{"id":19508,"date":"2024-01-04T16:25:33","date_gmt":"2024-01-04T14:25:33","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=19508"},"modified":"2024-01-04T16:30:42","modified_gmt":"2024-01-04T14:30:42","slug":"coetzee-j-m-labattoir-de-verre-2003-2017-recueil-de-nouvelles-176-pages","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=19508","title":{"rendered":"Coetzee, J.M. \u00ab\u00a0L\u2019Abattoir de verre\u00a0\u00bb  (2003-2017) Recueil de nouvelles (176 pages)"},"content":{"rendered":"<p><b>Auteur<\/b>: <span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>J. M. Coetzee, de son nom complet John Maxwell Coetzee, est un romancier et professeur en litt\u00e9rature australien, d&rsquo;origine sud-africaine, et d&rsquo;expression anglaise, n\u00e9 le 9 f\u00e9vrier 1940 au Cap en Afrique du Sud. Il est bi-national australien \/Sud-Africain<br \/>\nIl est laur\u00e9at de nombreux prix litt\u00e9raires de premier ordre dont le prix Nobel de litt\u00e9rature en 2003. Marqu\u00e9e par le th\u00e8me de l&rsquo;ambigu\u00eft\u00e9, la violence et la servitude, son \u0153uvre juxtapose r\u00e9alit\u00e9 politique et all\u00e9gorie afin d&rsquo;explorer les phobies et les n\u00e9vroses de l&rsquo;individu, \u00e0 la fois victime et complice d&rsquo;un syst\u00e8me corrompu qui an\u00e9antit son langage<\/p>\n<p><b>Romans <\/b>: Au c\u0153ur de ce pays (1977) &#8211; En attendant les barbares (1980) &#8211; Michael K, sa vie, son temps (1983) &#8211; Coe (1986) &#8211; L&rsquo;Age de fer (1990) &#8211; Le Ma\u00eetre de Petersbourg<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>(1994) &#8211; Disgr\u00e2ce (1999) &#8211; Elisabeth Costello (2003) &#8211; L\u2019Homme ralenti (2005) &#8211; Journal d&rsquo;une ann\u00e9e noire (2007)<br \/>\n<b>Trilogies<\/b>:<span class=\"Apple-converted-space\"><br \/>\n<\/span>&#8211; Trilogie autobiographique <i>Une vie de province : Sc\u00e8nes de la vie d&rsquo;un jeune gar\u00e7on &#8211; Vers l&rsquo;\u00e2ge d\u2019homme &#8211; L&rsquo;\u00c9t\u00e9 de la vie<br \/>\n<\/i><i>&#8211;<\/i> Trilogie de J\u00e9su<i>s : Une enfance de J\u00e9sus &#8211; L\u2019Education de J\u00e9sus &#8211; La Mort de J\u00e9sus<\/i><\/p>\n<p><b>Nouvelles<\/b><i> :<span class=\"Apple-converted-space\"><br \/>\n<\/span><\/i><i>&#8211; Terres de cr\u00e9puscule (1974) deux nouvelles<br \/>\n<\/i><i>&#8211; Trois histoires (\u00ab\u00a0Une maison en Espagne\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0La Ferme\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Lui et son homme \u00bb) (2000- 2003)<br \/>\n<\/i><i>&#8211; <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" title=\"Coetzee, J.M. \u00ab\u00a0L\u2019Abattoir de verre\u00a0\u00bb  (2003-2017) Recueil de nouvelles (176 pages)\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=19508\">L\u2019Abattoir de verre<\/a><\/span> (2003-2017) : huit nouvelles (\u00a0\u00bbLe Chien\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Histoire\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Vanit\u00e9\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Une femme en train de vieillir\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0La vieille femme et les chats\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Mensonges\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0L&rsquo;abattoir de verre\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Contes moraux\u00a0\u00bb)<\/i><\/p>\n<p>Deux fois laur\u00e9at du Booker Prize : en 1983 pour \u00ab\u00a0Michael K, sa vie, son temps\u00a0\u00bb et en 1999 pour \u00ab\u00a0Disgr\u00e2ce\u00a0\u00bb<br \/>\nPrix Nobel de litt\u00e9rature en 2003<\/p>\n<p>Seuil &#8211; Cadre vert &#8211; 16.08.2018 &#8211; 176 pages \/ titre orignal \u00ab\u00a0Moral tales\u00a0\u00bb traduit par Georges Lory &#8211; r\u00e9\u00e9dition Points (2005)<\/p>\n<p><b>R\u00e9sum\u00e9:<\/b><\/p>\n<p>Une femme, \u00e9crivain, au soir de sa vie, face aux assauts de la vieillesse. Chaque jour qui passe la rapproche de l&rsquo;ombre, et elle constate, avec calme et lucidit\u00e9, la d\u00e9liquescence de ses facult\u00e9s mentales. Autour d&rsquo;elle se pressent ses enfants, qui s&rsquo;inqui\u00e8tent pour elle, l&rsquo;admonestent de quitter l&rsquo;Australie pour les rejoindre. Elle s&rsquo;y refuse pourtant, pr\u00e9f\u00e9rant faire face \u00e0 l&rsquo;in\u00e9luctable dans la libert\u00e9 et l&rsquo;ind\u00e9pendance de la solitude, s&rsquo;interrogeant jusqu&rsquo;au bout, sans rel\u00e2che, sur le sens de sa propre existence et sur la nature profonde de notre humanit\u00e9.<span class=\"Apple-converted-space\"><br \/>\n<\/span>En sept tableaux romanesques, J M Coetzee nous offre un somptueux portrait de femme (une certaine Elizabeth Costello, d\u00e9j\u00e0 crois\u00e9e au fil de son oeuvre) et une le\u00e7on de litt\u00e9rature, aussi dense que br\u00e8ve. Dans une langue d&rsquo;une \u00e9pure admirable, il touche au coeur de nos interrogations les plus complexes et universelles (que restera-t-il de nous lorsque nous serons partis ? que transmet-on \u00e0 ceux qui restent ?) et les affronte sans jamais se d\u00e9partir de sa supr\u00eame \u00e9l\u00e9gance, de sa dignit\u00e9 et de son humilit\u00e9.<\/p>\n<p><b>Mon avis et extraits<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/b> :<\/p>\n<p>J\u2019avais lu de lui \u00ab\u00a0Disgr\u00e2ce\u00a0\u00bb (prix Booker en 1999); \u00e0 l\u2019\u00e9poque je ne gardais pas de trace \u00e9crite de mes lectures mais je me souviens que c\u2019\u00e9tait d\u2019une duret\u00e9 implacable.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>J\u2019ai beaucoup aim\u00e9 ces nouvelles qui s\u2019entrela\u00e7ent pour former une histoire et c\u2019est toujours un plaisir de savourer l\u2019\u00e9criture de Coetzee.<br \/>\nL\u2019Abattoir de verre est constitu\u00e9 de nouvelles ( Le Chien &#8211; Histoire &#8211; Vanit\u00e9 &#8211; Une femme en train de vieillir &#8211; La vieille femme et les chats &#8211; Mensonges &#8211; L\u2019abattoir de verre) qui sont li\u00e9es l\u2019une \u00e0 l\u2019autre et retracent la vie d\u2019une femme, Elizabeth Costello. C\u2019est d\u2019ailleurs le titre de l\u2019un de ses romans que je n\u2019ai pas lu, qui parle \u00e9galement de solitude et de mort. Car Coetzee parle de survie, de comportements humains, de violence, de culpabilit\u00e9 et est extr\u00eamement concern\u00e9 dans sa vie par les animaux (droits et intelligence). <span class=\"Apple-converted-space\"><br \/>\n<\/span>Ce livre parle de vieillesse, de solitude, de haine, de peur, d\u2019incompr\u00e9hension dans les rapports entre \u00eatres humains et entre humains et animaux.<span class=\"Apple-converted-space\"><br \/>\n<\/span><i>Cette femme dont il retrace la vie vieillit au fil des nouvelles.. Elle retrace sa vie et ses contacts avec son fils et sa fille mais en montrant toujours qu\u2019elle a une vie et une personnalit\u00e9 propre, qu\u2019elle veut vivre sa vie. Elle se montre dans le r\u00f4le de la femme infid\u00e8le mais qui consid\u00e8re cet apart\u00e9 comme \u00ab\u00a0son petit moment \u00e0 elle\u00a0\u00bb, une parenth\u00e8se dans le quotidien qui n\u2019affecte pas sa vie.<span class=\"Apple-converted-space\"><br \/>\n<\/span><\/i><i>Quand elle f\u00eate ses 65 ans, elle veut se prouver qu\u2019elle peut encore plaire; elle le fait pour elle, pour se prouver qu\u2019un homme peut encore la regarder. Ses enfants tentent de la dissuader de tenter l\u2019exp\u00e9rience, pour la prot\u00e9ger malgr\u00e9 elle, de peur que cette id\u00e9e ne la d\u00e9molisse.<span class=\"Apple-converted-space\"><br \/>\n<\/span><\/i><i>Quand elle atteint ses soixante-dix ans, elle va passer quelques jours chez sa fille. Elle confie qu\u2019elle se sent vieille car elle a des r\u00e9actions qu\u2019elle n\u2019aurait jamais pens\u00e9 avoir\u2026 elle d\u00e9plore \u2026<span class=\"Apple-converted-space\"><br \/>\n<\/span><\/i><i>Ses deux enfants tentent de lui faire accepter l\u2019id\u00e9e de quitter l\u2019Australie pour se rapprocher d\u2019eux au cas o\u00f9 il faudrait lui tenir la main\u2026<br \/>\n<\/i><i>Plus tard elle se r\u00e9fugie dans les montagnes espagnoles en compagnie de chats qu\u2019elle nourrit et d\u2019un homme qu\u2019elle aide car il ne va pas trop bien dans sa t\u00eate. Elle vit avec des \u00eatres qui sont diff\u00e9rents comme si elle se pr\u00e9parait \u00e0 vivre dans un autre monde. Son fils veut lui parler de la mort, mais elle pense \u00e0 l\u2019apr\u00e8s, communique avec l\u2019\u00e2me qui se dissimule derri\u00e8re les pupilles des chats.<br \/>\n<\/i><i>Ses enfants tentent de lui faire admettre l\u2019id\u00e9e d\u2019une institution\u2026<span class=\"Apple-converted-space\"><br \/>\n<\/span><\/i><i>Et enfin, sentant qu\u2019elle perd la m\u00e9moire, la femme &#8211; ancienne \u00e9crivaine &#8211; fait parvenir \u00e0 son fils son journal et ses notes afin que cela ne disparaisse pas si elle venait \u00e0 mourir. Elle y parle de la mort des animaux, de l\u2019effacement de la vie, de l\u2019\u00e9change des derniers regards entre humain et animal, de la transmission entre eux, de la communication des \u00e2mes. Si l\u2019on construisait un abattoir en verre? Histoire de montrer aux hommes la mort des animaux?<span class=\"Apple-converted-space\"><br \/>\n<\/span><\/i><i>A l\u2019appui des r\u00e9flexions de certains philosophes comme Descartes ou Heidegger..<\/i><\/p>\n<p><b><i>Extraits<\/i><\/b><i>:<\/i><\/p>\n<p>\u00ab\u00a0<i>D\u00e9plorer<\/i>, dit-elle, un mot qu\u2019on n\u2019entend plus beaucoup de nos jours. Aucune personne raisonnable ne\u00a0<i>d\u00e9plore<\/i>, \u00e0 moins de vouloir \u00eatre risible. Un mot prohib\u00e9, une activit\u00e9 prohib\u00e9e. Que faut-il donc faire\u00a0? Doit-on les refouler, ces regrets, pour ne les l\u00e2cher qu\u2019entre vieux\u00a0?<\/p>\n<p>Ce que je d\u00e9plore n\u2019a pas d\u2019int\u00e9r\u00eat en soi. Ce qui m\u2019importe, c\u2019est que me voici en train de faire ce que je m\u2019\u00e9tais jur\u00e9 d\u2019\u00e9viter. Pourquoi ai-je succomb\u00e9\u00a0? Je d\u00e9plore o\u00f9 va le monde. Je d\u00e9plore le cours de l\u2019Histoire. De tout mon c\u0153ur, je le d\u00e9plore. Cependant, quand je m\u2019\u00e9coute, j\u2019entends ma m\u00e8re d\u00e9plorant la minijupe, la guitare \u00e9lectrique. Je me souviens de mon exasp\u00e9ration.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Je me suis enferm\u00e9e dans un clich\u00e9, et je ne crois plus que l\u2019Histoire modifiera ce clich\u00e9.<br \/>\n\u2013\u00a0Quel clich\u00e9\u00a0?<br \/>\n\u2013\u00a0Celui du disque ray\u00e9. Il a perdu sa signification depuis que les gramophones et leurs aiguilles ont disparu.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Tout comme le printemps est la saison qui regarde l\u2019avenir, l\u2019automne est la saison qui regarde vers l\u2019arri\u00e8re. Les d\u00e9sirs con\u00e7us par un cerveau automnal sont des d\u00e9sirs d\u2019automne, nostalgiques, entass\u00e9s dans la m\u00e9moire. Ils n\u2019ont plus la chaleur de l\u2019\u00e9t\u00e9\u00a0; m\u00eame lorsqu\u2019ils sont intenses, leur intensit\u00e9 est complexe, plurivalente, tourn\u00e9e vers le pass\u00e9 plus que vers l\u2019avenir.<\/p>\n<p>Il regarde le chaton dans les yeux, un instant le chaton lui retourne son regard. Derri\u00e8re l\u2019\u0153il, derri\u00e8re la fente noire de la pupille, derri\u00e8re et au-del\u00e0, que voit-il\u00a0? Un \u00e9clair momentan\u00e9, une lumi\u00e8re jaillissant de l\u2019\u00e2me invisible qui se cache l\u00e0\u00a0? Il n\u2019en est pas s\u00fbr. S\u2019il y a eu un \u00e9clair, le plus probable est qu\u2019il s\u2019agissait de son propre reflet dans la pupille du chaton.<\/p>\n<p>J\u2019abhorre cet \u00e9tat d\u2019esprit qui voit la vie comme une succession de probl\u00e8mes soumis \u00e0 l\u2019intellect en vue de leur solution. Un chat, ce n\u2019est pas un probl\u00e8me. La chatte dans le caniveau a fait appel \u00e0 moi, j\u2019ai r\u00e9pondu. J\u2019ai r\u00e9pondu sans me poser de questions, sans me r\u00e9f\u00e9rer \u00e0 une \u00e9valuation morale.<\/p>\n<p>\u00c0\u00a0la lisi\u00e8re de l\u2019\u00eatre \u2013\u00a0c\u2019est comme \u00e7a que je vois les choses\u00a0\u2013, il y a toutes ces petites \u00e2mes, \u00e2mes de chats, \u00e2mes de souris, \u00e2mes d\u2019oiseaux, \u00e2mes des enfants qui ne sont pas n\u00e9s, toutes rassembl\u00e9es, suppliant qu\u2019on les laisse venir, suppliant d\u2019\u00eatre incarn\u00e9es. Je veux les laisser venir, toutes, m\u00eame si ce n\u2019est que pour un jour ou deux, m\u00eame si elles ne doivent avoir qu\u2019un aper\u00e7u rapide du monde magnifique qui est le n\u00f4tre.<\/p>\n<p>Il n\u2019y a rien de mal \u00e0 faire son devoir. C\u2019est le devoir qui fait marcher le monde, pas l\u2019amour. L\u2019amour c\u2019est agr\u00e9able, je sais, un joli\u00a0bonus. Mais pas fiable, malheureusement. Il ne se transmet pas toujours.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0La v\u00e9rit\u00e9 vraie, c\u2019est que tu es en train de mourir. La v\u00e9rit\u00e9 vraie, c\u2019est que tu as un pied dans la tombe. La v\u00e9rit\u00e9 vraie, c\u2019est que tu es d\u00e9j\u00e0 sans d\u00e9fense, que demain tu seras encore plus d\u00e9munie, et ainsi de suite, jusqu\u2019au jour o\u00f9 il n\u2019y aura plus d\u2019aide du tout. La v\u00e9rit\u00e9 vraie, c\u2019est que tu n\u2019es plus en mesure de n\u00e9gocier. La v\u00e9rit\u00e9 vraie, c\u2019est que tu ne peux plus dire Non. Tu ne peux pas dire Non au tic-tac de la pendule. Tu ne peux pas dire Non \u00e0 la mort. Quand la mort dit Viens, il te faut courber la t\u00eate et partir. Alors accepte. Apprends \u00e0 dire Oui.<\/p>\n<p>Que trouvons-nous d\u2019inacceptable dans la mort douloureuse\u00a0? Plus pr\u00e9cis\u00e9ment, si nous sommes pr\u00e9par\u00e9s \u00e0 infliger la mort \u00e0 autrui, pourquoi souhaitons-nous lui \u00e9pargner la douleur\u00a0? En plus de la mort elle-m\u00eame, qu\u2019y a-t-il d\u2019inacceptable \u00e0 nos yeux quand il s\u2019agit d\u2019infliger une mort douloureuse\u00a0?<\/p>\n<p>Contrairement aux insectes, nous, les humains, avons une nature binaire. Nous avons des app\u00e9tits d\u2019animaux, mais nous avons aussi la raison. Nous aimerions vivre une vie selon la raison \u2013\u00a0Heidegger aurait aim\u00e9 une vie selon la raison\u00a0\u2013, mais parfois nous ne le pouvons pas, parce que parfois nous sommes rattrap\u00e9s par nos app\u00e9tits. Nous sommes rattrap\u00e9s, nous c\u00e9dons, nous capitulons. Une fois nos app\u00e9tits satisfaits, nous revenons \u00e0 une vie raisonnable. Que peut-on en dire de plus\u00a0?<\/p>\n<p>Descartes, on s\u2019en souvient, dit que les humains ont une \u00e2me rationnelle, ce qui n\u2019est pas le cas des animaux. Il en ressort que les animaux, capables de ressentir la douleur, sont incapables de souffrance. Selon Descartes, la douleur est une sensation physique qui d\u00e9clenche une r\u00e9ponse automatique, un cri, un hurlement\u00a0; la souffrance est une affaire diff\u00e9rente, \u00e0 placer sur un plan sup\u00e9rieur, le plan humain.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteur: \u00a0 J. M. Coetzee, de son nom complet John Maxwell Coetzee, est un romancier et professeur en litt\u00e9rature australien, d&rsquo;origine sud-africaine, et d&rsquo;expression anglaise, n\u00e9 le 9 f\u00e9vrier 1940 au Cap en Afrique du Sud. 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