{"id":20633,"date":"2024-08-07T20:08:50","date_gmt":"2024-08-07T18:08:50","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=20633"},"modified":"2024-08-07T20:32:00","modified_gmt":"2024-08-07T18:32:00","slug":"de-peretti-camille-linconnue-du-portrait-rlh2024-357-pages","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=20633","title":{"rendered":"de Peretti, Camille \u00ab\u00a0L\u2019inconnue du portrait\u00a0\u00bb (RLH2024) 357 pages"},"content":{"rendered":"<p><b>Autrice<\/b>: Camille de Peretti na\u00eet \u00e0 Paris en 1980. Elle effectue sa scolarit\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00c9cole active bilingue Jeannine-Manuel. Apr\u00e8s une classe pr\u00e9paratoire litt\u00e9raire, elle int\u00e8gre l\u2019ESSEC Business School, puis s&rsquo;inscrit au cours Florent une fois dipl\u00f4m\u00e9e. \u00c0 la m\u00eame \u00e9poque, elle cr\u00e9e une entreprise d\u2019\u00e9v\u00e9nementiel<\/p>\n<p><b>Romans<\/b>:<\/p>\n<p>2005\u00a0Thornytorinx &#8211; 2006\u00a0: Nous sommes cruels &#8211; 2008\u00a0Nous vieillirons ensemble &#8211; 2011 La Casati &#8211; 2014 Petits arrangements avec nos c\u0153urs &#8211; 2016 Blonde \u00e0 forte poitrine &#8211;<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>2019\u00a0Le Sang des Mirabelles &#8211; 2021\u00a0: Les R\u00eaveurs d\u00e9finitifs &#8211; 2024\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" title=\"de Peretti, Camille \u00ab\u00a0L\u2019inconnue du portrait\u00a0\u00bb (RLH2024) 357 pages\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=20633\">L&rsquo;Inconnue du portrait<\/a><\/span><span class=\"Apple-converted-space\"> &#8211;\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Calmann-L\u00e9vy &#8211; 03.01.2024 &#8211; 357 pages<\/p>\n<p>L&rsquo;Inconnue du portrait de Camille de Peretti a \u00e9t\u00e9 r\u00e9compens\u00e9e du Prix des romanci\u00e8res 2024, du Prix du roman Marie Claire 2024 et du Prix Maison de la Presse 2024.<\/p>\n<p><b>R\u00e9sum\u00e9:<\/b><br \/>\n\u00a0\u00bb La toile vibrait de beaut\u00e9. Elle en avait le souffle coup\u00e9 et se noyait dans l&rsquo;oeil bleu ciel piquet\u00e9 de vert. Est-ce qu&rsquo;elle \u00e9tait r\u00e9ellement le sosie de cette inconnue ? \u00a0\u00bb Peint \u00e0 Vienne en 1910, le tableau de Gustav Klimt Portrait d&rsquo;une dame est achet\u00e9 par un collectionneur anonyme en 1916, retouch\u00e9 par le ma\u00eetre un an plus tard, puis vol\u00e9 en 1997, avant de r\u00e9appara\u00eetre en 2019 dans les jardins d&rsquo;un mus\u00e9e d&rsquo;art moderne en Italie.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Aucun expert en art, aucun conservateur de mus\u00e9e, aucun enqu\u00eateur de police ne sait qui \u00e9tait la jeune femme repr\u00e9sent\u00e9e sur le tableau, ni quels myst\u00e8res entourent l&rsquo;histoire mouvement\u00e9e de son portrait.<br \/>\nDes rues de Vienne en 1900 au Texas des ann\u00e9es 1980, du Manhattan de la Grande D\u00e9pression \u00e0 l&rsquo;Italie contemporaine, Camille de Peretti imagine la destin\u00e9e de cette jeune femme, ainsi que celles de ses descendants.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Une fresque magistrale o\u00f9 se m\u00ealent secrets de familles, succ\u00e8s \u00e9clatants, amours contrari\u00e9es, disparitions et drames retentissants.<\/p>\n<p><b>Mon avis<\/b>:<br \/>\nCamille de Peretti nous offre une sublime saga familiale qui m\u00eale le r\u00e9el<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>&#8211; l\u2019histoire de la disparition du tableau &#8211; avec une saga familiale romanc\u00e9e. On traverse les oc\u00e9ans, de l\u2019Autriche aux Etats-Unis, on fait un tour en Italie, on suit l\u2019histoire d\u2019un jeune orphelin, Isidore, qui deviendra millionaire et de sa famille.<span class=\"Apple-converted-space\"><br \/>\nUne sublime histoire de famille, l\u2019histoire v\u00e9ridique d\u2019un tableau de Klimt qui a travers\u00e9 bien des aventures avant de trouver sa place au Mus\u00e9e d&rsquo;art moderne Ricci Oddi \u00e0 Piacenza en Italie.<br \/>\nTout commence par une rencontre avec un petit cireur de chaussures qui r\u00eave sa vie en grand et tombe amoureux d\u2019une fillette issue d\u2019une famille riche\u2026<br \/>\nUne galerie de personnages plus fascinants et attachants les uns que les autres.<br \/>\n<\/span>Le jeudi noir, le 24 octobre 1929, la crise de 29, le malheur des uns, le bonheur des autres..<br \/>\nLes arts , la peinture avec l\u2019\u00e9vocation de Toulouse-Lautrec, Klimt, les mus\u00e9es comme le MoMa, le Met, le Guggenheim, la Frick Collection; la po\u00e9sie et surtout Lautr\u00e9amont et <i>les Chants de Maldoror<\/i>; la litt\u00e9rature et Goethe et <i>Les Souffrances du jeune Werther.<br \/>\n<\/i>Je ne vous en dit pas plus pour vous laisser d\u00e9couvrir \u2026<br \/>\nJ\u2019ai eu la joie de rencontrer l\u2019autrice au Festival du Lac de Collonge (Gen\u00e8ve &#8211; Suisse) ; elle est lumineuse et son \u00e9criture est comme elle. Une v\u00e9ritable conteuse qui vous attrape par les mots et le coeur et vous fait tourner les pages\u2026<br \/>\nGros coup de coeur.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p><b>Extraits<\/b>:<\/p>\n<p>Une douceur triste \u00e9manait du regard de la jeune femme, comme si son c\u0153ur \u00e9tait lest\u00e9 d\u2019une pierre de silence.<\/p>\n<p>On n\u2019\u00e9tait pas oblig\u00e9 d\u2019aller \u00e0 l\u2019universit\u00e9 pour r\u00e9ussir sa vie. Seuls ceux qui avaient fait des \u00e9tudes pensaient que c\u2019\u00e9tait important\u00a0; les autres savaient qu\u2019on peut tr\u00e8s bien se d\u00e9merder sans.<\/p>\n<p>Il eut envie de prier, ne dit-on pas que la pri\u00e8re est la s\u0153ur tremblante de l\u2019amour\u00a0?<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Les enfants, c\u2019\u00e9tait beaucoup d\u2019attachement. Et comme il fallait bien que les choses se d\u00e9tachent un jour ou l\u2019autre, les enfants, c\u2019\u00e9tait aussi\u00a0beaucoup de douleur, in\u00e9vitablement.<\/p>\n<p>La v\u00e9rit\u00e9 et le mensonge sont comme l\u2019eau et l\u2019huile, on imagine pouvoir les m\u00e9langer, mais l\u2019huile finit toujours par remonter \u00e0 la surface. Un bon mensonge agirait comme le vinaigre blanc, il saurait changer le go\u00fbt de l\u2019eau sans en changer la couleur.<\/p>\n<p>Isidore n\u2019\u00e9tait qu\u2019un \u00e9quilibriste dansant sur le fil de l\u2019espoir<\/p>\n<p>C\u2019\u00e9tait peut-\u00eatre \u00e7a l\u2019amour, une\u00a0d\u00e9charge qui vous extrayait de l\u2019espace-temps car elle vous faisait \u00e9prouver l\u2019absolu dans l\u2019instant pr\u00e9sent.<\/p>\n<p>La peur habitait son ventre et lui nouait les boyaux depuis des ann\u00e9es, mais toute peur est chevill\u00e9e \u00e0 un espoir, celui d\u2019en r\u00e9chapper.<\/p>\n<p>Il y a ceux qui veulent comprendre le monde et il y a ceux qui veulent le changer. Il y a ceux qui demandent\u00a0pourquoi\u00a0?\u00a0et ceux qui r\u00e9pondent\u00a0parce que\u00a0!<\/p>\n<p>On se souvient facilement des premi\u00e8res fois de la vie, mais les derni\u00e8res fois ont cela de terrible qu\u2019elles ne s\u2019annoncent pas.<\/p>\n<p>Il y a celui que nous sommes et celui que nous nous r\u00eavons \u00eatre, et les deux co\u00efncident si peu que le second\u00a0emp\u00eache toujours le premier de jouir de qui il est.<\/p>\n<p>Aussi, avaient-ils fini par apprendre \u00e0 d\u00e9ambuler ensemble s\u00e9par\u00e9ment.<\/p>\n<p>Il n\u2019avait personne pour veiller sur lui et personne sur qui veiller, on n\u2019avait rien \u00e0 lui prendre et il n\u2019avait rien \u00e0 perdre.<\/p>\n<p>Ils ne lui avaient pas laiss\u00e9 le temps d\u2019\u00eatre triste ; il fut imm\u00e9diatement intranquille.<\/p>\n<p>Ayant compris qu\u2019un bon mensonge n\u2019\u00e9tait jamais un nouveau chemin mais une v\u00e9rit\u00e9 qui aurait bifurqu\u00e9, (\u2026)<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Toutes les fois o\u00f9 il avait voulu s\u2019accrocher \u00e0 ses remembrances, o\u00f9 il avait fait l\u2019effort de les ranimer pour s\u2019y blottir et s\u2019y frotter, l\u2019invocation avait invariablement et presque instantan\u00e9ment \u00e9t\u00e9 suivie de la perte, du vide. Un souvenir ne peut se vivre qu\u2019au pr\u00e9sent et ce pr\u00e9sent surgissant lui griffait les yeux.<\/p>\n<p>Il avait alors compris que rien ne pouvait \u00eatre expliqu\u00e9 ou interpr\u00e9t\u00e9, qu\u2019il n\u2019y avait ni sens ni but, simplement un destin qui frappait au hasard et, tour \u00e0 tour, vous favorisait ou \u00e9crasait vos r\u00eaves. Comme les eaux tumultueuses d\u2019un fleuve venaient se fracasser contre les piles des ponts avant de repartir sans rien laisser para\u00eetre de leur d\u00e9chirure, il n\u2019y avait rien d\u2019autre \u00e0 faire que de continuer \u00e0 vivre\u00a0;<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>\u2014 Le syndrome de Stendhal, c\u2019est le trouble physique et psychologique que peut provoquer une \u0153uvre d\u2019art<\/p>\n<p>C\u2019\u00e9tait comme si j\u2019avais retrouv\u00e9 ma m\u00e8re. Le portrait me parlait, il me r\u00e9confortait, il \u00e9tait devenu essentiel, je l\u2019aimais comme une vraie personne, comme une personne r\u00e9elle\u00a0!<\/p>\n<p><b>Couverture<\/b> : Peinture\u00a0: Gustav Klimt,\u00a0Portrait d\u2019une dame (repeint de\u00a0Jouvencelle)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Autrice: Camille de Peretti na\u00eet \u00e0 Paris en 1980. Elle effectue sa scolarit\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00c9cole active bilingue Jeannine-Manuel. 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