{"id":22524,"date":"2025-06-24T20:00:37","date_gmt":"2025-06-24T18:00:37","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=22524"},"modified":"2025-06-24T20:36:46","modified_gmt":"2025-06-24T18:36:46","slug":"maupeu-philippe-sous-les-pas-des-chevaux-selon-uccello-rlh2023-138-pages","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=22524","title":{"rendered":"Maupeu, Philippe \u00ab\u00a0Sous les pas des chevaux selon Uccello\u00a0\u00bb  (RLH2023) 138 pages"},"content":{"rendered":"<p><b>Auteur<\/b>: N\u00e9 en 1970, Philippe Maupeu enseigne la litt\u00e9rature m\u00e9di\u00e9vale et la rh\u00e9torique de l&rsquo;image \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 Toulouse Jean Jaur\u00e8s. Ses publications portent sur l&rsquo;all\u00e9gorie, l&rsquo;autobiographie et les rapports entre texte et image \u00e0 la fin du Moyen \u00c2ge, dans les manuscrits et les premiers imprim\u00e9s.<br \/>\n\u00ab\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" title=\"Maupeu, Philippe. Sous les pas des chevaux selon Uccello (RLH2023) 138 pages\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=22524\">Sous les pas des chevaux selon Uccello<\/a><\/span>\u00a0\u00bb\u00a0est son premier roman.<\/p>\n<p>\u00c9diteur : Ateliers Henry Dougier &#8211; Collection le roman d\u2019un chef-d\u2019oeuvre &#8211; 19.01.2023 &#8211; 138 pages<\/p>\n<p><b>R\u00e9sum\u00e9<\/b>:<br \/>\nM\u00ealant r\u00e9cit romanesque et enqu\u00eate historique, l&rsquo;auteur raconte l&rsquo;histoire d&rsquo;un tableau c\u00e9l\u00e8bre.<br \/>\n\u00c0 la fin des ann\u00e9es trente du Quattrocento, dans son atelier de Florence, parmi les coffres et plateaux de bois peints, Paolo di Dono, dit Paolo Uccello (\u00ab\u00a0Paolo l&rsquo;Oiseau\u00a0\u00bb) met la derni\u00e8re main au triptyque de la Bataille de San Romano, commande de Cosme de M\u00e9dicis c\u00e9l\u00e9brant la victoire quelques ann\u00e9es plus t\u00f4t des illustres condottieri florentins contre Sienne et ses alli\u00e9s.<\/p>\n<p>Antonio, fils d&rsquo;un boulanger du mercato vecchio, tout juste engag\u00e9 par le ma\u00eetre, se r\u00eave grand peintre mais est confront\u00e9 \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 des t\u00e2ches qui incombent au commis : nettoyage, confection des pinceaux, pr\u00e9paration de la tempera, des colles et des mordants. Au beau milieu de cette cuisine de la peinture, et dans l&rsquo;ambiance \u00e0 la fois laborieuse et potache de l&rsquo;atelier de Paolo, le chaos de la Bataille de San Romano prend peu \u00e0 peu forme aux yeux d&rsquo;Antonio. Dans la for\u00eat des piques et des lances, dans le tumulte des armes et des chevaux, se r\u00e9v\u00e8le l&rsquo;ordre de cette \u00ab\u00a0douce chose\u00a0\u00bb qu&rsquo;\u00e9tait la perspective &#8211; \u00e0 ce qu&rsquo;on dit &#8211; selon Paolo Uccello.<br \/>\nCon\u00e7u comme la pr\u00e9delle d&rsquo;un retable perdu, ce r\u00e9cit \u00e0 double point de fuite r\u00e9unit les sp\u00e9culations d&rsquo;un g\u00e9nie m\u00e9lancolique et fantasque, et l&rsquo;imagination impatiente d&rsquo;un enfant apprenti.<\/p>\n<p><b>Mon avis <\/b>:<br \/>\nJ\u2019aime beaucoup cette collection et j\u2019ai \u00e9t\u00e9 ravie de me plonger dans la Florence du Quattrocento et dans le triptyque \u00ab\u00a0la bataille de San Romano\u00a0\u00bb d\u2019Uccello. Le panneau repr\u00e9sent\u00e9 sur la couverture est celui du Mus\u00e9e des Offices de Florence &#8211; La d\u00e9faite du camp siennois illustr\u00e9e par la mise hors de combat de Bernardino della Carda.<br \/>\nCe roman nous parle de l\u2019art, de l\u2019histoire de Florence \u00e0 un moment pr\u00e9cis, du rapport r\u00e9alit\u00e9\/l\u00e9gende, de l\u2019imagination\u2026<\/p>\n<p>Dans le roman on parle aussi des techniques : la d\u00e9trempe, la peinture \u00e0 fresco, la d\u00e9composition du mouvement, la perspective g\u00e9om\u00e9trique, le spolvero \u2026<br \/>\nUn petit tour \u00e0 Florence en compagnie de Paolo Uccello, \u00e0 l\u2019\u00e9poque de Cosme de M\u00e9dicis pour qui il peint la bataille des Florentins contre les Siennois \u00e0 San Romano.<\/p>\n<p>Nous allons suivre Antonio, un petit jeune qui entre comme apprenti dans l\u2019atelier de Uccello et va apprendre ce qu\u2019il appelle \u00ab\u00a0la cuisine de l\u2019art\u00a0\u00bb &#8211; pr\u00e9parer les pl\u00e2tres, cuire les colles, fabriquer des pinceaux, broyer les couleurs.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>On suivra \u00e9galement Andrea, le principal assistant de Uccello.<\/p>\n<p>La r\u00e9alisation de la fresque, les impressions de vivre la bataille \u00e0 travers la peinture, mais aussi les r\u00eaves du jeune apprenti.. J\u2019ai beaucoup aim\u00e9 ce roman historique centr\u00e9 sur la peinture d\u2019une bataille\u2026<\/p>\n<p><b>Extraits<\/b>:<\/p>\n<p>Les lions, c\u2019est le symbole de Florence, le\u00a0<i>marzocco<\/i><i>,<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/i> dit sentencieusement Andrea, et les dragons inf\u00e2mes, c\u2019est Milan\u00a0: la couleuvre des Visconti.<\/p>\n<p>Il se trouva jet\u00e9 parmi un enchev\u00eatrement inextricable de chevaux, de cavaliers et de lances, une houle continue de t\u00eates et d\u2019encolures h\u00e9riss\u00e9e de piques et d\u2019arbal\u00e8tes qui semblaient taill\u00e9es \u00e0 m\u00eame la lumi\u00e8re. Tout sollicitait son regard. Il n\u2019y comprenait rien. C\u2019\u00e9tait un vrai maquis de couleurs et de formes, et son \u0153il se perdit d\u2019abord dans les d\u00e9tails, les turbans aux motifs en damier noir et blanc que l\u2019on nomme les mazzocchi, les selles, les licols des chevaux et leurs harnais clout\u00e9s d\u2019or, la for\u00eat des lances et des cimiers hauts comme des palmes dont les panaches ressemblaient \u00e0 des corolles de fleurs noir et rouge.<\/p>\n<p>Un tableau d\u2019Uccello, c\u2019est comme un puits. Si tu t\u2019approches, accroche-toi bien\u00a0: tu pourrais tomber.<\/p>\n<p>La perspective \u00e0 point central, avec ses droites rectilignes trac\u00e9es au cordeau, lui faisait penser \u00e0 un de ces filets de chasse que tendaient les oiseleurs. Il pr\u00e9f\u00e9rait les perspectives \u00e0 points de fuite multiples, o\u00f9 l\u2019\u0153il vagabonde au lieu de tomber tout droit dans le panneau.<\/p>\n<p>Un tableau n&rsquo;\u00e9tait pas une fen\u00eatre, une portion de l&rsquo;espace. C&rsquo;\u00e9tait un morceau de temps, un moment d\u00e9coup\u00e9 sur la ligne du temps et qui s&rsquo;avance l\u00e0, comme un pan devant soi, avant que reprenne la cavalcade inexorable du temps.<\/p>\n<p>En le raccompagnant chez son ma\u00eetre, il mit en garde Antonio, qui ne les connaissait que trop, contre les ravages du vin, tout en admirant comment l\u2019ivrognerie d\u2019un pauvre diable pouvait se changer, le temps d\u2019un r\u00e9cit, en ivresse \u00e9pique.<\/p>\n<p>Quand la l\u00e9gende est plus belle que la r\u00e9alit\u00e9, peins la l\u00e9gende.<\/p>\n<p>Le travail et l\u2019observation. Toujours. Mais l\u2019observation de la nature vue par le prisme des formes pures de la g\u00e9om\u00e9trie\u00a0: la sph\u00e8re, le tore, le c\u00f4ne. Y avait-il plus douce chose que la prospettiva\u00a0?<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p><b>Informations:<\/b><\/p>\n<p><b>Paolo Uccello<\/b> : (1397-1475) : Paolo di Dono di Paolo, dit Paolo Uccello, n\u00e9 en 1397 \u00e0 Florence et mort en 1475 dans la m\u00eame ville, est un peintre florentin de la Premi\u00e8re Renaissance.<\/p>\n<p>Il fait partie des peintres du Quattrocento ayant marqu\u00e9 l&rsquo;histoire par sa ma\u00eetrise des nouvelles r\u00e8gles de la perspective. Tout d&rsquo;abord apprenti chez Lorenzo Ghiberti entre 1407 et 1414 environ, il y fait la connaissance d&rsquo;artistes de renom tels que Masolino, Donatello et Michelozzo. Il participe \u00e0 cette \u00e9poque aux finitions de la porte du Baptist\u00e8re de Florence r\u00e9alis\u00e9es par ce dernier.<br \/>\nApr\u00e8s avoir re\u00e7u les formations de peintre, sculpteur, orf\u00e8vre et architecte, il rejoint en 1424 la Compagnie des peintres de San Luca et sera appel\u00e9 un an plus tard \u00e0 refaire les mosa\u00efques de la basilique de San Marco (Venise) d\u00e9truites par un incendie. En 1432 c&rsquo;est \u00e0 la r\u00e9alisation du d\u00f4me de l&rsquo;\u00e9glise Santa Maria del Fiore qu&rsquo;il travaille. Il re\u00e7oit sa premi\u00e8re commande monumentale en 1436 et r\u00e9alise donc la fresque du Monument \u00e9questre d\u00e9di\u00e9 au condottiere anglais John Hawkwood. Tout au long de sa vie, il fait de ses recherches sur la perspective, une vraie passion allant parfois jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;obsession. Cela lui vaudra les critiques de ses contemporains et son surnom, Uccello (\u00ab\u00a0oiseau\u00a0\u00bb), sans doute pour ses lubies et son \u00e9tourderie, puisque l&rsquo;on pr\u00eate en Toscane aux oiseaux ce caract\u00e8re obstin\u00e9.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>(<i>source Wikipedia<\/i>)<\/p>\n<p><b>sur le triptyque \u00ab\u00a0La Bataille de San Romano\u00a0\u00bb<\/b><br \/>\nLa Bataille de San Romano est une \u0153uvre du peintre Paolo Uccello, peinte vers 1438-1456, en trois panneaux (dispers\u00e9s aujourd&rsquo;hui) d&rsquo;environ 3\u00a0\u00d7\u00a02\u00a0m. Le peintre y donne libre cours \u00e0 sa passion pour la perspective math\u00e9matique et les formes g\u00e9om\u00e9triques<\/p>\n<p>L&rsquo;\u0153uvre est vraisemblablement command\u00e9e, entre 1438 et 1456, par Lionardo Bartolini Salimbeni (1404-1479) pour d\u00e9corer, \u00e0 Florence, la Camera Grande de son palais, ancien Corso degli Strozzi (aujourd&rsquo;hui Via Monalda). \u00c0 la fin du si\u00e8cle, les trois tableaux sont saisis par Laurent de M\u00e9dicis pour les installer dans son palais, le Palazzo Medici-Riccardi de Florence.<\/p>\n<p>Les trois parties du triptyque sont maintenant dans trois endroits diff\u00e9rents : la National Gallery \u00e0 Londres, le Louvre \u00e0 Paris et le Mus\u00e9e des Offices \u00e0 Florence. (<i>source Wikipedia<\/i>)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteur: N\u00e9 en 1970, Philippe Maupeu enseigne la litt\u00e9rature m\u00e9di\u00e9vale et la rh\u00e9torique de l&rsquo;image \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 Toulouse Jean Jaur\u00e8s. 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