{"id":23426,"date":"2025-12-24T15:40:48","date_gmt":"2025-12-24T13:40:48","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=23426"},"modified":"2025-12-24T15:51:28","modified_gmt":"2025-12-24T13:51:28","slug":"alaciura-giosue-le-tram-de-noel-2020-111-pages","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=23426","title":{"rendered":"Calaciura, Giosu\u00e8 \u00ab\u00a0le tram de No\u00ebl\u00a0\u00bb (2020) 111 pages\u2028"},"content":{"rendered":"<p><strong>Auteur<\/strong>\u00a0: Giosu\u00e8 Calaciura est n\u00e9 \u00e0 Palerme le 6 mai 1960. Il vit et travaille aujourd\u2019hui \u00e0 Rome. Il est journaliste et collabore r\u00e9guli\u00e8rement avec de nombreux quotidiens et diverses revues. Il \u00e9crit \u00e9galement pour le th\u00e9\u00e2tre et la radio. Son premier roman, \u00ab\u00a0Malacarne\u00a0\u00bb, a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 en Italie en 1998 (Les Allusifs, 2007). \u00ab\u00a0Passes noires\u00a0\u00bb (Les Allusifs, 2005) a \u00e9t\u00e9 finaliste de l\u2019un des prix litt\u00e9raires italiens les plus prestigieux, le Campiello, en 2002. En 2009, c\u2019est \u00ab\u00a0Conte du Bidonville\u00a0\u00bb qui est traduit en fran\u00e7ais chez le m\u00eame \u00e9diteur. \u00ab\u00a0Urbi et Orbi\u00a0\u00bb sort en 2017 chez Notabilia. La m\u00eame ann\u00e9e, Borgo Vecchio remporte, en Italie, le prix Paolo Volponi. \u00ab\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=9527\">Borgo Vecchio<\/a>\u00a0<\/span>\u00bb est son cinqui\u00e8me roman traduit en fran\u00e7ais. Il a remport\u00e9, lors de sa sortie en Italie, le prix Paolo Volponi. Son roman Je suis J\u00e9sus a remport\u00e9 en Italie le prestigieux prix Stresa 2021. En 2024, Giosu\u00e8 Calaciura re\u00e7oit le prix Bouvier pour Pantelleria.<\/p>\n<p><b>Romans traduits <\/b>: Urbi et Orbi suivi de Malacarne (2017) &#8211; \u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=9527\">Borgo Vecchio<\/a>\u00a0<\/span> (2019) &#8211;<span style=\"color: #0000ff;\"> <a style=\"color: #0000ff;\" title=\"alaciura, Giosu\u00e8 \u00ab\u00a0le tram de No\u00ebl\u00a0\u00bb (2020) 111 pages\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=23426\">Le tram de No\u00ebl<\/a><\/span> (2020) &#8211; Je suis Jesus (2022)<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>&#8211; Pantelleria (2023) &#8211; Mirages et naufrages (2025)<\/p>\n<p>Editions Noir sur blanc &#8211; Notabilit\u00e9 &#8211; 22.10.2020 &#8211; 111 pages (Il tram di Natale &#8211; 2018 &#8211; traduit par Lise Chapuis)<\/p>\n<p><b>R\u00e9sum\u00e9<\/b>:<\/p>\n<p>Un tramway quitte la ville, dans l&rsquo;obscurit\u00e9 de la nuit de No\u00ebl, pour s&rsquo;enfoncer vers les p\u00e9riph\u00e9ries. A chaque arr\u00eat, des pr\u00e9caires de la vie montent \u00e0 bord. Ils se laissent bercer par le rythme du tram, dans le silence, en ce soir de r\u00e9veillon o\u00f9 la magie n&rsquo;op\u00e8re plus, avec leur lot de mis\u00e8re, de tristesse et de d\u00e9ception. Au coeur de cette nuit, le cri d&rsquo;un nouveau-n\u00e9, d\u00e9pos\u00e9 \u00e0 l&rsquo;arri\u00e8re, va tresser un lien entre ces voyageurs, \u00e9veiller quelque chose en eux&#8230;<br \/>\nApr\u00e8s l\u2019inoubliable\u00a0<i>Borgo Vecchio<\/i>, Giosu\u00e8 Calaciura offre une nouvelle fois une voix \u00e0 ceux auxquels on ne donne jamais la parole. Ce conte de No\u00ebl, v\u00e9ritable hommage \u00e0 Dickens, nous rend l\u2019urgence, la profondeur et les contradictions de notre temps.<\/p>\n<p><b>Mon avis<\/b>:<\/p>\n<p><span class=\"Apple-converted-space\">Deuxi\u00e8me lecture de cet auteur et deuxi\u00e8me coup de coeur.<br \/>\n<\/span>Un tram qui circule en banlieue, la nuit de No\u00ebl. Plusieurs personnes vont monter \u00e0 bord, l\u2019une apr\u00e8s l\u2019autre : une prostitu\u00e9e et son vieux client, un marchand de parapluies, No\u00ebl un philippin rebaptis\u00e9 Filippo humili\u00e9 d\u2019avoir perdu toute identit\u00e9 et jusqu\u2019\u00e0 son pr\u00e9nom, William un jeune noir orphelin et pers\u00e9cut\u00e9, un magicien, une infirmi\u00e8re, un jeune homme qui vient de se voir rejet\u00e9 par sa femme (et perdre sa fillette par la m\u00eame occasion). Vont \u00e9galement monter dans le tram deux \u00ab Volontaires de la patrie \u00bb qui vont vite \u00eatre \u00e9ject\u00e9s par la petite troupe, alors que d\u2019habitude, pris s\u00e9par\u00e9ment, les membres de ce petit groupe se faisaient brutaliser.<br \/>\nChaque voyageur a un lourd pass\u00e9. Ce sont tous des oubli\u00e9s de la soci\u00e9t\u00e9, pauvres et marginalis\u00e9s. Ils vont tous se regrouper<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>autour d\u2019un nouveau-n\u00e9 abandonn\u00e9 sur la banquette du fond. Pourquoi et par qui?<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>Un atmosph\u00e8re \u00e0 la Dickens, comme le revendique l\u2019auteur. Tout est obscur, ou tout du moins tr\u00e8s sombre\u2026 la nuit, le tram peu ou pas \u00e9clair\u00e9, l\u2019ambiance , l\u2019existence et l\u2019\u00e9tat d\u2019esprit des personnages, et m\u00eame la peau des voyageurs, \u00e0 une exception pr\u00e8s\u2026<br \/>\nDe cette proximit\u00e9 autour du nouveau n\u00e9 va naitre une \u00e9motion, une communion dans le besoin de sauver cet enfant\u2026 et cette coalition faite de mis\u00e8res entrelac\u00e9es fera appara\u00eetre une lueur d\u2019espoir et d\u2019esp\u00e9rance.<span class=\"Apple-converted-space\"><br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><b>Extraits<\/b>:<\/p>\n<p>Durant le trajet, leurs corps comprim\u00e9s, \u00e9lastiques, se pressaient pour se modeler l\u2019un sur l\u2019autre dans la cohue jusqu\u2019\u00e0 devenir un seul \u00eatre par la force de la pouss\u00e9e. Souvent face \u00e0 face, dans l\u2019impossibilit\u00e9 de se retourner, ils devaient garder les yeux fix\u00e9s dans les yeux de l\u2019autre, parce qu\u2019il n\u2019y avait pas d\u2019espace pour d\u00e9tourner le regard ou l\u2019abaisser. Alors, dans ces yeux, ils lisaient toute son histoire, d\u2019o\u00f9 il venait et o\u00f9 il allait. Plus l\u2019espace se restreignait sous la pouss\u00e9e de nouveaux arrivants, plus les d\u00e9tails se faisaient pr\u00e9cis, d\u00e9voilaient le pr\u00e9nom et le malheur de l\u2019autre, son activit\u00e9 et sa fatigue, son espoir et sa d\u00e9sillusion, qu\u2019il n\u2019avait jamais confi\u00e9s m\u00eame \u00e0 la personne la plus intimement aim\u00e9e et fr\u00e9quent\u00e9e. Quand il arrivait \u00e0 destination et que les portes s\u2019ouvraient, cet \u00e9norme \u00eatre comprim\u00e9 commen\u00e7ait \u00e0 se fragmenter corps apr\u00e8s corps, \u00e0 se multiplier, \u00e0 se d\u00e9faire. Chacun reprenait sa forme individuelle et se remettait en chemin dans la certitude de conserver tout des secrets et de l\u2019intimit\u00e9 de cet autre qu\u2019il ne reverrait jamais plus.<\/p>\n<p>Ils enfon\u00e7aient le couteau bien profond, jusqu\u2019au c\u0153ur de la solitude, sachant que ces gamins n\u2019avaient personne pour les aider ni pour les consoler\u00a0: il n\u2019y aurait personne pour les r\u00e9clamer.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Dans les derniers mois, la malade pr\u00e9f\u00e9rait Dickens. Elle disait que m\u00eame s\u2019il \u00e9tait sentimental, c\u2019\u00e9tait l\u2019\u00e9crivain qui savait mieux qu\u2019aucun autre saisir la difficult\u00e9 d\u2019\u00eatre au monde. Et le bonheur aussi.<\/p>\n<p>Comme elle \u00e9tait diff\u00e9rente, la souffrance, avec la constance du s\u00e9datif directement dans la veine. La mort elle-m\u00eame n\u2019est pas \u00e9gale pour tous\u00a0: les riches agonisent dans la ouate de la morphine.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteur\u00a0: Giosu\u00e8 Calaciura est n\u00e9 \u00e0 Palerme le 6 mai 1960. Il vit et travaille aujourd\u2019hui \u00e0 Rome. Il est journaliste et collabore r\u00e9guli\u00e8rement avec de nombreux quotidiens et diverses revues. Il \u00e9crit \u00e9galement pour le th\u00e9\u00e2tre et la radio. Son premier roman, \u00ab\u00a0Malacarne\u00a0\u00bb, a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 en Italie en 1998 (Les Allusifs, 2007). \u00ab\u00a0Passes &hellip; <\/p>\n<p class=\"read-more\"><a class=\"readmore-btn\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=23426\">+<span class=\"screen-reader-text\">  Read More<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":23427,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_crdt_document":"","_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[957,193,101,9,192],"tags":[677,484,2699,1774,385,780,208,423,669,195,111],"class_list":["post-23426","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-957","category-etude-de-societe","category-italie-2","category-italie","category-xxieme-siecle","tag-abandon","tag-banlieue","tag-conte-de-noel","tag-enfants","tag-misere","tag-misere-sociale","tag-noel","tag-nuit","tag-pauvrete","tag-racisme","tag-solitude"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/23426","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=23426"}],"version-history":[{"count":6,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/23426\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":23436,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/23426\/revisions\/23436"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/23427"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=23426"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=23426"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=23426"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}