{"id":20966,"date":"2024-10-11T17:34:20","date_gmt":"2024-10-11T15:34:20","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=20966"},"modified":"2024-10-11T17:45:00","modified_gmt":"2024-10-11T15:45:00","slug":"ruiz-olivia-ecoute-la-pluie-tomber-2022-179-pages","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=20966","title":{"rendered":"Ruiz, Olivia \u00ab\u00a0Ecoute la pluie tomber\u00a0\u00bb (2022)  179 pages"},"content":{"rendered":"<p><b>Autrice\u00a0<\/b>: nom de sc\u00e8ne d\u2019Olivia Blanc, Olivia Ruiz est une auteure -compositrice-interpr\u00e8te, chanteuse, actrice, r\u00e9alisatrice et romanci\u00e8re fran\u00e7aise n\u00e9e le 1er janvier 1980 \u00e0 Carcassonne. Elle choisira son nom de sc\u00e8ne Ruiz en hommage \u00e0 sa grand-m\u00e8re paternelle.<\/p>\n<p><b>Romans<\/b> : \u00ab<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" title=\"Ruiz, Olivia \u00abLa commode aux tiroirs de couleurs\u00bb (2020)\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=11307\">La commode aux tiroirs de couleurs<\/a><\/span>\u00bb (2020) &#8211; \u00ab<span style=\"color: #0000ff;\">\u00a0<a style=\"color: #0000ff;\" title=\"Ruiz, Olivia \u00ab\u00a0Ecoute la pluie tomber\u00a0\u00bb (2022) 179 pages\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=20966\">Ecoute la pluie tomber<\/a><\/span>\u00a0\u00bb (2022)<\/p>\n<p>JCLatt\u00e8s \u2013 11.05.2022 \u2013 197 pages \/ Livre de poche &#8211; 24.05.2023 &#8211; 179 pages<\/p>\n<p><b>R\u00e9sum\u00e9<\/b>\u00a0:<br \/>\nMarseillette, 1977. Dans le caf\u00e9 qui l&rsquo;a accueillie, \u00e9touff\u00e9e, puis r\u00e9v\u00e9l\u00e9e, Carmen pleure sa ni\u00e8ce ch\u00e9rie. A plus de quarante ans, elle se rappelle les personnages qui ont chang\u00e9 sa vie. Ceux qui l&rsquo;ont fait plonger, l&rsquo;ont remise dans le droit chemin. Ceux qui ont su percer ses failles et \u00e9couter ses d\u00e9sirs. Sans oublier ses soeurs, dont elle partage les stigmates de l&rsquo;exil mais refuse de suivre la route.<span class=\"Apple-converted-space\"><br \/>\n<\/span>Parce qu&rsquo;apr\u00e8s tant d&rsquo;\u00e9preuves, Carmen aussi veut s&rsquo;inventer un destin&#8230; D&rsquo;une hacienda en Espagne, o\u00f9 le franquisme fait rage, \u00e0 la prison madril\u00e8ne de Ventas en passant par un paquebot transatlantique, Olivia Ruiz nous embarque dans les tourments d&rsquo;une histoire qui s&rsquo;entrem\u00eale \u00e0 la grande, o\u00f9 l&rsquo;amour triomphe de la violence.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p><b>Mon avis<\/b>:<\/p>\n<p>M\u00eame si j\u2019ai beaucoup aim\u00e9 ce court roman, il m\u2019a moins fait chavirer que son pr\u00e9c\u00e9dent. Dans le pr\u00e9c\u00e9dent on faisait la connaissance de la grand-m\u00e8re de l\u2019autrice; ici l\u2019action se recentre autour de Carmen (la petite soeur de sa grand-m\u00e8re)<br \/>\nLa-encore la romanci\u00e8re m\u00eale l\u2019Histoire \u00e0 son histoire personnelle, le caf\u00e9 de sa famille (dont elle parle aussi dans le texte de l\u2019une de ses chansons) , la r\u00e9gion d\u2019o\u00f9 elle est originaire, ses racines.<br \/>\nJe pense qu\u2019il y a trop de personnages dans pas assez de pages. Je n\u2019ai pas vraiment eu le temps de faire connaissance. Bien s\u00fbr il y a Carmen, au centre du roman; il y a aussi Escouto \u00e0 la fin, mais on se demande un peu ce qu\u2019il vient faire dans cette histoire, avec son journal de bord et son pass\u00e9 douloureux\u2026 Une jolie brochette de personnages qui aurait m\u00e9rit\u00e9 d\u2019\u00eatre plus construite! La Yaya est fascinante mais dommage de ne pas l\u2019avoir d\u00e9couverte plue en profondeur.<br \/>\nJe me suis laiss\u00e9e prendre par le style, la vivacit\u00e9, le rythme, l\u2019\u00e9motion, et c\u2019est ce qui compte\u2026 Un roman doux, dur, \u00e9mouvant et fort \u00e0 la fois, qui parle de libert\u00e9 et d\u2019enfermement, de France et d\u2019Espagne, de famille et de solitude, le musique, de danse et de lecture\u2026<span class=\"Apple-converted-space\"><br \/>\n<\/span>\u00ab\u00a0<i>Escota quand pl\u00f3u<\/i>, c\u2019est de l\u2019occitan.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p><b>Extraits<\/b>:<\/p>\n<p>J\u2019ai longtemps ni\u00e9 mon existence. Aujourd\u2019hui je regarde dans le r\u00e9troviseur ceux qui l\u2019ont forg\u00e9e. Ils sont tous l\u00e0, se rappelant \u00e0 mon souvenir d\u2019un signe de la main, pour que je continue de la construire sans oublier chaque le\u00e7on qu\u2019ils m\u2019ont donn\u00e9e.<\/p>\n<p>\u2014\u00a0Assister, ce n\u2019est pas aider putain\u00a0! Aider, c\u2019est apprendre \u00e0 quelqu\u2019un \u00e0 s\u2019en sortir par lui-m\u00eame.<\/p>\n<p>Ces mots me paralysent. Me voil\u00e0 comme une enfant \u00e0 qui on reprendrait le bonbon qu\u2019on lui a donn\u00e9, alors qu\u2019il n\u2019a pas commenc\u00e9 \u00e0 fondre sous sa langue. D\u00e9\u00e7ue.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Mais pour nous, blesser un animal au nom de la noblesse ou de la beaut\u00e9 du geste est un acte de barbarie.<\/p>\n<p>Elle n\u2019avait pas exag\u00e9r\u00e9 en me disant que je trouverais mon salut dans la lecture. D\u00e8s qu\u2019elle terminait un livre, elle me le confiait. Mais les mots ne me p\u00e9n\u00e9traient pas. Maintenant qu\u2019elle lit pour moi, de sa langue si habit\u00e9e, les mots forment des images dans lesquelles je peux sauter \u00e0 pieds joints. Mon quotidien n\u2019est plus le m\u00eame. Mes lectures me grandissent. Me permettent d\u2019y voir clair. Je m\u2019y blottis aussi, souvent, volant l\u2019un des r\u00f4les pour devenir une h\u00e9ro\u00efne. Je me glisse dans les bottes de Don Quijote. Je retrouve le\u00a0d\u00e9sir de vivre dans l\u2019espoir d\u2019entendre encore le chant du monde.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Elle laisse \u00e9chapper un sourire que j\u2019attrape au vol et qui me donne des ailes pour le reste de la journ\u00e9e.<\/p>\n<p>Le rapt de la fianc\u00e9e est une tradition gitane. Par cet acte, les futurs \u00e9poux annoncent aux leurs qu\u2019ils vont se marier. Les familles ont jusqu\u2019\u00e0 leur retour pour organiser les noces, soit \u00e0 peine quelques jours. Un sacr\u00e9 branle-bas de combat pour \u00eatre dans les temps, et un investissement colossal de temps, d\u2019argent et de c\u0153ur pour chaque membre de la famille. Les gitans sont tr\u00e8s attach\u00e9s aux rites li\u00e9s \u00e0 leurs origines. Lorsque l\u2019ancrage g\u00e9ographique fait d\u00e9faut dans l\u2019histoire d\u2019un peuple, les racines trouvent un autre terreau pour s\u2019implanter.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Autrice\u00a0: nom de sc\u00e8ne d\u2019Olivia Blanc, Olivia Ruiz est une auteure -compositrice-interpr\u00e8te, chanteuse, actrice, r\u00e9alisatrice et romanci\u00e8re fran\u00e7aise n\u00e9e le 1er janvier 1980 \u00e0 Carcassonne. Elle choisira son nom de sc\u00e8ne Ruiz en hommage \u00e0 sa grand-m\u00e8re paternelle. Romans : \u00abLa commode aux tiroirs de couleurs\u00bb (2020) &#8211; \u00ab\u00a0Ecoute la pluie tomber\u00a0\u00bb (2022) JCLatt\u00e8s \u2013 &hellip; <\/p>\n<p class=\"read-more\"><a class=\"readmore-btn\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=20966\">+<span class=\"screen-reader-text\">  Read More<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":20967,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_crdt_document":"","_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[1497,23,98,43,12,1,105,1224,78],"tags":[254,197,938,218,159,2021,297,199,627,2181,989,2136,435,128,592,393,314,2213,768,407,2212,213,1307],"class_list":["post-20966","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-1497","category-espagne","category-france","category-histoire","category-litterature-france","category-non-classe","category-roman","category-traditions","category-xxeme","tag-amitie","tag-amour","tag-biographie-romancee","tag-drame","tag-drogue","tag-ecriture-poetique","tag-exil","tag-famille","tag-femmes","tag-franquisme","tag-independance","tag-la-retirada","tag-liberte","tag-livres","tag-musique","tag-prison","tag-rapports-familiaux","tag-republicains","tag-roman-historique","tag-soeurs","tag-tauromachie","tag-trahison","tag-violence-conjugale"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/20966","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=20966"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/20966\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":20970,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/20966\/revisions\/20970"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/20967"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=20966"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=20966"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=20966"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}