019algues et de cailloux qui formait une sorte de dentelle irr\u00e9guli\u00e8re le\u00a0long de la plage.<\/p>\n<p>On a d\u00e9couvert des morceaux d\u2019ambre contenant des animaux qui datent de plusieurs millions d\u2019ann\u00e9es.<br \/>\n\u2013\u00a0De gros animaux, aussi\u00a0?<br \/>\n\u2013\u00a0Non, surtout des petits. Mais vous vous rendez compte\u00a0? Que l\u2019ambre puisse les conserver aussi longtemps, c\u2019est extraordinaire, non\u00a0?<br \/>\nLes gar\u00e7ons hoch\u00e8rent la t\u00eate sans quitter la fourmi des yeux.<\/p>\n<p>Je crois que les cheveux blancs, c\u2019est comme l\u2019herbe. \u00c0 peine apparu, \u00e7a se met \u00e0 prolif\u00e9rer.<\/p>\n<p>Il m\u2019a appris que les poissons ne se noyaient pas dans l\u2019eau. En revanche, ils \u00e9touffaient \u00e0 l\u2019air libre.<br \/>\nPour moi, c\u2019\u00e9tait le monde \u00e0 l\u2019envers.<br \/>\nIl m\u2019a aussi racont\u00e9 qu\u2019on pouvait abr\u00e9ger les souffrances des poissons en les tuant avant que l\u2019air ne les \u00e9touffe. Nous avons attrap\u00e9 un gros flet compl\u00e8tement plat avec les deux yeux plac\u00e9s du m\u00eame c\u00f4t\u00e9, et mon p\u00e8re m\u2019a montr\u00e9 comment faire. Il lui a donn\u00e9 un coup de massue sur la t\u00eate. J\u2019ai trouv\u00e9 \u00e7a horrible.<\/p>\n<p>Ma m\u00e8re ne parlait pas beaucoup. Sauf quand elle lisait \u00e0 voix haute ou quand elle essayait de m\u2019expliquer quelque chose. Je crois qu\u2019elle n\u2019aimait pas trop parler. Mais elle adorait lire \u00e0 voix haute, et j\u2019adorais l\u2019\u00e9couter, install\u00e9e sur son lit, quand elle se plongeait dans le livre qu\u2019elle avait choisi. En fait, je ne sais pas ce que j\u2019aimais le plus, les histoires ou la voix de ma m\u00e8re.<br \/>\nParfois je ne faisais pas la distinction entre les deux. J\u2019oubliais sa voix pour me fondre dans l\u2019histoire, ou j\u2019oubliais l\u2019histoire pour me fondre dans sa voix. Elle ne parlait pas fort, mais on pouvait quand m\u00eame se fondre dans sa voix. Il y avait de l\u2019air dedans.<\/p>\n<p>Et les usages de la r\u00e9sine \u00e9taient innombrables. Elle avait des propri\u00e9t\u00e9s antibiotiques. Correctement pr\u00e9par\u00e9e, on pouvait s\u2019en servir pour fabriquer du savon ou de la colle, et on pouvait m\u00eame l\u2019utiliser comme combustible\u00a0: en enduisant de r\u00e9sine impure l\u2019extr\u00e9mit\u00e9 d\u2019un b\u00e2ton, on obtenait une torche qui br\u00fblait parfaitement.<\/p>\n<p>\u00e0 l\u2019origine, il y avait l\u2019arbre. L\u2019arbre, et la vie qui coulait \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de son tronc.<\/p>\n<p>Jens estimait qu&rsquo;il \u00e9tait de sa responsabilit\u00e9 de conserver tous ces objets que les gens m\u00e9prisaient. Il \u00e9tait \u00e9motionnellement li\u00e9 \u00e0 chacun d&rsquo;eux. L&rsquo;id\u00e9e qu&rsquo;on puisse rompre ce lien le remplissait de frayeur.<\/p>\n<p>J&rsquo;ai fini par avoir une grosse boule de phrases naufrag\u00e9es dans la gorge. Des mots bris\u00e9s et sans rapports entre eux, des amorces interrompues, des conclusions rest\u00e9es en suspens, des lignes trop serr\u00e9es, des constructions fautives, des gutturales agglutin\u00e9es.<br \/>\nMon chagrin \u00e9tait rest\u00e9 bloqu\u00e9, car je ne devais pas te le communiquer. Et \u00e0 ton p\u00e8re non plus, car il avait son chagrin \u00e0 lui. Alors je l&rsquo;ai gard\u00e9 en moi. C&rsquo;\u00e9tait ma fa\u00e7on de te prot\u00e9ger. Ton p\u00e8re a fait autrement.<\/p>\n<p>Le pass\u00e9 et l\u2019avenir formaient un tout. Le temps n\u2019\u00e9tait pas aboli\u00a0; il \u00e9tait d\u2019une pl\u00e9nitude plus grande. C\u2019\u00e9tait un ami fid\u00e8le qui ne demandait qu\u2019\u00e0 \u00eatre l\u00e0.<\/p>\n<p>Sur l\u2019\u00eele, le divorce n\u2019\u00e9tait pas quelque chose de courant. On essayait de tenir bon\u00a0; pour \u00e9viter les frictions,\u00a0on faisait \u00e9ventuellement chambre \u00e0 part si la maison le permettait. On \u00e9vitait de parler de ses probl\u00e8mes, et on ne les \u00e9voquait en aucun cas devant des inconnus. Des sujets aussi intimes, on ne les abordait qu\u2019entre amis intimes, et les confidences se limitaient \u00e0 quelques mots pudiques.<\/p>\n<p>J\u2019ai grandi d\u2019un coup, mais je suis rest\u00e9e petite<\/p>\n<p>Son corps finit par prendre une d\u00e9cision \u00e0 sa place. Elle s\u2019affaissa par terre. Comme si elle se repliait sur elle-m\u00eame.<\/p>\n<p>C\u2019est difficile de parler avec les gens quand on ne peut rien dire.<\/p>\n<p>Petit \u00e0 petit j\u2019ai compris que\u00a0l\u2019obscurit\u00e9 ne parvenait plus \u00e0 absorber la douleur. La douleur restait en nous. L\u2019obscurit\u00e9 \u00e9tait pleine.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Autrice: n\u00e9e le 25 septembre 1971 \u00e0 Aarhus, au Danemark, est une femme de lettres danoise, Apr\u00e8s des \u00e9tudes d\u2019histoire de l\u2019art, elle entame une carri\u00e8re d\u2019auteure de roman \u00e0 suspense et de litt\u00e9rature d&rsquo;enfance et de jeunesse. 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