{"id":20575,"date":"2024-07-20T18:23:01","date_gmt":"2024-07-20T16:23:01","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=20575"},"modified":"2025-05-26T19:10:50","modified_gmt":"2025-05-26T17:10:50","slug":"sola-irene-je-chante-et-la-montagne-danse-2022-214-pages","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=20575","title":{"rendered":"Sol\u00e0, Irene \u00ab\u00a0Je chante et la montagne danse\u00a0\u00bb (2022) 214 pages"},"content":{"rendered":"<p><b>Autrice<\/b>: Irene Sol\u00e0 est une \u00e9crivaine, po\u00e8te et artiste n\u00e9e le 17.08.1990 \u00e0 Malla en Catalogne. Ses po\u00e8mes et ses courts-m\u00e9trages ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9s \u00e0 la Whitechapel Gallery de Londres, ainsi qu\u2019\u00e0 Barcelone, Santander et G\u00e9rone. Je chante et la montagne danse a obtenu quatre prix litt\u00e9raires, dont le prix de litt\u00e9rature de l\u2019Union europ\u00e9enne en 2019. Il sera traduit en dix-sept langues. Le livre a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 adapt\u00e9 au th\u00e9\u00e2tre en Catalogne.Edmond Raillard est professeur \u00e9m\u00e9rite \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 Grenoble Alpes et traducteur du castillan et du catalan. Il a re\u00e7u le Grand Prix de la Soci\u00e9t\u00e9 des gens de lettres, le prix Laure-Bataillon, et le prix Rh\u00f4ne-Alpes du livre.<\/p>\n<p><b>Romans<\/b> : \u00ab\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" title=\"Sol\u00e0, Irene \u00ab\u00a0Je chante et la montagne danse\u00a0\u00bb (2022) 214 pages\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=20575\">Je chante et la montagne danse<\/a><\/span>\u00a0\u00bb (2022) &#8211; \u00ab<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" title=\"Sol\u00e0, Irene \u00abJe t\u2019ai donn\u00e9 des yeux et tu as regard\u00e9 les t\u00e9n\u00e8bres\u00a0\u00a0\u00bb (2024) 192 pages\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=22362\">Je t&rsquo;ai donn\u00e9 des yeux et tu as regard\u00e9 les t\u00e9n\u00e8bres<\/a>\u00a0<\/span>\u00a0\u00bb (2024)<\/p>\n<p>Seuil &#8211; Collection Cadre vert &#8211; 13.05.2022 &#8211; 217 pages \/<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>Points Poche &#8211; 24.05.2024 &#8211; 214 pages<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>Traduit du catalan par Edmond Raillard (Canto jo i la muntanya balla) &#8211; Prix de Litt\u00e9rature de l\u2019Union Europ\u00e9enne 2019<\/p>\n<p><b>R\u00e9sum\u00e9 <\/b>:<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Dans un village perch\u00e9 en haut des Pyr\u00e9n\u00e9es, on conserve la m\u00e9moire des drames familiaux, des pers\u00e9cutions guid\u00e9es par l\u2019ignorance, des ex\u00e9cutions sommaires de la guerre civile. Mais rien, jamais, ne vient alt\u00e9rer la profonde beaut\u00e9 du lieu, terre propice \u00e0 l\u2019imagination, \u00e0 la po\u00e9sie, aux histoires transmises de g\u00e9n\u00e9ration en g\u00e9n\u00e9ration.Chaque voix raconte : d\u2019abord les nuages et l\u2019\u00e9clair qui foudroya Dom\u00e8nec, le paysan po\u00e8te. Puis Dolceta, qui ne peut s\u2019emp\u00eacher de rire lorsqu\u2019elle se rappelle avoir \u00e9t\u00e9 pendue pour sorcellerie. Si\u00f3, qui dut s\u2019occuper seule de ses deux enfants. Puis les trompettes de la mort qui annoncent l\u2019immuabilit\u00e9 du cycle de la vie. Le chevreuil, l\u2019ours, la femme amoureuse, l\u2019homme bless\u00e9 par balle, et les autres.Dans ce lieu hors du temps, amiti\u00e9s, mariages, deuils, naissances s\u2019entrelacent au fil des saisons.Ode \u00e0 la puissance de la nature, Je chante et la montagne danse m\u00eale les l\u00e9gendes et le folklore catalans aux histoires bien r\u00e9elles de ceux qui habitent ce lieu prot\u00e9g\u00e9 par ses montagnes. Aussi limpide que po\u00e9tique, la langue d\u2019Irene Sol\u00e0 est un doux murmure qui enveloppe, transporte et r\u00e9sonne longtemps.<\/p>\n<p><b>Mon avis<\/b>:<\/p>\n<p>Un livre intemporel et po\u00e9tique\u2026Il n\u2019y a que lire le titre\u2026 Un de ces livres inclassables, ceux que je range dans les OVLI (Objet livresque non identifi\u00e9) qui parle du cycle de la vie, de l\u00e9gendes,<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>la vie, de la mort, de la terre, des animaux, de la montagne, de sorci\u00e8res, de la guerre d\u2019Espagne, de la \u00ab\u00a0Retirada\u00a0\u00bb, de traditions.<br \/>\nUn livre original, tr\u00e8s surprenant, qui ne ressemble \u00e0 aucun autre.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Tout commence par l\u2019orage en montagne, l\u2019\u00e9clair porteur de mort qui foudroie Dom\u00e8nec, un paysan po\u00e8te qui va laisser une veuve, Si\u00f3 et deux petits enfants Mia et Hilari.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Une trag\u00e9die, une ode \u00e0 la nature, \u00e0 la montagne en particulier, le tout avec une \u00e9criture adorable, d\u00e9structur\u00e9e, po\u00e9tique. Un livre court: quatre chapitres, un roman choral, des voix qui se m\u00ealent et s\u2019entrelacent. Un livre qui parle des Pyr\u00e9n\u00e9es, de po\u00e9sie, du rapport \u00e0 la nature, aux \u00e9l\u00e9ments, aux animaux, aux pr\u00e9dateurs. Qui parle d\u2019odeurs, d\u2019amour, de survie, de mort, de blessures &#8211; physiques et<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>morales -, du sens de la vie\u2026 Les quatre \u00e9l\u00e9ments sont pr\u00e9sents : l\u2019eau, la terre, le feu, l\u2019air. Le v\u00e9g\u00e9tal, l\u2019animal,<br \/>\nLe style -ou plut\u00f4t devrais-je dire les styles &#8211;<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>d\u2019\u00e9criture se c\u00f4toient, comme les personnages .. la narration, la po\u00e9sie, l\u2019oralit\u00e9 \u2026 D\u2019ailleurs c\u2019est un dialogue, un entrecroisement de voix, d\u2019images, de sensations, de magie des \u00eatres et de la nature. Les spores, c\u2019est la vie, la transmission\u2026 Les animaux sans poils\u2026 c\u2019est le danger\u2026<br \/>\nNous sommes tour \u00e0 tour \u00e9l\u00e9ments du ciel et de la nature (nuages, pluie, animaux, v\u00e9g\u00e9taux) et berc\u00e9s par la po\u00e9sie.<\/p>\n<p>La deuxi\u00e8me partie est enchanteresse, particuli\u00e8rement pour les personnes qui aiment la po\u00e9sie.<\/p>\n<p>La troisi\u00e8me partie commence par \u00ab\u00a0le choc\u00a0\u00bb .. . le choc c\u2019est le r\u00e9veil des \u00e9l\u00e9ments, et surtout de la terre, qui se plisse, se craquelle, fait bouger la croute terrestre et remod\u00e8le la surface avec des armes puissantes telles les \u00e9ruptions volcaniques, les glissements de terrain et qui nous montre sa puissance, que les humains ne sont pas en mesure de dompter. Elle nous signifie que la puissance des \u00e9l\u00e9ments est en mesure de balayer les humains.<br \/>\nLes hommes sont des menteurs, ils se racontent des histoires, inventent une r\u00e9alit\u00e9 qui n\u2019en et pas une.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span><br \/>\nJ\u2019ai beaucoup aim\u00e9 le passage sur la neige et la pluie, qui changent la perception des choses\u2026 et l\u2019\u00e9vocation du conte de la reine des neiges et du miroir en mille morceaux. Et aussi la description de la rivi\u00e8re, qui est d\u00e9crite comme une langue qui l\u00e8cherait les rochers\u2026<br \/>\nDans cette partie on est aussi \u00e0 la place du chien \u00ab\u00a0Lluna\u00a0\u00bb et on absorbe les sensations, les odeurs, les sens<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>-les odeurs des humains, les odeurs mouill\u00e9es, de transpiration, de sexe, de peau, de peur &#8211; et on est rendus attentifs aux bruits, au toucher.<br \/>\nQue ce soit en vers ou en prose, la po\u00e9sie est partout\u2026<\/p>\n<p>La quatri\u00e8me partie est le r\u00e9veil du roi de la montagne, l\u2019ours. L\u2019Ours qui sort de l\u2019hibernation et vient se venger et reprendre ce que l\u2019humain lui a vol\u00e9. L\u2019homme, un grand destructeur et pr\u00e9dateur, qui prend pour prendre et non pour vivre.<br \/>\nOn y parle aussi de l\u2019antiquit\u00e9, des anciens villages, des restes des anciens peuples qui ont s\u00e9journ\u00e9 l\u00e0 il y a des si\u00e8cles.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span><br \/>\nElle parle aussi du retour \u00e0 la nature, des personnes qui fuient ville et civilisation pour retrouver nature et vraies valeurs. Mais c\u2019est celle que j\u2019ai le moins aim\u00e9 car elle parle beaucoup des humains des relations humaines et beaucoup moins de nature et de sensations et est moins po\u00e9tique.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Un livre qu\u2019il faut prendre le temps de lire; revoir en arri\u00e8re, reprendre, et sans aucun doute relire.<br \/>\nUn grand merci pour cette lecture commune \u00e0 mes amies Delphine et Aurore et remerciement<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>tout particulier \u00e0 Aurore pour avoir sugg\u00e9r\u00e9 ce livre merveilleux.<br \/>\nEt je le dis et redis : j\u2019aime de plus en plus les auteurs espagnols ( catalans, basques et autres). <span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p><b>Extraits<\/b>: (Difficile ! Faudrait recopier tout le livre)<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Il a dit \u00e7a \u00e0 voix haute, parce que, quand on est seul, on n\u2019a pas besoin de penser au silence.<\/p>\n<p>Quel dommage que les hommes se consument si vite et que les autres hommes s\u2019accrochent aux corps vides et les cachent et les enterrent pour ne pas voir ce qui leur arrivera \u00e0 eux aussi.<\/p>\n<p>Et tu cesses d\u2019\u00eatre une femme et tu deviens une veuve, une m\u00e8re. Tu cesses d\u2019\u00eatre le centre de ta propre vie, tu cesses d\u2019\u00eatre la s\u00e8ve et le sang, parce qu\u2019on t\u2019a oblig\u00e9e \u00e0 renoncer \u00e0 tout ce que tu voulais. L\u00e0, jette-les toutes, les choses que tu d\u00e9sirais, au milieu du chemin, dans ce foss\u00e9, les choses que tu pensais. Les choses que tu aimais.<\/p>\n<p>Comme un \u00e9change. Comme une loi de la vie. Les uns s\u2019en vont pour laisser la place \u00e0 ceux qui arrivent.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Et je ne sais pas ce qui fait souffrir le plus\u00a0: ne penser qu\u2019aux bons souvenir et laisser agir la nostalgie, tellement aigu\u00eb, et la fi\u00e8vre qui ne s\u2019apaise jamais et qui enivre mon \u00e2me. Ou me baigner dans des torrents de pens\u00e9es qui m\u2019emportent vers les souvenirs tristes, mauvais, troubles, qui submergent mon c\u0153ur (\u2026)<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Les pleurs commencent comme un petit animal. Comme un nuage isol\u00e9, comme une fine brume sur la poitrine.<\/p>\n<p>La m\u00e9moire de l\u2019une est la m\u00e9moire de toutes. L\u2019obscurit\u00e9. Oui, l\u2019obscurit\u00e9. Comme une \u00e9treinte. D\u00e9licieuse. Protectrice. Accueillante. Comme une chute. Qui s\u2019amorce. La terre. Comme une couverture, comme une m\u00e8re. Noire. Humide. Nous sommes toutes des m\u00e8res, ici. Nous sommes toutes des s\u0153urs.<\/p>\n<p>La pluie fait tic, tic, tic. La terre l\u2019avale. La pluie fait tic, tic, tic. Nous l\u2019avalons. La pluie vient de quelque part et elle sait des choses.On est bien, l\u00e0 en bas. Sur ce bout de terre. Sur ce bout de monde. La pluie nous r\u00e9veille, un r\u00e9veil frais, un renouveau. La pluie nous fait grandir, elle nous fait cro\u00eetre.<\/p>\n<p>Les spores de l\u2019une sont les spores de toutes. L\u2019histoire de l\u2019une est l\u2019histoire de toutes. Parce que la for\u00eat appartient \u00e0 celles qui ne peuvent pas mourir. Qui ne veulent pas mourir. Qui ne mourront pas, parce qu\u2019elles savent tout. Parce qu\u2019elles transmettent tout. Tout ce qu\u2019il faut savoir. Tout ce qu\u2019il faut transmettre. Tout ce qui est. Semence partag\u00e9e. L\u2019\u00e9ternit\u00e9, une chose l\u00e9g\u00e8re. Petite, quotidienne.<\/p>\n<p>Il n\u2019y a pas de peine s\u2019il n\u2019y a pas de mort. Il n\u2019y a pas de douleur si la douleur est partag\u00e9e. Il n\u2019y a pas de douleur si la douleur est m\u00e9moire et savoir et vie.<\/p>\n<p>Dans la po\u00e9sie, il y a tout. Dans la po\u00e9sie, il y a la beaut\u00e9, la puret\u00e9, la musique, il y a les images, le mot prononc\u00e9, la libert\u00e9 et la facult\u00e9 d\u2019\u00e9mouvoir et de laisser entrevoir l\u2019infini. L\u2019au-del\u00e0. L\u2019infini qui n\u2019est ni sur la terre ni dans le ciel. L\u2019infini \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de chacun. Comme une fen\u00eatre tout en haut de la t\u00eate, dont on ignorait qu\u2019elle \u00e9tait l\u00e0 et que la voix du po\u00e8te ouvre un peu, un tout petit peu, et l\u00e0-haut, dans cet interstice, il y a l\u2019infini.<\/p>\n<p>\u2014\u00a0Tu sais ce que j\u2019en pense, moi, des hommes secrets et myst\u00e9rieux qui ne disent rien, qui ne racontent rien\u00a0? me demande-t-elle. Je pense qu\u2019ils sont vides comme une coquille et qu\u2019ils n\u2019ont rien \u00e0 raconter.<\/p>\n<p>Les arbres se penchent vers moi comme s\u2019ils me regardaient, et moi je reste immobile une seconde, tournant le dos \u00e0 l\u2019obscurit\u00e9 et \u00e0 la mort.<\/p>\n<p>Il \u00e9tait comme l\u2019air au petit matin. Frais et subtil et plein d\u2019id\u00e9es et d\u2019envies et de possibilit\u00e9s. Toujours comme l\u2019air du matin. Jamais comme l\u2019air pesant de l\u2019apr\u00e8s-midi. Jamais comme l\u2019air paresseux de midi, l\u2019air bleu du soir ou l\u2019air sombre de la nuit.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p><b>Informations<\/b>:<br \/>\nLes \u00ab\u00a0dones d\u2019aigua\u00a0\u00bb (dames de l\u2019eau, femmes d\u2019eau) sont, comme les encantades (enchant\u00e9es) ou les goges, des figures mythologiques des Pyr\u00e9n\u00e9es. Elles sont vues de diff\u00e9rentes fa\u00e7ons, selon les lieux\u00a0: na\u00efades ou femmes aussi insaisissables que l\u2019eau, esprits malins, gu\u00e9risseuses, sorci\u00e8res\u2026 <span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>(note du traducteur)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Autrice: Irene Sol\u00e0 est une \u00e9crivaine, po\u00e8te et artiste n\u00e9e le 17.08.1990 \u00e0 Malla en Catalogne. 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Je chante et la montagne danse a obtenu quatre prix litt\u00e9raires, dont le prix de litt\u00e9rature de l\u2019Union europ\u00e9enne &hellip; <\/p>\n<p class=\"read-more\"><a class=\"readmore-btn\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=20575\">+<span class=\"screen-reader-text\">  Read More<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":20576,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_crdt_document":"","_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[501,1497,35,583,23,44,8,104,453,1,79,105,78,192],"tags":[197,791,2137,175,218,1625,345,617,1480,1182,2136,442,178,504,1174,1450,422,665,2135,111,718,406,880],"class_list":["post-20575","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-1er-roman","category-1497","category-coup-de-coeur-lectures","category-coup-de-coeur","category-espagne","category-catalan","category-espagnol","category-mythe-legende","category-nature-writing","category-non-classe","category-poesie","category-roman","category-xxeme","category-xxieme-siecle","tag-amour","tag-catalogne","tag-cycle-de-la-vie","tag-deuil","tag-drame","tag-elements","tag-enfance","tag-fantastique","tag-folklore","tag-guerre-civile","tag-la-retirada","tag-legendes","tag-magie","tag-montagne","tag-odeurs","tag-olni","tag-peur","tag-poesie","tag-pyrenees","tag-solitude","tag-sorciere","tag-survie","tag-transmission"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/20575","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=20575"}],"version-history":[{"count":6,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/20575\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":22367,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/20575\/revisions\/22367"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/20576"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=20575"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=20575"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=20575"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}