{"id":21023,"date":"2024-10-25T16:19:23","date_gmt":"2024-10-25T14:19:23","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=21023"},"modified":"2024-10-25T16:38:21","modified_gmt":"2024-10-25T14:38:21","slug":"martinez-carole-dors-ton-sommeil-de-brute-rle2024-400-pages","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=21023","title":{"rendered":"Martinez, Carole \u00ab\u00a0Dors ton sommeil de brute\u00a0\u00bb (RLE2024) 400 pages"},"content":{"rendered":"<p><b>L\u2019auteur<\/b> : N\u00e9e en 1966, Carole Martinez est tr\u00e8s appr\u00e9ci\u00e9e des lecteurs. Apr\u00e8s avoir test\u00e9 plusieurs m\u00e9tiers, elle d\u00e9cide de rejoindre le corps enseignant et donne des cours de fran\u00e7ais dans un coll\u00e8ge difficile de la banlieue parisienne. C&rsquo;est \u00e0 la\u00a0faveur d&rsquo;un cong\u00e9 parental qu&rsquo;elle commence \u00e0 \u00e9crire et publie en 2077 chez Gallimard \u00ab\u00a0<i>Le coeur cousu<\/i>\u00ab\u00a0, sorte de conte inspir\u00e9 des histoires que lui racontait sa grand-m\u00e8re espagnole. D&rsquo;abord port\u00e9 par le public puis rep\u00e9r\u00e9 par les critiques, ce roman a rafl\u00e9 tous les prix des lecteurs : Prix Renaudot des lyc\u00e9ens, Prix Ouest France \u00e9tonnants voyageurs et s&rsquo;est vendu \u00e0 plus de 20 000 exemplaires. En 2011 Carole Martinez a publi\u00e9 deux ouvrages : \u00ab\u00a0L&rsquo;oeil du t\u00e9moin\u00a0\u00bb, un roman policier pour la jeunesse et \u00ab <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=2105\">Du domaine des Murmures<\/a> <\/span>\u00bb, un roman pour adulte, r\u00e9compens\u00e9 par le Goncourt des lyc\u00e9ens. \u00ab\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=2139\">La terre qui penche<\/a><\/span>\u00a0\u00bb (12.09.2015) a obtenu le prix de la Feuille d&rsquo;or de la ville de Nancy &#8211; France Bleu Lorraine &#8211; France 3 Lorraine. Elle revient avec \u00ab\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=11528\">Les roses fauves<\/a><\/span>\u00a0\u00bb \u00e0 la RL2020, puis \u00e0 la RL2024 elle publie \u00ab\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" title=\"Martinez, Carole \u00ab\u00a0Dors ton sommeil de brute\u00a0\u00bb (RLE2024) 400 pages\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=21023\">Dors ton sommeil de brute<\/a><\/span>\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Gallimard &#8211; Collection Blanche &#8211; 15.08.2024 &#8211; 400 pages<\/p>\n<p><b>R\u00e9sum\u00e9<\/b>:<br \/>\n\u00ab\u00a0Un long hurlement, celui d&rsquo;une foule d&rsquo;enfants, secoue la plan\u00e8te. Dans les villes, le Cri passe \u00e0 travers les murs, se faufile dans les canalisations, jaillit sous les planchers, court dans les couloirs des tours oit les familles dorment les unes au-dessus des autres, le Cri se r\u00e9pand dans les rues.\u00a0\u00bb Un r\u00eave collectif court \u00e0 la vitesse de la rotation terrestre. Il touche tous les enfants du monde \u00e0 mesure que la nuit avance.<span class=\"Apple-converted-space\"><br \/>\n<\/span>Les nuits de la plan\u00e8te seront d\u00e9sormais marqu\u00e9es par l&rsquo;apparition de d\u00e9sordres nouveaux, comme si les esprits de la nature tentaient de communiquer avec l&rsquo;humanit\u00e9 \u00e0 travers les songes des enfants. Eva a fui son mari et s&rsquo;est coup\u00e9e du monde. Dans l&rsquo;espace sauvage oh elle s&rsquo;est r\u00e9fugi\u00e9e avec sa fille Lucie, elle est d\u00e9termin\u00e9e \u00e0 se battre contre ce qui menace son enfant durant son sommeil sur une Terre qui semble basculer.<span class=\"Apple-converted-space\"><br \/>\n<\/span>Comment lutter contre la nuit et les cauchemars d&rsquo;une fillette ?<\/p>\n<p><b>Mon avis<\/b>:<br \/>\nUne fois de plus un coup de coeur pour l\u2019\u00e9criture de cette romanci\u00e8re.<br \/>\nIl convient de souligner que le titre est emprunt\u00e9 au po\u00e8me de Baudelaire \u00ab\u00a0Le go\u00fbt du n\u00e9ant\u00a0\u00bb qui figure en premi\u00e8re page du roman et donne une indication sur le ton du livre et les th\u00e8mes qui seront abord\u00e9s.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 D&rsquo;autres r\u00e9f\u00e9rences suivront: G\u00e9rard de Nerval, Turner&#8230; <\/span>Un conte dans lequel tous les enfants du monde vont \u00eatre reli\u00e9s par le r\u00eave, un r\u00eave qui les relie mais dont ils ne se souviennent plus au r\u00e9veil. Un r\u00eave qui les relie \u00e0 la nature, et qui apr\u00e8s le premier lien,\u00a0\u00ab\u00a0le cri d\u2019alerte\u00a0\u00bb va les immerger dans ce qui ressemble fort aux dix plaies d\u2019Egypte\u2026 les grenouilles, les moustiques\u2026 Un message que la nature transmet aux adultes via les enfants endormis. Comme Eva a choisi la profession de neurologue avec pour sp\u00e9cialit\u00e9 le sommeil, ces \u00e9v\u00e9nements qui se produisent pendant le sommeil de sa fille ne peuvent que la concerner..<br \/>\nEva et sa petite fille de 8 ans, Lucie, fuient un homme violent et s\u2019exilent en Camargue, dans un lieu isol\u00e9 avec pour seul voisin, Serge, un \u00ab\u00a0ogre\u00a0\u00bb qui a lui aussi trouv\u00e9 refuge dans le silence avec par seuls compagnons un vieux chien et une radio. Eva qui recherche la d\u00e9connexion totale avec le monde ext\u00e9rieur n\u2019est m\u00eame pas au courant que les alt\u00e9rations du sommeil de sa fille concernent les enfants du monde entier.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>La petite Lucie et Serge vont se rencontrer, ils vivent en profonde communion avec la nature et les animaux, avec les \u00e9tendues sauvages de la Camargue. En plus de ce<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>lien avec la nature, Lucie sera le trait d\u2019union entre Serge et sa m\u00e8re, qui tous les deux ont eu un pass\u00e9 difficile.<br \/>\nLe roman parle du sentiment maternel, des rapports parents-enfants, de la perte des \u00eatres chers, de la solitude, des odeurs, des r\u00eaves et des cauchemars, de la peur de la nuit et du noir, de l\u2019agriculture intensive, des exigences de la nature face \u00e0 la destruction des esp\u00e8ces et des lieux, des croyances ancestrales, de po\u00e9sie, de mots, de sons\u2026<br \/>\nEt au final : A quoi servent les r\u00eaves ? Serait-ce possible qu\u2019ils soient le lien entre les esprits de la nature et les \u00eatres humains, au travers des enfants, des songes ?<span class=\"Apple-converted-space\"><br \/>\n<\/span>Un livre magique, onirique, po\u00e9tique, superbe\u2026<br \/>\nJe ne vous en dis pas plus, j\u2019en ai d\u00e9j\u00e0 dit beaucoup\u2026 laissez-vous porter \u2026 vous ne le regretterez-pas.. ( \u00e0 moins que vous ne vouliez lire un thriller tr\u00e9pidant et plein d\u2019actions hyper violentes et rythm\u00e9es\u2026)<\/p>\n<p><b>Extraits<\/b>:<\/p>\n<p>J\u2019avais perdu cette facult\u00e9 de m\u2019abandonner, de m\u2019\u00e9merveiller, de devenir oie sauvage, fourmi ou roseau, elle me rouvrait une voie oubli\u00e9e, un passage que je croyais condamn\u00e9.<\/p>\n<p>Je ne cherchais pas \u00e0 prot\u00e9ger mon enfant, cette gamine de huit ans, r\u00e9jouie, ivre d\u2019espace, mais seulement l\u2019enfant que j\u2019avais \u00e9t\u00e9, la petite qui guettait le ch\u0153ur de l\u2019aube, ce chant des passereaux, trilles aigus per\u00e7ant le silence de la nuit jusqu\u2019\u00e0 la f\u00ealer. Je devais affronter mes peurs et rassurer l\u2019enfant qui tremblait toujours en moi, qui tremblait encore malgr\u00e9 le temps pass\u00e9.<\/p>\n<p>Les sanglots l\u2019\u00e9touffent, il faudrait les vomir, il se retrouve \u00e0 genoux, la t\u00eate dans les chiottes \u00e0 essayer de d\u00e9gueuler son c\u0153ur, mais rien ne vient que de la bile.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>L\u2019\u00e9criture, cette caresse appuy\u00e9e qui laisse sa trace, cette caresse qui inscrit des mots.<\/p>\n<p>Face \u00e0 un ph\u00e9nom\u00e8ne aussi myst\u00e9rieux, les religieux parlent plus que les scientifiques, ils sont les seuls \u00e0 trouver des r\u00e9ponses imm\u00e9diates. Plus imaginatifs, ils racontent une histoire, m\u00eame au c\u0153ur du naufrage. Tu te m\u00e9fies des religions, de leur dogmatisme, mais leurs rituels et leur cr\u00e9ativit\u00e9 te fascinent. Les livres saints contiennent, \u00e0 tes yeux, les plus beaux textes du monde. Ces textes, qui ont inspir\u00e9 tant d\u2019artistes, te soufflent leur lumi\u00e8re, leur folie, ces textes, traduits en images, en couleurs, au fil des si\u00e8cles, te subjuguent. L\u2019effroi humain face \u00e0 la col\u00e8re divine, face \u00e0 la violence des \u00e9l\u00e9ments, l\u2019effroi t\u2019inspire. Les ombres puissantes des fl\u00e9aux guettent dans les cadres, les d\u00e9bordent parfois. L\u2019imaginaire fantastique de l\u2019humanit\u00e9 t\u2019\u00e9blouit. L\u2019imaginaire dans sa tentative d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9e et po\u00e9tique d\u2019arrimer l\u2019homme au cosmos. Et ces n\u0153uds entre les choses les plus simples, les personnages les plus humbles, la mat\u00e9rialit\u00e9 la plus triviale et le sacr\u00e9.<\/p>\n<p>Impatient de pouvoir allumer sa cha\u00eene, d\u2019\u00e9couter du jazz \u00e0 fond. Il en a tellement envie. Pas d\u2019une chanson \u00e0 texte qui r\u00e9amorcerait une pens\u00e9e, non, et pas non plus d\u2019un air qui lui rappellerait quelque chose de pr\u00e9cis, mais d\u2019une musique sans paroles ou pleine de mots \u00e9trangers qui ne lui dira rien, il ne veut pas comprendre, juste vibrer de cette \u00e9nergie qu\u2019offre la musique, utiliser son rythme pour animer son corps et balayer son pass\u00e9.<\/p>\n<p>\u2014\u00a0Nous n\u2019avons jamais pu percer \u00ab\u00a0les portes d\u2019ivoire ou de corne qui nous s\u00e9parent du monde invisible\u00a0\u00bb.<br \/>\n\u2014\u00a0Quoi\u00a0?<br \/>\n\u2014\u00a0C\u2019est du Nerval. C\u2019est comme \u00e7a qu\u2019il parle des r\u00eaves et du sommeil, comme d\u2019une seconde vie.<\/p>\n<p>La nuit est soudain bien plus inqui\u00e9tante dans cette maison sans volets. Il te semble qu\u2019on t\u2019observe, que la nuit est derri\u00e8re les vitres \u00e0 regarder ce qu\u2019il se passe dans ce bocal. Tu as quitt\u00e9 l\u2019ombre, tu es pass\u00e9 de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9. Du c\u00f4t\u00e9 des proies, de l\u2019ignorance, du c\u00f4t\u00e9 de l\u2019humanit\u00e9.<\/p>\n<p>Les r\u00eaves de nos enfants portent les messages des esprits de la nature.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>On ne meurt pas face \u00e0 un tableau, tout se passe dans une autre dimension, mais, avec un peu de chance, il provoque une \u00e9motion. Pour Turner, la catastrophe \u00e9tait un moyen de donner une force tragique au paysage.<\/p>\n<p>Ne plus penser. Ne plus rien savoir, ne rien avoir v\u00e9cu, accepter l\u2019instant pour ce qu\u2019il \u00e9tait, une miette d\u00e9licieuse, sans pass\u00e9, sans avenir.<\/p>\n<p>\u2014\u00a0En Occident, depuis l\u2019av\u00e8nement de la psychanalyse, le r\u00eave est un moyen d\u2019entrer en relation avec notre inconscient, la mati\u00e8re de l\u2019intime, celle de nos profondeurs. Nous imaginons que nos r\u00eaves ne racontent qu\u2019une histoire individuelle, qu\u2019ils sont une clef pour se comprendre soi-m\u00eame. Mais, dans d\u2019autres cultures, le r\u00eave s\u2019ouvre sur une dimension qui ne touche pas \u00e0 l\u2019intime, il est une porte sur le monde-autre, il raconte une histoire collective et peut induire des \u00e9v\u00e9nements dans la r\u00e9alit\u00e9.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Chez elle, on croit que les songes donnent acc\u00e8s \u00e0 un autre monde, peupl\u00e9 de djinns, de marabouts et de morts v\u00eatus de blanc.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Elle sait que la mort est l\u00e0, si proche, et elle s\u2019enfonce avec un certain plaisir dans cet ab\u00eeme de silence o\u00f9 elle a v\u00e9cu pendant des d\u00e9cennies. Le silence est bien plus puissant qu\u2019on ne le croit, le silence permet \u00e0 l\u2019autre de tout imaginer. Le pouvoir qui lui a \u00e9t\u00e9 donn\u00e9 exigeait-il tant de silence pour \u00eatre entendu\u00a0?<\/p>\n<p>Ce soir, c\u2019est dans le paysage de ses souvenirs qu\u2019elle voudrait se r\u00e9fugier. Non, elle n\u2019a rien oubli\u00e9 depuis l\u2019enfance\u00a0! Tout est l\u00e0, intact. Les images, les parfums, les sons et les r\u00eaves.<\/p>\n<p>Oui un jour, quand nous aurions d\u00e9couvert toutes les lois qui r\u00e9gissaient notre univers, nous d\u00e9passerions le hasard.<br \/>\nQue deviendrait alors la po\u00e9sie\u00a0?<\/p>\n<p>La difficult\u00e9, c\u2019est d\u2019arriver \u00e0 garder sa libert\u00e9 individuelle tout en pr\u00e9servant le groupe.<\/p>\n<p>C\u2019est terrible d\u2019\u00eatre s\u00e9par\u00e9, abandonn\u00e9, d\u2019\u00eatre un individu, un \u00eatre isol\u00e9. On se fabrique des compagnons imaginaires, on se tutoie, on discute en soi, on devient son meilleur ami, son pire ennemi aussi.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019auteur : N\u00e9e en 1966, Carole Martinez est tr\u00e8s appr\u00e9ci\u00e9e des lecteurs. Apr\u00e8s avoir test\u00e9 plusieurs m\u00e9tiers, elle d\u00e9cide de rejoindre le corps enseignant et donne des cours de fran\u00e7ais dans un coll\u00e8ge difficile de la banlieue parisienne. C&rsquo;est \u00e0 la\u00a0faveur d&rsquo;un cong\u00e9 parental qu&rsquo;elle commence \u00e0 \u00e9crire et publie en 2077 chez Gallimard \u00ab\u00a0Le &hellip; <\/p>\n<p class=\"read-more\"><a class=\"readmore-btn\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=21023\">+<span class=\"screen-reader-text\">  Read More<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":21024,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_crdt_document":"","_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[401,35,543,583,98,12,1,2166,105,192],"tags":[197,142,2219,602,461,961,280,437,1774,861,199,2222,1362,910,833,2223,403,423,671,422,665,410,1861,1853,460,2220,111,2221,618,1307],"class_list":["post-21023","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-sf","category-coup-de-coeur-lectures","category-coup-de-coeur-auteurs","category-coup-de-coeur","category-france","category-litterature-france","category-non-classe","category-rle2024","category-roman","category-xxieme-siecle","tag-amour","tag-animaux","tag-camargue","tag-catastrophe","tag-cauchemars","tag-chamanisme","tag-conte","tag-ecologie","tag-enfants","tag-esprits","tag-famille","tag-femme-medecine","tag-maltraitance-enfantine","tag-maternite","tag-merveilleux","tag-message","tag-nature","tag-nuit","tag-onirique","tag-peur","tag-poesie","tag-relations-mere-fille","tag-relations-parents-enfants","tag-relations-pere-fille","tag-reves","tag-selection-goncourt","tag-solitude","tag-sommeil","tag-surnaturel","tag-violence-conjugale"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/21023","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=21023"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/21023\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":21028,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/21023\/revisions\/21028"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/21024"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=21023"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=21023"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=21023"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}