{"id":2076,"date":"2015-08-17T15:09:25","date_gmt":"2015-08-17T14:09:25","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=2076"},"modified":"2020-11-21T14:18:56","modified_gmt":"2020-11-21T12:18:56","slug":"auteur-coup-de-coeur-gaude-laurent","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=2076","title":{"rendered":"Auteur Coup de c\u0153ur : Gaud\u00e9 Laurent"},"content":{"rendered":"<p><em>Peu ou pas d&rsquo;extraits car j&rsquo;ai simplement recopi\u00e9 des notes de lecture d&rsquo;il y a longtemps..\u00a0 je suis d\u00e9sol\u00e9e mais je vais essayer d&rsquo;y rem\u00e9dier..<\/em><\/p>\n<p><strong>Auteur<\/strong> : Laurent Gaud\u00e9, n\u00e9 le 6 juillet 1972 dans le 14e arrondissement de Paris est un romancier, nouvelliste et dramaturge fran\u00e7ais<\/p>\n<p><strong>Cris,<\/strong> Actes Sud, 2001<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9\u00a0<\/strong>: Ils se nomment Marius, Boris, Ripoll, R\u00e9nier, Barboni ou M\u2019Bossolo. Dans les tranch\u00e9es o\u00f9 ils se terrent, dans les boyaux d\u2019o\u00f9 ils s\u2019\u00e9lancent selon le flux et le reflux des assauts, ils partagent l\u2019insoutenable fraternit\u00e9 de la guerre de 1914. Loin devant eux, un gaz\u00e9 agonise. Plus loin encore, retentit l\u2019horrible cri de ce soldat fou qu\u2019ils imaginent perdu entre les deux lignes du front, \u00ab l\u2019homme-cochon \u00bb. A l\u2019arri\u00e8re, Jules, le permissionnaire, s\u2019\u00e9loigne vers la vie normale, mais les voix de ses compagnons d\u2019armes le poursuivent avec acharnement. Elles s\u2019\u00e9l\u00e8vent comme un chant, comme un m\u00e9morial de douleur et de tragique solidarit\u00e9. Dans ce texte incantatoire, l\u2019auteur de La Mort du roi Tsongor (prix Goncourt des lyc\u00e9ens 2002, prix des Libraires 2003) et du Soleil des Scorta (prix Goncourt 2004) nous plonge dans l\u2019imm\u00e9diate instantan\u00e9it\u00e9 des combats, avec une densit\u00e9 sonore et une v\u00e9racit\u00e9 saisissantes.<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0: pas lu<\/p>\n<p><strong>La Mort du roi Tsongor<\/strong>, Actes Sud, 2002 (Prix Goncourt des lyc\u00e9ens 2002 &#8211; prix des libraires 2003)<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>\u00a0: Dans une Antiquit\u00e9 imaginaire, le vieux Tsongor, roi de Massaba, souverain d&rsquo;un empire immense, s&rsquo;appr\u00eate \u00e0 marier sa fille. Mais au jour des fian\u00e7ailles, un deuxi\u00e8me pr\u00e9tendant surgit. La guerre \u00e9clate : c&rsquo;est Troie assi\u00e9g\u00e9e, c&rsquo;est Th\u00e8bes livr\u00e9e \u00e0 la haine. Le monarque s&rsquo;\u00e9teint ; son plus jeune fils s&rsquo;en va parcourir le continent pour \u00e9difier sept tombeaux \u00e0 l&rsquo;image de ce que fut le v\u00e9n\u00e9r\u00e9 -et aussi le ha\u00efssable -roi Tsongor. Roman des origines, r\u00e9cit \u00e9pique et initiatique, le livre de Laurent Gaud\u00e9 d\u00e9ploie dans une langue enivrante les \u00e9tendards de la bravoure, la flamboyante beaut\u00e9 des h\u00e9ros, mais aussi l&rsquo;insidieuse r\u00e9v\u00e9lation, en eux, la d\u00e9faite. Car chacun doit s\u2019accomplir, de quelque mani\u00e8re, l&rsquo;apprentissage de la honte.<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0: Alors je l&rsquo;ai pris et plus l\u00e2ch\u00e9! L&rsquo;\u00e9criture est magnifique comme toujours chez Gaud\u00e9 et l&rsquo;histoire nous emporte&#8230;&#8230; J&rsquo;aime ces contes, ces errances initiatiques ou la culture ancestrale se m\u00eale \u00e0 l&rsquo;histoire. On part en qu\u00eate du pass\u00e9, on est au centre d&rsquo;une bataille qui est au d\u00e9part lanc\u00e9e pour l&rsquo;amour d&rsquo;une femme puis qui devient une lette de puissance, une histoire d&rsquo;honneur et de prestige, avant de se transformer en une vengeance.. A la fin on ne sait plus pourquoi on se bat.. Et on comprend que ce qui a \u00e9t\u00e9 b\u00e2ti par la violence ne se transmet pas au nom de l&rsquo;amour&#8230;&#8230;.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Le Soleil des Scorta<\/strong>, Actes Sud, 2004 (prix Goncourt 2004 &#8211; prix du jury Jean-Giono 2004 &#8211; Prix du Roman populiste 2004)<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>\u00a0: L&rsquo;origine de leur lign\u00e9e condamne les Scorta \u00e0 l&rsquo;opprobre. A Montepuccio, leur petit village d&rsquo;Italie du Sud, ils vivent pauvrement, et ne mourront pas riches. Mais ils ont fait v\u0153u de se transmettre, de g\u00e9n\u00e9ration en g\u00e9n\u00e9ration, le peu que la vie leur laisserait en h\u00e9ritage. Et en dehors du modeste bureau de tabac familial, cr\u00e9\u00e9 avec ce qu&rsquo;ils appellent \u00ab\u00a0l&rsquo;argent de New York\u00a0\u00bb, leur richesse est aussi immat\u00e9rielle qu&rsquo;une exp\u00e9rience, un souvenir, une parcelle de sagesse, une \u00e9tincelle de joie. Ou encore un secret. Comme celui que la vieille Carmela confie au cur\u00e9 de Montepuccio, par crainte que les mots ne viennent tr\u00e8s vite \u00e0 lui manquer. Roman solaire, profond\u00e9ment humaniste, le livre de Laurent Gaud\u00e9 met en sc\u00e8ne, de 1870 \u00e0 nos jours, l&rsquo;existence de cette famille des Fouilles \u00e0 laquelle chaque g\u00e9n\u00e9ration, chaque individualit\u00e9, tente d&rsquo;apporter, au gr\u00e9 de son propre destin, la fiert\u00e9 d&rsquo;\u00eatre un Scorta, et la r\u00e9v\u00e9lation du bonheur.<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0: un petit bijou\u00a0!<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Eldorado,<\/strong> Actes Sud, 2006<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>\u00a0: Gardien de la citadelle Europe, le commandant Salvatore Piracci navigue depuis vingt ans au large des c\u00f4tes italiennes, afin d&rsquo;intercepter les embarcations des \u00e9migr\u00e9s clandestins. Plusieurs \u00e9v\u00e9nements viennent \u00e9branler sa foi en sa mission et donner un nouveau sens \u00e0 son existence. Dans le m\u00eame temps, au Soudan, deux fr\u00e8res s&rsquo;appr\u00eatent \u00e0 entreprendre le long et dangereux voyage qui doit les conduire vers le continent de leurs r\u00eaves, l&rsquo;Eldorado europ\u00e9en. Parce qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de fronti\u00e8re que l&rsquo;esp\u00e9rance ne puisse franchir, Laurent Gaud\u00e9 fait r\u00e9sonner la voix de ceux qui, au prix de leurs illusions, leur identit\u00e9 et parfois leur vie, osent se mettre en chemin pour s&rsquo;inventer une terre promise.<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0: La langue est toujours aussi belle, le sujet est dur. J&rsquo;ai moins aim\u00e9 que le soleil des Scorta mais l&rsquo;ambiance et les sentiments sont toujours magnifiquement rendus. La tension est pr\u00e9sente, l&rsquo;amiti\u00e9, l&rsquo;authenticit\u00e9\u2026 la douleur et la compr\u00e9hension par le dit et le non-dit. Tr\u00e8s bel \u00e9crit.<\/p>\n<p><strong>Dans la nuit Mozambique<\/strong>, 2007 &#8211; recueil de quatre nouvelles<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>\u00a0: En quatre r\u00e9cits, Laurent Gaud\u00e9 donne la parole \u00e0 des personnages confront\u00e9s \u00e0 la culpabilit\u00e9, la violence, la proximit\u00e9 de la mort ou la disparition d&rsquo;un proche. Douloureusement, ils font face \u00e0 un avenir sombre, revoient leurs illusions et passions de jeunesse ou les plus simples bonheurs de l&rsquo;existence, conscients de l&rsquo;an\u00e9antissement qui les guette. Dans &lsquo;Sang n\u00e9grier&rsquo;, quelques esclaves noirs profitent de l&rsquo;escale de leur navire \u00e0 Saint-Malo pour s&rsquo;\u00e9chapper. Le narrateur raconte comment la chasse \u00e0 l&rsquo;homme qu&rsquo;il organise tourne au carnage. Au &lsquo;Grammery Park Hotel&rsquo;, un vieux po\u00e8te new-yorkais se souvient de sa toute premi\u00e8re publication&#8230; et de la femme qu&rsquo;il a aim\u00e9e. &lsquo;Colonel Barbaque&rsquo; marque les retrouvailles de l&rsquo;auteur avec Quanton Rippol, le soldat de &lsquo;Cris&rsquo; sauv\u00e9 par l&rsquo;artilleur africain M&rsquo;Bossolo. Il a port\u00e9 en Afrique &#8211; bient\u00f4t flanqu\u00e9 de ce surnom, le colonel Barbaque &#8211; l&rsquo;ivresse meurtri\u00e8re, l&rsquo;ubris dont la guerre l&rsquo;a fait d\u00e9pendant. Enfin, \u00e9clair\u00e9 par les plaisirs de l&rsquo;amiti\u00e9, de la table et de l&rsquo;imagination, le r\u00e9cit &lsquo;Dans la nuit Mozambique&rsquo; \u00e9voque les soir\u00e9es de trois officiers de marine qui, dans un petit restaurant de Lisbonne, en compagnie du patron de l&rsquo;\u00e9tablissement, avaient des rendez-vous r\u00e9guliers pour souper et se raconter des histoires.<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0: 4 nouvelles&#8230; bien mais je suis pas fan des nouvelles&#8230; J&rsquo;aime bien suivre des personnages moi&#8230; Mais une fois de plus sous le charme de l&rsquo;\u00e9criture. \u00ab Gramercy Park Hotel \u00bb, sur la perte d&rsquo;un \u00eatre proche m&rsquo;a remu\u00e9 aux larmes. \u00ab Le sang n\u00e9grier\u00bb donne vie aux instincts les plus noirs de l&rsquo;homme et \u00e0 ses peurs les plus profondes, \u00ab Dans la nuit Mozambique\u00bb on fait litteralement partie de l&rsquo;histoire et on attend, \u00ab Le colonel barbaque \u00bb est le recit qui m&rsquo;a le moins conquise, trop de violence pour moi&#8230; Une fois de plus, les th\u00e8mes chers \u00e0 Gaud\u00e9.. la solitude, la violence, la mort, la sauvagerie qui existe dans les tr\u00e9fonds de l&rsquo;homme..<\/p>\n<p><strong>La Porte des Enfers<\/strong>, Actes Sud, 2008<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>\u00a0: Roman rythm\u00e9, puissant et captivant, \u00ab\u00a0La Porte des Enfers\u00a0\u00bb oppose \u00e0 la finitude humaine la foi des hommes en la possibilit\u00e9 d&rsquo;arracher un \u00eatre au n\u00e9ant. Par l&rsquo;auteur du \u00ab\u00a0Soleil des Scorta\u00a0\u00bb, prix Goncourt 2004.<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0: pas lu<\/p>\n<p><strong>Ouragan<\/strong>, Actes Sud, 2010<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>\u00a0: Au coeur de la temp\u00eate qui d\u00e9vaste la Nouvelle-Orl\u00e9ans, dans un saisissant d\u00e9cor d&rsquo;apocalypse, quelques personnages affrontent la fureur des \u00e9l\u00e9ments, mais aussi leur propre nuit int\u00e9rieure. Un saisissant choral romanesque qui r\u00e9sonne comme le cri de la ville abandonn\u00e9e \u00e0 son sort, la plainte des sacrifi\u00e9s, le chant des rescap\u00e9s.<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0: Magistral.. Le souffle de l&rsquo;\u00e9crivain n&rsquo;a d&rsquo;\u00e9gal que le souffle de la temp\u00eate.. Tout est \u00e9mouvant et nous entraine.. la description des \u00e9v\u00e9nements, la vie des protagonistes, les implications, la gestion de la temp\u00eate, les relations entre les humains, et bien s\u00fbr l&rsquo;\u00e9criture&#8230; A lire d&rsquo;urgence si ce n&rsquo;est pas d\u00e9j\u00e0 fait!<\/p>\n<p><strong>Les Oliviers du N\u00e9gus<\/strong>, Actes Sud, 2011 &#8211; recueil de quatre nouvelles (<a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=568\">voir article sur le blog<\/a>)<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>\u00a0: \u00ab\u00a0Un vieil homme croit entendre chevaucher Fr\u00e9d\u00e9ric II dans le royaume des Enfers. Un centurion marche vers une Rome gangr\u00e9n\u00e9e dont il devance l\u2019agonie. Un soldat des tranch\u00e9es fuit le \u201cgolem\u201d que la terre a fa\u00e7onn\u00e9 pour punir les hommes. Un juge anti-mafia tient le compte \u00e0 rebours de sa propre ex\u00e9cution\u2026<\/p>\n<p>Dans la proximit\u00e9 de la guerre ou de la mort surgissent ces quatre r\u00e9cits o\u00f9 les h\u00e9ros \u2013 certes vaincus, mais non d\u00e9chus \u2013 prononcent d\u2019ultimes paroles. Ils veulent t\u00e9moigner, transmettre, ou sceller des adieux. Minuscules fantassins de la l\u00e9gende des si\u00e8cles, ils affrontent une Histoire lanc\u00e9e dans sa course aveugle. Et ils prof\u00e8rent la loi tragique \u2013 celle de la finitude \u2013 qui, au-del\u00e0 de toute conviction, donne force et v\u00e9rit\u00e9 \u00e0 leur message. D\u2019o\u00f9 la dimension orale de ces textes qui revisitent la sc\u00e8ne de l\u2019\u0153uvre romanesque et, de Cris \u00e0 La Porte des Enfers, r\u00e9orchestrent des th\u00e8mes chers \u00e0 Laurent Gaud\u00e9, auxquels la forme br\u00e8ve donne une singuli\u00e8re puissance.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Pour seul cort\u00e8ge<\/strong>, Actes Sud, 2012<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9\u00a0<\/strong>: En plein banquet, \u00e0 Babylone, au milieu de la musique et des rires, soudain Alexandre s&rsquo;\u00e9croule, terrass\u00e9 par la fi\u00e8vre. Ses g\u00e9n\u00e9raux se pressent autour de lui, redoutant la fin mais pr\u00e9parant la suite, se disputant d\u00e9j\u00e0 l&rsquo;h\u00e9ritage &#8211; et le privil\u00e8ge d&#8217;emporter sa d\u00e9pouille. Des confins de l&rsquo;Inde, un \u00e9trange messager se h\u00e2te vers Babylone. Et d&rsquo;un temple \u00e9loign\u00e9 o\u00f9 elle s&rsquo;est r\u00e9fugi\u00e9e pour se cacher du monde, on tire une jeune femme de sang royal : le destin l&rsquo;appelle \u00e0 nouveau aupr\u00e8s de l&rsquo;homme qui a vaincu son p\u00e8re&#8230; Le devoir et l&rsquo;ambition, l&rsquo;amour et la fid\u00e9lit\u00e9, le deuil et l&rsquo;errance m\u00e8nent les personnages vers l&rsquo;ivresse d&rsquo;une derni\u00e8re chevauch\u00e9e. Port\u00e9 par une \u00e9criture au souffle \u00e9pique, Pour seul cort\u00e8ge les accompagne dans cet ultime voyage qui les affranchit de l&rsquo;Histoire, leur ouvrant l&rsquo;infini de la l\u00e9gende.<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0: pas encore lu<\/p>\n<p><strong>Danser les ombres<\/strong>, Actes Sud, 2015 <a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=2088\">voir article sur le blog<\/a><\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>\u00a0: En ce matin de janvier, la jeune Lucine arrive de Jacmel \u00e0 Port-au-Prince pour y annoncer un d\u00e9c\u00e8s. Tr\u00e8s vite, dans cette ville o\u00f9 elle a connu les heures glorieuses et sombres des manifestations \u00e9tudiantes quelques ann\u00e9es plus t\u00f4t, elle sait qu\u2019elle ne partira plus, qu\u2019elle est revenue construire ici l\u2019avenir qui l\u2019attendait.<\/p>\n<p>H\u00e9berg\u00e9e dans une ancienne maison close, elle fait la connaissance d\u2019un groupe d\u2019amis qui se r\u00e9unit chaque semaine pour de longues parties de dominos. Dans la cour sous les arbres, dans la douceur du temps tranquille, quelque chose fr\u00e9mit qui pourrait \u00eatre le bonheur, qui donne l\u2019envie d\u2019aimer et d\u2019accomplir sa vie. Mais, le lendemain, la terre qui tremble redistribue les cartes de toute existence\u2026<\/p>\n<p>Pour rendre hommage \u00e0 Ha\u00efti, l\u2019\u00eele des hommes libres, Danser les ombres tisse un lien entre le pass\u00e9 et l\u2019instant, les ombres et les vivants, les corps et les \u00e2mes. D\u2019une plume tendre et fervente, Laurent Gaud\u00e9 trace au milieu des d\u00e9combres une cartographie de la fraternit\u00e9, qui seule peut sauver les hommes de la peur et les morts de l\u2019oubli.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>\u00c9coutez nos d\u00e9faites<\/strong>, Actes Sud,\u00a02016<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong> : Il a men\u00e9 des op\u00e9rations pour les renseignements fran\u00e7ais de Bamako \u00e0 Gen\u00e8ve, de Beyrouth \u00e0 Tanger. Aujourd&rsquo;hui, Assem Graleb est fatigu\u00e9. La mission qu&rsquo;il accepte est peut-\u00eatre la derni\u00e8re : retrouver un ancien membre des commandos d&rsquo;\u00e9lite am\u00e9ricains soup\u00e7onn\u00e9 de divers trafics. A Zurich, Assem croise Mariam, une arch\u00e9ologue irakienne qui travaille dans la zone d\u00e9vast\u00e9e du Moyen-Orient. En une nuit, tous deux partagent bien plus que quelques heures d&rsquo;amour.<br \/>\nEn contrepoint de cette rencontre, le r\u00e9cit fait retentir le chant de trois h\u00e9ros glorieux : le g\u00e9n\u00e9ral Grant \u00e9crasant les conf\u00e9d\u00e9r\u00e9s, Hannibal marchant sur Rome, Hail\u00e9 S\u00e9lassi\u00e9 se dressant contre l&rsquo;envahisseur fasciste. Mais quand une bataille se gagne au prix de vies fauch\u00e9es, de corps supplici\u00e9s, de terres \u00e9ventr\u00e9es, comment pr\u00e9tendre qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une victoire ? Ecoutez nos d\u00e9faites compose une \u00e9pop\u00e9e m\u00e9lancolique et inqui\u00e8te qui constate la folie des hommes et c\u00e9l\u00e8bre l&rsquo;\u00e9motion, l&rsquo;art, la beaut\u00e9 &#8211; seuls rem\u00e8des \u00e0 la tentation de la capitulation face au temps qui passe.<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0: pas encore lu<\/p>\n<p><strong>De sang et de lumi\u00e8re<\/strong> ,\u00a0Actes Sud, 2017\u00a0 (<strong><em>Po\u00e8mes<\/em><\/strong>)<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong> : Des po\u00e8mes engag\u00e9s voyagent dans les interstices de l&rsquo;ouvre romanesque de Laurent Gaud\u00e9, d\u00e9non\u00e7ant le sort que les hommes font aux opprim\u00e9s &#8211;\u00a0 hier esclaves assujettis au commerce triangulaire des pays riches, aujourd&rsquo;hui migrants \u00e9conomiques et r\u00e9fugi\u00e9s en qu\u00eate d&rsquo;une introuvable terre d&rsquo;accueil.<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0: pas encore lu<\/p>\n<p><strong><i>Salina\u00a0: les trois exils<\/i><\/strong>, Actes Sud,\u00a02018<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong> : Qui dira l&rsquo;histoire de Salina, la m\u00e8re aux trois fils, la femme aux trois exils, l&rsquo;enfant abandonn\u00e9e aux larmes de sel ? Elle fut recueillie par Mamambala et \u00e9lev\u00e9e comme sa fille dans un clan qui jamais ne la vit autrement qu&rsquo;\u00e9trang\u00e8re et qui voulut la soumettre. Au soir de son existence, c&rsquo;est son dernier fils qui raconte ce qu&rsquo;elle a \u00e9t\u00e9, afin que la mort lui offre le repos que la vie lui a d\u00e9fendu, afin que le r\u00e9cit devienne l\u00e9gende.<br \/>\nRenouant avec la veine mythique et archa\u00efque de La Mort du roi Tsongor, Laurent Gaud\u00e9 \u00e9crit la geste douloureuse d&rsquo;une h\u00e9ro\u00efne lumineuse, puissante et sauvage, qui prit l&rsquo;amour pour un d\u00fb et la vengeance pour une raison de vivre.<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0: pas encore lu<\/p>\n<p><strong><i>Paris, mille vies<\/i><\/strong>, Actes Sud, 2020<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong> : Un soir de juillet, sur l&rsquo;esplanade de la gare Montparnasse, le narrateur est apostroph\u00e9 par un homme agit\u00e9 qui r\u00e9p\u00e8te plusieurs fois sa question : Qui es-tu, toi ? Guid\u00e9 par cette ombre errante, il d\u00e9ambule de nuit dans un Paris \u00e9trangement vide o\u00f9 les \u00e9poques se m\u00ealent. Tant de pr\u00e9sences l&rsquo;ont pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 dans cette ville qui l&rsquo;a vu na\u00eetre, et ce sont autant de fant\u00f4mes qu&rsquo;il faut dire, apaiser, \u00e9crire, avant de revenir au grand app\u00e9tit de la vie.<br \/>\nEntre art po\u00e9tique et r\u00e9cit fantastique, l&rsquo;auteur c\u00e9l\u00e8bre sa ville et se souvient, \u00e0 la fois sinc\u00e8re et discret, heureux d&rsquo;\u00eatre un parmi les hommes et de chanter, le temps d&rsquo;une nuit, ces mille vies qui nous devancent, nous accompagnent, nous prolongeront.<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0: pas encore lu<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Peu ou pas d&rsquo;extraits car j&rsquo;ai simplement recopi\u00e9 des notes de lecture d&rsquo;il y a longtemps..\u00a0 je suis d\u00e9sol\u00e9e mais je vais essayer d&rsquo;y rem\u00e9dier.. Auteur : Laurent Gaud\u00e9, n\u00e9 le 6 juillet 1972 dans le 14e arrondissement de Paris est un romancier, nouvelliste et dramaturge fran\u00e7ais Cris, Actes Sud, 2001 R\u00e9sum\u00e9\u00a0: Ils se nomment &hellip; <\/p>\n<p class=\"read-more\"><a class=\"readmore-btn\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=2076\">+<span class=\"screen-reader-text\">  Read More<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":2075,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_crdt_document":"","_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[2,4,12],"tags":[],"class_list":["post-2076","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-lectures","category-liste-annee","category-litterature-france"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2076","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2076"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2076\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":12229,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2076\/revisions\/12229"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/2075"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2076"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2076"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2076"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}