{"id":20910,"date":"2024-10-01T15:43:56","date_gmt":"2024-10-01T13:43:56","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=20910"},"modified":"2024-10-01T15:53:35","modified_gmt":"2024-10-01T13:53:35","slug":"melquiot-fabrice-ecouter-les-sirenes-rle2024-304-pages","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=20910","title":{"rendered":"Melquiot, Fabrice \u00ab\u00a0Ecouter les sir\u00e8nes\u00a0\u00bb (RLE2024) 304 pages"},"content":{"rendered":"<p><b>Auteur<\/b>: Fabrice Melquiot est \u00e9crivain, metteur en sc\u00e8ne, parolier et performeur. Il a publi\u00e9 une soixantaine de pi\u00e8ces pour le th\u00e9\u00e2tre, des romans graphiques et des recueils de po\u00e9sie.<br \/>\n\u00c9couter les sir\u00e8nes est son premier roman.<\/p>\n<p>Actes Sud &#8211; 28.08.2024 &#8211; 304 pages<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>&#8211; prix Transfuge du meilleur premier roman<\/p>\n<p><b>R\u00e9sum\u00e9<\/b>:<br \/>\nUn mensonge et quelque deux mille kilom\u00e8tres s\u00e9parent Jodie Casterman d&rsquo;un inconnu dont elle est la fille : voil\u00e0 ce que lui r\u00e9v\u00e8le John, son p\u00e8re adoptif, au moment de mourir. Jodie (trente-six ans, barmaid, dog-sitter, actrice occasionnelle, slasheuse ordinaire d&rsquo;une Am\u00e9rique bient\u00f4t trumpienne) ne connaissait jusqu&rsquo;alors qu&rsquo;une part de son histoire. Les yeux dessill\u00e9s, en deuil et en col\u00e8re, Jodie Casterman reprend les commandes de son existence, quitte Portland, fonce \u00e0 rebours de la l\u00e9gende : d&rsquo;abord direction Los Angeles, o\u00f9 sa m\u00e8re, Suzanne, vit au ralenti dans son mobile home ; puis Albuquerque, et le Colorado o\u00f9 r\u00e9side son p\u00e8re biologique.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Librement inspir\u00e9 d&rsquo;un t\u00e9moignage de Suzanne Verdal, \u00e0 qui Leonard Cohen d\u00e9dia l&rsquo;une de ses plus c\u00e9l\u00e8bres chansons, Ecouter les sir\u00e8nes est un road trip existentiel, d\u00e9bordant de musique, de fi\u00e8vre et de tendresse. Une qu\u00eate d&rsquo;alt\u00e9rit\u00e9 qui se d\u00e9ploie des ann\u00e9es 1960 \u00e0 nos jours et redonne du muscle \u00e0 la nostalgie, en grattant la rouille d&rsquo;une mythologie am\u00e9ricaine \u00e0 l&rsquo;abandon.<\/p>\n<p><b>Mon avis<\/b> :<\/p>\n<p>Merci \u00e0 un ami qui se reconnaitra de m\u2019avoir sugg\u00e9r\u00e9 de lire ce livre, qui semble oubli\u00e9 en cette rentr\u00e9e litt\u00e9raire. Un premier roman que j\u2019ai beaucoup aim\u00e9. Il faut dire que j\u2019aime Leonard Cohen &#8211; que j\u2019ai eu la chance de voir en concert il y a bien longtemps et qu\u2019il fait partie de mes chanteurs pr\u00e9f\u00e9r\u00e9s. Certes L\u00e9onard Cohen n\u2019est pas le sujet principal du r\u00e9cit mais son ombre plane sur le roman.<br \/>\nUn livre qui parle musique, qui parle Am\u00e9rique des ann\u00e9es 1960 \u00e0 2016 (ann\u00e9e de la mort de Cohen) , qui parle enqu\u00eate, qui parle rapport entre un p\u00e8re adoptif et sa fille, qui parle v\u00e9rit\u00e9 cach\u00e9e\u2026<\/p>\n<p>Un roman sur les origines, inspir\u00e9 par la femme qui a inspir\u00e9 la chanson \u00ab\u00a0Suzanne\u00a0\u00bb, qui figure dans le tout premier album de Leonard Cohen (\u00ab\u00a0Songs\u00a0\u00bb) , mais qui au d\u00e9part \u00e9tait un po\u00e8me de son recueil \u00ab\u00a0Paradises of Heaven\u00a0\u00bb. Suzanne et Leonard, c\u2019est une amiti\u00e9 tr\u00e8s forte, une fusion intellectuelle et artistique, une vraie amiti\u00e9 mais pas une relation physique, muse d\u2019une beaut\u00e9 exceptionnelle de ses ann\u00e9es 60 pourrait-on dire.<br \/>\nJ\u2019ai beaucoup aim\u00e9 la fa\u00e7on d\u2019\u00e9crire de l\u2019auteur. Le roman part de \u00ab\u00a0Suzanne\u00a0\u00bb, la muse de Leonard Cohen et nous emm\u00e8ne en voyage\u2026<br \/>\nL\u2019aventure qui commence au moment o\u00f9 une jeune femme de 36 ans va apprendre de la bouche de son p\u00e8re (adoptif) mourant la v\u00e9rit\u00e9 sur sa naissance. Une aventure int\u00e9rieure mais aussi une enqu\u00eate que la jeune femme va mener pour retrouver ses origines. La jeune femme savait qu\u2019elle avait \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9e mais la \u00ab\u00a0v\u00e9rit\u00e9\u00a0\u00bb qu\u2019on lui avait racont\u00e9e \u00e9tait un mensonge qui va la bouleverser et elle va tout remettre en question\u2026 enqu\u00eate, affronter sa m\u00e8re, partir \u00e0 la recherche de son pass\u00e9, de son vrai p\u00e8re\u2026 Un road trip qui lui fera partir \u00e0 la d\u00e9couverte de l\u2019Am\u00e9rique, mais aussi d\u2019elle-m\u00eame et des \u00eatres qui gravitaient autour de sa m\u00e8re \u00e0 l\u2019\u00e9poque de sa naissance\u2026<br \/>\nC\u2019est aussi un livre sur les mani\u00e8res d\u2019appr\u00e9hender la vie, les relations humaines, la force du besoin de libert\u00e9, d\u2019exister\u2026<span class=\"Apple-converted-space\"><br \/>\n<\/span>C\u2019est aussi un voyage qui parle musique, litt\u00e9rature, cin\u00e9ma\u2026 quelques noms ou titres dans la foultitude de noms cit\u00e9s\u2026<br \/>\nLeonard Cohen, Bob Marley, Queen, Fiona Apple, Bonnie Tyler, Bruce Springsteen \u2026<br \/>\nRichard Brautigan, Lorca, Yeats, John Irving, Ursula K. Le Guin, Orgueil et Pr\u00e9jug\u00e9s, K\u00e9rouac, Toni Morrison, Jim Harrison \u2026<br \/>\n\u00ab\u00a0Le Parrain\u00a0\u00bb Al Pacino;<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>Titanic; Quand Harry rencontre Sally, s\u00e9rie Dallas, Shilling: Jan Nicholson, X-Files \u2026.<\/p>\n<p><b>Extraits<\/b>:<\/p>\n<p>C\u2019est \u00e7a, la sc\u00e8ne. Il n\u2019est pas question de d\u00e9passement, on ne se d\u00e9passe pas, non\u00a0: la sc\u00e8ne permet de t\u2019at\u00adtein\u00addre. Et les textes, quand tu y descends pour les habiter, une lampe torche \u00e0 la main, com\u00adme au fond d\u2019une cave, les textes te d\u00e9barrassent d\u2019une bonne part d\u2019ego, ils te soulagent du regard tyrannique que tu poses sur tes pro\u00adpres pens\u00e9es, tes mani\u00e8res d\u2019\u00eatre ou de faire.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Ce n\u2019est pas une question d\u2019envie, la nuit. C\u2019est un besoin qui s\u2019allume.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Je crois surtout que j\u2019ai atteint l\u2019\u00e2ge o\u00f9 il est plus commode de dire qu\u2019on a pass\u00e9 l\u2019\u00e2ge de ces conneries, pour \u00e9viter de reconna\u00eetre qu\u2019on a d\u00e9j\u00e0 mis un paquet de r\u00eaves au placard et que les vicissitudes vous ont gob\u00e9e toute crue.<\/p>\n<p>Un vieil ami que la po\u00e9sie aurait g\u00e2t\u00e9,\u00a0<i>g\u00e2t\u00e9<\/i>\u00a0dans tous les sens du terme, la voix doucement timbr\u00e9e, m\u00e9dium cherchant en vain la fronti\u00e8re entre les graves et les aigus.<\/p>\n<p>Pour conna\u00eetre quel\u00adqu\u2019un, pour en sonder les secrets enfouis et les fantasmes les plus retors, il suffit de lui demander de choisir dix livres et de ne surtout pas expliquer ses choix.<\/p>\n<p>Le silence est devenu la plage o\u00f9 camper, la clairi\u00e8re o\u00f9 s\u2019asseoir pour met\u00adtre le monde \u00e0 distance.<\/p>\n<p><i>M\u00e9\u00ad\u00admoi\u00adres sauv\u00e9s du vent<\/i>\u00a0de Richard Brautigan.<br \/>\n\u2014\u00a0C\u2019est bien\u00a0?<br \/>\n\u2014\u00a0<i>J\u2019attends, tout simplement, et c\u2019est une fa\u00e7on d\u2019attendre qui vaut bien n\u2019importe quelle au\u00ad\u00adtre fa\u00e7on d\u2019attendre si l\u2019on consid\u00e8re, selon toute attente, que toutes les attentes se valent.<\/i><i><\/i><\/p>\n<p>C\u2019est une petite ville, o\u00f9 le pr\u00e9sent ressemble \u00e0 un souvenir et ce souvenir est un privil\u00e8ge moderne.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>L\u2019\u00eatre humain tient trop au roman de sa vie pour ne pas s\u2019arranger, bon gr\u00e9 mal gr\u00e9, avec les pages qui le composent.<\/p>\n<p>Elle est immense, l\u2019ombre des au\u00ad\u00adtres sur nos vies. De moi, ce que je comprends le mieux, ce sont les au\u00ad\u00adtres. On n\u2019a pas d\u2019histoire en dehors des au\u00ad\u00adtres. Je n\u2019ai pas d\u2019histoire qui soit mon histoire sans \u00eatre d\u2019abord celle des au\u00ad\u00adtres.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>L\u2019ombre des au\u00ad\u00adtres recouvre nos gestes et oriente nos pens\u00e9es. Elle nous l\u00e8che les cuisses com\u00adme une chienne en chaleur, nous mord la nuque et plante une paille dedans. Elle nous vampirise, nous suce la moelle, ne nous laisse jamais tranquille.<\/p>\n<p>J\u2019ai un p\u00e8re unique, qui a \u00e9t\u00e9 mon p\u00e8re, ma m\u00e8re, ma s\u0153ur et ma meilleure amie. Toutes les fonctions sentimentales, il les a occup\u00e9es, sans rien demander.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Les parents se trompent toujours de r\u00e9ponse, parce qu\u2019ils se trompent de question.<\/p>\n<p>Elle se dit\u00a0:\u00a0Repenser, revivre\u00a0; ces verbes nous tueront \u00e0 force de nous maintenir vivants.<\/p>\n<p>Les images s\u2019entrechoquent. Les mythes se disloquent. S\u2019ouvre une f\u00ealure toute neuve au centre de moi. Ma vie est une fable. Elles le sont toutes, certes. Mais le degr\u00e9 de fiction est variable. Ma vie est un r\u00e9cit mal embouch\u00e9, que je n\u2019ai jamais eu l\u2019intuition d\u2019\u00e9branler, d\u2019interroger. Ce r\u00e9cit, je l\u2019ai valid\u00e9 sans soup\u00e7on, com\u00adme un koala \u00e0 qui on cr\u00e8ve les deux yeux en disant\u00a0: c\u2019est un geste d\u2019amour, b\u00e9b\u00e9.<\/p>\n<p>\u2014\u00a0Est-ce que je r\u00e9ussis\u00a0? Qu\u2019est-ce que je r\u00e9ussis\u00a0?<br \/>\n\u2014\u00a0\u00c0 \u00eatre, \u00e0 \u00eatre qui tu es. \u00c0 \u00eatre toi.<\/p>\n<p>On en imprime dans sa t\u00eate des conneries, des faits, des titres, des r\u00e9pliques, des recettes, des gens, toutes sortes de donn\u00e9es dont l\u2019\u00e9clectisme est un fardeau, parce qu\u2019il nous condamne \u00e0 toucher \u00e0 tout, sans nous laisser toucher par rien. L\u2019esprit du mal se livre au tout-venant, il emmagasine sans comp\u00adter, ne pratique pas le tri.<\/p>\n<p>Est-ce qu\u2019on peut ressembler \u00e0 quel\u00adqu\u2019un qui ressemble \u00e0 quel\u00adqu\u2019un d\u2019au\u00ad\u00adtre, sans ressembler \u00e0 ce quel\u00adqu\u2019un d\u2019au\u00ad\u00adtre\u00a0?<\/p>\n<p>J\u2019admire les gens qui se foutent de savoir d\u2019o\u00f9 vient Maman, qui est Papa, et pour lesquels faire son deuil se r\u00e9sume \u00e0 r\u00e9gler des frais de succession, avant de repren\u00addre le cours de leur vie.<\/p>\n<p>Elle qui m\u00e8ne cette vie de biais, cette excentricit\u00e9 sans calcul, cette volont\u00e9 sauvage de libert\u00e9, dont les rues se vident, \u00e0 mesure qu\u2019elles se peuplent de poseurs et de convoiteurs.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Le r\u00eave am\u00e9ricain, tel qu\u2019on nous le vend, ce n\u2019est pas le fin fond du r\u00eave, mais une escale vers au\u00ad\u00adtre chose. Vers quoi\u00a0?\u00a0<i>Vers le sud<\/i>, dirait Suzanne. Un Sud, o\u00f9 l\u2019on vit de peu, o\u00f9 l\u2019on devine que derri\u00e8re les carrosseries lustr\u00e9es et les fa\u00e7ades de granit, derri\u00e8re le business et les march\u00e9s rapides, derri\u00e8re les petits et les grands luxes, le d\u00e9sir nous hante. D\u00e9sir d\u2019espace, d\u00e9sir d\u2019amour, d\u00e9sir de lumi\u00e8re, d\u00e9sir d\u2019une lanterne dans la nuit, d\u2019un bol de soupe, de bras ouverts, d\u2019un astre aper\u00e7u \u00e0 la va-vite, d\u2019un prodige gratuit.<\/p>\n<p>les images sont com\u00adme le pollen\u00a0; on s\u2019en prot\u00e8ge en vain.<\/p>\n<p>J\u2019attendrai que son fant\u00f4me passe cette nuit dans la cham\u00adbre et qu\u2019il s\u2019assoie sur le bord du lit com\u00adme il aime le faire.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Picasso a dit\u00a0: On ne peint pas ce qu\u2019on voit, on peint ce qu\u2019on pense d\u00e9j\u00e0 savoir sur ce qu\u2019on voit. Le tableau est d\u00e9j\u00e0 tout trac\u00e9, il n\u2019y a plus qu\u2019\u00e0 \u00e9pousseter la toile. Com\u00adme le tableau appelle davantage une brosse qu\u2019un pinceau pour se r\u00e9aliser lui-m\u00eame, les grandes d\u00e9cisions se pren\u00adnent \u00e0 notre insu\u00a0; elles sont des tableaux qui attendent d\u2019\u00eatre \u00e9pousset\u00e9s pour exister. Les grandes d\u00e9cisions ne nous appartiennent pas.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>J\u2019adore les bo\u00eetes automatiques. Pour les conductrices occasionnelles dans mon genre, c\u2019est parfait. Je regrette de ne pas avoir une bonne bo\u00eete automatique au niveau du cerveau.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Avant d\u2019\u00e9teindre, je feuillette mon agenda, dans l\u2019espoir de r\u00eaver \u00e0 rebours.<\/p>\n<p>Les grandes d\u00e9cisions ne nous appartiennent pas. Les petites non plus. En notre \u00e2me et conscience est un lieu qui n\u2019existe pas. C\u2019est le Triangle des Bermudes o\u00f9 s\u2019\u00e9vaporent nos intentions d\u2019agir. On n\u2019agit jamais en son \u00e2me et conscience et le Triangle des Bermudes n\u2019est pas un triangle dessin\u00e9 sur l\u2019eau.<\/p>\n<p>&#8230; je m\u2019\u00e9tonnais de l\u2019immensit\u00e9 des paysages et de la pauvret\u00e9 des gens. C\u2019\u00e9taient com\u00adme les deux plateaux d\u00e9s\u00e9quilibr\u00e9s d\u2019une balance : la nature donnait tout, les gens n\u2019avaient rien.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p><b>Image<\/b> : extrait de \u00ab\u00a0Suzanne\u00a0\u00bb de Leonard Cohen<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteur: Fabrice Melquiot est \u00e9crivain, metteur en sc\u00e8ne, parolier et performeur. Il a publi\u00e9 une soixantaine de pi\u00e8ces pour le th\u00e9\u00e2tre, des romans graphiques et des recueils de po\u00e9sie. \u00c9couter les sir\u00e8nes est son premier roman. Actes Sud &#8211; 28.08.2024 &#8211; 304 pages\u00a0 &#8211; prix Transfuge du meilleur premier roman R\u00e9sum\u00e9: Un mensonge et quelque &hellip; <\/p>\n<p class=\"read-more\"><a class=\"readmore-btn\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=20910\">+<span class=\"screen-reader-text\">  Read More<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":20911,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[501,35,202,12,24,1,79,2166,294,78,192],"tags":[677,158,254,1596,2201,2199,175,186,199,307,403,1301,2200,177,1285,515,2194,314,2108,410,1853,206,211,213,747,831],"class_list":["post-20910","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-1er-roman","category-coup-de-coeur-lectures","category-etats-unis","category-litterature-france","category-musique","category-non-classe","category-poesie","category-rle2024","category-theatre","category-xxeme","category-xxieme-siecle","tag-abandon","tag-adoption","tag-amitie","tag-californie","tag-colorado","tag-comedienne","tag-deuil","tag-enquete","tag-famille","tag-mensonge","tag-nature","tag-oregon","tag-portland","tag-quete-didentite","tag-quete-de-soi","tag-racines","tag-rapports-aux-morts","tag-rapports-familiaux","tag-relations-humaines","tag-relations-mere-fille","tag-relations-pere-fille","tag-road-trip","tag-souvenirs","tag-trahison","tag-tromperie","tag-verite"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/20910","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=20910"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/20910\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":20913,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/20910\/revisions\/20913"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/20911"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=20910"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=20910"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=20910"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}