{"id":21775,"date":"2025-02-15T18:13:38","date_gmt":"2025-02-15T16:13:38","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=21775"},"modified":"2025-02-15T18:17:03","modified_gmt":"2025-02-15T16:17:03","slug":"padura-leonardo-adios-hemingway-2001-182-pages","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=21775","title":{"rendered":"Padura, L\u00e9onardo \u00ab Adi\u00f3s Hemingway\u00a0\u00bb (2001) \u00a0 182 pages"},"content":{"rendered":"<p><b>Auteur<\/b>: Leonardo Padura, n\u00e9 Leonardo Padura Fuentes le 9 octobre 1955 \u00e0 La Havane, est un journaliste, sc\u00e9nariste et \u00e9crivain cubain, auteur d&rsquo;une dizaine de romans policiers et laur\u00e9at du prix Princesse des Asturies en 2015.<br \/>\nIl amorce sa carri\u00e8re de romancier en 1988 et devient l&rsquo;auteur d&rsquo;une s\u00e9rie polici\u00e8re ayant pour h\u00e9ros le lieutenant-enqu\u00eateur Mario Conde.<\/p>\n<p><b>Romans<\/b><br \/>\n<b><i>S\u00e9rie Mario Conde<br \/>\n<\/i><\/b><b><i><\/i><\/b>Les quatre premier volumes font partie du Cycle <i>Les Quatre Saisons\u00a0: &#8211; Pass\u00e9 parfait 2000 (<\/i>Pasado perfecto (1991) -Vents de car\u00eame 2006 (Vientos de cuaresma 1994) -\u00c9lectre \u00e0 La Havane 1998 (M\u00e1scaras 1997) &#8211; L&rsquo;Automne \u00e0 Cuba 1999 (Paisaje de oto\u00f1o 1998) &#8211; Mort d&rsquo;un chinois \u00e0 La Havane, 2001 (La cola de la serpiente 2000) &#8211;<span style=\"color: #0000ff;\"> <a style=\"color: #0000ff;\" title=\"Padura, L\u00e9onardo \u00ab Adi\u00f3s Hemingway\u00a0\u00bb (2001) \u00a0 182 pages\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=21775\">Adi\u00f3s Hemingway<\/a> <\/span>2004 (Adi\u00f3s Hemingway 2001) &#8211; Les Brumes du pass\u00e9 2006 (La neblina del ayer (2005) &#8211; H\u00e9r\u00e9tiques 2013 (Herejes 2013) &#8211; La Transparence du temps 2019 (La transparencia del tiempo 2018) &#8211; Ouragans tropicaux 2023 <span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>(Personas decentes 2022)<br \/>\n<b>Autres:<br \/>\n&#8211;<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/b> Le Palmier et l\u2019\u00c9toile 2003 (<i>La novela de mi vida<\/i> (2002), roman policier historique ayant pour h\u00e9ros le po\u00e8te Jos\u00e9 Mar\u00eda Heredia<br \/>\n&#8211; L\u2019Homme qui aimait les chiens 2011 (El hombre que amaba a los perros (2009), un r\u00e9cit-roman de la vie de Ram\u00f3n Mercader, l&rsquo;assassin de L\u00e9on Trotski, de ses d\u00e9buts pendant la guerre d&rsquo;Espagne \u00e0 ses derni\u00e8res ann\u00e9es \u00e0 La Havane, vu par un \u00e9crivain cubain<br \/>\n&#8211; Poussi\u00e8re dans le vent 2021 (Como polvo en el viento (2020), portraits crois\u00e9s de huit amis soud\u00e9s depuis la fin du lyc\u00e9e et confront\u00e9s aux transformations du monde et de leurs cons\u00e9quences sur la vie \u00e0 Cuba)<\/p>\n<p>Editions M\u00e9taili\u00e9, coll.\u00a0\u00ab\u00a0Suite hispano-am\u00e9ricaine\u00a0\u00bb 2013 &#8211; 09.01.2023 &#8211; 150 pages \/ r\u00e9\u00e9dition Points Policier &#8211; 22.03.2007<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>&#8211; 182 pages ( Ren\u00e9 Solis Traducteur)<\/p>\n<p><b>R\u00e9sum\u00e9:<\/b><br \/>\nMario Conde a quitt\u00e9 la police cubaine pour se consacrer \u00e0 l&rsquo;\u00e9criture et au commerce des livres anciens, secteur tr\u00e8s florissant dans La Havane dont la d\u00e9cadence se poursuit inexorablement.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Dans le jardin de la maison-mus\u00e9e d&rsquo;Ernest Hemingway, on d\u00e9terre un cadavre portant l&rsquo;insigne du FBI. Ce cher Ernest serait-il l&rsquo;assassin ?<br \/>\nPas facile d&rsquo;enqu\u00eater apr\u00e8s tant d&rsquo;ann\u00e9es, surtout sur un \u00e9crivain de cette stature, qui vous inspire des sentiments ambigus d&rsquo;admiration et de haine. Mario Conde, l&rsquo;ancien flic, prend son courage \u00e0 deux mains et exhume le souvenir de ce monstre sacr\u00e9, g\u00e9n\u00e9reux, odieux, inoubliable.<\/p>\n<p><b>Mon avis<\/b>:<br \/>\nCela faisait bien longtemps que je n\u2019avais pas lu un roman de Padura. Soyons clair, ce n\u2019est pas de la trempe d\u2019\u00a0\u00ab\u00a0\u00c9lectre \u00e0 La Havane\u00a0\u00bb mais c\u2019est un pr\u00e9texte pour retrouver Mario Conde. Conde qui a quitt\u00e9 la police et est devenu \u00e9crivain et un peu d\u00e9tective priv\u00e9.<br \/>\n<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span>L\u2019\u2019id\u00e9e de ce livre est venue suite \u00e0 une demande de participer \u00e0 une s\u00e9rie de romans.Dans la pr\u00e9face Padura nous l\u2019explique \u00ab\u00a0mon \u00e9diteur br\u00e9silien m\u2019a demand\u00e9 de participer \u00e0 la s\u00e9rie \u201cla litt\u00e9rature ou la mort\u201d\u00a0; si j\u2019acceptais, je devais leur communiquer le nom de l\u2019\u00e9crivain autour duquel le r\u00e9cit se d\u00e9roulerait.<br \/>\nC\u2019est surtout l\u2019occasion d\u2019en savoir un peu plus sur Ernest Hemingway et sa p\u00e9riode cubaine .<br \/>\nAlors nous voici dans une intrigue imagin\u00e9e qui tourne autour d\u2019Hemingway avec Conde pour acteur principal. Un squelette, une plaque du FBI retrouv\u00e9s dans le jardin de la demeure d\u2019Hemingway, dans les racines d\u2019un arbre d\u00e9racin\u00e9 par un orage tropical; un squelette qui est l\u00e0 depuis longtemps. Un pr\u00e9texte pour ouvrir une enqu\u00eate et la confier \u00e0 Conde. Conde va donc enqu\u00eater, mais plus sur la vie de l\u2019\u00e9crivain que sur le potentiel coupable.<br \/>\nConde enfant avait rencontr\u00e9 Hemingway sur la plage alors qu\u2019il se promenait avec son grand-p\u00e8re et au fil des ans il a appris que l\u2019\u00e9crivain \u00e9tait tout sauf une bonne personne.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Ce que j\u2019ai aim\u00e9 dans ce court roman n\u2019est \u00e9videmment pas l\u2019enqu\u00eate &#8211; qui sert de pr\u00e9texte &#8211; mais les sc\u00e8nes qui ont vraiment fait partie de la vie de l\u2019\u00e9crivain, comme celles mettant en sc\u00e8ne Ava Gardner dans la piscine\u2026 Et les \u00e9vocations des endroits que j\u2019ai tellement aim\u00e9 en visitant la Havane, comme le Malec\u00f3n\u00a0, le bar du Floridita \u2026 Et comment est n\u00e9e l\u2019inspiration pour ses diff\u00e9rents r\u00e9cits.<br \/>\nMais le moins que je puisse dire c\u2019est que le roman ne m\u2019a pas rendu Hemingway plus sympathique que dans mon souvenir !<br \/>\nVivent les h\u00e9ming\u00adwayens cubains\u00a0! Vive le rhum !<\/p>\n<p><b>Extraits<\/b>: <span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>J\u2019adorerais d\u00e9couvrir que c\u2019est Hemingway qui a tu\u00e9 ce type. Cela fait des ann\u00e9es que ce salopard me casse les couilles. Mais cela me ferait chier qu\u2019on lui flanque sur le dos un cadavre avec lequel il n\u2019a rien \u00e0 voir.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Ces p\u00eacheurs, auxquels Hemingway les mauvais jours offrait le produit de sa propre p\u00eache dans des eaux plus propices, auxquels il avait offert un travail pay\u00e9 \u00e0 son juste prix au moment du tournage du Vieil Homme et la mer, avec lesquels il avait bu des bi\u00e8res et du rhum pay\u00e9s par lui, et dont il avait \u00e9cout\u00e9 en silence les r\u00e9cits de capture d\u2019\u00e9normes poissons p\u00each\u00e9s dans les eaux chaudes du grand fleuve bleu, ressentaient ce que personne au monde ne pouvait res\u00adsentir\u00a0: pour eux, c\u2019\u00e9tait un camarade qui \u00e9tait mort, ce qu\u2019Hemingway n\u2019avait jamais \u00e9t\u00e9 ni pour les \u00e9crivains, ni pour les journalistes, ni pour les toreros ou pour les chas\u00adseurs blancs d\u2019Afrique, ni m\u00eame pour les miliciens r\u00e9publicains espagnols ou pour ces maquisards fran\u00e7ais au-devant desquels il \u00e9tait entr\u00e9 dans Paris pour f\u00eater de fa\u00e7on aussi joyeuse qu\u2019arros\u00e9e la lib\u00e9ration de l\u2019h\u00f4tel Ritz de la domination nazie\u2026<\/p>\n<p>Il savait que son imagination avait toujours \u00e9t\u00e9 mince et trompeuse, et que seul le r\u00e9cit des choses vues et apprises lui avait permis d\u2019\u00e9crire ces livres capables de r\u00e9sumer l\u2019authen\u00adticit\u00e9 que lui-m\u00eame exigeait de sa litt\u00e9rature.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Il cherchait quelque chose de plus lointain, qu\u2019il avait d\u00e9j\u00e0 pourchass\u00e9 dans le pass\u00e9 et qu\u2019un beau jour, des ann\u00e9es auparavant, il avait cess\u00e9 de chercher\u00a0: la v\u00e9rit\u00e9 \u2013 ou peut-\u00eatre le mensonge vrai \u2013 sur un homme qui s\u2019appelait Ernest Miller Hemingway.<\/p>\n<p>Mais maintenant, tu es un d\u00e9tective priv\u00e9. \u00c7a fait dr\u00f4le, non\u00a0?<br \/>\n\u2013\u00a0Putain, tu l\u2019as dit, dit le Conde en essayant d\u2019encaisser cette nouvelle d\u00e9finition. Donc, d\u2019apr\u00e8s toi, je suis un salopard de priv\u00e9\u2026<br \/>\n\u2013\u00a0Et alors, Marlowe, tu es pass\u00e9 \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de quoi d\u2019autre\u00a0?<\/p>\n<p>Le Conde essaya d\u2019imagi\u00adner le fonctionnement de son cerveau pr\u00e9-informatique, forg\u00e9 au\u00a0XIX<sup>e\u00a0<\/sup>si\u00e8cle, ant\u00e9rieur au cin\u00e9ma, aux avions et au stylo-bille.<\/p>\n<p>Mais \u00e0 pr\u00e9sent, il le savait, il \u00e9tait un foutu d\u00e9tective priv\u00e9 dans un pays sans d\u00e9tectives ni rien de priv\u00e9, c\u2019est-\u00e0-dire la mauvaise m\u00e9ta\u00adphore d\u2019une \u00e9trange r\u00e9alit\u00e9\u00a0: il \u00e9tait, il devait l\u2019admettre, un pauvre type de plus, vivant sa petite vie dans une ville remplie de types ordinaires et d\u2019existences anodines, sans aucun ingr\u00e9dient po\u00e9tique et tous les jours un peu plus d\u00e9pourvus d\u2019illusions.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>les pr\u00e9jug\u00e9s \u00e9taient comme des \u00e9chardes dans les mains et les certitudes s\u2019accom\u00adpagnaient d\u2019un h\u00e9rissement de l\u2019estomac, comme une piq\u00fbre g\u00eanante. Mais les deux sensations \u00e9taient comme des graines, qui ne se transformaient en pressentiments douloureux que lorsqu\u2019elles tombaient en terrain fertile.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Le type ne pigeait rien \u00e0 rien. Ou il s\u2019en foutait de comprendre, je ne sais pas.<\/p>\n<p><b>Photo<\/b> : Finca Vieja (demeure d\u2019Hemingway \u00e0 Cuba)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteur: Leonardo Padura, n\u00e9 Leonardo Padura Fuentes le 9 octobre 1955 \u00e0 La Havane, est un journaliste, sc\u00e9nariste et \u00e9crivain cubain, auteur d&rsquo;une dizaine de romans policiers et laur\u00e9at du prix Princesse des Asturies en 2015. Il amorce sa carri\u00e8re de romancier en 1988 et devient l&rsquo;auteur d&rsquo;une s\u00e9rie polici\u00e8re ayant pour h\u00e9ros le lieutenant-enqu\u00eateur &hellip; <\/p>\n<p class=\"read-more\"><a class=\"readmore-btn\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=21775\">+<span class=\"screen-reader-text\">  Read More<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":21777,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_crdt_document":"","_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[446,78],"tags":[2357,938,942,1992,186,1588,1246,2358,2356,1056],"class_list":["post-21775","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-serie","category-xxeme","tag-antilles","tag-biographie-romancee","tag-caraibes","tag-cuba","tag-enquete","tag-fbi","tag-fiction","tag-hemingway","tag-litterature-cubaine","tag-roman-noir"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/21775","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=21775"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/21775\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":21778,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/21775\/revisions\/21778"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/21777"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=21775"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=21775"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=21775"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}