{"id":19821,"date":"2024-02-23T18:58:15","date_gmt":"2024-02-23T16:58:15","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=19821"},"modified":"2025-12-31T11:30:59","modified_gmt":"2025-12-31T09:30:59","slug":"benameur-jeanne-la-patience-des-traces-2022-208-pages","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=19821","title":{"rendered":"Benameur, Jeanne \u00ab\u00a0La patience des traces\u00a0\u00bb (2022)  208 pages"},"content":{"rendered":"<p><b>Auteur\u00a0<\/b>: Jeanne Benameur est n\u00e9e en Alg\u00e9rie en 1952 d\u2019un p\u00e8re alg\u00e9rien et d\u2019une m\u00e8re italienne. Elle vit \u00e0 La Rochelle et consacre l\u2019essentiel de son temps \u00e0 l\u2019\u00e9criture. Elle a \u00e9tudi\u00e9 la philosophie et l\u2019histoire de l\u2019art.<\/p>\n<p>Elle a \u00e9crit entre autres\u00a0:\u00a0\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=4567\">Laver les ombres<\/a>\u00a0<\/span>(2008) \u2013\u00a0<a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=4360\"><span style=\"color: #0000ff;\">Les Insurrections singuli\u00e8res<\/span>\u00a0<\/a>(2011)\u00a0\u2013<a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=787\">\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\">Profanes<\/span><\/a><span style=\"color: #0000ff;\">,\u00a0<\/span>(2012) \u2013 Vivre c\u2019est risquer (2013) \u2013\u00a0 Je vis sous l\u2019\u0153il du chien \u2013 suivi de L\u2019Homme de longue peine, (2013), 48\u00a0p \u2013\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=6512\">Pas assez pour faire une femme<\/a><\/span>\u00a0(Actes Sud, coll. Babel, 2015) \u2013 Otages intimes (2015) 176 p. Prix du roman Version F\u00e9mina \u2013<span style=\"color: #0000ff;\">\u00a0<a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=6870\">L\u2019Enfant qui<\/a><\/span>\u00a0(2017) \u00a0\u2013 <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=14530\">Ceux qui partent<\/a><\/span> (2019) &#8211; <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=19821\">La patience des traces<\/a><\/span>\u00a0(2022) &#8211;<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" title=\"Benameur, Jeanne \u00ab\u00a0Vivre tout bas\u00a0\u00bb (2025) 208 pages\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=23499\"> Vivre tout bas<\/a>\u00a0<\/span> (2025) &#8211; Vers l\u2019\u00e9criture (essai &#8211; 2025)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Actes Sud &#8211; 05.01.2022 &#8211; 208 pages<\/p>\n<p><b>R\u00e9sum\u00e9:<\/b><\/p>\n<p>Psychanalyste, Simon a fait profession d\u2019\u00e9couter les autres, au risque de faire taire sa propre histoire. \u00c0 la faveur d\u2019une br\u00e8che dans le quotidien \u2013 un bol cass\u00e9 \u2013 vient le temps du rendez-vous avec lui-m\u00eame. Cette fois encore le nouveau roman de Jeanne Benameur accompagne un envol, observe le patient travail d\u2019un \u00eatre qui chemine vers sa libert\u00e9. Pour Simon, le voyage int\u00e9rieur passe par un vrai d\u00e9part, et \u2013 d\u2019un rivage \u00e0 l\u2019autre \u2013 par le lointain Japon : ses rituels, son art de r\u00e9parer (l\u2019ancestrale technique du kintsugi), ses floraisons\u2026<br \/>\nQu\u00eate initiatique qui contient aussi tout un roman d\u2019apprentissage b\u00e2ti sur le feu et la violence (l\u2019amiti\u00e9, la jeunesse, l\u2019oc\u00e9an), c\u2019est un livre de silence(s) et de rencontre(s), le livre d\u2019une grande sagesse, douce, t\u00eatue, et bient\u00f4t, sereine.<\/p>\n<p><b>Mon avis<\/b>:<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Tout commence par un bol qui se brise\u2026 et \u00e0 l\u2019arriv\u00e9e de l\u2019autre cot\u00e9 de la terre, c\u2019est un autre bol qui accueille notre voyageur\u2026<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>les objets et les passions vont se refl\u00e9ter d\u2019un cot\u00e9 \u00e0 l\u2019autre de la plan\u00e8te, les sentiments et les int\u00e9r\u00eats aussi\u2026<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>La nostalgie\u2026 La solitude\u2026 L\u2019enfance\u2026 la confiance\u2026 Le temps, suspendu ou pas\u2026 les r\u00eaves, les souvenirs, les couleurs, les livres pour se poser et s\u2019\u00e9vader\u2026 la m\u00e9lancolie, les regrets, le manque, le pardon.<br \/>\nUne qu\u00eate de soi.. des failles et des f\u00ealures, de la reconstruction, de la mise en valeur des cassures, de la renaissance, de la nouvelle voie qui se dessine, du renouveau\u2026<\/p>\n<p>Quand Simon part \u00e0 l\u2019autre bout du monde, il est en proie au doute\u2026 Ce voyage lui permettra-t-il de se reconstruire?C\u2019est un livre de sensations, d\u2019intime, de nuances, tant dans le v\u00e9cu que dans le monde ext\u00e9rieur\u2026 C\u2019est l\u2019importance du lien entre l\u2019homme et l\u2019univers, le ciel, la nature, les arbres, les vagues, le feu\u2026 C\u2019est la rencontre avec des \u00eatres faits de silence, d\u2019amour, de d\u00e9licatesse, de perceptions\u2026<\/p>\n<p>Et puis il y a le Japon, ses traditions, son art, son artisanat\u2026 Ses couleurs, ses tissus, ses pochoirs et ses croyances\u2026 Des arts qui \u00e9pousent le sens de la vie, comme le<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>Kintsugi ( \u00ab\u00a0<i>Kin<\/i>\u00a0c\u2019est l\u2019or et\u00a0<i>Tsugi<\/i>\u00a0la jointure.), qui font la jointure entre int\u00e9rieur et ext\u00e9rieur, entre pass\u00e9 et avenir, entre le jour et la nuit, la nuit et le jour, le dedans et le dehors, entre la veille et le sommeil, la r\u00e9alit\u00e9 et le r\u00eave,<\/p>\n<p>Une fois encore cette autrice me cueille par le bout du coeur et m\u2019emplit de douceur, d\u2019espoir, de foi en l\u2019avenir et m\u2019embarque dans un voyage initiatique\u2026 Et le tout avec l\u2019art et la mani\u00e8re, une plume po\u00e9tique et pleine de compr\u00e9hension, de sensibilit\u00e9,<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>un lien entre les \u00e2mes et les \u00eatres, les morts et les vivants, le noir et l\u2019\u00e9clatant\u2026<\/p>\n<p><b>Extraits<\/b>:<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Le bol des pens\u00e9es qui se cherchent, pas encore arrim\u00e9es \u00e0 la journ\u00e9e. La pens\u00e9e qui flotte, entre sommeil et \u00e9veil.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Apr\u00e8s les heures s\u2019encha\u00eenent et les rendez-vous. Dr\u00f4le de mot quand on y pense. Qui se rend\u00a0? et \u00e0 quoi\u00a0?<\/p>\n<p>Il est libre. Presque. C\u2019est dans le \u201cpresque\u201d que tout se joue. Toujours.<\/p>\n<p>Avec pour unique outil le silence. Peu \u00e0 peu il a appris \u00e0 entendre quand quelque chose cherchait \u00e0 venir, d\u2019une s\u00e9ance \u00e0 l\u2019autre. Il a aid\u00e9 au miracle laborieux du lien qui s\u2019\u00e9labore.<\/p>\n<p>Un beau titre. Il le relirait bien. Relire, c\u2019est un luxe. Il va pouvoir se l\u2019offrir.<\/p>\n<p>Tant de voix venues jusqu\u2019\u00e0 lui. Ah, les voix.<\/p>\n<p>Il y a des phrases qu\u2019on entend un jour pour ce qu\u2019elles sont. Vraiment. Elles sont rest\u00e9es au fond\u00a0de notre m\u00e9moire, intactes. On les a prononc\u00e9es un jour, sans bien savoir.<br \/>\nElles attendaient.<br \/>\nComme si notre propre parole nous attendait\u00a0toujours.<\/p>\n<p>Une phrase lanc\u00e9e en l\u2019air, pas entendue vraiment. Remis\u00e9e dans ces limbes \u00e9tranges o\u00f9 flottent les paroles gel\u00e9es. Un jour, on ne sait pas pourquoi, elles reprennent vie. De toute leur force. Elles at\u00ad\u00adteignent notre attention profonde, celle qu\u2019on ignore la plupart du temps, et c\u2019est le bon moment.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>C\u2019est ici qu\u2019il a tous ses rep\u00e8res. C\u2019est si important les rep\u00e8res quand les gens autour de vous meurent trop t\u00f4t.<\/p>\n<p>Il regarde autour de lui, comme un enfant. Tout l\u2019int\u00e9resse. Il y a des jours b\u00e9nis o\u00f9 la vie est ainsi, int\u00e9ressante, m\u00eame dans ses d\u00e9tails les plus prosa\u00efques. Tout a une saveur, une couleur. C\u2019est rare. Il faut en profiter.<\/p>\n<p>Toute sa vie pass\u00e9e \u00e0 \u00e9couter les autres. Il n\u2019\u00e9coute plus personne. Il y a l\u00e0 une paix profonde et une tristesse. Aussi profonde l\u2019une que l\u2019autre.<\/p>\n<p>\u00c9couter et parler n\u2019est-ce pas ce qui rend humain chaque \u00eatre\u00a0?<\/p>\n<p>Ne pas comprendre la langue d\u2019ici, ne pas pouvoir m\u00eame la lire, sans doute est-ce l\u00e0 qu\u2019est l\u2019\u00e9tranget\u00e9 la plus intime. Et la paix. Aucune tentation de comprendre. Aucun sens \u00e0 chercher. Rien.<\/p>\n<p>Le silence de l\u2019\u00e9criture ne rompt rien. Il convient. Ce silence-l\u00e0 est le sien. Vraiment. Ce n\u2019est pas le silence de la parole qui se cherche ou qui laisse l\u2019interlocuteur parler. C\u2019est un silence qui \u00e9coute aussi bien les morts que les vivants. Plus ample. Un silence qui n\u2019est pas soumis au temps des horloges. Un ab\u00eeme profond \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de soi.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Dans les r\u00eaves les morts comme les vivants n\u2019ont pas d\u2019\u00e2ge.<\/p>\n<p>Les couleurs sont si joyeuses, des rouges, des jaunes, des bleus et des motifs d\u00e9licats. Elle lui montre les grues, symbole de la long\u00e9vit\u00e9, les fleurs toutes simples de pruniers aux cinq p\u00e9tales, les chrysanth\u00e8mes. Ce sont des tissus bingata une sp\u00e9cialit\u00e9 d\u2019Okinawa.<\/p>\n<p>\u00c0 l\u2019aide de pochoirs on met en r\u00e9serve le tissu puis on le peint avec des pinceaux tr\u00e8s fins et des pigments min\u00e9raux des \u00eeles Okinawa.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Il y a de longues plaintes tenues parfois longtemps dans nos poitrines. Un jour elles trouvent le chemin et montent jusqu\u2019\u00e0 nos l\u00e8vres.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>il saurait que tout se r\u00e9pare. On ne cherche pas \u00e0 cacher la r\u00e9paration. Au contraire, on la recouvre de laque d\u2019or. On est heureux de redonner vie \u00e0 ce qui \u00e9tait vou\u00e9 \u00e0 l\u2019an\u00e9antissement. On marque l\u2019empreinte de la brisure. On la montre. C\u2019est la nouvelle vie qui commence.<\/p>\n<p><span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span>Le secret fait partie du c\u0153ur qui l\u2019abrite.<\/p>\n<p>Quand on a ouvert le coffre, plus rien n\u2019est \u00e0 l\u2019abri. Il le sait. Les souvenirs ont leur vie propre. Ils n\u2019ont que faire de nos peurs. Il n\u2019y a plus qu\u2019\u00e0 \u00eatre \u00e0 la hauteur. La libert\u00e9 est \u00e0 ce prix. La seule qui vaille.<\/p>\n<p>Non, le temps en dehors de nous n\u2019existe pas. C\u2019est nous qui sommes le temps. Nous nous \u00e9grenons.<\/p>\n<p>Les mots c\u2019est dans les bouches, c\u2019est dans l\u2019air, c\u2019est au fond des poitrines. Est-ce qu\u2019un lieu s\u2019en impr\u00e8gne\u00a0?<\/p>\n<p>Lui, il a pu prononcer des mots qui n\u2019\u00e9taient jamais venus ni dans sa t\u00eate ni sur le divan du temps de son analyse ou de son contr\u00f4le. Ils \u00e9taient rest\u00e9s longtemps enfouis au fond de lui. Il les a d\u00e9couverts dans une for\u00eat et maintenant il sent que ces mots ont ouvert le chemin. Il conna\u00eet le processus.\u00a0Il agit o\u00f9 qu\u2019on soit.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Il en a ici la conviction, lui qui a toujours laiss\u00e9 cette question de c\u00f4t\u00e9, l\u2019\u00e2me, c\u2019est un instant, c\u2019est tout. Juste un instant.<br \/>\nCe n\u2019est ni un \u00e9tat ni quelque chose de myst\u00e9rieux qui nous serait donn\u00e9 comme le corps nous est donn\u00e9 pour vivre cette existence.<br \/>\nL\u2019\u00e2me, c\u2019est un mouvement. Fugace.<br \/>\nOn l\u2019atteint quand tout de notre \u00eatre s\u2019unifie pour pouvoir, dans un \u00e9lan, se m\u00ealer enfin \u00e0 tout ce qui n\u2019est pas nous.<br \/>\nIl n\u2019y a pas d\u2019\u00e9tat d\u2019\u00e2me. Il y a des moments d\u2019\u00e2me. C\u2019est ce qu\u2019il est en train de vivre.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteur\u00a0: Jeanne Benameur est n\u00e9e en Alg\u00e9rie en 1952 d\u2019un p\u00e8re alg\u00e9rien et d\u2019une m\u00e8re italienne. Elle vit \u00e0 La Rochelle et consacre l\u2019essentiel de son temps \u00e0 l\u2019\u00e9criture. Elle a \u00e9tudi\u00e9 la philosophie et l\u2019histoire de l\u2019art. Elle a \u00e9crit entre autres\u00a0:\u00a0\u00a0Laver les ombres\u00a0(2008) \u2013\u00a0Les Insurrections singuli\u00e8res\u00a0(2011)\u00a0\u2013\u00a0Profanes,\u00a0(2012) \u2013 Vivre c\u2019est risquer (2013) \u2013\u00a0 Je &hellip; <\/p>\n<p class=\"read-more\"><a class=\"readmore-btn\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=19821\">+<span class=\"screen-reader-text\">  Read More<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":19822,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_crdt_document":"","_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[74,543,583,57,12,1498,105,1224,192],"tags":[254,197,345,1280,2009,223,277,224,463,376,1285,207,700,699,1145,1253,111,106],"class_list":["post-19821","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-conte-initiatique","category-coup-de-coeur-auteurs","category-coup-de-coeur","category-japon","category-litterature-france","category-rlh2022","category-roman","category-traditions","category-xxieme-siecle","tag-amitie","tag-amour","tag-enfance","tag-introspection","tag-kintsugi-tradition","tag-nostalgie","tag-passe","tag-poetique","tag-psychanalyse","tag-quete","tag-quete-de-soi","tag-rencontres","tag-roman-dapprentissage","tag-roman-initiatique","tag-roman-psychologique","tag-silence","tag-solitude","tag-voyage"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/19821","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=19821"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/19821\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":23504,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/19821\/revisions\/23504"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/19822"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=19821"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=19821"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=19821"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}