{"id":2390,"date":"2015-12-22T16:35:34","date_gmt":"2015-12-22T15:35:34","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=2390"},"modified":"2026-04-26T15:14:07","modified_gmt":"2026-04-26T13:14:07","slug":"carrisi-donato-lecorchee-2014-mila02","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=2390","title":{"rendered":"Carrisi, Donato \u00ab\u00a0L\u2019\u00e9corch\u00e9e\u00a0\u00bb (2014) &#8211; Mila02"},"content":{"rendered":"<p><b>L\u2019auteur<\/b> : N\u00e9 le 25 mars 1973, \u00e0 Martina Franca, romancier, journaliste, dramaturge, r\u00e9alisateur et sc\u00e9nariste italien, auteur de romans policiers. Le Chuchoteur, son premier roman, a \u00e9t\u00e9 traduit dans vingt pays, a re\u00e7u quatre prix litt\u00e9raires en Italie. Laur\u00e9at du prix SNCF du Polar europ\u00e9en et du prix des lecteurs du Livre de Poche dans la cat\u00e9gorie polar, il conna\u00eet un immense succ\u00e8s en France aux \u00e9ditions Calmann-L\u00e9vy.<\/p>\n<p><b>S\u00e9rie <\/b><b><i>Mila Vasquez\u00a0: <\/i><\/b><span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=2387\">Le Chuchoteur<\/a><\/span> <i>Il suggeritore (2009)<\/i> \u2013 <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=2390\">L\u2019Ecorch\u00e9e<\/a> <\/span><i>L&rsquo;ipotesi del male (2013)<\/i>\u2013 <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=7784\">L\u2019\u00e9gar\u00e9e<\/a> <\/span><i>L&rsquo;uomo del labirinto (2017)<\/i>\u2013 <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=9781\">Le jeu du chuchoteur<\/a> <\/span><i>Il gioco del suggeritore (2018)<\/i><br \/>\n<b>S\u00e9rie <\/b><b><i>Marcus et Sandra\u00a0: <\/i><\/b><a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=2254\"><span style=\"color: #0000ff;\">Le tribunal des \u00e2mes<\/span> <\/a><i>Il tribunale delle anime (2011) <\/i>\u2013 <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=2383\">Malefico<\/a> <\/span><i>Il cacciatore del buio (2014)<\/i> \u2013\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=5545\">Tenebra Roma<\/a> <\/span><i>Il maestro delle ombre (2016)<\/i><br \/>\n<b>S\u00e9rie <\/b><b><i>Pietro Gerber<\/i><\/b><b> : <\/b> <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=12404\">La maison des voix<\/a> <\/span>(2020) <i>La casa delle voci (2019)<\/i> &#8211;<span style=\"color: #0000ff;\"> <a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=17138\">La maison sans souvenirs<\/a> <\/span>(2022) <i>La casa senza ricordi (2021)<\/i> &#8211; <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=21667\">La Maison aux lumi\u00e8res<\/a> <\/span>(2023) <i>La casa delle luci (2022)<\/i> &#8211; <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" title=\"Carrisi, Donato \u00ab\u00a0La maison des silences\u00a0\u00bb (2025) 320 pages\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=24241\">La maison des silences<\/a> <\/span>(2025) <i>La casa dei silenzi (2024)<br \/>\n<\/i>\u2013 <b><i>Autres romans<\/i><\/b><b>\u00a0: <\/b><span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=1829\">La Femme aux fleurs de papier<\/a><\/span> (2015) <i>La donna dei fiori di carta (2012)<\/i>\u2013 <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=3612\">La Fille dans le brouillard<\/a>(<\/span>2016) <i>La ragazza nella nebbia (2015) <\/i>\u2013 <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" title=\"Carrisi, Donato \u00abJe suis l\u2019Abysse\u00bb (2021)\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=15854\">Je suis l&rsquo;abysse<\/a> <\/span>(2020) <i>Io sono l&rsquo;abisso (2020)<\/i> &#8211; L&rsquo;\u00c9ducation des papillons (2024) <i>L&rsquo;educazione delle farfalle (2023)<\/i> &#8211;<\/p>\n<p><b>Adapt\u00e9s au cin\u00e9ma<\/b> : La fille des le brouillard &#8211; L\u2019homme du labyrinthe &#8211; Je suis l\u2019abysse<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>2\u00e8me enqu\u00eate de Mila.<\/strong><\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong> :<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0JE LES CHERCHE PARTOUT. JE LES CHERCHE TOUJOURS,\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Sept ans apr\u00e8s s\u2019\u00eatre mesur\u00e9e au Chuchoteur, Mila Vasquez travaille aux Limbes, le d\u00e9partement des personnes disparues. L\u2019enqu\u00eatrice excelle dans son domaine. Peut-\u00eatre parce qu\u2019elle est incapable d\u2019\u00e9prouver la moindre \u00e9motion. Ou peut-\u00eatre parce qu\u2019elle-m\u00eame porte dans sa chair la marque des t\u00e9n\u00e8bres.<\/p>\n<p>On a tous ressenti l\u2019envie de s\u2019\u00e9vanouir dans la nature. De fuir le plus loin possible. De tout laisser derri\u00e8re soi.<\/p>\n<p>Or chez certains, cette sensation ne passe pas. Elle leur colle \u00e0 la peau, les obs\u00e8de, les d\u00e9vore et finit par les engloutir. Un jour, ils se volatilisent corps et biens. Nul ne sait pourquoi.<\/p>\n<p>Bient\u00f4t, tout le monde les oublie. Sauf Mila.<\/p>\n<p>ET PUIS, SOUDAIN, CES DISPARUS R\u00c9APPARAISSENT POUR TUER.<\/p>\n<p>Face \u00e0 eux, Mila devra \u00e9chafauder une hypoth\u00e8se convaincante, solide, rationnelle. Une hypoth\u00e8se du mal. Mais pour les arr\u00eater, il lui faudra \u00e0 son tour basculer dans l\u2019ombre.<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong> : Deuxi\u00e8me enqu\u00eate de Mila et je pense que des deux protagonistes principaux de Donato Carrisi, Mila est celle que je pr\u00e9f\u00e8re. Mais apr\u00e8s avoir lu les 4 titres de cet auteur, je suis certaine d\u2019\u00eatre totalement accro !<\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong> :<\/p>\n<p>Des individus qui vivaient entour\u00e9s de vide et n\u2019imaginaient pas qu\u2019un jour ce vide les avalerait.<\/p>\n<p>Elle faisait toujours des cauchemars, mais pas la nuit. Avec le sommeil tout disparaissait, tandis qu\u2019\u00e0 la lumi\u00e8re du jour elle ressentait parfois une peur soudaine. Comme un chat qui flaire le danger, elle sentait une pr\u00e9sence \u00e0 ses c\u00f4t\u00e9s. Apr\u00e8s avoir compris qu\u2019elle ne se d\u00e9barrasserait pas de ces souvenirs, elle \u00e9tait arriv\u00e9e \u00e0 une sorte de compromis avec elle-m\u00eame, qui pr\u00e9voyait certaines pr\u00e9cautions, sa \u00ab ligne de s\u00e9curit\u00e9 \u00bb.<\/p>\n<p>Le tunnel de branches semblait pr\u00eat \u00e0 se refermer sur l\u2019habitacle. Le bois se penchait pour caresser leur passage, gentil et persuasif, comme s\u2019il cachait une mauvaise intention.<\/p>\n<p>Dans les situations de danger, la r\u00e9action la plus courante n\u2019est pas la peur, c\u2019est l\u2019incr\u00e9dulit\u00e9.<\/p>\n<p>aussi loin qu\u2019on fuie, o\u00f9 qu\u2019on aille, notre maison nous suit toujours. M\u00eame quand on d\u00e9m\u00e9nage souvent, on reste toujours li\u00e9s \u00e0 une habitation. Comme si c\u2019\u00e9tait nous qui lui appartenions, au lieu du contraire. Comme si nous \u00e9tions constitu\u00e9s des m\u00eames mat\u00e9riaux \u2013 terre en guise de sang, bois dans les jointures, os de ciment.<\/p>\n<p>Par certains aspects, les livres constituaient un lest pour rester ancr\u00e9e \u00e0 la vie, parce qu\u2019ils avaient une fin. Peu lui importait qu\u2019elle soit heureuse ou non, cela restait un privil\u00e8ge dont ne jouissaient pas toujours les histoires dont elle s\u2019occupait au quotidien. Et puis, les livres \u00e9taient un excellent antidote au silence parce qu\u2019ils remplissaient son esprit des mots n\u00e9cessaires pour combler le vide laiss\u00e9 par les victimes. Surtout, ils repr\u00e9sentaient une \u00e9chappatoire. Sa fa\u00e7on de dispara\u00eetre. Elle se plongeait dans la lecture et tout le reste \u2013 y compris elle-m\u00eame \u2013 cessait d\u2019exister. Dans les livres, elle pouvait \u00eatre n\u2019importe qui. Ce qui revenait \u00e0 n\u2019\u00eatre personne.<br \/>\nQuand elle rentrait chez elle, seuls les livres l\u2019accueillaient.<\/p>\n<p>\u2014 Je parie que la moiti\u00e9 de ce que tu gagnes va au fisc.<br \/>\n\u2014 Oui, ces salauds ont toujours les mains dans mes poches.<br \/>\nLes imp\u00f4ts, excellent sujet de conversation, toujours efficace. Qui cr\u00e9ait de la complicit\u00e9, juste ce dont il avait besoin.<\/p>\n<p>notre ennemi est le vide, il est fait d\u2019air et d\u2019ombre. Plus on le regarde, plus il nous semble r\u00e9el.<\/p>\n<p>le vide se met \u00e0 nous parler et, parfois, il devient attirant. Il nous offre un indice et nous convainc que nous pourrons en trouver d\u2019autres. On lui c\u00e8de progressivement des parties de soi. Or on ne peut pas vivre avec le vide, on ne pactise pas avec le vide. On lui ouvre la porte de chez soi, comme \u00e0 un ami bienveillant. Le vide s\u2019engouffre et pille tout ce qu\u2019il y a \u00e0 piller.<\/p>\n<p>se balan\u00e7ait sur la chaise de son bureau, les yeux dans le vide, tel un \u00e9quilibriste en suspens sur ses propres pens\u00e9es<\/p>\n<p>La porte \u00e9tait l\u00e0, si proche qu\u2019elle semblait inaccessible, l\u2019id\u00e9e de la traverser \u00e9tait si belle qu\u2019elle paraissait irr\u00e9elle. Elle sentit l\u2019air frais venant de dehors, comme si la porte respirait.<\/p>\n<p>Cet acte de g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 apaisait la conscience de celui qui agissait, mais il n\u2019\u00e9tait pas dit qu\u2019il fasse le bien de celui qui recevait.<\/p>\n<p>L\u2019amour contamine tout par le souvenir. L\u2019amour est une radiation.<\/p>\n<p>On nous apprend \u00e0 compter les secondes, les minutes, les heures, les jours, les ann\u00e9es\u2026 mais personne ne nous explique la valeur d\u2019un instant.<\/p>\n<p>Quand on risque de perdre quelque chose, on n\u2019arrive pas \u00e0 se faire une raison. Quand on risque de tout perdre, on s\u2019aper\u00e7oit qu\u2019en r\u00e9alit\u00e9 on n\u2019a rien \u00e0 perdre\u2026<\/p>\n<p>Quand on meurt, son nom est ce qui reste. Pas son corps, ni sa voix. T\u00f4t ou tard, ce qu\u2019on a fait sera oubli\u00e9, mais son nom deviendra le nom de tous les souvenirs. Sans nom, on est condamn\u00e9 \u00e0 l\u2019oubli.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s \u00e9tait un mot qui n\u2019existait pas, apr\u00e8s \u00e9tait un mot qui ne signifiait rien<\/p>\n<p>Peu m\u2019importe de savoir s\u2019il est heureux ou non. De toute fa\u00e7on, le malheur des autres ne nous int\u00e9resse que quand il nous renvoie au n\u00f4tre\u2026<\/p>\n<p>Nous nous attendons toujours \u00e0 une contrepartie pour nos sentiments, et quand elle ne nous est pas accord\u00e9e nous nous consid\u00e9rons trahis<\/p>\n<p>Les chiens jugent mieux que quiconque, mais heureusement pour les humains ils ne savent pas parler.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019auteur : N\u00e9 le 25 mars 1973, \u00e0 Martina Franca, romancier, journaliste, dramaturge, r\u00e9alisateur et sc\u00e9nariste italien, auteur de romans policiers. Le Chuchoteur, son premier roman, a \u00e9t\u00e9 traduit dans vingt pays, a re\u00e7u quatre prix litt\u00e9raires en Italie. Laur\u00e9at du prix SNCF du Polar europ\u00e9en et du prix des lecteurs du Livre de Poche &hellip; <\/p>\n<p class=\"read-more\"><a class=\"readmore-btn\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=2390\">+<span class=\"screen-reader-text\">  Read More<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":2391,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[489,490,9,1],"tags":[370],"class_list":["post-2390","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-au-fil-du-rasoir-polars","category-thrillers","category-italie","category-non-classe","tag-suspense"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2390","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2390"}],"version-history":[{"count":6,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2390\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":24264,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2390\/revisions\/24264"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/2391"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2390"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2390"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2390"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}