{"id":19412,"date":"2023-12-14T17:27:41","date_gmt":"2023-12-14T15:27:41","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=19412"},"modified":"2024-01-11T12:21:50","modified_gmt":"2024-01-11T10:21:50","slug":"tuti-ilaria-fleur-de-roche-2023-381-pages","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=19412","title":{"rendered":"Tuti, Ilaria \u00ab\u00a0Fleur de Roche\u00a0\u00bb (2023) 381 pages"},"content":{"rendered":"<p><b>Auteure<\/b>\u00a0: N\u00e9e le 26 avril 1976, Ilaria Tuti vit \u00e0 Gemona del Friuli, au nord-est de l\u2019Italie. Passionn\u00e9e de photographie et de peinture, elle a \u00e9tudi\u00e9 l\u2019\u00e9conomie et a travaill\u00e9 comme illustratrice.<br \/>\n<b><i>S\u00e9rie Teresa Battaglia<\/i><\/b>\u00a0: V\u00e9ritable ph\u00e9nom\u00e8ne dans son pays,\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=7671\">\u00ab\u00a0Sur le toit de l\u2019enfer\u00a0\u00bb<\/a><\/span>\u00a0(\u00ab\u00a0<i>Fiori sopra l\u2019inferno<\/i>\u00a0\u00bb)\u00a0 premier volet de sa s\u00e9rie autour de Teresa Battaglia, lui a valu d\u2019\u00eatre surnomm\u00e9e par la presse italienne la \u00ab\u00a0Donato Carrisi au f\u00e9minin\u00a0\u00bb. Le tome deux \u00ab\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=12137\">La nymphe endormie<\/a>\u00a0<\/span>\u00bb (\u00ab\u00a0<i>Ninfa dormiente\u00a0\u00bb)<\/i>\u00a0parait en 2018 (2019 pour la traduction fran\u00e7aise), le tome trois \u00ab\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=15331\">A la lumi\u00e8re de la nuit<\/a>\u00a0<\/span>\u00bb (Luce della notte) en 2021 , suivi du tome quatre \u00ab\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=17582\">Fille de cendre<\/a><\/span>\u00a0\u00bb \u00a0(<i>Figlia della cenere) en 2022 &#8211; Tome 00 (La ragazza dagli occhi di carta) <\/i><br \/>\n<b><i>Autres romans<\/i><\/b> : \u00a0\u00ab <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" title=\"Tuti, Ilaria \u00ab\u00a0Fleur de Roche\u00a0\u00bb (2023) 381 pages\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=19412\">Fleur de Roche<\/a><\/span>\u00bb 2023 (<i>Fiore di roccia 2020) &#8211; Madre d\u2019ossa<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>&#8211;<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/i><\/p>\n<p>Stock &#8211; 29.03.2023 &#8211; 381 pages &#8211; Traduit de l&rsquo;italien par Johan-Frederik El-Guedj<\/p>\n<p><b>R\u00e9sum\u00e9<\/b>: Les bombes largu\u00e9es par les Autrichiens sifflent sur les cimes de la Carnie, dans le Frioul italien. Mille m\u00e8tres plus bas, les femmes les entendent et prient pour que leurs hommes soient \u00e9pargn\u00e9s. Agata prie aussi. Elle qui a abandonn\u00e9 ses \u00e9tudes pour s&rsquo;occuper de son p\u00e8re malade, elle qui a une maison remplie de livres qu&rsquo;elle n&rsquo;a plus le temps de lire depuis que la Grande Guerre a fait d&rsquo;elle \u00ab\u00a0une porteuse\u00a0\u00bb .<span class=\"Apple-converted-space\"><br \/>\n<\/span>Chaque matin, \u00e0 l&rsquo;aube, Agata court vers les entrep\u00f4ts militaires de la vall\u00e9e, remplit sa hotte de vingt, trente, parfois quarante kilos de nourriture et de munitions et se lance \u00e0 l&rsquo;assaut de la montagne. Elle marche des heures dans la neige pour atteindre les lignes de front o\u00f9 sont retranch\u00e9s les militaires qui tentent de repousser les assauts des Autrichiens. Un voyage \u00e9puisant et dangereux qu&rsquo;elle entreprend avec ses amies du village.<span class=\"Apple-converted-space\"><br \/>\n<\/span>Ensemble, les porteuses chantent pour se donner du courage, parlent pour couvrir le bruit des armes, et quand elles redescendent, leurs hottes sont vides mais leurs mains tiennent les brancards des bless\u00e9s \u00e0 soigner ou des morts \u00e0 enterrer.<span class=\"Apple-converted-space\"><br \/>\n<\/span>Avec \u00ab\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" title=\"Tuti, Ilaria \u00ab\u00a0Fleur de Roche\u00a0\u00bb (2023) 381 pages\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=19412\">Fleur de Roche<\/a><\/span>\u00ab\u00a0, Ilaria Tuti c\u00e9l\u00e8bre le courage, le sacrifice des femmes, et le r\u00f4le qu&rsquo;elles ont jou\u00e9 &#8211; et qu&rsquo;elles continuent de jouer &#8211; dans la guerre. Un extraordinaire r\u00e9cit de courage, d&rsquo;amour et de r\u00e9silience.<\/p>\n<p><b>Mon avis<\/b>:<\/p>\n<p>L\u2019autrice nous transporte dans le Frioul italien pendant la Premi\u00e8re guerre mondiale, en 1915 et nous raconte l\u2019histoire de ces femmes (v\u00e9rit\u00e9 historique) qui ont servi de trait d\u2019union entre les villages et les soldats du front puis qui vont s\u2019impliquer dans la r\u00e9sistance et la d\u00e9fense de leur r\u00e9gion. Nous faisons la connaissance de ces femmes qu\u2019on appelle \u00ab Les Porteuses \u00bb et de leur r\u00f4le primordial pendant la Premi\u00e8re Guerre Mondiale. Condens\u00e9 pour les besoins du roman, le r\u00e9cit est en fait le r\u00e9cit de la r\u00e9sistance dans cette r\u00e9gion, pendant deux longues ann\u00e9es.<span class=\"Apple-converted-space\"><br \/>\n<\/span>A la demande du Commandant du Poste de l\u2019arm\u00e9e des Alpins qui s\u2019adresse \u00e0 l\u2019homme d\u2019\u00e9glise du village de leur porter secours, de leur venir en aide pour les approvisionner afin de tenir les positions dans la montagne, ce sont les femmes qui r\u00e9pondent pr\u00e9sentes, car il n\u2019y a plus d\u2019hommes disponibles dans le village car ils ont \u00e9t\u00e9 envoy\u00e9s au front. Ces femmes vont se sacrifier et participer \u00e0 l\u2019effort de guerre, en plus de tout leur travail et de toutes leurs responsabilit\u00e9s (enfants- animaux &#8211; personnes \u00e2g\u00e9es). Et ce qu\u2019elles vont faire est non seulement fatiguant mais en plus extr\u00eamement dangereux et \u00e9prouvant.<span class=\"Apple-converted-space\"><br \/>\n<\/span>Ilaria Tuti rend hommage \u00e0 ces femmes qui ont lutt\u00e9 mais sont peu reconnues dans l\u2019Histoire et les met en lumi\u00e8re.<span class=\"Apple-converted-space\"><br \/>\n<\/span>Elle parle aussi de ces jeunes qui vont donner leur vie pour garantir les fronti\u00e8res, de leur sens de l\u2019honneur et de leur courage. Par ce roman, elle fait revivre tout un pan de l\u2019Histoire de l\u2019Italie, de ces montagnes du Frioul, de ces hommes<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>et de ces femmes qui se sont battus pour leur patrie.<span class=\"Apple-converted-space\"><br \/>\n<\/span>Elle nous parle aussi, avec la po\u00e9sie qui caract\u00e9rise ses \u00e9crits, de la nature avec sa plume po\u00e9tique, des relations entre les \u00eatres, de la peur, de la solidarit\u00e9, de la vie dure des paysans du Frioul.<span class=\"Apple-converted-space\"><br \/>\n<\/span>Elle \u00e9voque aussi de l\u2019importance des dialectes, des vieilles langues ancestrales, qui datent du Moyen Age et qui perdurent\u2026 qui cr\u00e9ent un pont entre les gens avec des mots qui existent encore et relient les individus.<span class=\"Apple-converted-space\"><br \/>\n<\/span>Ce que j\u2019ai le moins aim\u00e9 est en fait la partie invent\u00e9e, la relation entre Agata et Ismar\u2026<br \/>\nC\u2019est un livre magnifique, un livre sur les racines, sur la force des femmes, sur l\u2019amour, l\u2019amiti\u00e9, le sens du devoir et de l\u2019honneur, le d\u00e9passement de soi. De magnifiques personnages de femmes, qui se transcendent et qui se battent, pour elles, pour les autres, pour leur survie, pour leurs id\u00e9aux et la libert\u00e9.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p><b>Extraits<\/b>:<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Il enfon\u00e7a les rides de ses mains dans celles de la terre, avec un geste qui recelait toute la tendresse du retour aux origines, la recherche des racines au fond du terreau humide, le geste d\u2019y nouer les doigts et de tirer \u00e0 soi ce qui en subsistait, dans une partie du monde qui avait perc\u00e9 une br\u00e8che depuis la vall\u00e9e jusqu\u2019aux sommets.<\/p>\n<p>je sais moi aussi que le bonheur, parfois, consiste seulement \u00e0 constater que rien n\u2019a chang\u00e9.<\/p>\n<p>Dans ces montagnes, ce n\u2019est pas l\u2019homme qui scande le temps, m\u00eame s\u2019il est capitaine.<\/p>\n<p>En v\u00e9rit\u00e9, j\u2019aime les mots, mais d\u2019instinct je les pr\u00e9serve. J\u2019ai appris \u00e0 manier leur finesse, mais au fond de moi je garde la ferme conviction que quelques tr\u00e8s rares sentiments n\u2019ont pas besoin de sonorit\u00e9s et ne r\u00e9clament pas de raisonnements. Ils prennent corps dans des gestes, ils chantent dans les sens.<\/p>\n<p>Les montagnes forment des silhouettes pointues sur un ciel lapis-lazuli. La nuit est une teinture qui descend sur la for\u00eat et sur les maisons comme une tra\u00een\u00e9e de poudre, estompe les contours, unifie et fond ce qui se trouve \u00e0 distance.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Je ne connais pas les roses. Il existe toutefois une expression plus heureuse qui rend compte de la t\u00e9nacit\u00e9 de cet edelweiss, de cette \u00e9toile alpine\u00a0: nous l\u2019appelons \u201cfleur de roche\u201d.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Mon monde change encore, et je ne sais dans quelle mesure ce changement pr\u00e9servera des racines intactes. C\u2019est un d\u00e9racinement et un d\u00e9chiquettement constant de ce qui \u00e9tait si bien implant\u00e9 dans cette terre. Des habitudes, des traditions et des certitudes roulent dans les airs avec les rochers \u00e0 l\u2019ombre desquels elles avaient pris racine. En bas, au village, certains disent que c\u2019est l\u2019avenir qui s\u2019avance, mais j\u2019ai peine \u00e0 l\u2019entrevoir au milieu des vapeurs de la guerre.<\/p>\n<p>J\u2019ai peur. Que l\u2019esprit ne tienne pas \u2013\u00a0le sien, le mien, le n\u00f4tre\u00a0\u2013, qu\u2019il ne soit plus jamais possible de revenir en arri\u00e8re et que la noirceur contamine toutes les autres couleurs.<\/p>\n<p>La temp\u00eate s\u2019enfon\u00e7ait en sifflant jusque dans les anfractuosit\u00e9s, c\u2019\u00e9tait une symphonie furieuse. Elle pouvait reconna\u00eetre tous les instruments parfaitement accord\u00e9s de la nature\u00a0: les cordes, faites de branches, avec leurs premiers et leurs seconds violons, les violoncelles et les contrebasses, plus charg\u00e9s de frondaisons. \u00c0\u00a0certains moments de calme apparent les fl\u00fbtes traversi\u00e8res \u00e9mergeaient des courants d\u2019air qui remontaient le grand ravin, mais le son adoptait rapidement les tonalit\u00e9s graves des cors et du hautbois. Et puis c\u2019\u00e9taient les percussions, quand le vent se fracassait en rafales contre les rochers.<\/p>\n<p>La douleur est un moment intime qui impose la solitude, c\u2019est l\u2019accomplissement d\u2019une coupure qui requiert d\u2019avancer \u00e0 pas lents. Parfois, une existence enti\u00e8re.<\/p>\n<p>Des semaines se sont \u00e9coul\u00e9es, les montagnes sont des pyramides changeantes. Il n\u2019y a rien de triste dans les feuilles qui tombent \u00e0 l\u2019automne\u00a0: les arbres c\u00e8dent \u00e0 la terre le superflu en se pr\u00e9parant au long sommeil de l\u2019hiver, mais avant cela ils s\u2019embellissent de la pourpre et de l\u2019or d\u2019un cardinal. C\u2019est un salut vivace qui pr\u00e9c\u00e8de l\u2019ultime b\u00e2illement.<\/p>\n<p>Le battement de ton c\u0153ur est le dernier d\u2019une famille, avec toi le \u00ab\u00a0nous\u00a0\u00bb s\u2019\u00e9teint, il reste seulement ce \u00ab\u00a0moi\u00a0\u00bb, un peu trop petit pour y construire quelque chose.<\/p>\n<p>Ma vie a toujours \u00e9t\u00e9 limpide, jusque dans ses profondeurs, au point que parfois je finissais par me sentir transparente. Les pens\u00e9es formaient d\u2019ordinaire des scintillements en surface, la ridant de sourires ou de renfrognements. Jamais, avant ce moment, je ne les avais exil\u00e9es dans le fond de mon \u00eatre, o\u00f9 elles \u00e9taient tellement secr\u00e8tes qu\u2019elles devenaient insondables, m\u00eame pour moi.<\/p>\n<p>Je ne r\u00e9ussis plus \u00e0 me nourrir du seul pass\u00e9, j\u2019ai faim d\u2019avenir, un mot qui r\u00e9sonne comme anath\u00e8me en temps de guerre et peut aussi rev\u00eatir l\u2019apparence d\u2019un souffle de folie, pour peu qu\u2019il conduise loin de la pure et simple survie. Je suis folle. Je suis vivante.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em><strong>Image<\/strong> : d\u00e9partement de biologie &#8211; ENS Lyon<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteure\u00a0: N\u00e9e le 26 avril 1976, Ilaria Tuti vit \u00e0 Gemona del Friuli, au nord-est de l\u2019Italie. Passionn\u00e9e de photographie et de peinture, elle a \u00e9tudi\u00e9 l\u2019\u00e9conomie et a travaill\u00e9 comme illustratrice. 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