{"id":2395,"date":"2015-12-23T19:04:33","date_gmt":"2015-12-23T18:04:33","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=2395"},"modified":"2018-12-10T13:43:56","modified_gmt":"2018-12-10T12:43:56","slug":"giebel-karine-terminus-elicius-2004","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=2395","title":{"rendered":"Giebel, Karine \u00ab\u00a0Terminus Elicius\u00a0\u00bb (2004)"},"content":{"rendered":"<p>Grande collectionneuse de prix litt\u00e9raires et ma\u00eetre \u00e8s-thriller psychologique, Karine Gi\u00e9bel est n\u00e9e en 1971. Son premier roman, <a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=2395\"><em>Terminus Elicius<\/em> <\/a>(collection \u00ab\u00a0Rail Noir\u00a0\u00bb, 2004) re\u00e7oit le prix marseillais du Polar en 2005. Suivront <a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=2430\"><em>Meurtres pour r\u00e9demption<\/em> <\/a>(\u00ab\u00a0Rail Noir\u00a0\u00bb, 2006), finaliste du prix Polar de Cognac, <a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=2399\"><em>Les Morsures de l&rsquo;ombre<\/em> <\/a>(Fleuve Noir, 2007), prix Intramuros du festival Polar de Cognac 2008 et prix SNCF du polar 2009, <a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=2797\"><em>Chiens de sang<\/em><\/a> (Fleuve Noir, 2008), et <a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=2863\"><em>Juste une ombre<\/em><\/a> (Fleuve Noir, 2012), pour lequel Karine Gi\u00e9bel est couronn\u00e9e par le prix Polar francophone 2012 et re\u00e7oit pour la deuxi\u00e8me fois le prix Marseillais du Polar. Son roman <a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=2984\"><em>Purgatoire des innocents<\/em><\/a> (Fleuve Noir 2013) confirme son talent et la consacre d\u00e9finitivement \u00ab\u00a0reine du polar \u00ab\u00a0. Apr\u00e8s <a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=3445\"><em>Satan \u00e9tait un ange<\/em> <\/a>(Fleuve Noir 2014), <a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=3538\"><em>De force<\/em><\/a><span style=\"display: inline !important; float: none; background-color: #ffffff; color: #333333; cursor: text; font-family: Georgia,'Times New Roman','Bitstream Charter',Times,serif; font-size: 16px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: 400; letter-spacing: normal; orphans: 2; text-align: left; text-decoration: none; text-indent: 0px; text-transform: none; -webkit-text-stroke-width: 0px; white-space: normal; word-spacing: 0px;\"> est son premier roman \u00e0 para\u00eetre chez Belfond.\u00a0; <\/span><em>D\u2019ombre et de silence<\/em><span style=\"display: inline !important; float: none; background-color: #ffffff; color: #333333; cursor: text; font-family: Georgia,'Times New Roman','Bitstream Charter',Times,serif; font-size: 16px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: 400; letter-spacing: normal; orphans: 2; text-align: left; text-decoration: none; text-indent: 0px; text-transform: none; -webkit-text-stroke-width: 0px; white-space: normal; word-spacing: 0px;\"> (contient 8 nouvelles) parait en 2017, <\/span><a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=7418\"><em>Toutes blessent la derni\u00e8re tue<\/em><\/a><span style=\"display: inline !important; float: none; background-color: #ffffff; color: #333333; cursor: text; font-family: Georgia,'Times New Roman','Bitstream Charter',Times,serif; font-size: 16px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: 400; letter-spacing: normal; orphans: 2; text-align: left; text-decoration: none; text-indent: 0px; text-transform: none; -webkit-text-stroke-width: 0px; white-space: normal; word-spacing: 0px;\"> en 2018<\/span><\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>\u00a0: Istres-Marseille. Pour Jeanne, la vie est ponctu\u00e9e par cet aller-retour ferroviaire quotidien entre son travail de gratte-papier au commissariat et la maison de sa m\u00e8re. Elle attend n\u00e9anmoins qu&rsquo;un \u00e9v\u00e9nement vienne secouer le fil de son existence: un regard, enfin, du capitaine Esposito? La r\u00e9solution, peut-\u00eatre, de cette affaire de serial killer qui d\u00e9fraie la chronique phoc\u00e9enne? \u00ab\u00a0Vous \u00eates si belle, Jeanne Si touchante et si belle.\u00a0\u00bb Ce soir-l\u00e0, une lettre, gliss\u00e9e entre deux banquettes, semble combler toutes ses esp\u00e9rances. Un peu trop, m\u00eame. Car derri\u00e8re le myst\u00e9rieux soupirant se cache le meurtrier tant recherch\u00e9 par la police. Commence alors une correspondance amoureuse qui, pour Jeanne, n&rsquo;aura de terminus qu&rsquo;au bout de l&rsquo;enfer&#8230;<\/p>\n<p>Prix Marseillais du Polar 2005<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0: C\u2019est je crois le premier livre publi\u00e9 par cette romanci\u00e8re fran\u00e7aise et c\u2019est de bonne augure pour la suite. D\u2019ailleurs elle semble avoir confirm\u00e9 depuis et se situer dans les tous bons auteurs de policiers fran\u00e7ais.. Ce livre est court mais tr\u00e8s prenant. Un thriller psychologique ou tant le Commissaire que le coupable ou que Jeanne ne sont pas bien dans leur peau\u2026 c\u2019est le moins qu\u2019on puisse dire\u2026 La jeune Jeanne vit un calvaire, prise entre deux feux\u2026 Esposito et Elicius\u2026 D\u00e9noncer ou couvrir\u2026 Trahir ou pas.. Privil\u00e9gier l\u2019amour\u00a0? \u00e0 vous de prendre le train \u2026 Ce que j\u2019aime dans ce roman \u2013 tout comme dans l\u2019autre roman que j\u2019avais lu d\u2019elle \u2013 c\u2019est l\u2019humanit\u00e9 et la compr\u00e9hension dont font preuve les personnages envers ceux qui semblent atteints de folie meurtri\u00e8re ou autre\u2026<\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong><\/p>\n<p>Elle aimait l\u2019exactitude et d\u00e9testait les approximations. Ce qui n\u2019\u00e9tait pas parfait, ce qui n\u2019\u00e9tait pas \u00e0 sa place. Les livres\u00a0\u00e9corn\u00e9s, les crayons mal taill\u00e9s, les v\u00eatements mal repass\u00e9s. Les hommes mal ras\u00e9s.<\/p>\n<p>\u2026 elle avait toujours l\u2019\u00e9trange impression d\u2019\u00eatre \u00e9pi\u00e9e, d\u00e9visag\u00e9e. Autopsi\u00e9e.<\/p>\n<p>Je regarde le monde comme on regarde un film, sans avoir l\u2019impression d\u2019y participer. Un peu comme s\u2019il tournait sans moi. Un \u00e9tranger qui ne comprend pas grand-chose \u00e0 ce qui se passe autour de lui.<\/p>\n<p>Alors, elle se laissa bercer par les mots, ne retenant que les plus beaux, oubliant la laideur des autres. Bercer par le ronronnement rassurant et les images famili\u00e8res qui l\u2019entouraient\u2026<\/p>\n<p>Elle aurait voulu hurler sa souffrance mais elle ne pouvait pas. Bloqu\u00e9e au fond d\u2019elle depuis longtemps, elle avait remplac\u00e9 le sang dans ses veines, se nourrissait de ses entrailles. Elle avait pris toute la place dans son cr\u00e2ne\u2026<\/p>\n<p>J\u2019adore les gares. Et vous\u00a0? Un petit monde dans le monde, arriv\u00e9es et d\u00e9parts, s\u00e9parations et retrouvailles. Ceux qui sont press\u00e9s, ceux qui aimeraient que le temps s\u2019arr\u00eate.<\/p>\n<p>Et sa t\u00e9l\u00e9vision \u00e9tait une fen\u00eatre sur l\u2019ext\u00e9rieur, le seul lien avec cette r\u00e9alit\u00e9 brutale.<\/p>\n<p>Ce n\u2019est pas une \u00e9cole, c\u2019est une entreprise de d\u00e9molition\u00a0! Oui, c\u2019est \u00e7a\u00a0: un rouleau compresseur qui \u00e9crase la moindre faiblesse. Une sorte de temple de la s\u00e9lection naturelle, en somme.<\/p>\n<p>Quelques secondes qui \u00e9chappent au temps et \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9. Tout s\u2019arr\u00eate, tout semble possible. Sensation \u00e9ph\u00e9m\u00e8re.<\/p>\n<p>Comme si elle ne l\u2019avait jamais vue avant. D\u2019ailleurs, elle ne l\u2019avait jamais vue. Jamais remarqu\u00e9e, en tout cas. Comme ces gens que l\u2019on croise chaque jour dans les couloirs et auxquels on ne fait m\u00eame pas attention. Mais, aujourd\u2019hui, cette inconnue \u00e9tait le centre d\u2019int\u00e9r\u00eat, le centre du monde.<\/p>\n<p>Dans votre c\u0153ur, je continuerai d\u2019exister. Et c\u2019est le plus bel endroit pour exister.<\/p>\n<p>Elle avait chang\u00e9. Elle \u00e9tait toujours la m\u00eame, pourtant. Une fa\u00e7ade pour cacher l\u2019indicible. Les blessures partout, les plaies qui refusent de gu\u00e9rir. L\u2019horreur qui se dessine au fond de ses yeux.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Grande collectionneuse de prix litt\u00e9raires et ma\u00eetre \u00e8s-thriller psychologique, Karine Gi\u00e9bel est n\u00e9e en 1971. Son premier roman, Terminus Elicius (collection \u00ab\u00a0Rail Noir\u00a0\u00bb, 2004) re\u00e7oit le prix marseillais du Polar en 2005. Suivront Meurtres pour r\u00e9demption (\u00ab\u00a0Rail Noir\u00a0\u00bb, 2006), finaliste du prix Polar de Cognac, Les Morsures de l&rsquo;ombre (Fleuve Noir, 2007), prix Intramuros du &hellip; <\/p>\n<p class=\"read-more\"><a class=\"readmore-btn\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=2395\">+<span class=\"screen-reader-text\">  Read More<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":2396,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_crdt_document":"","_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[2,5,12],"tags":[],"class_list":["post-2395","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-lectures","category-lecture-polar","category-litterature-france"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2395","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2395"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2395\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":7535,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2395\/revisions\/7535"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/2396"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2395"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2395"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2395"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}