{"id":2320,"date":"2015-11-14T08:48:36","date_gmt":"2015-11-14T07:48:36","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=2320"},"modified":"2019-02-15T07:54:05","modified_gmt":"2019-02-15T06:54:05","slug":"japp-andrea-h-monestarium-2009","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=2320","title":{"rendered":"Japp,  Andr\u00e9a H. \u00abMonestarium\u00bb (2007)"},"content":{"rendered":"<p><strong>Auteur <\/strong>: Andrea H. Japp, pseudonyme de Lionelle Nugon-Baudon, n\u00e9e le 17 septembre 1957 \u00e0 Paris, est une scientifique et un auteur fran\u00e7ais de nombreux romans policiers et, pour les plus r\u00e9cents, de romans policiers historiques. Elle est par ailleurs la traductrice en fran\u00e7ais des romans de Patricia Cornwell mettant en sc\u00e8ne le personnage de Kay Scarpetta.<br \/>\nElle est l\u2019auteure de nombreux best-sellers contemporains : S\u00e9rie Gloria Parker-Simmons, S\u00e9rie Le Septi\u00e8me Cercle \/ La Voyageuse, S\u00e9rie Helen Baron, S\u00e9rie Diane Silver, S\u00e9rie Cinq filles . Et de romans hors s\u00e9ries comme La Bostonienne 1991;<br \/>\nLa Petite Fille au chien jaune (1993), Elle qui chante quand la mort vient(1993, C. S. meurtres (1994), Le Bois aux hy\u00e8nes (1995), La Femelle de l&rsquo;esp\u00e8ce(1996), Entretiens avec une tueuse (1999),Et le d\u00e9sert (2000), Le Silence des survivants(2000),<br \/>\nLa Dormeuse en rouge(2002), La Saison barbare(n2003), Enfin un long voyage paisible(2005), Barbarie (2014)<br \/>\nElle \u00e9crit \u00e9galement des s\u00e9ries polici\u00e8res historiques \u00e0 succ\u00e8s, La dame sans terre, Les myst\u00e8res de Druon de Br\u00e9vaux, Les enqu\u00eates de M. de Mortagne, bourreau,  La Mal\u00e9diction de Gabrielle et de romans hors s\u00e9rie comme <a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=2320\">Monestarium<\/a> (2007) et La Croix de perdition (2008)<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>\u00a0: 1288. Al Iskandar\u00efyah, \u00c9gypte. Un marchand r\u00e9cup\u00e8re la lourde besace d\u2019un voyageur agonisant, ignorant qu\u2019il vient de signer son arr\u00eat de mort. Il est \u00e9gorg\u00e9 alors qu\u2019il tente de vendre le sac \u00e0 l\u2019interm\u00e9diaire du comte Aimery de Mortagne. 1307, abbaye de femmes des Clairets, France. Une moniale, Ang\u00e9lique, est d\u00e9couverte \u00e9trangl\u00e9e. Sans doute parce qu\u2019elle ressemblait beaucoup \u00e0 l\u2019une de ses s\u0153urs, Marie-Gillette d\u2019Andremont, qui a fui l\u2019Espagne apr\u00e8s l\u2019assassinat de son amant. D\u2019autres meurtres surviennent. Se peut-il que le meurtrier soit le m\u00eame que celui de l\u2019amant de Marie-Gillette ? Et quel est donc le r\u00f4le exact du comte de Mortagne, qui arrive tr\u00e8s \u00e0 propos \u00e0 l\u2019abbaye ? Construit comme un huis clos,\u00a0Monestarium\u00a0est un thriller historique haletant.<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0: Si comme moi c\u2019est le mot Egypte qui vous fait tilt\u2026 vous pouvez oublier. Mais sinon c\u2019est un bon polar qui m\u2019a tenu en haleine et qui m\u2019a bien plu. Un peu fouillis\u00a0; on aurait pu je pense gommer quelques personnages qui viennent encombrer le d\u00e9roulement de l\u2019intrigue et peut-\u00eatre que l\u2019abbesse aurait pu \u00eatre un peu moins p\u00e9trie de bons sentiments. Mais globalement j\u2019aime bien ces romans policiers historiques, avec le parler de l\u2019\u00e9poque et la documentation qui va avec.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>Le conseil d\u2019un B\u00e9douin lui revint\u00a0: \u00ab\u00a0Tendre la main vers l\u2019autre, c\u2019est la meilleure fa\u00e7on de se la faire trancher.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Un secret n\u2019est tout \u00e0 fait sauf que lorsqu\u2019il n\u2019est pas partag\u00e9, ou alors par des d\u00e9funts.<\/p>\n<p>Ainsi que le disait notre ma\u00eetre saint Beno\u00eet, l\u2019oisivet\u00e9 est une ennemie de l\u2019\u00e2me et nous devons nous occuper en partageant notre temps entre les travaux manuels et les lectures \u00e9difiantes<\/p>\n<p>Elle faisait partie de cette redoutable esp\u00e8ce qui s\u2019applique \u00e0 vous tirer les vers du nez dans le seul but de nuire. On pouvait lui faire confiance pour r\u00e9p\u00e9ter, en les d\u00e9formant, tous les clabaudages qu\u2019elle parvenait \u00e0 collecter. Quant \u00e0 ses cordialit\u00e9s, elles n\u2019avaient d\u2019autre objet que d\u2019insister sur sa sup\u00e9riorit\u00e9, en ridiculisant si possible son vis-\u00e0-vis.<\/p>\n<p>Cette derni\u00e8re avait mis au point une imparable strat\u00e9gie\u00a0: elle feignait l\u2019idiotie, mettant un point d\u2019honneur \u00e0 ne jamais comprendre les allusions vip\u00e9rines\u2026<\/p>\n<p>Elle fr\u00f4la du regard les l\u00e8vres minces, pinc\u00e9es et songea que la mauvaiset\u00e9 marque certains \u00eatres de bien plus disgracieuse fa\u00e7on que le grand \u00e2ge.<\/p>\n<p>Il n\u2019est de terreau plus propice que la peur pour fomenter une r\u00e9volution de palais.<\/p>\n<p>Le temps s\u2019\u00e9tait suspendu durant une \u00e9ternit\u00e9 qui n\u2019avait dur\u00e9 qu\u2019une seconde.<\/p>\n<p>On peut, lorsque l\u2019on s\u2019y attache, lire la vie des \u00eatres dans leur regard.<\/p>\n<p>\u2026 la fluidit\u00e9 de ses mouvements dissimulait la pugnacit\u00e9 d\u2019un fauve.<\/p>\n<p>\u2026 rien n\u2019est plus attristant que la rancune commune. Elle d\u00e9montre que l\u2019on a \u00e9chou\u00e9 et que l\u2019on se sent incapable de le surmonter.<\/p>\n<p>Elle affirmait que l\u2019ennui est une maladie perfide contre laquelle on se doit de lutter pied \u00e0 pied. L\u2019ennui vient lorsque l\u2019on se convainc qu\u2019une chose est plus importante qu\u2019une autre et que l\u2019on regrette de ne pouvoir s\u2019y consacrer aussit\u00f4t.<\/p>\n<p>Les plus grands empereurs, les plus intr\u00e9pides combattants ont toujours \u00e9t\u00e9 trahis par des ambitieux sans envergure qui voulaient r\u00e9cup\u00e9rer, \u00e0 peu de frais et de risques, ce que leurs pr\u00e9d\u00e9cesseurs avaient b\u00e2ti. Ainsi va le pouvoir.<\/p>\n<p>Comment proc\u00e9diez-vous pour tisser chacune de mes heures de votre lumi\u00e8re\u00a0? Votre rire, mon amour. Votre rire qui me disait que la vie \u00e9tait un miracle.<\/p>\n<p>Car, selon vous, les cr\u00e9atures humaines que nous sommes ressembleraient \u00e0 Dieu\u00a0? Avec tous leurs vices, leur mauvaiset\u00e9, leur cupidit\u00e9, leur b\u00eatise aussi\u00a0?<\/p>\n<p>\u2014\u00a0N\u2019existe-t-il rien de bon en nous\u00a0? le coupa-t-elle, v\u00e9h\u00e9mente.<\/p>\n<p>\u2014\u00a0Oh si\u2026 il y a l\u2019amour, le courage, l\u2019honneur. Le go\u00fbt de la beaut\u00e9 \u00e9galement. Cela \u00e9tant, vous admettrez que nombre d\u2019entre nous en sont d\u00e9pourvus.<\/p>\n<p>Le texte est sacr\u00e9, justement. Il sait le pass\u00e9, le pr\u00e9sent et il conna\u00eet l\u2019avenir. Le temps de Dieu n\u2019est pas le <a name=\"_ftnref181\"><\/a>n\u00f4tre. Nous comptons en ann\u00e9es. Il compte en centaines de mill\u00e9naires.<\/p>\n<p>Nous sommes tous deux convaincus qu\u2019elle nous rapproche de Dieu. Maintenir l\u2019homme dans l\u2019ignorance, c\u2019est le ravaler \u00e0 l\u2019\u00e9tat de b\u00eate et le dominer.<\/p>\n<p>On ne se bat dignement que contre de dignes adversaires. L\u2019inverse serait une mortelle \u00e2nerie.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteur : Andrea H. Japp, pseudonyme de Lionelle Nugon-Baudon, n\u00e9e le 17 septembre 1957 \u00e0 Paris, est une scientifique et un auteur fran\u00e7ais de nombreux romans policiers et, pour les plus r\u00e9cents, de romans policiers historiques. 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