{"id":1932,"date":"2015-07-13T08:50:32","date_gmt":"2015-07-13T07:50:32","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=1932"},"modified":"2017-12-06T12:17:09","modified_gmt":"2017-12-06T11:17:09","slug":"may-peter-la-trace-du-sang-2015","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=1932","title":{"rendered":"May, Peter \u00ab\u00a0La trace du sang\u00a0\u00bb (2015)"},"content":{"rendered":"<p><strong>La s\u00e9rie Assassins sans visages<\/strong><\/p>\n<p><span style=\"text-align: left; color: #000000; text-transform: none; text-indent: 0px; letter-spacing: normal; font-family: 'corporatesregular'; font-size: 14px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: 400; text-decoration: none; word-spacing: 0px; float: none; display: inline !important; white-space: normal; orphans: 2; background-color: transparent; -webkit-text-stroke-width: 0px;\">.<\/span>Lorsqu\u2019il s\u2019est mis au d\u00e9fi de r\u00e9soudre quelques-unes des affaires jamais \u00e9lucid\u00e9es par la police fran\u00e7aise, Enzo MacLeod, l\u2019enqu\u00eateur hors pair, \u00e9tait loin d\u2019imaginer les cons\u00e9quences sur sa vie. Les enqu\u00eates vont le mener aux\u00a0six coins de l&rsquo;hexagone ( <a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=699\">Le Mort aux quatre tombeaux<\/a>, <a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=1339\">Terreur dans les vignes<\/a>, <a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=1932\">La Trace du sang<\/a>, <a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=5272\">L&rsquo;\u00cele au r\u00e9bus<\/a>,&#8230;.)<\/p>\n<p><strong>La s\u00e9rie Assassins sans visages (tome 3)<\/strong><\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong> : Alors qu\u2019il vient de se d\u00e9couvrir atteint d\u2019une forme de leuc\u00e9mie foudroyante, MacLeod, l&rsquo;enqu\u00eateur hors pair, doit repartir en chasse d\u2019un meurtrier sans visage qui menace sa famille. Son enqu\u00eate va l\u2019emporter des ann\u00e9es en arri\u00e8re dans un petit village espagnol o\u00f9 une famille britannique s\u00e9journe avec ses trois enfants. Alors que les parents se sont absent\u00e9s pour d\u00eener, Richard, un gar\u00e7on de vingt mois dispara\u00eet. Peter May d\u00e9ploie tous les arcanes d&rsquo;une intrigue pleine de suspense pour le troisi\u00e8me opus de sa s\u00e9rie fran\u00e7aise.<\/p>\n<p><strong>Mon avis <\/strong>: Suspense jusqu\u2019au bout. Plus on avance dans cette s\u00e9rie et plus on fait connaissance avec les personnages secondaires. Et plus ils deviennent importants et attachants. Cette facette de Peter May est int\u00e9ressante ; ici la description des lieux perd de son importance, on est toujours sous pression, dans la traque.. On est sur la trace du pass\u00e9.. On visite la France\u2026 Et j\u2019aime toutes les \u00e9critures de cet auteur..<\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong> :<br \/>\nPartag\u00e9e entre la France et l\u2019Allemagne qui se l\u2019\u00e9taient disput\u00e9e pendant des si\u00e8cles, Strasbourg avait d\u00e9cid\u00e9 d\u2019\u00eatre europ\u00e9enne.<\/p>\n<p>Il grimpa les quelques marches conduisant au banc sur lequel il s\u2019\u00e9tait assis cette nuit-l\u00e0 en se demandant o\u00f9 il trouverait le courage de vivre. \u00c0 pr\u00e9sent, il devait trouver le courage de mourir. Ce n\u2019\u00e9tait pas la mort elle-m\u00eame qui l\u2019angoissait. Tout le monde doit mourir. On le sait, mais on ignore quand. C\u2019\u00e9tait cela le plus p\u00e9nible<\/p>\n<p>Ce jour-l\u00e0, prenant soudain conscience que lui aussi mourrait un jour, il s\u2019\u00e9tait assis au bord de son lit, avait r\u00e9fl\u00e9chi un moment, et d\u00e9cid\u00e9 que puisque cela ne se produirait pas avant tr\u00e8s longtemps, il ne devait surtout pas s\u2019inqui\u00e9ter en attendant. Ce cloisonnement lui avait \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s utile pendant cinquante et un ans. Mais, d\u00e9sormais, quelqu\u2019un avait bris\u00e9 les scell\u00e9s et ouvert le compartiment de la mort, le laissant face au probl\u00e8me qu\u2019il avait si commod\u00e9ment rel\u00e9gu\u00e9 dans un coin<\/p>\n<p>Voir ses derni\u00e8res semaines, ses derniers jours lui filer entre les doigts lui paraissait la pire des tortures.<\/p>\n<p>Les idiots sont pleins de certitudes et les gens sens\u00e9s pleins de doutes.<br \/>\nLe probl\u00e8me, c\u2019est que le corps commence \u00e0 d\u00e9cliner quand le cerveau commence \u00e0 se construire<\/p>\n<p>\u2014 Personne ne devrait vivre seul. La vie est trop courte pour \u00e7a<\/p>\n<p>Mais avec l\u2019\u00e9go\u00efsme propre aux enfants, elle ne tenait jamais compte des sentiments des autres<\/p>\n<p>Tu as construit ta vie enti\u00e8re en me rendant responsable de tout ce qui ne va pas. Eh bien, tu vas devoir trouver un autre coupable, et en vitesse. Ce sera peut-\u00eatre une bonne chose, d\u2019ailleurs. Parce que quand j\u2019aurai disparu, tu n\u2019auras plus de t\u00eate de Turc \u00e0 ta disposition pour te soulager de tes propres d\u00e9fauts. \u00c7a t\u2019aidera au moins \u00e0 prendre tes responsabilit\u00e9s.<\/p>\n<p>La vie devait \u00eatre v\u00e9cue intens\u00e9ment. Chaque minute, chaque seconde \u00e9taient pr\u00e9cieuses<\/p>\n<p>La proximit\u00e9 de la mort leur avait \u00e0 tous deux r\u00e9v\u00e9l\u00e9 quelque chose sur eux-m\u00eames, en les obligeant \u00e0 se r\u00e9concilier. Le pass\u00e9 n\u2019existait plus<\/p>\n<p>Un dicton lui revint en m\u00e9moire : Grattez le vernis, qu\u2019est-ce que vous trouvez ? Une autre couche de vernis<\/p>\n<p>Quelquefois, on se penche sur son pass\u00e9 et on regrette de ne pas avoir pris des d\u00e9cisions diff\u00e9rentes. Tu sais, les grandes d\u00e9cisions. La carri\u00e8re avant la vie personnelle. Un homme plut\u00f4t qu\u2019un autre. Et puis, il y a aussi les petites. Celles qui peuvent avoir des cons\u00e9quences encore plus graves. D\u00e9cider, par exemple, qu\u2019on n\u2019a pas le temps d\u2019aller faire les courses. Tu as une lessive \u00e0 faire et tu dis : allez-y, ne m\u2019attendez pas, le temps que j\u2019aie fini, les boutiques seront ferm\u00e9es<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9nigme est plus fascinante que la trag\u00e9die<\/p>\n<p>Votre r\u00e9putation vous pr\u00e9c\u00e8de. \u2014 La bonne ou la mauvaise ?<\/p>\n<p>Pourtant, on sentait chez lui une certaine douceur, reflet probable d\u2019une qualit\u00e9 plus c\u00e9r\u00e9brale, d\u2019une humanit\u00e9 qui avait r\u00e9sist\u00e9 \u00e0 sa carri\u00e8re de flic<br \/>\nSes chaussettes d\u00e9pareill\u00e9es et ses chaussures qui n\u2019avaient pas crois\u00e9 une bo\u00eete de cirage depuis longtemps indiquaient clairement qu\u2019il \u00e9tait c\u00e9libataire, ou veuf \u2013 qu\u2019il vivait seul en tout cas<\/p>\n<p>On ne peut jamais s\u2019imaginer capable de vivre s\u00e9par\u00e9 de ceux qu\u2019on aime. Jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019on y soit oblig\u00e9<\/p>\n<p>J\u2019ai assez vu d\u2019yeux rougis par les larmes en me regardant dans la glace pour reconna\u00eetre ceux de quelqu\u2019un qui a pleur\u00e9<\/p>\n<p>D\u2019ici, on peut voir \u00e0 des centaines de kilom\u00e8tres. C\u2019est merveilleux. Est-ce que cela ne fait pas na\u00eetre en vous un sentiment\u2026 d\u2019insignifiance ? Celui de n\u2019\u00eatre qu\u2019une minuscule poussi\u00e8re \u00e0 la lisi\u00e8re de l\u2019infini. J\u2019avais l\u2019habitude de monter ici chaque fois que ma vie devenait trop compliqu\u00e9e. Chaque fois que ma petite personne et mes probl\u00e8mes commen\u00e7aient \u00e0 m\u2019obs\u00e9der. J\u2019y retrouvais toujours une sorte d\u2019\u00e9quilibre. En me repla\u00e7ant au milieu de ce paysage qui ne manquait pas de me rappeler que mes ennuis, quels qu\u2019ils fussent, \u00e9taient peu de choses au sein de l\u2019univers. Rien, compar\u00e9s \u00e0 ceci<\/p>\n<p>Vous ne pouvez pas modifier le pass\u00e9, mais l\u2019avenir d\u00e9pend de vous<\/p>\n<p>Pour ma part, je n\u2019ai jamais tr\u00e8s bien connu mon p\u00e8re. J\u2019\u00e9tais toujours trop occup\u00e9e. Je pensais toujours avoir le temps. Le temps de m\u2019asseoir avec lui pour bavarder, faire plus ample connaissance, en somme. Et puis, un jour, il est mort. Finis les lendemains, plus de retour possible<\/p>\n<p>Chaque fois que je vous vois, mon cher, vous me semblez avoir pris un sacr\u00e9 coup de vieux. \u2014 Normal, on se voit tous les dix ans ! \u2014 Ma foi, c\u2019est peut-\u00eatre pour \u00e7a<\/p>\n<p>elle s\u2019\u00e9tait vite repli\u00e9e \u00e0 l\u2019abri du bureau et de ses ordinateurs, et cherchait quelque r\u00e9confort au sein de cet univers refuge qu\u2019elle pouvait contr\u00f4ler du bout des doigts<\/p>\n<p>Quand on souffre, on s\u2019en prend parfois \u00e0 ceux qu\u2019on aime le plus.<\/p>\n<p>Il n\u2019y a rien de pire que de voir la vie d\u00e9filer devant ses fen\u00eatres sans pouvoir y prendre part<\/p>\n<p>Cette rue avait toujours \u00e9t\u00e9 sans issue, comme la vie qu\u2019il y avait v\u00e9cue<\/p>\n<p>Tous ses sens furent assaillis par une odeur qui le fit reculer d\u2019un bond dans le temps et lui donna le vertige. Il dut s\u2019appuyer un instant au mur. Brusquement, il se faisait l\u2019impression d\u2019un fant\u00f4me venu hanter son propre pass\u00e9, s\u2019attendant \u00e0 tout moment \u00e0 se voir sortir de sa chambre et d\u00e9valer les marches jusqu\u2019\u00e0 la terrasse qui surplombait la mer. Cette terrasse o\u00f9 il avait pass\u00e9 tant d\u2019heures \u00e0 lire, r\u00e9fl\u00e9chir, r\u00eaver, pleurer<\/p>\n<p>Il lui \u00e9tait impossible de changer le pass\u00e9, de modifier les \u00e9v\u00e9nements qui avaient transform\u00e9 sa vie. En revanche, elle avait encore les moyens de choisir son avenir. Ce pouvoir \u00e9tait entre ses mains<\/p>\n<p>Les secrets \u00e9taient nuisibles. L\u00e0 o\u00f9 il y avait de l\u2019amour, il ne devait pas y avoir de secret<\/p>\n<p>la d\u00e9pression s\u2019\u00e9tait abattue sur lui comme un \u00e9pais brouillard hivernal que m\u00eame le soleil radieux de cette journ\u00e9e ne parvenait \u00e0 dissiper.<\/p>\n<p><span style=\"color: #999999;\">S\u00e9rie \u00ab\u00a0Assassins sans visages\u00a0\u00bb<\/span><\/p>\n<div>&#8211;\u00a0<span style=\"color: #999999;\"><a style=\"color: #999999;\" title=\"May, Peter : la trilogie \u00e9cossaise\" href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=693\"><strong>May, Peter<\/strong><\/a><a style=\"color: #999999;\" title=\"May, Peter \u00ab le mort aux quatre tombeaux \u00bb (2013)\" href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=699\"> \u00ab\u00a0Le mort aux quatre tombeaux\u00a0\u00bb (2013)<\/a><\/span>\u00a0(tome1)<\/div>\n<div><strong>&#8211; <span style=\"color: #999999;\"><a style=\"color: #999999;\" title=\"May, Peter \u00ab\u00a0Terreur dans les vignes\u00a0\u00bb (2014)\" href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=1339\">May, Peter<\/a><\/span><\/strong><span style=\"color: #999999;\"><a style=\"color: #999999;\" title=\"May, Peter \u00ab\u00a0Terreur dans les vignes\u00a0\u00bb (2014)\" href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=1339\"> \u00ab\u00a0Terreur dans les vignes\u00a0\u00bb (2014)<\/a><\/span>\u00a0(tome 2)<\/div>\n<div>&#8211; <span style=\"color: #999999;\"><a style=\"color: #999999;\" href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=1932\"><strong>May Peter<\/strong> \u00ab\u00a0La trace du sang\u00a0\u00bb (2015)<\/a><\/span>\u00a0(tome 3)<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La s\u00e9rie Assassins sans visages .Lorsqu\u2019il s\u2019est mis au d\u00e9fi de r\u00e9soudre quelques-unes des affaires jamais \u00e9lucid\u00e9es par la police fran\u00e7aise, Enzo MacLeod, l\u2019enqu\u00eateur hors pair, \u00e9tait loin d\u2019imaginer les cons\u00e9quences sur sa vie. 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