{"id":2296,"date":"2015-11-09T09:10:11","date_gmt":"2015-11-09T08:10:11","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=2296"},"modified":"2015-11-09T18:43:38","modified_gmt":"2015-11-09T17:43:38","slug":"hunt-laird-neverhome-09-2015","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=2296","title":{"rendered":"Hunt, Laird \u00abNeverhome\u00bb (09.2015)"},"content":{"rendered":"<p> Grand prix de litt\u00e9rature am\u00e9ricaine 2015  pour \u00ab\u00a0Neverhome\u00a0\u00bb (Actes Sud) <\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>\u00a0: (272 pages) Dans la ferme de l\u2019Indiana qui l\u2019a vue grandir, Constance\u00a0jouit enfin, aupr\u00e8s de son compagnon, d\u2019un bonheur tranquille.\u00a0Mais lorsque la guerre de S\u00e9cession \u00e9clate et que Bartholomew\u00a0est appel\u00e9 \u00e0 rejoindre les rangs de l&rsquo;arm\u00e9e de l&rsquo;Union,\u00a0c\u2019est elle qui, travestie en homme, prend sans h\u00e9sitation, sous\u00a0le nom d\u2019Ash Thompson, la place de cet \u00e9poux que sa sant\u00e9\u00a0fragile rend inapte \u00e0 une guerre qu\u2019elle consid\u00e8re comme\u00a0impensable de ne pas mener. Ayant perdu la trace de son r\u00e9giment apr\u00e8s une bataille\u00a0f\u00e9roce o\u00f9 elle a \u00e9t\u00e9 bless\u00e9e, Constance, la rebelle, d\u00e9pouill\u00e9e\u00a0de son uniforme, reprend, au sein de paysages d\u00e9vast\u00e9s, le\u00a0chemin de la ferme, guid\u00e9e par l\u2019amour infini qu\u2019elle porte\u00a0\u00e0 son bien-aim\u00e9 mais profond\u00e9ment hant\u00e9e par la violence\u00a0et l\u2019\u00e9tranget\u00e9 des aventures qui ont marqu\u00e9\u00a0sa p\u00e9rilleuse\u00a0initiation \u00e0 l\u2019univers impitoyable des champs de bataille et\u00a0\u00e0 leurs sordides coulisses. Abondant en rencontres aux fronti\u00e8res du r\u00e9el avec les\u00a0monstres que la guerre fait des hommes et des lieux, ce\u00a0roman magistral, largement salu\u00e9 par la presse am\u00e9ricaine,\u00a0propose, \u00e0 travers le parcours de son androgyne et farouche\u00a0protagoniste immerg\u00e9e dans les t\u00e9n\u00e8bres du chaos, une\u00a0impressionnante m\u00e9ditation en forme d\u2019\u00e9pop\u00e9e sur la fragilit\u00e9\u00a0des certitudes et l\u2019inconstance de toute r\u00e9alit\u00e9. Dans la ferme de l\u2019Indiana qui l\u2019a vue grandir, Constance jouit enfin, aupr\u00e8s de son compagnon, d\u2019un bonheur tranquille. Mais lorsque la guerre de S\u00e9cession \u00e9clate et que Bartholomew est appel\u00e9 \u00e0 rejoindre les rangs de l&rsquo;arm\u00e9e de l&rsquo;Union, c\u2019est elle qui, travestie en homme, prend sans h\u00e9sitation, sous le nom d\u2019Ash Thompson, la place de cet \u00e9poux que sa sant\u00e9 fragile rend inapte \u00e0 une guerre qu\u2019elle consid\u00e8re comme impensable de ne pas mener.<\/p>\n<p>Ayant perdu la trace de son r\u00e9giment apr\u00e8s une bataille f\u00e9roce o\u00f9 elle a \u00e9t\u00e9 bless\u00e9e, Constance, la rebelle, d\u00e9pouill\u00e9e de son uniforme, reprend, au sein de paysages d\u00e9vast\u00e9s, le chemin de la ferme, guid\u00e9e par l\u2019amour infini qu\u2019elle porte \u00e0 son bien-aim\u00e9 mais profond\u00e9ment hant\u00e9e par la violence et l\u2019\u00e9tranget\u00e9 des aventures qui ont marqu\u00e9 sa p\u00e9rilleuse initiation \u00e0 l\u2019univers impitoyable des champs de bataille et \u00e0 leurs sordides coulisses.<\/p>\n<p>Abondant en rencontres aux fronti\u00e8res du r\u00e9el avec les monstres que la guerre fait des hommes et des lieux, ce roman magistral, largement salu\u00e9 par la presse am\u00e9ricaine, propose, \u00e0 travers le parcours de son androgyne et farouche protagoniste immerg\u00e9e dans les t\u00e9n\u00e8bres du chaos, une impressionnante m\u00e9ditation en forme d\u2019\u00e9pop\u00e9e sur la fragilit\u00e9 des certitudes et l\u2019inconstance de toute r\u00e9alit\u00e9.<\/p>\n<p>(* Figurait dans la 1\u00e8re et 2<sup>\u00e8me<\/sup> s\u00e9lection du Femina Etranger 2015)<\/p>\n<p><strong>Contexte<\/strong>\u00a0: Des centaines de femmes ont rev\u00eatu des habits d\u2019hommes pour guerroyer pendant la guerre de S\u00e9cession\u00a0; ce roman est donc pas d\u00e9connect\u00e9 de l\u2019Histoire car il est fond\u00e9 sur les lettres d\u2019une femme qui est partie \u00e0 la guerre (An Uncommon Soldier: the Civil War letters of Sarah Rosetta Wakeman, alias Private Lyons Wakeman, 153rd Regiment,) . Il y a m\u00eame eu une femme officier (Loreta Janeta Velazquez qui a \u00e9crit son histoire The Woman in Battle: A Narrative of the Exploits, Adventures, and Travels of Madame Loreta Janeta Velazquez, Otherwise Known as Lieutenant Harry T. Buford, Confederate States Army) mais l\u2019Histoire a tout fait pour effacer cet \u00e9tat de fait. Ce livre leur rend justice et rend un peu leur place aux femmes dans la guerre.<\/p>\n<p><strong>Mon avis\u00a0<\/strong>:<\/p>\n<p>La guerre va totalement chambouler la vie de Constance qui va partir en lieu et place de son homme, de constitution plus faible. Mais c\u2019est un roman d\u00e9licat bien que tr\u00e8s fort, sur fond historique. C\u2019est plus l\u2019histoire d\u2019une femme courageuse, intelligente et d\u00e9brouille, qui sait manier un fusil et qui part sur les routes, avec sa part d\u2019ombre et de g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9. L\u2019humour et le sourire ne sont pas absents du livre. Il y a des sc\u00e8nes dr\u00f4les et des dialogues aussi (\u00ab P\u00e9n\u00e9lope partie \u00e0 la guerre et Ulysse rest\u00e9 au foyer \u00bb (p. 212)<\/p>\n<p>Cette femme est tr\u00e8s attachante, dans une ambiance de folie, elle est \u00e0 la fois violente et po\u00e9tique, \u00e0 la fois femme et homme. Elle a une grande sensibilit\u00e9 sous sa carapace\u00a0; la part f\u00e9minine sous des dehors d\u2019homme. Elle assume \u00e0 la fois la robe et le pantalon. Et d\u2019ailleurs le th\u00e8me de l\u2019homosexualit\u00e9 n\u2019est pas absent du livre. Elle parle \u00e0 sa m\u00e8re, d\u00e9c\u00e9d\u00e9e depuis longtemps\u00a0; les fant\u00f4mes sont pr\u00e9sents \u2013 d\u2019ailleurs elle a pour nom \u00ab\u00a0Ash\u00a0\u00bb (cendres) &#8211; vers la fin il y a la construction de la serre qui est une image qui m\u2019a beaucoup touch\u00e9) &#8211; Elle va non seulement connaitre les champs de bataille, mais la perte de son bataillon, le froid, la peur, l\u2019enfermement, des accusations d\u2019espionnage, l\u2019asile. Elle va au cours du voyage croiser aussi une femme noire affranchie, et effleurer le th\u00e8me de l\u2019\u00e9mancipation de l\u2019esclavage.<\/p>\n<p>La relation \u00e0 la nature est belle aussi. On vit dans une ambiance embrum\u00e9e, dans la fum\u00e9e de la poudre, dans le brouillard, on oscille entre le r\u00eave et le cauchemar. La langue de l\u2019auteur est magnifique et l\u2019opposition r\u00eave\/bataille, nature\/champ de bataille, doutes\/engagement,<\/p>\n<p>Un tr\u00e8s beau moment de lecture.<\/p>\n<p>Lire\u00a0: <a href=\"https:\/\/www.playlistsociety.fr\/2015\/10\/neverhome-de-laird-hunt-lhomme-qui-aimait-les-femmes\/123356\/\">https:\/\/www.playlistsociety.fr\/2015\/10\/neverhome-de-laird-hunt-lhomme-qui-aimait-les-femmes\/123356\/<\/a><\/p>\n<p><strong>Extraits\u00a0<\/strong>:<\/p>\n<p>Ma m\u00e8re aimait raconter l\u2019histoire d\u2019un homme ayant entendu dire que la Mort l\u2019attendait au tournant. Il changea de direction et partit dans l\u2019autre sens.<\/p>\n<p>La seule personne avec qui j\u2019abordai le sujet \u00e9tait ma m\u00e8re, laquelle, bien s\u00fbr, \u00e9tait depuis longtemps morte et enterr\u00e9e<\/p>\n<p>Nous\u00a0avions un\u00a0jeu, tous les deux, \u00e0 celui qui voyait sortir la premi\u00e8re jonquille au printemps, la premi\u00e8re tulipe, le premier iris laissant \u00e9clater le c\u0153ur de sa fleur, d\u2019un violet flambant neuf. Le premier \u00e0 voir cette premi\u00e8re fleur devait la cueillir et la placer en \u00e9vidence pour que l\u2019autre la trouve.<\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui je pose des questions qui font cro\u00eetre le silence plut\u00f4t qu\u2019y mettre un terme. Ainsi en va-t-il dans la province de la litt\u00e9rature, pas dans celle du commandement. Ce que savait Marc Aur\u00e8le.<\/p>\n<p>Est-ce l\u00e0 la formule qui vous vient \u00e0 l\u2019esprit\u00a0? Est-ce l\u00e0 ce qui \u00e9merge du cerveau myst\u00e9rieux menant sa vie mar\u00e9cageuse entre vos oreilles\u00a0?<\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui encore je l\u00e8verais mon arme contre le premier rebelle se pr\u00e9sentant \u00e0 mes yeux, mais le spectacle de cette rang\u00e9e de cavaliers superbes vous arrivant dessus \u00e0 travers la fum\u00e9e \u00e9tait fort beau \u00e0 voir. Il y avait dans cette charge la part du Sud qui valait la peine d\u2019\u00eatre sauv\u00e9e. Pas la part des ma\u00eetres qui utilisaient des esclaves pour leur gratter le dos et faire leur lit. Travailler leurs terres. Construire leurs demeures. Les fouetter quand\u00a0l\u2019envie les en prenait. Non. C\u2019\u00e9taient ces cavaliers, courb\u00e9s sur leur monture, pistolet au poing, sabre brandi. Ils ressemblaient \u00e0 des chevaliers. Comme si ce n\u2019\u00e9tait pas de la poudre qui leur noircissait le visage mais le sombre foulard d\u2019une dame en guise de manches.<\/p>\n<p>\u2014 Juste une feuille de papier. Une page toute douce. \u00c7a fait un an que je n\u2019ai eu en main que de vieux lambeaux. Que j\u2019\u00e9cris mes lettres \u00e0 ma famille sur une pile de vieux carr\u00e9s de papier peint. Tu as d\u00e9j\u00e0 essay\u00e9 d\u2019\u00e9crire d\u2019une belle \u00e9criture sur du papier peint\u00a0? Le papier, c\u2019est \u00e7a que vous nous avez vol\u00e9, plus encore que nos maisons et nos terres.<\/p>\n<p>Je m\u2019\u00e9veillai avec le poing du soleil dans la figure et un tintement aux oreilles.<\/p>\n<p>On ne peut jamais savoir quand le monde d\u00e9j\u00e0 mort va vous revenir. Juste qu\u2019il finira par revenir.<\/p>\n<p>Elle ne montrait pas trop son sourire \u00e0 la lumi\u00e8re du jour mais elle en avait un. Je le\u00a0vis.<\/p>\n<p>Il me disait\u00a0: \u201cMais je t\u2019aimerai jusqu\u2019au jour o\u00f9 je m\u2019envolerai au ciel et saurai que tu t\u2019es envol\u00e9e aussi.\u201d<\/p>\n<p>Il n\u2019avait plus l\u2019air d\u2019un grand homme grisonnant. Il avait l\u2019air vieux. Comme si les premi\u00e8res ann\u00e9es du grand \u00e2ge avaient trouv\u00e9 son visage et frapp\u00e9 un coup sans retour.<\/p>\n<p>Le soir m\u00eame, en r\u00eave, je partis comme une fl\u00e8che par-dessus le sommet des arbres, le long des rivi\u00e8res, \u00e0 travers l\u2019air frais des montagnes, filant comme un esprit vers le nord et l\u2019ouest, par la neige et la tourmente, pour rentrer enfin dans l\u2019\u00e9clat d\u2019un soleil blanc<\/p>\n<p>Les larmes de ma m\u00e8re durent se frayer un chemin hors du r\u00eave et jusqu\u2019\u00e0 mon visage, car quand je m\u2019\u00e9veillai elles \u00e9taient l\u00e0. De lourds et chauds fant\u00f4mes venus me hanter la face.<\/p>\n<p>J\u2019ignore pourquoi j\u2019ai cette image \u00adimprim\u00e9e dans la t\u00eate, d\u2019une route d\u00e9serte, sans nous ni quoi que ce soit d\u2019autre, avec seulement la lune qui la change en ruban blanc.<\/p>\n<p>Je m\u2019accroupis un instant et raclai la surface tendre. Je m\u2019allongeai sur le flanc, l\u2019oreille contre le sol. Avec le soleil pour couverture.<\/p>\n<p>C\u2019\u00e9tait le genre de lit dans lequel on pouvait s\u2019enfouir pour laisser la chaude douceur \u00e9touffer vos r\u00eaves.<\/p>\n<p>Sa guerre, telle qu\u2019il m\u2019en parla, \u00e9tait celle que l\u2019on trouve narr\u00e9e dans les livres si l\u2019on se donne la peine de lire. J\u2019ai autour de moi certains de ces livres. Je les ai soigneusement parcourus. De plus d\u2019un, on retire l\u2019impression que ce ne furent que capitaines, colonels et g\u00e9n\u00e9raux s\u2019entra\u00eenant \u00e0 se livrer mutuellement des assauts de plus en plus \u00e9clatants. Il y a des dates de ceci, des batailles cela. Les hommes\u00a0: des fantassins dans la guerre des cieux. Et bon nombre des femmes\u00a0: des saintes, voire des anges, tout aussi b\u00e9nies que d\u00e9pourvues de la moindre \u00e9gratignure<\/p>\n<p>\u00c0 force de raconter les choses d\u2019une fa\u00e7on au lieu de l\u2019autre, peut-\u00eatre qu\u2019elles finissent par cesser de venir vous ramper autour jusque dans votre lit, et de vous caresser la joue \u00e0 coups de griffes.\u201d<\/p>\n<p>..je sortis au frais dans l\u2019id\u00e9e de marcher un peu au milieu des p\u00eachers. Ceux-ci \u00e9taient vieux et entrelac\u00e9s, aussi dus-je me baisser pour arriver \u00e0 passer entre eux, pour finir par renoncer et m\u2019asseoir contre un tronc, \u00e0 peu pr\u00e8s au milieu du verger.<\/p>\n<p>Sommeil sans r\u00eave. Tunnel sans fin. Ciel sans \u00e9toile. Arc-en-ciel \u00e9clat\u00e9 en fragments couleur de sang.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Grand prix de litt\u00e9rature am\u00e9ricaine 2015 pour \u00ab\u00a0Neverhome\u00a0\u00bb (Actes Sud) R\u00e9sum\u00e9\u00a0: (272 pages) Dans la ferme de l\u2019Indiana qui l\u2019a vue grandir, Constance\u00a0jouit enfin, aupr\u00e8s de son compagnon, d\u2019un bonheur tranquille.\u00a0Mais lorsque la guerre de S\u00e9cession \u00e9clate et que Bartholomew\u00a0est appel\u00e9 \u00e0 rejoindre les rangs de l&rsquo;arm\u00e9e de l&rsquo;Union,\u00a0c\u2019est elle qui, travestie en homme, prend &hellip; <\/p>\n<p class=\"read-more\"><a class=\"readmore-btn\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=2296\">+<span class=\"screen-reader-text\">  Read More<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":2297,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_crdt_document":"","_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[2,35,29],"tags":[],"class_list":["post-2296","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-lectures","category-coup-de-coeur-lectures","category-americaine"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2296","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2296"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2296\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2306,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2296\/revisions\/2306"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/2297"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2296"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2296"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2296"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}