{"id":19901,"date":"2024-03-15T16:42:22","date_gmt":"2024-03-15T14:42:22","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=19901"},"modified":"2024-03-15T17:09:51","modified_gmt":"2024-03-15T15:09:51","slug":"kingsolver-barbara-on-mappelle-demon-copperhead-rlh2024-624-pages","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=19901","title":{"rendered":"Kingsolver, Barbara \u00ab\u00a0On m&rsquo;appelle Demon Copperhead\u00a0\u00bb (RLH2024) 624 pages"},"content":{"rendered":"<p><b>Autrice:<\/b> n\u00e9e le 8 avril 1955 \u00e0 Annapolis dans le Maryland, est une \u00e9crivaine am\u00e9ricaine. Sous forme de romans, d&rsquo;essais, de nouvelles ou encore de po\u00e8mes, ses \u00e9crits refl\u00e8tent son int\u00e9r\u00eat pour la justice sociale et la biodiversit\u00e9.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Elle vit aujourd&rsquo;hui dans les Appalaches. Elle vit en milieu rural et d\u00e9plore le m\u00e9pris des \u00e9lites envers les habitants des campagnes. Barbara Kingsolver a deux filles\u00a0: Camille, n\u00e9e en 1987 d&rsquo;une premi\u00e8re union avec Joseph Hoffmann, et Lily, n\u00e9e en 1996, de son union avec Steven Hopp, professeur en sciences de l\u2019environnement (<i>Source Wikipedia<\/i>)<\/p>\n<p><b>Romans<\/b>:<br \/>\nL&rsquo;Arbre aux haricots, 1996 (\u00a0The Bean Trees, 1988)<br \/>\nUne rivi\u00e8re sur la lune, 2002 (\u00a0Animal Dreams, 1990)<br \/>\nLes Cochons au paradis, 1996 (Pigs in Heaven, 1993)<br \/>\nLes Yeux dans les arbres, 1999 (The Poisonwood Bible, 1998)<br \/>\nUn \u00e9t\u00e9 prodigue, 2002 (Prodigal Summer, 2000)<br \/>\nUn autre monde, 2010 (The Lacuna, 2009)Orange Prize for Fiction 2010<br \/>\nDans la lumi\u00e8re, 2013 (Flight Behavior, 2012)<br \/>\nDes vies \u00e0 d\u00e9couvert, 2020 (Unsheltered, 2018)<br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" title=\"Kingsolver, Barbara \u00ab\u00a0On m\u2019appelle Demon Copperhead\u00a0\u00bb (RLH2024) 624 pages\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=19901\">On m&rsquo;appelle Demon Copperhead<\/a><\/span>, 2024 (Demon Copperhead, 2022) Prix Pulitzer de la fiction 2023 &#8211;<\/p>\n<p>Albin-Michel &#8211; 01.02.2024 &#8211; 624 pages<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>(traduit par Martine Aubert) Prix Pulitzer<\/p>\n<p><b>R\u00e9sum\u00e9<\/b>:<\/p>\n<p>\u00ab D\u00e9j\u00e0, je me suis mis au monde tout seul. Ils \u00e9taient trois ou quatre \u00e0 assister \u00e0 l\u2019\u00e9v\u00e9nement, et ils m\u2019ont toujours accord\u00e9 une chose : c\u2019est moi qui ai d\u00fb me taper le plus dur, vu que ma m\u00e8re \u00e9tait, disons, hors du coup. \u00bb<\/p>\n<p>N\u00e9 \u00e0 m\u00eame le sol d\u2019un mobil-home au fin fond des Appalaches d\u2019une jeune toxicomane et d\u2019un p\u00e8re trop t\u00f4t disparu, Demon Copperhead est le digne h\u00e9ritier d\u2019un c\u00e9l\u00e8bre personnage de Charles Dickens. De services sociaux d\u00e9faillants en familles d\u2019accueil v\u00e9reuses, de tribunaux pour mineurs au cercle infernal de l\u2019addiction, le gar\u00e7on va \u00eatre confront\u00e9 aux pires \u00e9preuves et au m\u00e9pris de la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9gard des plus d\u00e9munis. Pourtant, \u00e0 chacune des \u00e9tapes de sa tragique \u00e9pop\u00e9e, c\u2019est son instinct de survie qui triomphe. Demon saura-t-il devenir le h\u00e9ros de sa propre existence ?<\/p>\n<p>Comment ne pas \u00eatre attendri, secou\u00e9, boulevers\u00e9 par la gouaille, lucide et d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9e, de ce David Copperfield des temps modernes ? S\u2019il raconte sans fard une Am\u00e9rique ravag\u00e9e par les in\u00e9galit\u00e9s, l\u2019ignorance, et les opio\u00efdes \u2013 dont les premi\u00e8res victimes sont les enfants \u2013, le roman de Barbara Kingsolver lui redonne toute son humanit\u00e9.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>L\u2019auteur de L\u2019Arbre aux haricots et des Yeux dans les arbres signe l\u00e0 un de ses romans les plus forts, couronn\u00e9 par le prestigieux prix Pulitzer et le Women\u2019s prize for fiction.<\/p>\n<p>\u00ab C&rsquo;est l\u00e0 une magnifique d\u00e9monstration de l&rsquo;art de la narration. La voix de Demon sonne juste et ses p\u00e9rip\u00e9ties aussi. \u00bb Stephen King<\/p>\n<p>\u00ab Un David Copperfield des Appalaches \u2026 Demon Copperhead r\u00e9imagine le roman de Dickens dans une Am\u00e9rique rurale moderne confront\u00e9e \u00e0 la pauvret\u00e9 et \u00e0 la crise des opio\u00efdes \u2026 Le roman de Kingsolver vous emporte avec autant de force que l&rsquo;original. \u00bb The New York Times<\/p>\n<p><b>Mon avis<\/b>:<\/p>\n<p>Demon nous raconte son histoire. D\u2019ailleurs il s\u2019adresse directement au lecteur par moments.<br \/>\nC\u2019est un livre prenant, qui nous retrace la vie d\u2019un jeune depuis sa naissance. Une vie au fin fond des Appalaches, qui commence avec une naissance pour le moins rocambolesque.<span class=\"Apple-converted-space\"><br \/>\n<\/span>Une vie qui va nous entrainer dans le tr\u00e9fonds de l\u2019Am\u00e9rique.<br \/>\nFaut dire que le pauvre Devon n\u2019a pas toutes les cartes en main pour r\u00e9ussir \u00e0 la naissance\u2026 Le jeune Demon va accumuler tous les probl\u00e8mes : il vit seul avec sa m\u00e8re dans la presque mis\u00e8re dans un mobil-home. Heureusement qu\u2019il a pour voisins une tribu &#8211; les Peggot &#8211;<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>qui l\u2019a int\u00e9gr\u00e9 \u00e0 la famille. Mais bien vite tout se d\u00e9grade avec le mariage de sa m\u00e8re avec un homme qui le consid\u00e8re comme un bon \u00e0 rien, une charge et qui a l\u2019emprise sur sa m\u00e8re. Cet homme est violent et passe son temps \u00e0 le rabaisser. Rapidement sa m\u00e8re va mourir et le jeune Demon va \u00eatre balad\u00e9 de famille d\u2019accueil en famille d\u2019accueil \u2026 Et il ne gagne pas au change\u2026 car il est en plus loin de la tribu.<br \/>\nLes gal\u00e8res se succ\u00e8dent. Puis il va avoir la chance de retrouver un semblant de<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>foyer, une grand-m\u00e8re et des personnes positives. L\u2019avenir s\u2019\u00e9claircit gr\u00e2ce au sport, mais pour combien de temps.. Et les ravages des anti-douleurs qui vont lui faire courir des grands dangers\u2026 Un amour toxique, des amis qui n\u2019en sont pas\u2026 Mais il y a aussi des amis qui sont pr\u00e9sents, et toujours les membres de la tribu, et son don pour le dessin\u2026 Un reportage sur la soci\u00e9t\u00e9 \u00e9difiant et terrifiant.<br \/>\nCe qui est formidable c\u2019est que malgr\u00e9 tout il s\u2019accroche, il avance, il ne veut pas se laisser dominer,<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>et il croit en l\u2019avenir. Parviendra-t-il \u00e0 passer le cap ? L\u2019avenir s\u2019annoncera-t-il plus clair \u00e0 la fin du roman? Arrivera-t-il \u00e0 toucher son r\u00eave, la mer\u2026 Trouvera-t-il son \u00e2me soeur ?<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>C\u2019est un livre qui n\u2019est pas facile \u00e0 lire et que j\u2019ai mis longtemps \u00e0 lire. 624 pages ce n\u2019est pas si long, mais c\u2019est tellement dense et prenant que j\u2019ai \u00e9t\u00e9 incapable de le lire d\u2019une traite. Il m\u2019a fallu faire des pauses et dig\u00e9rer avant de continuer. On passe de moment extr\u00eamement captivants \u00e0 des \u00e9pisodes qui tra\u00eenent en longueur : pour moi il aurait pu \u00eatre un peu moins long. C\u2019est dur d\u2019encaisser le parcours de vie de ce jeune qui est plong\u00e9 dans la violence, la mis\u00e8re, l\u2019exploitation des enfants, le racisme, la drogue, le sordide, l\u2019enfer des familles d\u2019accueil\u2026<br \/>\n<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span>Dire que c\u2019est un coup de coeur :non (juste pas). J\u2019ai pris trop de coups dans le ventre en le lisant! Dire que j\u2019ai \u00e9t\u00e9 frapp\u00e9e au coeur, boulevers\u00e9e, choqu\u00e9e et que j\u2019ai trouv\u00e9 ce roman extra-ordinaire : oui.<span class=\"Apple-converted-space\"> Et il s&rsquo;inscrit dans la liste des romans que je ne vais pas oublier!\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Un grand merci aux Editions Albin-Michel &#8211; Terres d\u2019Am\u00e9rique pour leur confiance et cette lecture qui restera marqu\u00e9e dans les m\u00e9moires.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p><b>Extraits<\/b>:<\/p>\n<p>Alors qu\u2019est-ce que j\u2019en sais de l\u2019oc\u00e9an, moi qui me suis encore jamais trouv\u00e9 debout sur sa barbe de sable pour le regarder dans les yeux\u00a0? J\u2019attends toujours de rencontrer la grande chose qui ne va pas m\u2019avaler tout cru.<\/p>\n<p>Cet endroit o\u00f9 on habitait \u00e9tait connu pour \u00eatre infest\u00e9 de copperheads, des vip\u00e8res cuivr\u00e9es. Les gens pensent qu\u2019ils savent beaucoup de choses.<\/p>\n<p>Je me rappelle que j\u2019ai toujours pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 regarder les choses plut\u00f4t que d\u2019en parler. Des questions, je m\u2019en posais. Mon probl\u00e8me, c\u2019\u00e9taient les gens. Ils pensent que les gamins sont pas encore assez humains pour leur donner des r\u00e9ponses claires.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Quand on est petit, on accepte des mondes diff\u00e9rents avec des r\u00e8gles diff\u00e9rentes, m\u00eame d\u2019une maison \u00e0 l\u2019autre.<\/p>\n<p>Y avait un tel silence qu\u2019on pouvait entendre les gens dans les autres appartements, ou le son de leur t\u00e9l\u00e9. Chacun dans son coin. Une ville, c\u2019est l\u2019endroit le plus bizarrement solitaire du monde.<\/p>\n<p>Je savais bien ce que les gens pensaient. Mais une pens\u00e9e peut pas vraiment faire de mal tant que tu mets pas des mots dessus<\/p>\n<p>Elle va jouer la com\u00e9die, laisser croire \u00e0 cet homme qu\u2019il est la r\u00e9ponse \u00e0 ses pri\u00e8res. Mais cette nuit-l\u00e0 elle se rappelle cette autre chose qu\u2019elle a \u00e9t\u00e9 assez stupide pour oublier\u00a0: la col\u00e8re vaut mieux que les regrets.<\/p>\n<p><i>P\u00e9quenaud\u00a0<\/i>c\u2019est comme le mot qui commence par un n pour les Noirs.<\/p>\n<p>On avait la lune \u00e0 la fen\u00eatre pour nous sourire un instant et nous dire que le monde nous appartenait. Parce que nos parents s\u2019\u00e9taient tir\u00e9s quelque part et avaient tout laiss\u00e9 entre nos mains.<\/p>\n<p>Mais non, finalement il a dit que j\u2019avais un don. \u00ab\u00a0Les mecs, vous voyez \u00e7a\u00a0?\u00a0\u00bb, il a dit en tapant sur la page du dos de la main. \u00ab\u00a0Ce truc, \u00e7a s\u2019apprend pas. C\u2019est du talent.\u00a0\u00bb Et d\u2019un seul coup la vie de merde que j\u2019avais eue jusque-l\u00e0 est devenue digne d\u2019\u00eatre v\u00e9cue. Alors je me suis donn\u00e9 \u00e0 fond.<\/p>\n<p>Comme dit le proverbe\u00a0: quand ils ont distribu\u00e9 l\u2019intelligence, il a compris diligence, et il a rat\u00e9 la sienne.<\/p>\n<p>Mais avec le temps, j\u2019ai fini par n\u2019avoir plus qu\u2019une seule chose en t\u00eate, pour ce qui est de l\u2019enfance. Dire \u00e0 tous ceux qui ont la chance d\u2019en avoir une\u00a0: prends-la, cette merveilleuse enfance, et cours. Cache-toi. Aime-la de toutes tes forces. Parce qu\u2019elle va te quitter pour plus jamais revenir.<\/p>\n<p>\u00c7a m\u2019a pas mal sonn\u00e9, de voir qu\u2019aucune tristesse, quelle qu\u2019elle soit, n\u2019emp\u00eachera le monde de tourner. Chacun poursuit son petit chemin, et toi tu te d\u00e9merdes.<\/p>\n<p>on peut garder la t\u00eate haute et s\u2019\u00e9lever, m\u00eame si on a pas eu de chance au d\u00e9part. Durant toutes ces ann\u00e9es o\u00f9 j\u2019avais pas eu un seul adulte pour me d\u00e9fendre, il m\u2019avait montr\u00e9 qu\u2019il \u00e9tait possible de les battre \u00e0 leur propre jeu.<\/p>\n<p>Travailler dur\u00a0? Je vais vous dire ce que c\u2019est\u00a0: essayer de venir \u00e0 bout d\u2019une journ\u00e9e sans qu\u2019on te montre du doigt, affreux jojo que tu es, sans qu\u2019un prof te fasse honte, que les filles se moquent, ou que tu te prennes un coup en tra\u00eetre. Encore une fois, si vous avez v\u00e9cu \u00e7a, vous connaissez.<\/p>\n<p>j\u2019ai dit que j\u2019allais vers mes quinze ans. Encore une fois, pas vraiment un mensonge, tu vas vers cet \u00e2ge jusqu\u2019au jour o\u00f9 t\u2019y arrives.<\/p>\n<p>Je voulais rentrer \u00e0 la maison. C\u2019est-\u00e0-dire nulle part, mais c\u2019est un r\u00e9flexe qu\u2019on garde, m\u00eame quand y a plus aucun endroit o\u00f9 aller.<\/p>\n<p>Mes tatouages c\u2019\u00e9taient les sales marques de la vie\u00a0: racl\u00e9es, mensonges, journ\u00e9es \u00e0 me d\u00e9foncer avec de l\u2019herbe, des mois \u00e0 avoir faim.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Pourquoi vouloir \u00e0 ce point retourner \u00e0 l\u2019endroit o\u00f9 mon enfance avait \u00e9t\u00e9 broy\u00e9e\u00a0? Apr\u00e8s y \u00eatre all\u00e9, je l\u2019ai su. La raison c\u2019\u00e9tait le pouvoir. Regarder la Maison du Diable droit dans les yeux et hurler \u00e0 tout ce qui grouillait \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur, pr\u00eat \u00e0 l\u2019attaque, \u00ab\u00a0Fuck you. Fuck tes racl\u00e9es, fuck pour nous avoir fait crever de faim et pour nous avoir tous mais surtout Tommy donn\u00e9 envie de mourir. Fuck pour m\u2019avoir rendu heureux que ce soit lui et pas moi.\u00a0\u00bb Vomir et cracher sur l\u2019herbe gel\u00e9e. Tourner le dos au mal et partir.<\/p>\n<p>Tout le monde te met en garde contre les mauvaises influences, mais c\u2019est ce que t\u2019as \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de toi qui finit par te d\u00e9molir.<\/p>\n<p>Un parent mort est un dr\u00f4le de fant\u00f4me. Si t\u2019arrives \u00e0 en faire une sorte de poup\u00e9e, que tu la mets dans la maison o\u00f9 il a v\u00e9cu, avec ses vrais v\u00eatements et tout le reste, \u00e7a t\u2019aide \u00e0 te le repr\u00e9senter comme une personne, pas juste un trou dans l\u2019air en forme de personne. Ce qui t\u2019aide \u00e0 te sentir un peu moins comme un enfant invisible en forme de personne.<\/p>\n<p>On n\u2019est pas des riens du tout. Si j\u2019avais tellement envie d\u2019\u00eatre un homme, alors fallait que j\u2019arr\u00eate de penser comme un moins que rien.<\/p>\n<p>Il parlait de discipline, moi j\u2019emploierais d\u2019autres mots. Survie. Tout donner, chaque jour que Dieu fait, et c\u2019est comme \u00e7a depuis le d\u00e9but.<\/p>\n<p>Ce que je veux dire, c\u2019est que tu te r\u00e9veilles mais tu restes le m\u00eame, chaque matin. Je suis pas comme \u00e7a, je craque moi aussi. Je change juste de disque, pour m\u2019adapter aux gens.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Changer pour faire plaisir aux gens, c\u2019\u00e9tait une bonne id\u00e9e sur le papier.<\/p>\n<p>Le plus extraordinaire, c&rsquo;est que tu peux commencer ta vie avec rien, la finir avec rien, et perdre tant de choses entre-temps<\/p>\n<p><b>Information<span class=\"Apple-converted-space\"><br \/>\n<\/span><\/b><b>Melungeons<\/b> : Les Melungeons sont une ancienne communaut\u00e9 m\u00e9tiss\u00e9e vivant initialement dans l&rsquo;est du Tennessee, la Virginie-Occidentale, l&rsquo;est du Kentucky et la Caroline du Nord depuis au moins 200 ans et peut-\u00eatre depuis plus longtemps. On estime la population \u00e0 4 millions, mais beaucoup de personnes d&rsquo;ascendance melungeon sont susceptibles d&rsquo;ignorer leurs origines, ou de les cacher en raison du racisme h\u00e9rit\u00e9 de la s\u00e9gr\u00e9gation raciale.<\/p>\n<p><b>Image<\/b> : Copperhead ou vip\u00e8re cuivr\u00e9e<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Autrice: n\u00e9e le 8 avril 1955 \u00e0 Annapolis dans le Maryland, est une \u00e9crivaine am\u00e9ricaine. Sous forme de romans, d&rsquo;essais, de nouvelles ou encore de po\u00e8mes, ses \u00e9crits refl\u00e8tent son int\u00e9r\u00eat pour la justice sociale et la biodiversit\u00e9.\u00a0 Elle vit aujourd&rsquo;hui dans les Appalaches. 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