{"id":2399,"date":"2015-12-23T19:09:45","date_gmt":"2015-12-23T18:09:45","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=2399"},"modified":"2018-12-10T13:44:42","modified_gmt":"2018-12-10T12:44:42","slug":"giebel-karine-les-morsures-de-lombre-2007","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=2399","title":{"rendered":"Giebel, Karine \u00ab\u00a0Les morsures de l&rsquo;ombre\u00a0\u00bb (2007)"},"content":{"rendered":"<p>Grande collectionneuse de prix litt\u00e9raires et ma\u00eetre \u00e8s-thriller psychologique, Karine Gi\u00e9bel est n\u00e9e en 1971. Son premier roman, <a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=2395\"><em>Terminus Elicius<\/em> <\/a>(collection \u00ab\u00a0Rail Noir\u00a0\u00bb, 2004) re\u00e7oit le prix marseillais du Polar en 2005. Suivront <a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=2430\"><em>Meurtres pour r\u00e9demption<\/em> <\/a>(\u00ab\u00a0Rail Noir\u00a0\u00bb, 2006), finaliste du prix Polar de Cognac, <a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=2399\"><em>Les Morsures de l&rsquo;ombre<\/em> <\/a>(Fleuve Noir, 2007), prix Intramuros du festival Polar de Cognac 2008 et prix SNCF du polar 2009, <a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=2797\"><em>Chiens de sang<\/em><\/a> (Fleuve Noir, 2008), et <a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=2863\"><em>Juste une ombre<\/em><\/a> (Fleuve Noir, 2012), pour lequel Karine Gi\u00e9bel est couronn\u00e9e par le prix Polar francophone 2012 et re\u00e7oit pour la deuxi\u00e8me fois le prix Marseillais du Polar. Son roman <a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=2984\"><em>Purgatoire des innocents<\/em><\/a> (Fleuve Noir 2013) confirme son talent et la consacre d\u00e9finitivement \u00ab\u00a0reine du polar \u00ab\u00a0. Apr\u00e8s <a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=3445\"><em>Satan \u00e9tait un ange<\/em> <\/a>(Fleuve Noir 2014), <a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=3538\"><em>De force<\/em><\/a><span style=\"display: inline !important; float: none; background-color: #ffffff; color: #333333; cursor: text; font-family: Georgia,'Times New Roman','Bitstream Charter',Times,serif; font-size: 16px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: 400; letter-spacing: normal; orphans: 2; text-align: left; text-decoration: none; text-indent: 0px; text-transform: none; -webkit-text-stroke-width: 0px; white-space: normal; word-spacing: 0px;\"> est son premier roman \u00e0 para\u00eetre chez Belfond.\u00a0; <\/span><em>D\u2019ombre et de silence<\/em><span style=\"display: inline !important; float: none; background-color: #ffffff; color: #333333; cursor: text; font-family: Georgia,'Times New Roman','Bitstream Charter',Times,serif; font-size: 16px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: 400; letter-spacing: normal; orphans: 2; text-align: left; text-decoration: none; text-indent: 0px; text-transform: none; -webkit-text-stroke-width: 0px; white-space: normal; word-spacing: 0px;\"> (contient 8 nouvelles) parait en 2017, <\/span><a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=7418\"><em>Toutes blessent la derni\u00e8re tue<\/em><\/a><span style=\"display: inline !important; float: none; background-color: #ffffff; color: #333333; cursor: text; font-family: Georgia,'Times New Roman','Bitstream Charter',Times,serif; font-size: 16px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: 400; letter-spacing: normal; orphans: 2; text-align: left; text-decoration: none; text-indent: 0px; text-transform: none; -webkit-text-stroke-width: 0px; white-space: normal; word-spacing: 0px;\"> en 2018<\/span><\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>\u00a0: Elle est belle, attirante, disponible. Il n\u2019a pas h\u00e9sit\u00e9 \u00e0 la suivre pour prendre un dernier verre.<br \/>\n\u00c0 pr\u00e9sent il est seul, dans une cave, enferm\u00e9 dans une cage. Isol\u00e9. Sa seule compagnie ? Sa s\u00e9ductrice et son bourreau. Et elle a d\u00e9cid\u00e9 de faire durer son plaisir tr\u00e8s longtemps. De le faire souffrir lentement.<br \/>\nPourquoi lui ? Dans ce bras de fer rien n\u2019est d\u00fb au hasard. Et la fronti\u00e8re entre tortionnaire et victime est bien mince\u2026<\/p>\n<p>Prix SNCF du polar fran\u00e7ais 2009<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0: Angoissant\u00a0! D\u00e9rangeant. Prenant. Le livre met mal \u00e0 l\u2019aise car tout comme \u00ab\u00a0Lui\u00a0\u00bb, on ne comprend pas pourquoi\u2026 Mais au-del\u00e0 de la folie et du suspense insoutenable jusqu\u2019\u00e0 la derni\u00e8re ligne\u00a0; une construction machiav\u00e9lique, des rebondissements, des doutes qui s\u2019immiscent, il y a des sentiments qui temp\u00e8rent la folie destructrice\u2026 Je range un peu ce livre dans le m\u00eame registre que ceux de Sandrine Collette, mais avec un zeste d\u2019humanit\u00e9 qui fait toute la diff\u00e9rence. Je vais lire d\u2019autres livres de cette romanci\u00e8re. C\u2019est certain. Depuis le temps que Karine Giebel \u00e9tait sur (sous) la pile\u2026 je suis ravie de la d\u00e9couverte.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>Il tente de se rappeler, encore. Un gruy\u00e8re \u00e0 la place de sa m\u00e9moire. Quelques images, tr\u00e8s floues, sans queue ni t\u00eate.<\/p>\n<p>il tente de ma\u00eetriser sa voix, \u00e0 d\u00e9faut de ma\u00eetriser le reste. Tout comme votre vie\u2026<\/p>\n<p>Personne ici n\u2019est au courant de son p\u00e9ch\u00e9 qui n\u2019a rien de mignon.<\/p>\n<p>Mais il y a des secrets \u00e0 garder, m\u00eame envers son psychiatre\u2026 Surtout envers son psychiatre, d\u2019ailleurs\u00a0!<\/p>\n<p>\u2026 sachez que vous n\u2019\u00eates pas du tout mon genre\u2026 Vous avez d\u00e9pass\u00e9 la date de p\u00e9remption depuis longtemps\u00a0!<\/p>\n<p>Oui, il aimait m\u00eame la peur, celle qui file des shoots d\u2019adr\u00e9naline dans le sang.<\/p>\n<p>il se sent \u00e0 nouveau d\u2019attaque.<br \/>\nMais d\u2019attaque pour quoi\u00a0?<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Ces yeux aux reflets pr\u00e9cieux, identiques \u00e0 ceux d\u2019un chat sauvage. Ou d\u2019une lionne. Qui semblent prendre feu, \u00e0 ce moment pr\u00e9cis.<\/p>\n<p>La blessure \u00e0 l\u2019\u00e2me et au corps est toujours ouverte. \u00c7a saigne.<br \/>\nH\u00e9morragie sentimentale.<\/p>\n<p>Surtout lorsque les souvenirs parent sa voix de notes enfantines.<\/p>\n<p>Du puits de folie dans lequel elle a d\u00e9gringol\u00e9. Alors qu\u2019elle n\u2019\u00e9tait encore qu\u2019une enfant. On peut donc d\u00e9visser de la vie et plonger dans une crevasse, du jour au lendemain\u2026<\/p>\n<p>Sa m\u00e9moire l\u2019a pris par la main, le conduisant sur des chemins qu\u2019il pensait avoir effac\u00e9s de la carte de son existence. Des tr\u00e9sors enfouis dans les alv\u00e9oles de son cerveau, cach\u00e9s derri\u00e8re des portes que l\u2019on ouvre rarement. Ces images du pass\u00e9 abandonn\u00e9es dans un coin, que l\u2019on croit perdues \u00e0 tout jamais. Et un jour, lorsque la mort se dresse en face, on les ressort pour les passer en revue. Gravures idylliques du temps jadis o\u00f9 l\u2019on se pensait encore immortel.<\/p>\n<p>Un \u00e9ph\u00e9m\u00e8re passage sous les projecteurs avant de retourner en coulisses. Et ensuite\u2026 O\u00f9 vont tous ces souvenirs\u00a0? Ils s\u2019\u00e9vaporent dans le n\u00e9ant, disparaissent en fum\u00e9e, se d\u00e9composent \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur du cadavre pourrissant qui les avait minutieusement engrang\u00e9s. Pour rien.<\/p>\n<p>Finalement, il aimerait partir sans m\u00e9moire, sans pass\u00e9, sans attaches. Pour ne surtout pas regretter quoi ou qui que ce soit.<\/p>\n<p>Mourir sans avoir \u00e0 porter le fardeau de tous ces r\u00eaves qu\u2019il ne r\u00e9alisera jamais. De tous ces remords qui viennent le harceler au moment de franchir l\u2019ultime fronti\u00e8re.<\/p>\n<p>Les souvenirs constituent d\u00e9sormais son seul refuge. Ils servent donc \u00e0 cela\u2026<\/p>\n<p>Le d\u00e9sespoir lui plante ses canines ac\u00e9r\u00e9es en plein c\u0153ur.<\/p>\n<p>Il y a des journ\u00e9es plus longues que d\u2019autres. Des heures qui s\u2019\u00e9ternisent.<\/p>\n<p>En silence, elle se balance d\u2019avant en arri\u00e8re. Comme une pendule d\u00e9traqu\u00e9e.<br \/>\nD\u00e9traqu\u00e9e, oui. C\u2019est ce qu\u2019elle est.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Grande collectionneuse de prix litt\u00e9raires et ma\u00eetre \u00e8s-thriller psychologique, Karine Gi\u00e9bel est n\u00e9e en 1971. Son premier roman, Terminus Elicius (collection \u00ab\u00a0Rail Noir\u00a0\u00bb, 2004) re\u00e7oit le prix marseillais du Polar en 2005. Suivront Meurtres pour r\u00e9demption (\u00ab\u00a0Rail Noir\u00a0\u00bb, 2006), finaliste du prix Polar de Cognac, Les Morsures de l&rsquo;ombre (Fleuve Noir, 2007), prix Intramuros du &hellip; <\/p>\n<p class=\"read-more\"><a class=\"readmore-btn\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=2399\">+<span class=\"screen-reader-text\">  Read More<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":2400,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_crdt_document":"","_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[2,5,12],"tags":[],"class_list":["post-2399","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-lectures","category-lecture-polar","category-litterature-france"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2399","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2399"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2399\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":7537,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2399\/revisions\/7537"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/2400"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2399"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2399"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2399"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}