{"id":2357,"date":"2015-12-18T17:13:24","date_gmt":"2015-12-18T16:13:24","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=2357"},"modified":"2026-04-13T13:51:08","modified_gmt":"2026-04-13T11:51:08","slug":"tobie-nathan-ce-pays-qui-te-ressemble-2015","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=2357","title":{"rendered":"Nathan, Tobie  \u00ab Ce pays qui te ressemble \u00bb (2015)"},"content":{"rendered":"<p><b>Auteur <\/b>: n\u00e9 le 10 novembre 1948 au Caire en \u00c9gypte, est un psychologue, professeur \u00e9m\u00e9rite de psychologie \u00e0 l\u2019universit\u00e9 Paris-VIII .<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>Il est l&rsquo;un des repr\u00e9sentants de l&rsquo;ethnopsychiatrie fran\u00e7aise.<br \/>\nBi-national Egyptien et Fran\u00e7ais (depuis 1969)<br \/>\nLes parents de Tobie Nathan sont des juifs install\u00e9s au Caire depuis de nombreuses g\u00e9n\u00e9rations\u00a0: son grand-p\u00e8re maternel \u00e9tait pharmacien, tandis que son p\u00e8re dirigeait une fabrique de parfums.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>Sa famille doit quitter Le Caire en 1957 \u00e0 la suite de l&rsquo;arriv\u00e9e au pouvoir de Nasser et de l&rsquo;expulsion des juifs. Ils vivent en Italie, puis s&rsquo;installent en France, o\u00f9 Tobie Nathan fait ses \u00e9tudes et obtient la naturalisation \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de vingt et un ans.<\/p>\n<p><b>Romans:<span class=\"Apple-converted-space\"><br \/>\n<\/span><\/b>Saraka B\u00f4 (1993) \u00a0 <span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>&#8211; Dieu-Dope (1995) &#8211; La Damnation de Freud (avec Isabelle Stengers et Lucien Hounkpatin &#8211; 1997) &#8211; 613 (1999) &#8211; \u00a0Serial Eater (2004) &#8211; Mon patient Sigmund Freud (2006) &#8211; Qui a tu\u00e9 Arlozoroff\u00a0?(2010) &#8211; Ethno-roman (2012 &#8211; <i>Prix Femina essai<\/i>) &#8211; Les Nuits de patience (r2013) &#8211;<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" title=\"Tobie, Nathan \u00ab Ce pays qui te ressemble \u00bb (2015)\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=2357\"> Ce pays qui te ressemble<\/a> <\/span>(2015) &#8211; Les secrets de vos r\u00eaves (2016) \u00a0&#8211; \u00a0L\u2019\u00c9vangile selon Youri (2018) &#8211; <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" title=\"Nathan, Tobie -\u00ab\u00a0La soci\u00e9t\u00e9 des belles personnes\u00a0\u00bb (RL2020) 384 pages\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=24172\">La soci\u00e9t\u00e9 des belles personnes<\/a><\/span>&#8211; (2020) &#8211; L&rsquo;assassin du genre humain (2026)<br \/>\n<b>Textes scientifiques \/ essais : <\/b>un grand nombre dont : La Nouvelle interpr\u00e9tation des r\u00eaves (2011)\u00a0 &#8211; L\u2019\u00c9tranger ou Le Pari de l\u2019autre (2014) &#8211; \u00a0Quand les dieux sont en guerre (2015) &#8211; Les \u00c2mes errantes (2019)<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>&#8211; Ethnomythologiques: Petits objets du quotidien (2022)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9\u00a0<\/strong>: C\u2019est dans le ghetto juif du Caire que na\u00eet, contre toute attente, d\u2019une jeune m\u00e8re flamboyante et d\u2019un p\u00e8re aveugle, Zohar l\u2019insoumis. Et voici que sa s\u0153ur de lait, Masreya, issue de la fange du Delta, danseuse aux ruses d\u2019enchanteresse, le conduit aux portes du pouvoir. Voici aussi les mendiants et les orgueilleux, les filous et les comm\u00e8res de la ruelle, les pauvres et les nantis, petit peuple qui va roulant, criant, se r\u00e9voltant, esp\u00e9rant et souffrant.<\/p>\n<p>Cette saga aux couleurs du soleil mill\u00e9naire dit tout de l\u2019\u00c9gypte : grandeur et d\u00e9cadence du roi Farouk, dernier pharaon, despote \u00e0 l\u2019apparence de prince charmant, ador\u00e9 de son peuple et paralys\u00e9 de n\u00e9vroses. Arriv\u00e9e au pouvoir de Gamal Abdel Nasser en 1952 et expulsion des Juifs. Islamisation de l\u2019\u00c9gypte sous la pouss\u00e9e des Fr\u00e8res musulmans, premi\u00e8re \u00e9ruption d\u2019un volcan qui n\u2019en finit pas de rugir\u2026<\/p>\n<p>C\u2019est la chute du monde ancien, qui enveloppait magies et sortil\u00e8ges sous les habits d\u2019Hollywood. La naissance d\u2019un monde moderne, pris entre dieux et diables.<\/p>\n<p>540 pages<\/p>\n<p>Ce pays qui te ressemble (2015) a \u00e9t\u00e9 dans les 4 derniers finalistes du Goncourt et il n\u2019a rien remport\u00e9.. Le grand oubli\u00e9 de la course aux prix litt\u00e9raires, celui qui pour moi est nettement plus beau que \u00ab\u00a02084\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0les pr\u00e9pond\u00e9rants\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0: Gros gros coup de c\u0153ur. Belle histoire, personnages attachants, probl\u00e9matique de l\u2019enfance, de l\u2019adolescence, de la religion, de la fid\u00e9lit\u00e9 aux sentiments, de l\u2019amour et de l\u2019amiti\u00e9.. Tout y est abord\u00e9 avec finesse et justesse. Un livre sur la tol\u00e9rance, la paix, l\u2019\u00e9garement. Et c\u2019est tr\u00e8s bien \u00e9crit. Tous les amoureux de l\u2019Egypte ne peuvent pas passer \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de ce roman subtil et profond, enchanteur et envoutant, comme le Nil..<\/p>\n<p><strong>Extraits\u00a0<\/strong>:<\/p>\n<p>On la disait \u00ab\u00a0\u00e0 l\u2019envers\u00a0\u00bb\u00a0; on pr\u00e9tendait que le \u2018afrit, ce diable fait du limon du Nil, qui l\u2019avait p\u00e9n\u00e9tr\u00e9e lors de sa chute, l\u2019avait retourn\u00e9e comme une chaussette \u00e0 repriser.<\/p>\n<p>Z\u00e9ro, que l\u2019on dit\u00a0<em>sefr<\/em>\u00a0en arabe, d\u2019o\u00f9 la langue fran\u00e7aise a tir\u00e9 le mot \u00ab\u00a0chiffre\u00a0\u00bb et l\u2019h\u00e9breu le mot\u00a0<em>sefer<\/em>, qui signifie \u00ab\u00a0le livre\u00a0\u00bb, \u00e9tait rouge et d\u00e9gageait la m\u00eame odeur que le sang. Z\u00e9ro \u00e9tait le d\u00e9miurge, l\u2019origine de tous les nombres\u00a0; celui par qui les chiffres ont \u00e9t\u00e9 capables\u00a0de constituer la structure de l\u2019univers. Sans le z\u00e9ro, les autres chiffres seraient rest\u00e9s s\u00e9par\u00e9s, seulement des chiffres, jamais des nombres. Un \u00e9tait l\u2019\u00e9pouse de Z\u00e9ro, son compl\u00e9ment, qui ne jouissait d\u2019aucune existence en son absence et devenait une totalit\u00e9 sit\u00f4t qu\u2019il apparaissait. Un \u00e9tait unique parce que Z\u00e9ro le pr\u00e9c\u00e9dait\u00a0; Un se transformait en infinit\u00e9 lorsque Z\u00e9ro lui succ\u00e9dait.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Dieu a d\u00e9vers\u00e9 dix mesures de paroles sur le monde. Les femmes en ont pris neuf et les hommes une seule.\u00a0\u00bb Alors, il fallait les laisser parler, les \u00e9couter de loin, comme les chants des oiseaux. Mais certaines\u00a0paroles p\u00e9n\u00e9traient le c\u0153ur comme des aiguilles. Celles-l\u00e0, il ne fallait pas s\u2019en d\u00e9tourner, mais les affronter, au contraire, annuler leur effet, et m\u00eame leur r\u00e9pondre.<\/p>\n<p>tout \u00e7a, c\u2019est comme un vent de sable. Les grains finissent toujours par retomber par terre.<\/p>\n<p>\u2013\u00a0\u00d4 mon \u00e2me\u00a0! Est-ce toi dont j\u2019entends le pas ou seulement les battements de mon c\u0153ur qui t\u2019appellent\u00a0?<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Comme dans la formule des contes \u00e9gyptiens, \u00ab\u00a0cela fut, ou cela ne fut pas\u00a0\u00bb\u2026 Ce ne sont pas des idoles, mais des rayons de soleil p\u00e9trifi\u00e9s.<\/p>\n<p>Mieux vaut une solitude triste qu\u2019une compagnie qui vous rabaisse.<\/p>\n<p>\u2013\u00a0Pour prier, chaque peuple est diff\u00e9rent, mais pour se prot\u00e9ger de la mort, nous sommes tous semblables\u00a0!<\/p>\n<p>\u00c9trange aux siens, seul de son esp\u00e8ce, \u00e0 la fois d\u00e9ficient, opaque aux liens familiaux, presque handicap\u00e9, et pourtant efficace en certains domaines. Il allait de-ci, de-l\u00e0, toujours solitaire.<\/p>\n<p>Tr\u00e8s jeune, ses formes de nymphe comme un pistil dans une corolle de voiles\u00a0; son pas rythmait la lente marche du carrosse. Elle ondulait, serpentant sur les notes enamour\u00e9es.<\/p>\n<p>Tu es pauvre\u00a0! r\u00e9pondait Nino. Tu es pauvre et tu ne le sais pas. Tu es pauvre parce que tu es tout seul.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Tu es en train de semer le brouillard. Ta parole, vois-tu, est comme le khamsin lorsqu\u2019il charrie le sable du d\u00e9sert. Avec des sauterelles, qui plus est\u00a0!<\/p>\n<p>Ton corps est une ville, une grande capitale. Je ne me lasse jamais de m\u2019y promener.<\/p>\n<p>Est-ce qu\u2019on r\u00e9fl\u00e9chit avant de respirer\u00a0? Non\u00a0! C\u2019est un mouvement indispensable \u00e0 la vie et que l\u2019on accomplit sans y penser. C\u2019est ainsi qu\u2019on doit faire la pri\u00e8re, sans r\u00e9fl\u00e9chir, sans effort, comme on respire, \u00e0 chaque temps de la journ\u00e9e.<\/p>\n<p>Dieu n\u2019est pas notre pass\u00e9, mais notre avenir. Et pour y parvenir, le Proph\u00e8te nous guide. C\u2019est lui qui nous montre la voie. Si tu crois que dans le Coran tu ne lis que des paroles, c\u2019est que tu n\u2019es pas un \u00eatre vivant, mais une statue de sel. Le Coran est une voie, le chemin qui s\u2019empare de tes jambes, de tes bras et de ton \u00e2me et qui t\u2019emporte. L\u00e0 o\u00f9 tu vas, c\u2019est Dieu\u00a0!<\/p>\n<p>Simplement, nous sommes faits de la m\u00eame fum\u00e9e. Alors, comment faire pour retenir deux fum\u00e9es et les emp\u00eacher de s\u2019assembler\u00a0?<\/p>\n<p>Peut-on contraindre la fum\u00e9e\u00a0? Elle traverse les cloisons les mieux gard\u00e9es, s\u2019infiltre sous les portes, s\u2019\u00e9pand par le moindre interstice, s\u2019envolant retrouver ses semblables, les airs, les \u00e9thers, les vents et les parfums.<\/p>\n<p>Comment savoir si vous \u00eates r\u00e9el ou seulement une image de\u00a0mon r\u00eave\u00a0?<\/p>\n<p>Et comme on dit en \u00c9gypte au d\u00e9but des histoires racont\u00e9es aux enfants\u00a0: \u00ab\u00a0Cela\u00a0fut ou cela ne fut pas\u2026\u00a0\u00bb Nul ne pouvait t\u00e9moigner que cela fut, alors, cela ne fut pas.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0J\u2019ai dormi dans le lit du Nil. Et j\u2019ai compris le plaisir qu\u2019y prennent les crocodiles.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Sais-tu qu\u2019il s\u2019est converti \u00e0 l\u2019islam\u00a0?\u00a0\u00bb Et Zohar haussait les \u00e9paules. \u00ab\u00a0Et alors\u00a0? S\u2019il s\u2019est converti \u00e0 l\u2019islam, il pourra se convertir ensuite \u00e0 autre chose. C\u2019est comme un billet de banque. Disons une livre sterling, tu la convertis en dollars. Apr\u00e8s, les dollars, tu pourras les convertir en francs ou en roubles\u2026 C\u2019est toujours de l\u2019argent, non\u00a0? Tu montes, tu descends, de toute fa\u00e7on, tu es\u00a0juif.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Il y a bien des prisons, mon fils\u2026 Celles entour\u00e9es de murs o\u00f9 l\u2019on sait ce qui nous s\u00e9pare du monde et celles si \u00e9tendues qu\u2019on n\u2019en per\u00e7oit pas les limites. Le d\u00e9sert est aussi une prison \u2013\u00a0saurais-tu en trouver l\u2019issue\u00a0? L\u2019errance de celui qui ne sait plus poser les questions est pire que le\u00a0d\u00e9sert. Ton ami s\u2019est \u00e9gar\u00e9. Il \u00e9chappera \u00e0 la prison des hommes, c\u2019est certain, mais\u00a0je ne sais ce qui le ram\u00e8nera parmi les siens.<\/p>\n<p>Dans la p\u00e9nombre, il \u00e9tait sa nuit\u00a0; elle \u00e9tait son jour. \u00ab\u00a0Beau comme la lune\u00a0\u00bb, dit-on en arabe\u2026 La lune y est au masculin. Elle \u00e9tait forte comme le soleil qui, en \u00c9gypte, est un dieu.<\/p>\n<p>\u2013\u00a0Nous sommes l\u2019\u00c9gypte. Tu es la terre, je suis le fleuve\u00a0; je suis la ville, tu es le soleil\u00a0; je suis le pass\u00e9, tu es l\u2019avenir.<\/p>\n<p>\u2013\u00a0Tu seras un grand roi si tu t\u2019oublies\u00a0; tu seras oubli\u00e9 si tu te crois grand\u2026<\/p>\n<p>\u00d4 Dieu\u00a0! \u00d4 dieux\u00a0! Qui que vous soyez\u2026 Dieu des juifs ou des musulmans, des Coptes, des Grecs ou des Arm\u00e9niens, dieux des \u00c9gyptiens, peut-\u00eatre, si gracieux dans leurs fins dessins hi\u00e9roglyphes, \u00d4 dieux\u00a0! N\u2019avez-vous donc jamais piti\u00e9 des humains\u00a0?<\/p>\n<p>Du soleil fard\u00e9 de kh\u00f4l, la lumi\u00e8re descendait parfaite de l\u2019azur, comme une pyramide. La vie bruissait. Les oiseaux frileux du Nord s\u2019\u00e9battaient nombreux dans les marais.<\/p>\n<p>Ma\u2019lech\u00a0! \u00ab\u00a0\u00c7a ne fait rien\u00a0!\u00a0\u00bb dirent-ils\u00a0; ce mot, bien plus fr\u00e9quent dans la langue d\u2019\u00c9gypte que le fameux maktoub, \u00ab\u00a0c\u2019est \u00e9crit\u00a0\u00bb\u2026 \u00ab\u00a0\u00c7a ne fait rien\u00a0!\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Tu es comme un esprit, lui disait-il, tu apparais, comme \u00e7a\u2026 on ne sait d\u2019o\u00f9 tu sors. Parfois c\u2019est pour le bien, parfois je ne sais pas\u2026\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Tout semblait comme avant. Mais Zohar sentait qu\u2019\u00eatre sioniste au Caire en 1945, c\u2019\u00e9tait comme mettre le bras dans la gueule b\u00e9ante d\u2019un crocodile. Quant \u00e0 le faire en compagnie de la propre s\u0153ur d\u2019un imam de combat qui pr\u00eachait la guerre sainte, Abou l\u2019Harb, \u00ab\u00a0le p\u00e8re de la guerre\u00a0\u00bb, c\u2019\u00e9tait chatouiller le crocodile pour l\u2019inciter \u00e0 mordre.<\/p>\n<p>En Orient, la parole est faite pour chanter sur ses r\u00eaves et fr\u00e9mir \u00e0 ses cauchemars, pas pour informer\u00a0!<\/p>\n<p>\u2013\u00a0Je t\u2019ai attendue des ann\u00e9es au coin de ma grisaille.<\/p>\n<p>Demain, le soleil se l\u00e8vera sur le Nil et il sera le m\u00eame qu\u2019aujourd\u2019hui.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Il existe deux sortes de morts, disait-il, ceux qui \u00e9taient d\u00e9j\u00e0 morts avant de mourir et ceux qui sont vivants pour l\u2019\u00e9ternit\u00e9.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Sans doute les Fr\u00e8res avaient-ils pens\u00e9 que celui qui un jour trahit son peuple finira par trahir aussi sa cause.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteur : n\u00e9 le 10 novembre 1948 au Caire en \u00c9gypte, est un psychologue, professeur \u00e9m\u00e9rite de psychologie \u00e0 l\u2019universit\u00e9 Paris-VIII .\u00a0 Il est l&rsquo;un des repr\u00e9sentants de l&rsquo;ethnopsychiatrie fran\u00e7aise. Bi-national Egyptien et Fran\u00e7ais (depuis 1969) Les parents de Tobie Nathan sont des juifs install\u00e9s au Caire depuis de nombreuses g\u00e9n\u00e9rations\u00a0: son grand-p\u00e8re maternel \u00e9tait &hellip; <\/p>\n<p class=\"read-more\"><a class=\"readmore-btn\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=2357\">+<span class=\"screen-reader-text\">  Read More<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":2358,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_crdt_document":"","_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[2,35,70,16],"tags":[],"class_list":["post-2357","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-lectures","category-coup-de-coeur-lectures","category-egypte","category-litterature-du-proche-et-moyen-orient-du-magreb"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2357","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2357"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2357\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":24181,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2357\/revisions\/24181"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/2358"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2357"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2357"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2357"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}