{"id":23866,"date":"2026-02-22T18:28:28","date_gmt":"2026-02-22T16:28:28","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=23866"},"modified":"2026-02-22T18:30:10","modified_gmt":"2026-02-22T16:30:10","slug":"galante-valeria-les-sirenes-de-naples-2025-573-pages","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=23866","title":{"rendered":"Galante, Valeria \u00ab\u00a0Les sir\u00e8nes de Naples\u00a0\u00bb 2025 &#8211; 573 pages"},"content":{"rendered":"<p><b>Autrice<\/b>: Valeria Galante est le pseudonyme sous lequel \u00e9crivent Diana Lama (soeur) et Diego Lama (fr\u00e8re).<br \/>\n<em>Diana<\/em> : n\u00e9e le 15 juillet 1960 \u00e0 Naples. Etudes de Medecine et Chirurgie &#8211; Sp\u00e9cialis\u00e9e dans la chirurgie cardiaque.<br \/>\n<em>Diego<\/em> : n\u00e9 le 4 d\u00e9cembre 1964 \u00e0 Naples. Ecrivain, architecte et journaliste.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p><b>Valeria Galante<\/b> est l\u2019auteure de plusieurs romans historiques qui s&rsquo;inspirent de l&rsquo;histoire de sa propre famille. Elle raconte la vie de trois femmes, chacune exceptionnelle \u00e0 sa mani\u00e8re. Une grande saga familiale, la fresque magistrale d&rsquo;une \u00e9poque et d&rsquo;une certaine soci\u00e9t\u00e9.<br \/>\n<b>3 livres \u00e0 4 mains <\/b>: \u00ab\u00a0Les sir\u00e8nes de Naples\u00a0\u00bb 2025 <i>(La casa delle sirene &#8211; 2023)<\/i> &#8211; La casa della colpa (2024) &#8211; La casa dei ritorni (2025)<\/p>\n<p>City Editions &#8211; 20.08.2025 &#8211; 573 pages &#8211; (<i>(La casa delle sirene &#8211; 2023 <\/i>traduit par Helene Tordo) &#8211; <i>Selection Prix Bancarella 2024<\/i>.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p><b>R\u00e9sum\u00e9<br \/>\n<\/b>Naples, 1850. Elvira \u00e9pouse Giuseppe Morelli, un homme qu&rsquo;elle ne conna\u00eet presque pas et pour lequel elle n&rsquo;\u00e9prouve rien. Mais dans cette bonne soci\u00e9t\u00e9 italienne d\u00e9vor\u00e9e par l&rsquo;ambition, le mariage n&rsquo;a rien \u00e0 voir avec l&rsquo;amour et beaucoup avec les sacrifices. Peu \u00e0 peu, la jeune femme s&rsquo;engage dans une vie sans joie rythm\u00e9e par les obligations que son r\u00f4le lui impose.<span class=\"Apple-converted-space\"><br \/>\n<\/span>Et telle une mal\u00e9diction, le fl\u00e9au se transmet \u00e0 ses deux filles, contraintes de renoncer \u00e0 leurs r\u00eaves et \u00e0 leur libert\u00e9 pour \u00a0\u00bb le bien de la famille \u00ab\u00a0.<br \/>\n\u00a0\u00bb Fuir, mais o\u00f9 ? Cela signifiait qu&rsquo;elle aurait d\u00fb abandonner sa maison, son argent, sa r\u00e9putation. Et pour quoi ? Pour l&rsquo;amour ? \u00ab\u00a0.<br \/>\nTandis que les Morelli se font un nom dans le commerce des tissus, l&rsquo;Europe change. La guerre et les \u00e9pid\u00e9mies s&rsquo;acharnent sur la famille. Jusqu&rsquo;au jour o\u00f9 un sombre secret refait surface. Un secret qui, tel l&rsquo;irr\u00e9sistible chant des sir\u00e8nes, pourrait tout changer.<span class=\"Apple-converted-space\"><br \/>\n<\/span>Et donner aux trois femmes la force d&rsquo;arracher le droit de vivre enfin leurs r\u00eaves\u2026<\/p>\n<p><b>Mon avis<\/b>:<\/p>\n<p>Cela faisait longtemps que je ne m\u2019\u00e9tais pas plong\u00e9e dans une saga familiale\u2026<br \/>\nC\u2019est l\u2019histoire des Morelli, de leur croissance dans le milieu du textile, de la cr\u00e9ation des Grands magasins, \u00e0 travers la vie de trois femmes et de leur famille. L\u2019autrice nous raconte l\u2019histoire de sa famille entre 1850 et 1900, au travers de trois femmes : Elvira de 1850 \u00e01866, puis ses deux filles, Angela de 1867 \u00e0 1883<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>et Giuseppina de 1884 \u00e0 1900.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>On va traverser la moiti\u00e9 du XIX\u00e8me si\u00e8cles et vivre les mariages arrang\u00e9s, les viols ou rapports sexuels non consentis, la mode, la condition de la femme, la naissance<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>et le d\u00e9veloppement du commerce, les rapports familiaux ambigus, les devoirs des enfants, l\u2019\u00e9pid\u00e9mie de chol\u00e9ra, se familiariser avec ce qu\u2019on nommait \u00e0 l\u2019\u00e9poque la \u00ab roue des expos\u00e9s \u00bb et bien d\u2019autres choses. Le livre mart\u00e8le qu\u2019il faut oser faire des choix, \u00eatre soi-m\u00eame mais dans cette soci\u00e9t\u00e9 du XIX\u00e8me si\u00e8cle \u00e0 Naples, les mentalit\u00e9s ne sont pas faites pour atteindre cet objectif.<\/p>\n<p>Malheureusement je n\u2019ai pas \u00e9t\u00e9 emball\u00e9e. J&rsquo;ai bien aim\u00e9, sans plus. Je n\u2019ai \u00e9prouv\u00e9 d\u2019empathie &#8211; ni m\u00eame d\u2019un minimum de sympathie pour les personnages \u00e0 l\u2019exception de Giuseppina (qui se d\u00e9voile dans la troisi\u00e8me partie du roman). Je me suis ennuy\u00e9e par moments , le livre m\u2019a paru long et r\u00e9p\u00e9titif et l\u2019\u00e9motion n\u2019est pas souvent pass\u00e9e, m\u00eame si certaines sc\u00e8nes auraient pu \u00e9mouvoir\u2026 Je ne sais pas si le but \u00e9tait de d\u00e9peindre des personnages plus d\u00e9sagr\u00e9ables les uns que les autres ( tant masculins que f\u00e9minins) mais l\u00e0, mission r\u00e9ussie.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span><\/p>\n<p>Je reconnais toutefois que l\u2019\u00e9volution de la soci\u00e9t\u00e9 et le contexte socialo-historique, la condition de la femme m\u2019ont int\u00e9ress\u00e9s ainsi que la description de la ville de Naples au XIX\u00e8me si\u00e8cle, et c\u2019est la raison pour laquelle je me suis accroch\u00e9e.<\/p>\n<p><b>Extraits<\/b>:<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Certes, il n\u2019avait fallu que quelques ann\u00e9es pour que les Morelli engrangent leur fortune, et ils ne pouvaient \u00eatre consid\u00e9r\u00e9s comme pauvres, mais c\u2019\u00e9taient des marchands. Ils ne faisaient pas partie de la noblesse. C\u2019\u00e9tait une cat\u00e9gorie \u00e0 part. Pour int\u00e9grer les cercles distingu\u00e9s, il fallait du temps et de la patience.<\/p>\n<p>le peuple \u00e9tait responsable des \u00e9meutes, qu\u2019il \u00e9tait comme une b\u00eate vorace qui profitait de la moindre occasion pour occuper l\u2019espace et ruiner le travail de plusieurs ann\u00e9es.<\/p>\n<p>La r\u00e9putation valait plus que tout autre chose pour une femme, plus que sa beaut\u00e9, sa bont\u00e9 ou son intelligence. Plus que sa fortune.<\/p>\n<p>L\u2019amour n\u2019avait rien \u00e0 voir avec le mariage, et la passion rien en commun avec la famille ou le foyer. Il s\u2019agissait de mondes totalement s\u00e9par\u00e9s.<br \/>\nQuelle erreur de vouloir les faire co\u00efncider\u00a0!<\/p>\n<p><i>La roue tourne<\/i>, pensa-t-elle,\u00a0<i>et ne s\u2019arr\u00eate jamais pour personne<\/i>. C\u2019est pour cela qu\u2019il fallait vivre pleinement chaque instant de sa vie, toujours, sans remords ni regrets.<\/p>\n<p>Que Fortuna pouvait-elle savoir de l\u2019amour\u00a0? Elle ne savait m\u00eame pas lire\u00a0! Elle ignorait tout des histoires d\u2019amour comme on les racontait dans les livres.<\/p>\n<p>Elles rest\u00e8rent silencieuses mais, entre elles, la col\u00e8re pesait dans l\u2019air comme un \u00eatre vivant.<\/p>\n<p>Certes, sa m\u00e8re la traitait comme un meuble, seulement plus encombrant et plus ennuyeux.<\/p>\n<p>Elle ignorait quel \u00e9tait son mal. D\u2019ailleurs, cela ne l\u2019int\u00e9ressait pas. Elle ne parlait pas parce qu\u2019elle n\u2019avait rien \u00e0 dire. La vie \u00e9tait devenue un lent man\u00e8ge de personnes, de paroles, de jours, de regards et de rien.<\/p>\n<p>\u2014 Le temps efface tout, modifie les souvenirs, les affections. Il d\u00e9truit tout, y compris la ranc\u0153ur<br \/>\n\u2014 C\u2019est peut-\u00eatre nous qui changeons [\u2026]<\/p>\n<p>La vie va vite et on n\u2019a pas le temps de ruminer.<br \/>\n\u2014 Que dis-tu\u00a0? Tu sais, il me semble parfois que la vie passe tr\u00e8s lentement, et que j\u2019ai trop de temps, r\u00e9pondit-elle sans tristesse.<\/p>\n<p>C\u2019est une vieille histoire, morte et enterr\u00e9e.<br \/>\n\u2014 Les histoires ne meurent pas. Elles ne meurent jamais.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Autrice: Valeria Galante est le pseudonyme sous lequel \u00e9crivent Diana Lama (soeur) et Diego Lama (fr\u00e8re). Diana : n\u00e9e le 15 juillet 1960 \u00e0 Naples. Etudes de Medecine et Chirurgie &#8211; Sp\u00e9cialis\u00e9e dans la chirurgie cardiaque. Diego : n\u00e9 le 4 d\u00e9cembre 1964 \u00e0 Naples. 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