{"id":20879,"date":"2024-09-27T17:07:09","date_gmt":"2024-09-27T15:07:09","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=20879"},"modified":"2024-09-27T17:19:48","modified_gmt":"2024-09-27T15:19:48","slug":"andrea-jean-baptiste-veiller-sur-elle-rle2023-580-pages","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=20879","title":{"rendered":"Andr\u00e9a, Jean-Baptiste \u00ab\u00a0Veiller sur elle\u00a0\u00bb (RLE2023) 580 pages"},"content":{"rendered":"<p><b>Auteur<\/b>: Jean-Baptiste Andrea, n\u00e9 le 4 avril 1971 \u00e0 Saint-Germain-en-Laye, est un \u00e9crivain, sc\u00e9nariste et r\u00e9alisateur fran\u00e7ais. Il a des origines italiennes par sa m\u00e8re, ainsi que grecques, bal\u00e9ares et pied-noir d\u2019Alg\u00e9rie.<\/p>\n<p><b>Romans<\/b>: <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=6883\">Ma Reine<\/a><\/span> (2017) \u2013 Cent millions d\u2019ann\u00e9es et un jour (2019) \u2013<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=20609\">Des diables et des Saints<\/a><\/span> (2021) \u2013 <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" title=\"Andr\u00e9a, Jean-Baptiste \u00ab\u00a0Veiller sur elle\u00a0\u00bb (RLE2023) 580 pages\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=20879\">Veiller sur elle<\/a><\/span> (2023) Il re\u00e7oit le prix Femina des lyc\u00e9ens et le prix du premier roman pour son premier livre, \u00abMa reine\u00bb, sorti en 2017, le Grand Prix RTL-Lire en 2021, ainsi que le prix Goncourt 2023 et le Grand prix des lectrices de Elle pour son quatri\u00e8me roman, \u00ab Veiller sur elle \u00bb.<\/p>\n<p>L\u2019Iconoclaste<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>(Gallimard) \u2014 17.08.2023 &#8211; 580 pages<\/p>\n<p><b>R\u00e9sum\u00e9<\/b>: Au grand jeu du destin, Mimo a tir\u00e9 les mauvaises cartes. N\u00e9 pauvre, il est confi\u00e9 en apprentissage \u00e0 un sculpteur de pierre sans envergure. Mais il a du g\u00e9nie entre les mains. Toutes les f\u00e9es ou presque se sont pench\u00e9es sur Viola Orsini. H\u00e9riti\u00e8re d&rsquo;une famille prestigieuse, elle a pass\u00e9 son enfance \u00e0 l&rsquo;ombre d&rsquo;un palais g\u00e9nois. Mais elle a trop d&rsquo;ambition pour se r\u00e9signer \u00e0 la place qu&rsquo;on lui assigne.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Ces deux-l\u00e0 n&rsquo;auraient jamais d\u00fb se rencontrer. Au premier regard, ils se reconnaissent et se jurent de ne jamais se quitter. Viola et Mimo ne peuvent ni vivre ensemble, ni rester longtemps loin de l&rsquo;autre. Li\u00e9s par une attraction ind\u00e9fectible, ils traversent des ann\u00e9es de fureur quand l&rsquo;Italie bascule dans le fascisme. Mimo prend sa revanche sur le sort, mais \u00e0 quoi bon la gloire s&rsquo;il doit perdre Viola ? Un roman plein de fougue et d&rsquo;\u00e9clats, habit\u00e9 par la gr\u00e2ce et la beaut\u00e9.<\/p>\n<p><b>Mon avis<\/b>:<br \/>\nCe n\u2019est pas toujours le cas mais j\u2019ai trouv\u00e9 que ce roman m\u00e9ritait vraiment le Prix Goncourt. Tout est au rendez-vous : le romanesque, la grande et la petite Histoire, l\u2019imagination, une belle \u00e9criture qui n\u2019est pas d\u00e9pourvue d\u2019humour, une histoire avec de magnifiques relations humaines, du myst\u00e8re, de la culture aussi\u2026 Un style agr\u00e9able, qui tient toujours en haleine, sans temps morts.<\/p>\n<p>J\u2019ai \u00e9t\u00e9 happ\u00e9e par la relation entre Mimo et Viola, deux \u00eatres complexes, diff\u00e9rents, attachants, avec des fractures, des r\u00eaves, de la volont\u00e9 et qui sont pleins de myst\u00e8re. Deux \u00eatres qui vont se r\u00e9v\u00e9ler alors qu\u2019\u00e0 priori, tout est contre eux ( le fait d\u2019\u00eatre un petit nain paysan pour l\u2019un et d\u2019\u00eatre une fille dans un monde d\u2019hommes pour l\u2019autre) .<br \/>\nQue j\u2019ai aim\u00e9 cette lecture toute en finesse et en nuances: nuances dans l\u2019\u00e9criture, nuances dans les couleurs, nuances dans les lueurs, nuances dans le langage, nuances dans les descriptions, nuances dans les relations .<br \/>\n\u00ab\u00a0Pietra d\u2019Alba, pierre d\u2019Aube\u00a0\u00bb, aube qui donne ses couleurs aux pierres du village comme le dit si po\u00e9tiquement l\u2019auteur..<br \/>\nEt tout ce qui a trait \u00e0 l\u2019art de la sculpture est une pure merveille! : la mati\u00e8re, le marbre, le travail de la pierre,<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>la mani\u00e8re, les angles, les perspectives\u2026 On ne peut qu\u2019\u00eatre admiratifs face au gros travail de documentation effectu\u00e9 par l\u2019auteur sur la vie de personnages qui ont r\u00e9ellement exist\u00e9, comme Michelangelo Buonarroti, Viola Orsini ( la fameuse famille Orsini) ou Laszlo Toth, connu pour son attaque sur la Piet\u00e0 de Michel-Ange\u2026<br \/>\nC\u2019est \u00e0 la fois un magnifique roman historique sur le XX\u00e8me si\u00e8cle en Italie et un livre d\u2019un amoureux de l\u2019Italie : l\u2019Italie est au centre du roman, la Ligurie (Pietra d\u2019Alba avec la villa Orsini)<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>mais aussi la Toscane (Florence), Rome, G\u00eanes, Palerme \u2026 et la p\u00e9riode du fascisme, de Mussolini\u2026<br \/>\nC\u2019est \u00e9galement<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>un livre sur le pouvoir des livres, le pouvoir des r\u00eaves, le rapport entre les humains et les animaux, la diff\u00e9rence et le handicap, le rapport \u00e0 la mort, le f\u00e9minisme, le pouvoir de l&rsquo;Eglise, le monde du cirque aussi.<br \/>\nM\u00eame si au d\u00e9part Mimo, comme ceux de sa classe sociale est un paysan bourru et taiseux &#8211; grognon comme il le dit &#8211; qui va commencer sa vie dans les pires conditions et \u00e0 une p\u00e9riode tr\u00e8s troubl\u00e9e, tant sur le plan familial que politique, c\u2019est un petit bonhomme &#8211; au sens propre et figur\u00e9 &#8211; qui va se battre pour avancer et se cramponner \u00e0 la parole et \u00e0 l\u2019h\u00e9ritage de son p\u00e8re pour aller de l\u2019avant. Il va croire en son don pour la sculpture, courber l\u2019\u00e9chine pour acc\u00e9der \u00e0 son r\u00eave et son destin. Seul face \u00e0 l\u2019adversit\u00e9, orphelin de p\u00e8re et \u00e9loign\u00e9 de sa m\u00e8re, il va devoir batailler pour s\u2019affirmer quand il est confi\u00e9 \u00e0 son oncle Alberto, sculpteur comme son p\u00e8re.<br \/>\nHeureusement que lorsque Alberto d\u00e9cide de s\u2019installer \u00e0 Pietra d\u2019Alba, Mimo va rencontrer des gamins comme lui, hors normes et qu\u2019avec eux il va grandir en marge mais avec des amis et des r\u00eaves. Il y a les jumeaux cosmiques &#8211; Viola et lui &#8211; et les deux fr\u00e8res &#8211; \u00ab\u00a0Alin\u00e9a\u00a0\u00bb et Emmanuele &#8230;<br \/>\nLa relation d\u2019amiti\u00e9 fusionnelle avec Viola va le tirer vers le haut, le construire, le nourrir de connaissances et l\u2019armer pour le futur, lui permettant de comprendre l\u2019art qu\u2019est la sculpture.<br \/>\nSi elle venait \u00e0 disparaitre de sa vie, continuerait-il \u00e0 croire en lui ? En son futur?<br \/>\nLa famille Orsoni va-t-elle lui accorder sa confiance?<br \/>\nMimo est \u00e0 la fin de sa vie.. et il raconte\u2026 et il nous tient par le bout du coeur jusqu\u2019\u00e0 la toute fin. <span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Par certains cot\u00e9s, le roman me fait penser par moments au roman de L\u00e9onor de R\u00e9condo, \u00ab<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" title=\"De R\u00e9condo, L\u00e9onor \u00abPietra viva\u00bb (08\/2013)\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=1494\">Pietra viva<\/a><\/span>\u00bb que j\u2019avais beaucoup appr\u00e9ci\u00e9.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p><b>Extraits<\/b>:<\/p>\n<p>Mais depuis quand les morts ne peuvent-ils pas raconter leur histoire\u00a0?<\/p>\n<p>Impossible de ne pas s\u2019arr\u00eater, frapp\u00e9 par le paysage color\u00e9, pointilliste, un feu d\u2019artifice mandarine, melon, abricot, mimosa, fleur de soufre, qui ne s\u2019\u00e9teignait jamais. Le contraste avec la for\u00eat, derri\u00e8re la maison, illustrait la mission civilisatrice de la famille, inscrite sur son blason. Ab tenebris, ad lumina. Loin des t\u00e9n\u00e8bres, vers la lumi\u00e8re.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>J\u2019\u00e9tais pr\u00e9coce \u00e0 treize\u00a0ans, mais le terme n\u2019existait pas encore. Le monde d\u2019alors \u00e9tait plus simple. On \u00e9tait riche ou pauvre, mort ou vivant. L\u2019\u00e9poque n\u2019\u00e9tait pas \u00e0 la nuance.<\/p>\n<p>Des hommes beaucoup plus courageux que moi se seraient \u00e9vanouis. C\u2019est donc ce que je fis.<\/p>\n<p>Faire partie de ce monde, quelques instants, m\u00eame si c\u2019\u00e9tait pour faire semblant.<\/p>\n<p>Juste une minute. Piti\u00e9. Une toute petite minute qui ne fera de mal \u00e0 personne, vol\u00e9e \u00e0 un si\u00e8cle o\u00f9 tout va trop vite.<\/p>\n<p>\u2013\u00a0Tu crois que ce sont les morts qui font les guerres\u00a0? Qui s\u2019embusquent au bord des chemins\u00a0? Qui te violent et te volent\u00a0? Les morts sont nos amis. Tu ferais mieux d\u2019avoir peur des vivants.<\/p>\n<p>Viola \u00e9tait une funambule en \u00e9quilibre sur une fronti\u00e8re trouble trac\u00e9e entre deux mondes. Certains dirent entre la raison et la folie.<\/p>\n<p>J\u2019avais grandi dans un monde o\u00f9 l\u2019on grognait beaucoup. Parler \u00e9tait au mieux un luxe, le plus souvent une frivolit\u00e9. On grognait pour remercier, on grognait pour exprimer sa satisfaction, on grognait pour grogner.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Je voulais te montrer qu\u2019il n\u2019y a pas de limites. Pas de haut ni de bas. Pas de grand ou de petit. Toute fronti\u00e8re est une invention. Qui comprend \u00e7a d\u00e9range forc\u00e9ment ceux qui les inventent, ces fronti\u00e8res, et encore plus ceux qui y croient, c\u2019est-\u00e0-dire \u00e0 peu pr\u00e8s tout le monde.<\/p>\n<p>La ville glissait en moi et ne me quitterait pas. Ni la grandeur de Rome ni la magie de Venise ou la folie de Naples ne me firent jamais oublier Florence. Ce n\u2019\u00e9tait pas la plus belle des villes d\u2019Italie mais c\u2019\u00e9tait la plus belle.<\/p>\n<p>Sois comme ce fleuve, immuable, tranquille. Tu crois qu\u2019il s\u2019\u00e9nerve, l\u2019Arno\u00a0?<br \/>\nLe 4\u00a0novembre\u00a01966, l\u2019Arno fracasserait ses digues, d\u00e9borderait de ses rives et d\u00e9vasterait la ville.<\/p>\n<p>Du jour au lendemain, j\u2019\u00e9tais celui dont il fallait avoir une \u0153uvre. Tout \u00e7a parce que j\u2019avais appris un mot nouveau.\u00a0<i>Non<\/i>. Le pouvoir de ces trois lettres \u00e9tait insens\u00e9..<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>\u2013\u00a0Ce n\u2019est pas un gnome, les enfants. En fait, c\u2019est un g\u00e9ant. Juste un petit g\u00e9ant.<\/p>\n<p>\u2013\u00a0Qui veut d\u2019une vie sans h\u00e9ro\u00efsme\u00a0?<br \/>\n\u2013\u00a0Tous les h\u00e9ros, en g\u00e9n\u00e9ral.<\/p>\n<p>J\u2019avais eu le malheur de dire \u00ab\u00a0il y a du vent\u00a0\u00bb. Viola m\u2019avait donn\u00e9 un coup dans l\u2019\u00e9paule, exasp\u00e9r\u00e9e.<\/p>\n<p>\u2013\u00a0Les mots ont un sens, Mimo. Nommer, c\u2019est comprendre. \u00ab\u00a0Il y a du vent\u00a0\u00bb, \u00e7a ne veut rien dire. Est-ce un\u00a0vent qui tue\u00a0? Un vent qui ensemence\u00a0? Un vent qui g\u00e8le les plants sur pied ou les r\u00e9chauffe\u00a0? Et quel genre de d\u00e9put\u00e9e ferais-je si les mots n\u2019avaient pas de sens\u00a0? Je ne serais pas diff\u00e9rente des autres.<\/p>\n<p>\u00c0 l\u2019excitation initiale succ\u00e9da une certaine perplexit\u00e9, car, le lampadaire enfin allum\u00e9, on se demanda \u00e0 quoi pouvait bien servir l\u2019\u00e9lectricit\u00e9, vu qu\u2019une lampe \u00e0 huile faisait la m\u00eame chose.<\/p>\n<p>Il \u00e9tait plus facile, dans ces ann\u00e9es-l\u00e0, de s\u2019imposer lorsque l\u2019on mesurait un m\u00e8tre quarante que lorsque l\u2019on avait la peau sombre.<\/p>\n<p>Ils en avaient parl\u00e9 longtemps, de ce foss\u00e9 qui cro\u00eet entre deux \u00eatres que rien, croyait-on, ne pouvait s\u00e9parer. De ces \u00e9chardes que le temps vous glisse sous la peau et que l\u2019on ignore \u2013\u00a0qui s\u2019inqui\u00e8te d\u2019une \u00e9charde\u00a0?\u00a0\u2013 mais qui s\u2019infectent un jour.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>\u2013\u00a0Il me d\u00e9teste\u00a0? Pourquoi\u00a0?<br \/>\nBrancusi tendit son verre vide au barman.<br \/>\n\u2013\u00a0Parce qu\u2019il t\u2019admire, je suppose.<br \/>\n\u2013\u00a0O\u00f9 est la logique\u00a0?<br \/>\n\u2013\u00a0C\u2019est tr\u00e8s logique. Pourquoi d\u00e9testerais-tu quelqu\u2019un qui ne te fera jamais d\u2019ombre\u00a0? Admirer quelqu\u2019un, c\u2019est un peu le d\u00e9tester, et vice versa. Beethoven d\u00e9testait Haydn, Schiaparelli d\u00e9teste Chanel, Hemingway d\u00e9teste Faulkner. Ergo, Giacometti d\u00e9teste Vitaliani. Et tant que nous y sommes, je te d\u00e9teste aussi. Mais nous, les Roumains, avons la d\u00e9testation gentille.<\/p>\n<p>Notre amiti\u00e9. Un jour on s\u2019aime, le lendemain on se d\u00e9teste\u2026 Nous sommes deux aimants. Plus nous nous rapprochons, plus nous nous repoussons.<br \/>\n\u2013\u00a0Nous ne sommes pas des aimants. Nous sommes une symphonie. Et m\u00eame la musique a besoin de silences.<\/p>\n<p>Il y avait pire que de perdre sa libert\u00e9, c\u2019\u00e9tait d\u2019en perdre le go\u00fbt.<\/p>\n<p>\u2013\u00a0\u00c9coute-moi bien. Sculpter, c\u2019est tr\u00e8s simple. C\u2019est juste enlever des couches d\u2019histoires, d\u2019anecdotes, celles qui sont inutiles, jusqu\u2019\u00e0 atteindre l\u2019histoire qui nous\u00a0concerne tous, toi et moi et cette ville et le pays entier, l\u2019histoire qu\u2019on ne peut plus r\u00e9duire sans l\u2019endommager. Et c\u2019est l\u00e0 qu\u2019il faut arr\u00eater de frapper. Tu comprends\u00a0?<\/p>\n<p>J\u2019aimerais savoir comment cela va se passer. Le franchissement, le dernier souffle. Partirai-je au milieu d\u2019une phrase commenc\u00e9e\u00a0? Des mots suspendus, puis plus rien, un beau silence, du soulagement\u00a0?<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p><b>Image <\/b>: Le marbre de Carrare et ses carri\u00e8res (Toscane, Italie) Source &#8211; \u00a9 2021 Pierre Thomas<\/p>\n<p>(Modifi\u00e9e en noir\/blanc)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteur: Jean-Baptiste Andrea, n\u00e9 le 4 avril 1971 \u00e0 Saint-Germain-en-Laye, est un \u00e9crivain, sc\u00e9nariste et r\u00e9alisateur fran\u00e7ais. Il a des origines italiennes par sa m\u00e8re, ainsi que grecques, bal\u00e9ares et pied-noir d\u2019Alg\u00e9rie. 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