{"id":22182,"date":"2025-04-18T16:03:33","date_gmt":"2025-04-18T14:03:33","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=22182"},"modified":"2025-04-18T16:04:50","modified_gmt":"2025-04-18T14:04:50","slug":"groff-lauren-les-terres-indomptees-rlh2025-269-pages","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=22182","title":{"rendered":"Groff, Lauren \u00ab\u00a0Les terres indompt\u00e9es\u00a0\u00bb (RLH2025) 269 pages"},"content":{"rendered":"<p><b>Autrice<\/b>:<br \/>\nLauren Groff, n\u00e9e le 23 juillet 1978 \u00e0 Cooperstown dans l&rsquo;\u00c9tat de New York, est une \u00e9crivaine am\u00e9ricaine.<br \/>\nElle passe son enfance et son adolescence dans sa ville natale. Pour ses \u00e9tudes sup\u00e9rieures, elle s&rsquo;installe au Massachusetts et obtient un premier dipl\u00f4me du Amherst College. Elle s&rsquo;inscrit ensuite \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 du Wisconsin \u00e0 Madison o\u00f9 elle termine un Master of Fine Arts sp\u00e9cialis\u00e9 en fiction.<\/p>\n<p>Son premier roman, intitul\u00e9 Les Monstres de Templeton (<i>The Monsters of Templeton<\/i>), para\u00eet en 2008 et s&rsquo;inscrit sur la New York Times Best Seller list. Lauren Groff y \u00e9voque l&rsquo;\u00e9crivain James Fenimore Cooper et la ville de Templeton, ancien nom de Cooperstown.<\/p>\n<p><b>Romans<\/b>: Les Monstres de Templeton (2008 &#8211; <i>The Monsters of Templeton 2008<\/i>) &#8211; Arcadia (2012) &#8211; <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" title=\"Groff, Lauren \u00abLes Furies\u00bb (2017)\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=4172\">Les Furies<\/a><\/span> (2017- <i>Fates and Furies 2015<\/i>) &#8211; Matrix (2021 &#8211; traduit en 2023) &#8211;<span style=\"color: #0000ff;\"> <a style=\"color: #0000ff;\" title=\"Groff, Lauren \u00ab\u00a0Les terres indompt\u00e9es\u00a0\u00bb (RLH2025) 269 pages\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=22182\">Les terres indompt\u00e9es<\/a><\/span> (2025 &#8211; <i>The Vaster Wilds,<\/i> 2023)<\/p>\n<p>Editions de l\u2019Olivier &#8211; 03.01.2025 &#8211; 269 pages (traduit de l&rsquo;anglais (Etats-Unis) par Carine Chichereau)<br \/>\n<i>&#8211; Parmi les 3 finalistes du Prix des Libraires 2025 du Roman Etranger<\/i><i><\/i><\/p>\n<p><b>R\u00e9sum\u00e9<\/b>:<br \/>\n\u00ab\u00a0A travers une fente de la haute palissade noire, trop fine, semblait-il, pour laisser passer une personne, la jeune fille se faufila jusques aux vastes, jusques aux terribles terres sauvages\u00a0\u00bb. Une jeune fille semble perdue au coeur de la for\u00eat la plus obscure. Nous sommes au XVIIe si\u00e8cle, sur un territoire qui deviendra les Etats-Unis. Elle vient de s&rsquo;\u00e9chapper, elle court loin de la servitude et des brimades.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Maintenant, il faut survivre. Dans ce conte sauvage, une fille sans avenir brave toutes les violences et s&rsquo;affirme en d\u00e9sob\u00e9issant pour devenir, au gr\u00e9 des \u00e9preuves, une v\u00e9ritable h\u00e9ro\u00efne. Les Terres indompt\u00e9es est un grand roman d&rsquo;aventures, haletant et lyrique.<\/p>\n<p><b>Mon avis<\/b>:<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Apr\u00e8s \u00ab\u00a0Les Furies\u00a0\u00bb (sur recommandation de Barack Obama) j\u2019ai retrouv\u00e9 avec \u00e9norm\u00e9ment de plaisir la plume de Lauren Groff. A nouveau un roman sur les oppositions, la solitude, l\u2019angoisse, les hommes et les femmes, les forts et les faibles\u2026<\/p>\n<p>Dans ce conte, cette fable, une jeune fille veut survivre, elle veut vivre. Elle va aussi devoir \u00e0 apprendre \u00e0 penser \u00e0 elle et non pas aux autres, apprendre \u00e0 affronter l\u2019indiff\u00e9rence, la peur, les cauchemars, le pass\u00e9\u2026<br \/>\nSon voyage vers la nouvelle vie, vers le nouveau monde va passer du r\u00eave au d\u00e9sespoir : elle va tomber amoureuse d\u2019un souffleur de verre lors de la travers\u00e9e, va le perdre dans les flots d\u00e9chain\u00e9s, mais elle aura appris que la douceur et l\u2019amour existent.<br \/>\nElle va fuir d\u2019un Fort o\u00f9 elle est maltrait\u00e9e ; le roman est le r\u00e9cit de sa fuite, de sa lutte pour la vie.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span><br \/>\nAu cours de son p\u00e9riple, elle va croiser un homme solitaire depuis 40 ans, qui vit \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur d\u2019un arbre, un missionnaire ayant \u00e9chapp\u00e9 au massacre des siens et qui se parle \u00e0 lui-m\u00eame dans un r\u00e9sidu de latin. Un homme qui assimile la femme ( qu\u2019il appelle elle-chose ou non-homme) au d\u00e9mon et devoir affronter bien d\u2019autres dangers, des rencontres avec des humains, des ours, le loup, la famine, la solitude, les blessures et la maladie,. Elle va \u00eatre victime d\u2019attaques &#8211; elle prend une pierre sur la t\u00eate &#8211;<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>et de traque ; elle va devoir se cacher pour survivre.<br \/>\nElle va aussi devoir affronter les \u00e9l\u00e9ments, les conditions climatiques, le froid, le manque de nourriture\u2026<br \/>\nRarement \u00ab\u00a0la fille\u00a0\u00bb \u00ab\u00a0s\u2019accorde le luxe du d\u00e9sespoir\u00a0\u00bb et ensuite elle se rel\u00e8ve encore et encore et continue sa fuite vers l\u2019avant, malgr\u00e9 toutes les emb\u00fbches.<br \/>\nSon pass\u00e9 l\u2019accompagne, elle le revisite; elle revoit les moments de bonheur, quand elle se sentait aim\u00e9e par sa maitresse, elle revoit aussi les temps difficiles de l\u2019asile des pauvres, de la p\u00e9riode de la peste noire, elle se rem\u00e9more l\u2019\u00e9poque o\u00f9 elle faisait figure d\u2019animal de compagnie, quand elle fut appel\u00e9e par sa maitresse du nom d\u2019un singe savant, lorsqu\u2019elle \u00e9tait ni plus ni moins qu\u2019un objet de divertissement\u2026 Il y a aussi la relation avec la petite Bess \u2026 Mais je ne vais pas tout vous raconter\u2026<\/p>\n<p>C\u2019est aussi un parcours dans la nature, des descriptions \u00e0 couper le souffle, un style d\u2019\u00e9criture magnifique et enchanteur;\u00a0\u00bbLa fille\u00a0\u00bb apprend la vie, les choses, elle se rend compte que pour que les choses existent, il faut leur donner un nom. Elle va aussi r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 Dieu: est il unique ? Est-il multiple ? Est-t-il blanc? Dans quoi vit-il?<br \/>\nPour survivre elle va ressentir des pr\u00e9sences \u00e0 ses c\u00f4t\u00e9s : le fant\u00f4me de son souffleur de verre, la fi\u00e8vre qui l\u2019habite et lui tient compagnie et la r\u00e9chauffe dans cette solitude glaciale, les arbres qui l\u2019abritent et dont elle se sent devenir partie.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p><b>Extraits<\/b>: ( je sais il y a pl\u00e9thore)<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Et chaque fois qu\u2019elle passait devant un homme imaginaire, celui-ci s\u2019av\u00e9rait n\u2019\u00eatre qu\u2019ombre.<\/p>\n<p>Elle savait qu\u2019il fallait fuir mais pas se retourner gr\u00e2ce \u00e0 la femme de Loth qui avait regard\u00e9 en arri\u00e8re une seule fois, apr\u00e8s avoir quitt\u00e9 Sodome, proie de la destruction, et que l\u2019ire c\u00e9leste et sa faiblesse transform\u00e8rent en statue de sel.<\/p>\n<p>\u00catre rien, c\u2019est ne point exister, \u00eatre rien, c\u2019est \u00eatre sans pass\u00e9.<\/p>\n<p>Elle avait beau y voir les yeux hostiles des hommes, il s\u2019agissait en fait de ceux de la for\u00eat, qui observait cette cr\u00e9ature nouvelle au pas pesant, \u00e0 l\u2019\u00e2cre puanteur, et au souffle sifflant<\/p>\n<p>on l\u2019avait rel\u00e9gu\u00e9e parmi les personnes de deuxi\u00e8me cat\u00e9gorie, abandonn\u00e9es aux dents ac\u00e9r\u00e9es et avides du froid.<\/p>\n<p>Lorsqu\u2019elle s\u2019\u00e9veilla seule dans l\u2019anfractuosit\u00e9, ses cauchemars nocturnes avaient sonn\u00e9 le glas de ce confort qu\u2019elle avait \u00e9prouv\u00e9 dans la chaleur du feu, et elle se sentait vide tout au fond de son \u00e2me.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Il y aurait une esp\u00e8ce de po\u00e9sie dans cette r\u00e9p\u00e9tition\u00a0: le poisson dans la fille, la fille dans le poisson. Peut-\u00eatre l\u2019\u00e9ternelle cha\u00eene de la vie n\u2019en \u00e9tait-elle pas une, peut-\u00eatre \u00e9tait-ce un cercle, une existence ne s\u2019achevant pas l\u00e0 o\u00f9 commen\u00e7aient les autres, mais toutes les \u00e2mes d\u00e9bordant les unes par-dessus les autres.<\/p>\n<p>Quand les \u00e9toiles brillaient au ciel, elles nimbaient la terre de leur clart\u00e9 d\u2019une intensit\u00e9 presque \u00e9gale \u00e0 celle du soleil, un jour couvert, et la jeune fille progressait vers le nord sur un chemin taill\u00e9 entre ombres et lumi\u00e8re.<\/p>\n<p>\u00c0 la lumi\u00e8re du feu, elle sortit de son sac ses ch\u00e8res possessions afin d\u2019en prendre soin, car elles \u00e9taient ses seules amies, chacune d\u00e9veloppant sa personnalit\u00e9. La hachette \u00e9tait certes brutale, mais loyale comme un chien, le couteau lunatique, col\u00e9rique, mais toujours pr\u00eat, le silex taciturne, le sac d\u00e9sorient\u00e9, les couvertures paisibles, la timbale en plomb-\u00e9tain avide et trop gourmande. Elle \u00f4ta ses deux bottes, ses deux meilleures amies et les plus courageuses,<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Ces gens avaient beau \u00eatre n\u00e9s sur une terre sans dieu, eux aussi ils avaient \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9s sur le mod\u00e8le d\u2019Adam\u00a0; comme les anglais, ils portaient sur le corps la ressemblance avec leur cr\u00e9ateur immense.<\/p>\n<p>Quel est le but de ton voyage, jeune fille\u00a0? demanda-t-elle.<\/p>\n<p>Je veux vivre, dit la fille. Si je m\u2019arr\u00eate, j\u2019en mourrai.<\/p>\n<p>Tu es donc d\u00e9sireuse de souffrir plus encore\u00a0?<\/p>\n<p>Je suis pauvre et n\u00e9cessiteuse, et mon c\u0153ur est bless\u00e9 en dedans\u00a0; je d\u00e9cline comme l\u2019ombre qui se dissipe<\/p>\n<p>C\u2019\u00e9tait une chose, une chose\u00a0; il avait oubli\u00e9 le nom de telles choses, qui saignaient des parties honteuses. Ces choses \u00e0 seins, ces choses \u00e0 trous. Ces mauvaises choses, ces choses d\u2019\u00c8ve, choses catins et choses m\u00e8res, choses \u00e9pouses, produisant des enfants.\u00a0Elles-choses. Choses non-hommes. \u00d4, ne lui revenait point le nom de ces humains.\u00a0Ces choses empreintes de mal depuis ce jour fatal o\u00f9 fut mordue l\u2019\u00e9pouse d\u2019Adam par le serpent, qui lui fit go\u00fbter \u00e0 ce fruit et condamna ainsi toute l\u2019humanit\u00e9 par le p\u00e9ch\u00e9 originel. Car en effet, s\u2019il n\u2019y avait point de chr\u00e9tiens dans les parages, et cela \u00e9tait impossible, alors cette elle-chose ne pouvait \u00eatre l\u00e0.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Elle frappa ce rideau de glace avec le manche de la hachette, jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019il c\u00e9d\u00e2t, puis elle l\u2019ouvrit sur un monde fantasmagorique. Toute la for\u00eat scintillait, argentine dans la nuit. Apr\u00e8s la gr\u00eale, une pluie glaciale \u00e9tait tomb\u00e9e, que tout \u00e0 son profond sommeil elle n\u2019avait pas entendue, et l\u2019averse vergla\u00e7ante n\u2019avait point coul\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 elle, arr\u00eat\u00e9e par le mur de bois pourri extrait du tronc qu\u2019elle avait par instinct pouss\u00e9 comme une barri\u00e8re devant l\u2019entr\u00e9e de sa petite caverne. Les arbres \u00e9taient couverts d\u2019une glace si \u00e9paisse qu\u2019elle semblait un fourreau de verre, et les astres brillaient d\u2019un \u00e9clat si puissant que le monde miroitait en retour, b\u00e9at d\u2019\u00e9blouissement.<\/p>\n<p>\u00c9lev\u00e9e en ville, elle ne connaissait rien de la nature, toutefois elle l\u2019estimait \u00e0 sa mani\u00e8re tr\u00e8s maligne. Mais \u00e0 pr\u00e9sent, en\u00a0l\u2019ayant affront\u00e9e dans sa version extr\u00eame, et apr\u00e8s avoir tant appris, elle sentait combien son ignorance \u00e9tait profonde, et le vertige la prit en songeant \u00e0 tout ce qu\u2019il restait \u00e0 apprendre.<\/p>\n<p>Il y avait quelque chose de mal \u00e0 voyager sans nom \u00e0 travers ce pays sauvage\u00a0; elle avait l\u2019impression de traverser le monde sans peau.<\/p>\n<p>Et peut-\u00eatre, pensa-t-elle, dieu n\u2019\u00e9tait-il ni singulier ni trinit\u00e9 mais d\u00e9multipli\u00e9, aussi vari\u00e9 que les cr\u00e9atures qui vivaient sur cette terre.<\/p>\n<p>Peut-\u00eatre que dieu est tout.<\/p>\n<p>Peut-\u00eatre que dieu d\u00e9j\u00e0 vivait en tout.<\/p>\n<p>Et que ces lieux, leurs habitants n\u2019avaient pas besoin des anglais pour leur apporter dieu.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>C\u2019est une faute morale de manquer la beaut\u00e9 du monde, dit une voix dans sa t\u00eate.<\/p>\n<p>Tandis qu\u2019elle regardait, d\u2019\u00e9pais nuages laineux s\u2019en vinrent du nord, s\u2019\u00e9tirant sur tout l\u2019horizon des cieux lointains. Elle les observa avec plaisir. Qu\u2019ils \u00e9taient beaux, quel superbe violet. Elle toucha autour de son cou la couverture br\u00fbl\u00e9e, songeant qu\u2019elle aurait pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 une couverture de nuages contre sa peau, car ils semblaient tellement plus doux. Telle une soyeuse chevelure noire. Avec des gestes de ses mains, elle fit comme si elle les tirait sur son visage. Elle les imagina ti\u00e8des sur sa peau, cachant le soleil \u00e9clatant l\u00e0 o\u00f9 elle se trouvait. La nu\u00e9e progressait en h\u00e2te en direction du sud, transportant avec elle une ombre \u00e9paisse, au point que les arbres et l\u2019eau qu\u2019elle recouvrait devinrent soudain noirs comme en pleine nuit.<br \/>\nMais l\u2019\u00e9toffe des nuages se d\u00e9chirait parfois \u00e0 cause de la vitesse, et il s\u2019y ouvrait de grands trous. \u00c0 travers eux, l\u2019\u00e9blouissant soleil passait ses longs doigts fins et il touchait le sol, et les arbres que la lumi\u00e8re tout \u00e0 coup \u00e9clairait parmi les autres paraissaient si parfaits, si purs exemples de leur esp\u00e8ce, qu\u2019elle se\u00a0demanda comment elle avait fait pour ne pas voir cette beaut\u00e9 parfaite avant ce jour.<\/p>\n<p>Survivre seule, ce n\u2019est pas la m\u00eame chose qu\u2019\u00eatre vivante, comprit-elle.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Autrice: Lauren Groff, n\u00e9e le 23 juillet 1978 \u00e0 Cooperstown dans l&rsquo;\u00c9tat de New York, est une \u00e9crivaine am\u00e9ricaine. Elle passe son enfance et son adolescence dans sa ville natale. Pour ses \u00e9tudes sup\u00e9rieures, elle s&rsquo;installe au Massachusetts et obtient un premier dipl\u00f4me du Amherst College. 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