{"id":22303,"date":"2025-05-14T07:41:22","date_gmt":"2025-05-14T05:41:22","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=22303"},"modified":"2025-08-05T13:16:28","modified_gmt":"2025-08-05T11:16:28","slug":"messina-imai-laura-ce-que-nous-confions-au-vent-2021-240-pages","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=22303","title":{"rendered":"Messina Imai, Laura \u00ab\u00a0Ce que nous confions au vent\u00a0\u00bb (2021) 240 pages"},"content":{"rendered":"<p><b>Autrice<\/b>: Romanci\u00e8re italienne n\u00e9e \u00e0 Rome le 16 aout 1981. A 23 ans elle est partie vivre au Japon et travaille entre Tokyo et Kamakura, o\u00f9 elle vit avec son mari japonais et ses deux enfants. Docteur en litt\u00e9rature compar\u00e9e, elle a \u00e9crit plusieurs livres sur la culture japonaise. \u00ab\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" title=\"Messina Imai, Laura \u00ab\u00a0Ce que nous confions au vent\u00a0\u00bb (2021) 240 pages\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=22303\">Ce que nous confions au vent<\/a><\/span>\u00a0\u00bb est son premier roman traduit en fran\u00e7ais.<\/p>\n<p><strong>Romans<\/strong> : \u00ab\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=22303\">Ce que nous confions au vent<\/a>\u00a0<\/span>\u00bb \u00a0(Quel che affidiamo al vento 2020) 2021- <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" title=\"Messina, Laura Imai \u00ab\u00a0L\u2019\u00eele des battements de coeur\u00a0\u00bb (2024) 352 pages\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=22713\">L\u2019\u00cele des battements de coeur<\/a><span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span><\/span>(L\u2019isola dei battiti del cuore 2022)\u2013 Goro Goro et autres contes japonais<\/p>\n<p>Albin-Michel &#8211; 01.04.2021 &#8211; 288 pages \/ 10\/18 &#8211; 05.01.2023 &#8211; 240 pages ( traductrice Marianne Faubert)<\/p>\n<p><b>R\u00e9sum\u00e9<\/b>:<\/p>\n<p>Takeshi, p\u00e8re c\u00e9libataire, et Yui, qui a tout perdu dans le tsunami de 2011, se retrouvent autour du \u00a0\u00bb t\u00e9l\u00e9phone du vent \u00a0\u00bb : une cabine t\u00e9l\u00e9phonique sur les pentes du mont Kujira-yama r\u00e9put\u00e9e pour transmettre des messages aux disparus&#8230; Sur les pentes abruptes du mont Kujira-yama, au milieu d&rsquo;un immense jardin, se dresse une cabine t\u00e9l\u00e9phonique : le T\u00e9l\u00e9phone du vent. Chaque ann\u00e9e, des milliers de personnes d\u00e9crochent le combin\u00e9 pour confier au vent des messages \u00e0 destination de leurs proches disparus.<\/p>\n<p>En perdant sa m\u00e8re et sa fille, emport\u00e9es par le tsunami de 2011, Yui a perdu le sens de sa vie. C&rsquo;est pour leur exprimer sa peine qu&rsquo;elle se rend au mont Kujira-yama, o\u00f9 elle rencontre Takeshi, qui \u00e9l\u00e8ve seul sa petite fille. Mais une fois sur place, Yui ne trouve plus ses mots\u2026<\/p>\n<p><b>Mon avis<\/b>: \u2764\ufe0f \u2764\ufe0f \u2764\ufe0f \u2764\ufe0f<\/p>\n<p>Le lieu \u00e9voqu\u00e9 par l\u2019autrice existe r\u00e9ellement et se situe dans le Nord-Est du Japon, \u00e0 7 heures de route de Tokyo. Un jardin avec une cabine t\u00e9l\u00e9phonique, un vieux t\u00e9l\u00e9phone d\u00e9branch\u00e9 qui permet d\u2019entrer en communication avec les d\u00e9funts, un lien entre le monde et l\u2019au-del\u00e0. C\u2019est \u00e0 cet endroit, au jardin de Bell Gardia que Yui et Takeshi vont se rencontrer, et tisser des liens. Elle travaille \u00e0 la radio et lui est chirurgien et tous les deux sont en deuil. Elle a perdu sa m\u00e8re et sa petite fille de trois ans lors du tsunami de 2011 et lui a perdu sa femme<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>d\u2019un cancer et a une petite fille qui ne prononce plus un mot depuis ce jour. Tous les deux, avec le soutien de M. Suzuki, en charge de ce lieu connu sous le nom \u00ab <i>le T\u00e9l\u00e9phone du Vent<\/i>\u00a0\u00bb vont commencer \u00e0 g\u00e9rer leur deuil. Et croiser des gens qui viennent communiquer via le t\u00e9l\u00e9phone du vent, comme eux, devenir des habitu\u00e9s du lieu..<br \/>\nTous les deuils sont diff\u00e9rents et les gens les vivent de mani\u00e8re personnelle; il y a une diff\u00e9rence entre la mort par accident ou maladie et le suicide par exemple; \u00a0il y a les morts que l\u2019on ne regrette pas, les vivants morts de l\u2019int\u00e9rieur\u2026<\/p>\n<p>Comme souvent dans les romans qui se situent au Japon, j\u2019y ai appris des coutumes et des traditions, comme celle de donner \u00e0 la m\u00e8re un bout du cordon ombilical comme talisman et protection de l\u2019enfant. Il y a aussi les f\u00eates traditionnelles, comme celle d\u2019O-bon qui c\u00e9l\u00e8bre les anc\u00eatres. Il y aussi les l\u00e9gendes, celles sur l\u2019au-del\u00e0, au Japon et dans les diff\u00e9rentes cultures. J\u2019ai aussi appris l\u2019importance du vent dans la Bible.<\/p>\n<p>C\u2019est un tr\u00e8s joli roman que l\u2019on pourrait de fait qualifier de litt\u00e9rature japonaise et non italienne tant on se retrouve le style des autrices japonaises. Tr\u00e8s sensible, doux, empreint de m\u00e9lancolie, d\u2019amour et amiti\u00e9, mais tout en retenue. Les sujet deuil, r\u00e9silience, pass\u00e9, pr\u00e9sent et avenir, reconstruction, relations familiales sont abord\u00e9s tout en d\u00e9licatesse et avec beaucoup d\u2019empathie. Un r\u00e9cit sur les rapports entre ceux qui partent et ceux qui restent mais aussi sur la mani\u00e8re de reconstruire des liens avec les vivants\u2026<\/p>\n<p><b>Extraits<\/b>:<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Elle m\u00e9ditait sur la trivialit\u00e9 du bonheur, se perdant dans cette r\u00e9flexion comme jadis dans les livres, ou dans les histoires des autres qui lui avaient toujours paru plus belles que la sienne.<\/p>\n<p>Quand une chose symbolise le bonheur, tout ce qui la menace devient l\u2019ennemi \u2013\u00a0y compris le vent impalpable et la pluie qui tombe du ciel.<\/p>\n<p>M\u00eame si le temps passe, le souvenir de ceux qu\u2019on a aim\u00e9s ne vieillit pas. C\u2019est nous qui vieillissons.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>le bonheur s\u2019enseigne davantage par l\u2019exemple qu\u2019avec des mots et surtout, qu\u2019il faut avoir une bonne dose de joie de vivre pour pouvoir la transmettre \u00e0 autrui.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Il suffit de ne plus parler d\u2019un homme pour l\u2019\u00e9liminer \u00e0 jamais. C\u2019est pourquoi on doit se souvenir des histoires, parler avec les gens, parler des gens\u00a0; \u00e9couter les gens parler d\u2019autres personnes, et m\u00eame dialoguer avec les morts s\u2019il le faut.<\/p>\n<p>l\u2019amour le plus fort est celui qui se passe d\u2019explication.<\/p>\n<p>Tous deux avaient le sentiment de s\u2019\u00eatre trouv\u00e9s, comme deux objets r\u00e9unis par hasard au fond d\u2019un fourre-tout.<\/p>\n<p>c\u2019\u00e9tait une bien belle chose que le dialogue, quelle que soit sa forme.<\/p>\n<p>On reste parents, m\u00eame quand nos enfants ne sont plus.<\/p>\n<p>ce qui nous manque le plus des personnes disparues, ce sont pr\u00e9cis\u00e9ment leurs manies, leurs petits travers ridicules ou aga\u00e7ants.<\/p>\n<p>L\u2019amour, c\u2019est comme la th\u00e9rapie, \u00e7a ne fonctionne que quand on y croit.<\/p>\n<p>le T\u00e9l\u00e9phone du Vent \u00e9tait un outil dont chacun usait \u00e0 sa fa\u00e7on ; que les deuils se ressemblent tous et en m\u00eame temps pas du tout.<\/p>\n<p>si l\u2019on peut en effet s\u2019adapter \u00e0 bien des situations, c\u00f4toyer quotidiennement ce que l\u2019on hait rend la vie impossible. On y laisse sa peau, \u00e7a n\u2019en vaut pas la peine.<\/p>\n<p>Quand on y r\u00e9fl\u00e9chit, cohabiter avec des morts permet aussi de s\u2019habituer \u00e0 l\u2019id\u00e9e que tout a une fin.<\/p>\n<p>Le typhon se d\u00e9cha\u00eenait, le mont de la Baleine \u00e9tait sens dessus dessous.<br \/>\nLe grand c\u00e9tac\u00e9 semblait vouloir replonger dans l\u2019eau, revenir \u00e0 l\u2019oc\u00e9an qui, un peu plus bas, s\u2019\u00e9levait en vagues monstrueuses. La b\u00eate d\u00e9fiait le monde, elle l\u2019apostrophait en hurlant.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Une fois en d\u00e9route, l\u2019espoir s\u2019\u00e9gare, incapable de retrouver son chemin.<\/p>\n<p>Et aussit\u00f4t, il lut : \u00ab \u201cUne parole m\u2019est venue furtivement et mon oreille en a per\u00e7u le murmure. (La Bible &#8211; Job 4,12)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Autrice: Romanci\u00e8re italienne n\u00e9e \u00e0 Rome le 16 aout 1981. 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