{"id":20672,"date":"2024-08-15T16:09:43","date_gmt":"2024-08-15T14:09:43","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=20672"},"modified":"2024-08-15T16:11:15","modified_gmt":"2024-08-15T14:11:15","slug":"gimenez-bartlett-alicia-des-serpents-au-paradis-2007-332-pages-serie-petra-delicado-tome-5","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=20672","title":{"rendered":"Gimenez-Bartlett, Alicia \u00ab Des serpents au paradis\u00bb (2007) 332 pages S\u00e9rie Petra Delicado \u2013 tome 5\u2028"},"content":{"rendered":"<p><b>Autrice<\/b>: Alicia Gimenez-Bartlett n\u00e9e le 10 juin 1951 \u00e0 Almansa, dans la province d&rsquo;Albacete, est une romanci\u00e8re espagnole, notamment autrice de roman policier. Elle vit depuis 1975 \u00e0 Barcelone. Dipl\u00f4m\u00e9e de Litt\u00e9rature et de Philologie Moderne, elle a enseign\u00e9 pendant treize ans la litt\u00e9rature espagnole. Avant d\u2019obtenir en effet un \u00e9norme succ\u00e8s dans son pays avec les romans Rites de mort et Le jour des chiens elle a publi\u00e9 plusieurs livres : Una abitacion ajena, \u00e9voquant le rapport difficile entre Virginia Woolf et sa femme de chambre, lui a valu en 1997 le prix Feminino Lumen pour le meilleur \u00e9crivain espagnol f\u00e9minin. En 2011, Alicia Gim\u00e9nez Bartlett remporte le Prix Nadal pour son roman historique Donde nadie te encuentre, qui \u00e9voque la vie de Teresa Pla Meseguer, surnomm\u00e9e La Pastora, une hermaphrodite humili\u00e9e par un lieutenant de la Guardia Civil en 1949 qui s&rsquo;engagea ensuite dans la gu\u00e9rilla anti-franquiste.En 2015, elle obtient le prix Planeta pour Hombres desnudos, un roman sur la prostitution masculine<br \/>\nApr\u00e8s le succ\u00e8s de ses romans, elle a pu se consacrer compl\u00e8tement \u00e0 l\u2019\u00e9criture.<br \/>\nLa s\u00e9rie qui amant en sc\u00e8ne l\u2019inspectrice Petra Delicato,<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>a eu un \u00e9norme succ\u00e8s et a fait l\u2019objet d\u2019une s\u00e9rie t\u00e9l\u00e9vis\u00e9e. Elle est traduite en six langues.<\/p>\n<p><b>S\u00e9rie\u00a0Petra Delicado<\/b>\u00a0: Elle cr\u00e9e ainsi le personnage de Petra Delicado, une femme inspecteur de police, h\u00e9ro\u00efne de plusieurs romans policiers. Cette s\u00e9rie, qui obtient un vif succ\u00e8s, est traduite en plusieurs langues et lui vaut plusieurs distinctions, dont le Prix Raymond Chandler en 2008. En 1999, une\u00a0s\u00e9rie t\u00e9l\u00e9vis\u00e9e\u00a0adapte les enqu\u00eates de Petra Delicado et de son ins\u00e9parable compagnon, Ferm\u00edn Garz\u00f3n.<br \/>\n<b>La s\u00e9rie<\/b>\u00a0: \u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=13018\">Rites de mort<\/a><\/span>\u00a02000 (Ritos de muerte\u00a0(1996) \u2013 <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=15430\">Le Jour des chiens<\/a><\/span> 2002 (D\u00eda de perros\u00a0(1997) \u2013 <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=19924\">Les Messagers de la nuit<\/a> <\/span>2003 (Mensajeros de la oscuridad\u00a0(1999) \u2013\u00a0 <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=18220\">Meurtres sur papier<\/a><\/span> 2004 (Muertos de papel\u00a0(2000) \u2013 <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" title=\"Gimenez-Bartlett, Alicia \u00ab Des serpents au paradis\u00bb (2007) 332 pages S\u00e9rie Petra Delicado \u2013 tome 5\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=20672\">Des serpents au paradis<\/a><\/span> 2007 (Serpientes en el para\u00edso\u00a0(2002) \u2013 Un bateau plein de riz 2008 (Un barco cargado de arroz\u00a0(2004) \u2013 Un vide \u00e0 la place du c\u0153ur 2019 Nido vac\u00edo\u00a0(2007) \u2013 Le Silence des clo\u00eetres 2012 ( El silencio de los claustros\u00a0(2009) \u2013 Personne ne veut savoir 2015 (Nadie quiere saber\u00a0(2013) \u2013 Cr\u00edmenes que no olvidar\u00e9\u00a0(2015) &#8211; Mi querido asesino en serie (2017) &#8211; Sin muertos (2020)<\/p>\n<p>Rivages \u2013 Rivages Noirs poche \u2013 07.03.2007 \u2013 332 pages (Serpientes en el para\u00edso (2002) traductrice\u00a0: Alice D\u00e9on)<\/p>\n<p><b>R\u00e9sum\u00e9<\/b>\u00a0:<br \/>\nEl paradis est une enclave r\u00e9sidentielle peupl\u00e9e de yuppies trentenaires, un monde o\u00f9 tout semble parfait comme dans les magazines. Sauf qu&rsquo;il y a quand m\u00eame une vilaine tache dans le d\u00e9cor, sinon Petra Delicado ne serait pas l\u00e0. Juan Luis Espinet, brillant avocat, mari s\u00e9duisant et bon p\u00e8re de famille est retrouv\u00e9 noy\u00e9 dans la piscine de la r\u00e9sidence apr\u00e8s une soir\u00e9e bien arros\u00e9e. Partant du principe que personne n&rsquo;est insoup\u00e7onnable, l&rsquo;inspectrice Delicado et son adjoint Garz\u00f3n vont arpenter la face cach\u00e9e du paradis o\u00f9 tout n&rsquo;est pas que luxe, calme et volupt\u00e9. Avec cette cinqui\u00e8me enqu\u00eate de son c\u00e9l\u00e8bre tandem, Alicia Gim\u00e9nez Bartlett plonge le lecteur dans une ambiance \u00e0 la desperate housewives. Son ironie mordante n&rsquo;\u00e9pargne personne, mais le comique des situations n&rsquo;exclut pas un regard lucide sur la vie et ses rendez-vous manqu\u00e9s.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p><b>Mon avis<\/b>:<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>A peine rentr\u00e9e de vacances, Petra est imm\u00e9diatement appel\u00e9e d\u2019urgence au Commissariat! Le choc est rude.. entre la solitude au fin fond de la Su\u00e8de et l\u2019effervescence qui r\u00e8gne \u00e0 Barcelone!<br \/>\nEntre la pagaille chez les Gitans avec un meurtre qui oppose des clans rivaux, un meurtre au \u00ab\u00a0Paradis\u00a0\u00bb &#8211; domaine r\u00e9sidentiel haut de gamme avec familles bien sous tous rapports en apparence &#8211;<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>et la venue du Pape, le tout enjoliv\u00e9 par les aventures sentimentales de Ferm\u00edn Garz\u00f3n et cerise sur le g\u00e2teau, l\u2019invention de la th\u00e9orie de l\u2019interaction vitale syst\u00e9mique que je vous invite \u00e0 d\u00e9couvrir\u2026<br \/>\nDans le meurtre du Paradis, aucune piste.. juste une vague \u00e9gratignure\u2026 Un paradis qui sous une apparence lisse et parfaite cache bien des secrets\u2026<br \/>\nCe qui est \u00e9trange dans ce tome c\u2019est que Ferm\u00edn\u00a0est sorti de ses gonds, r\u00e9volt\u00e9 et que Petra qui est normalement la survolt\u00e9e de l\u2019\u00e9quipe, est plut\u00f4t style maternelle et \u00e0 la limite regrette de ne pas avoir une vie de famille bien rang\u00e9e\u2026Heureusement elle a quand m\u00eame ses coups de gueule l\u00e9gendaires\u2026 Et j\u2019ai ador\u00e9 la Petra anti-pape. D\u00e9cid\u00e9ment ce duo Petra\/Ferm\u00edn est de plus en plus attachant! La relation amicale se d\u00e9veloppe de plus en plus, chacun avec son foutu caract\u00e8re mais chacun prenant soin de l\u2019autre et se pr\u00e9occupant de son bien-\u00eatre. Et toujours cet humour caustique. Malgr\u00e9 les \u00e9tats d\u2019\u00e2me des uns et des autres, il n\u2019y a pas de temps mort et l\u2019enqu\u00eate est passionnante et ne sera r\u00e9solue qu\u2019\u00e0 la toute fin.<br \/>\nJe vais continuer \u00e0 lire cette s\u00e9rie.<br \/>\n<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p><b>Extraits<\/b>:<\/p>\n<p>Je me demande comment on peut vivre dans un endroit o\u00f9 il n\u2019y a m\u00eame pas un semblant de bar. Les bars sont le v\u00e9ritable foyer des gens ordinaires, inspectrice\u00a0!<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0La vie est plus complexe que le cin\u00e9ma, Petra, plus monotone aussi, elle a tout ce qu\u2019un bon r\u00e9alisateur s\u2019efforce de supprimer\u00a0: les temps morts, les digressions, r\u00e9p\u00e9titions, retours en arri\u00e8re\u2026<br \/>\n\u2014\u00a0Comme une enqu\u00eate.<\/p>\n<p>Le premier pas vers la reconstruction de la r\u00e9alit\u00e9 consiste \u00e0 rompre l\u2019apparence lisse et confortable d\u2019une existence.<\/p>\n<p>Lou\u00e9 soit le ciel\u00a0! J\u2019avais r\u00e9ussi \u00e0 le d\u00e9tendre, \u00e0 lui arracher ce rire si typique chez lui, nonchalant, \u00e9touff\u00e9, qui lui secouait les \u00e9paules, un rire \u00e0 mettre en branle les locomotives.<\/p>\n<p>Je sortis un bloc de papier et commen\u00e7ai \u00e0 \u00e9crire. On a les id\u00e9es plus claires lorsqu\u2019on \u00e9crit \u00e0 la main que lorsqu\u2019on se relit sur l\u2019\u00e9cran vacillant de ces fichus ordinateurs.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>\u2014\u00a0Tout est une question de pers\u00e9v\u00e9rance.<br \/>\n\u2014\u00a0Il arrive qu\u2019on pers\u00e9v\u00e8re dans l\u2019erreur.<\/p>\n<p>\u2014\u00a0Je n\u2019ai pas une grande sympathie pour Freud\u00a0; seule l\u2019\u00c9glise catholique a plus empoisonn\u00e9 les femmes que la psychanalyse.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Elle nous adressa un regard lointain. Seuls ses yeux disaient sa diff\u00e9rence d\u2019avec les autres. Un regard ni incongru ni perdu, mais innocent, neuf, pur, sans l\u2019exp\u00e9rience ou le scepticisme d\u2019une personne de son \u00e2ge.<\/p>\n<p>J\u2019enfilai un \u00e9norme pull rapport\u00e9 de Londres vingt ans plus \u00f4t, que je garde plus pour les moments de d\u00e9couragement que de froid. Il me r\u00e9chauffe et r\u00e9conforte comme les bras d\u2019une m\u00e8re. Sa mission remplie, je le range dans le placard et l\u2019oublie, chose qu\u2019on peut rarement faire avec une m\u00e8re.<\/p>\n<p>Vivre dans des mondes oppos\u00e9s ne nous emp\u00eachait pas de reconna\u00eetre chez l\u2019autre une battante, chose qui cr\u00e9e toujours un courant de solidarit\u00e9.<\/p>\n<p>Absurde et d\u00e9sesp\u00e9rant. La vie \u00e0 \u00ab\u00a0El Parad\u00eds\u00a0\u00bb, la vision de ces jeunes couples bien \u00e9tablis, avait r\u00e9veill\u00e9 en moi un curieux d\u00e9sir de normalit\u00e9 sociale, le type m\u00eame de normalit\u00e9 que j\u2019avais consciencieusement fui et m\u00e9pris\u00e9 ma vie enti\u00e8re. L\u2019esprit est pervers et, t\u00f4t ou tard, l\u2019on finit par regretter l\u2019option \u00e9cart\u00e9e.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Autrice: Alicia Gimenez-Bartlett n\u00e9e le 10 juin 1951 \u00e0 Almansa, dans la province d&rsquo;Albacete, est une romanci\u00e8re espagnole, notamment autrice de roman policier. Elle vit depuis 1975 \u00e0 Barcelone. Dipl\u00f4m\u00e9e de Litt\u00e9rature et de Philologie Moderne, elle a enseign\u00e9 pendant treize ans la litt\u00e9rature espagnole. Avant d\u2019obtenir en effet un \u00e9norme succ\u00e8s dans son pays &hellip; <\/p>\n<p class=\"read-more\"><a class=\"readmore-btn\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=20672\">+<span class=\"screen-reader-text\">  Read More<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":20673,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_crdt_document":"","_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[446,489,23,8,192],"tags":[505,254,197,2077,417,1696,186,170,499,214,1485,273,151,213],"class_list":["post-20672","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-serie","category-au-fil-du-rasoir-polars","category-espagne","category-espagnol","category-xxieme-siecle","tag-alzheimer","tag-amitie","tag-amour","tag-barcelone","tag-disparition","tag-duo-denqueteurs","tag-enquete","tag-humour","tag-jalousie","tag-manipulation","tag-meurtre","tag-passion","tag-religion","tag-trahison"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/20672","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=20672"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/20672\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":20675,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/20672\/revisions\/20675"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/20673"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=20672"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=20672"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=20672"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}