{"id":24159,"date":"2026-04-10T14:55:10","date_gmt":"2026-04-10T12:55:10","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=24159"},"modified":"2026-04-10T15:05:10","modified_gmt":"2026-04-10T13:05:10","slug":"garcia-saenz-de-urturi-eva-lenfant-prodige-2025-400-pages","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=24159","title":{"rendered":"Garc\u00eda S\u00e1enz de Urturi, Eva : \u00ab\u00a0L\u2019enfant prodige\u00a0\u00bb (2025)  400 pages"},"content":{"rendered":"<p><b>Autrice<\/b>: Eva Garc\u00eda S\u00e1enz de Urturi (n\u00e9e \u00e0 Vitoria-Gasteiz, Pays basque, 20 ao\u00fbt 1972) est une romanci\u00e8re espagnole. Elle a obtenu le Prix Planeta en 2020.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p><b>Romans<\/b>:<br \/>\n<b>S\u00e9rie Kraken<\/b> \u2013 La ville blanche : <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=19351\">Le silence de la ville blanche<\/a><\/span> (tome 1)<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>\u2013 <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=20564\">Les rites de l\u2019eau<\/a><\/span> (tome 2) \u2013 <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=20597\">Un pi\u00e8ge de papier<\/a> <\/span>(tome 3) \u2013 <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" title=\"Garc\u00eda S\u00e1enz de Urturi, Eva : \u00ab\u00a0L\u2019enfant prodige\u00a0\u00bb (2025) 400 pages\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=24159\">L\u2019enfant prodige<\/a>\u00a0<\/span> (tome 4) \u2013 El Angel de la Ciudad (tome 5)<\/p>\n<p><b>S\u00e9rie \u2013 La saga des Longevos<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span><\/b>( \u00e0 para\u00eetre en fran\u00e7ais) : La Vieja Familia<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>(tome1) \u2013 Los Hijos de Ad\u00e1n<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>(tome 2) \u2013<br \/>\n<b>Autres<\/b>: Pasaje a Tahit\u00ed \u2013 Aquitania<\/p>\n<p>Fleuve noir \u2013 15.05.2025\u2013400 pages \/ (Traduit de l\u2019espagnol par Judith Vernant- titre original \u00ab\u00a0El Libro Negro de las Horas\u00a0\u00bb 2022)<\/p>\n<p><strong>S\u00e9rie Kraken &#8211; La ville blanche &#8211;<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>tome 4<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/strong><\/p>\n<p><b>R\u00e9sum\u00e9<\/b>:<\/p>\n<p>La nouvelle enqu\u00eate du profiler espagnol Kraken !<br \/>\nUne personne qui est morte ne peut pas se faire kidnapper. C&rsquo;est du moins ce que croyait l&rsquo;ex-inspecteur Unai L\u00f3pez de Ayala alias Kraken avant de recevoir un appel anonyme qui allait changer ce qu&rsquo;il pensait savoir de son histoire familiale. Car son interlocuteur lui annonce qu&rsquo;il a une semaine pour retrouver un livre d&rsquo;heures noir datant du XV \u00e8me<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>si\u00e8cle, une inestimable oeuvre d&rsquo;art, sinon sa m\u00e8re, qui repose au cimeti\u00e8re depuis des d\u00e9cennies, mourra.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Rien de tout \u00e7a n&rsquo;a de sens. Pourtant, Kraken se lance dans une course contre la montre entre Vitoria et Madrid pour \u00e9tablir le profil criminel le plus important de sa vie, celui qui bouleversera peut-\u00eatre le pass\u00e9, son pass\u00e9. Une immersion haletante dans le monde obscur des collectionneurs de livres rares, des faussaires et du march\u00e9 noir.<\/p>\n<p><b>Mon avis<\/b>: &#x1fa76;&#x1fa76;&#x1fa76;&#x1fa76;&#x1fa76;<\/p>\n<p>Gros coup de coeur. Chaque tome me plait davantage que le pr\u00e9c\u00e9dent !!! C\u2019est rare !!! Le personnage d\u2019Unai ne s\u2019essouffle pas\u2026 bien au contraire\u2026<br \/>\nUn thriller dans l\u2019univers des livres anciens, des bibliophiles\u2026 Si vous aimez les intrigues et les livres, le myst\u00e8re et les secrets de famille\u2026 le suspense est au rendez-vous\u2026<br \/>\nM\u00eame si ce livre peut se lire sans avoir lu les trois premiers car l\u2019intrigue se suffit \u00e0 elle-m\u00eame, quel plaisir de retrouver Unai L\u00f3pez de Ayala, dit \u00ab\u00a0Kraken\u00a0\u00bb, et<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>Est\u00edbaliz Ruiz de Gauna, dite \u00ab\u00a0Esti\u00a0\u00bb son \u00e9quipi\u00e8re, et la ville de \u00ab\u00a0Vitoria\u00a0\u00bb (\u00a0Vitoria-Gasteiz). Je ne vais pas parler d\u2019Alba qui est \u00e0 peine mentionn\u00e9e dans le livre.<br \/>\nEn quelques jours deux meurtres dans le monde des librairies qui se consacrent aux livres anciens Un meurtre \u00e0 Vitoria, l\u2019autre \u00e0 Madrid. Il semble qu\u2019ils soient li\u00e9s. Les deux polices vont mener l\u2019enqu\u00eate conjointement.<br \/>\nKraken, m\u00eame s\u2019il n\u2019est plus dans la police officiellement va intervenir comme consultant externe<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>dans une enqu\u00eate qui le concerne personnellement. On menace de tuer sa m\u00e8re (morte et enterr\u00e9e depuis qu\u2019il a 6 ans) s\u2019il ne retrouve pas un livre pr\u00e9cieux, \u00ab <i>le livre d\u2019heures noir de Constance de\u00a0Navarre\u00a0<\/i>\u00bb. Mais quel est ce livre ? Existe-t-il vraiment? Selon la l\u00e9gende, il existerait sept mythiques livres d\u2019heures noirs.<br \/>\nEt pour rendre la situation encore plus complexe et myst\u00e9rieuse, on va retrouver le sang de sa m\u00e8re apr\u00e8s qu\u2019un crime ait \u00e9t\u00e9 commis. De quoi bouleverser le pauvre Unai qui ne peut que se poser moules questions sur ses origines\u2026 Sa m\u00e8re \u00e9tait-elle sa m\u00e8re? Son p\u00e8re \u00e9tait-il son p\u00e8re? Si sa m\u00e8re est vivante, pourquoi a-t-elle disparu ? Est-elle vraiment encore en vie ? Est-elle en danger ? Qui \u00e9tait-elle vraiment? Le pauvre Unai va passer par des moments bien difficiles une fois de plus.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>On fera la connaissance d\u2019une jeune orpheline, \u00cdtaca Exp\u00f3sito, un prodige de la peinture ,dou\u00e9e mais incontr\u00f4lable, qui sait copier les toiles sans avoir appris.<\/p>\n<p>Le monde des livres, que ce soient des libraires, des restaurateurs, des faussaires de livres anciens, des collectionneurs<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>va-t-il lui permettre de retrouver ce livre ? J\u2019ai ador\u00e9 cette plong\u00e9e dans le monde des livres anciens qui devrait ravir les amoureux des livres.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Deux temporalit\u00e9s, deux situations empreintes de myst\u00e8res : mai 2022 et les ann\u00e9es 1972-1974. Les chapitres alternent et on vit les deux \u00e9poques en parall\u00e8le. Pas de temps morts. D\u00e8s les premi\u00e8res pages du livre, le rythme de l\u2019action est l\u00e0 et le suspense bien pr\u00e9sent. Des indices et des fausses pistes en veux-tu en voil\u00e0.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Et une merveilleuse illustration de l\u2019amour familial que je vous laisse savourer\u2026<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p><b>Extraits<\/b>:<\/p>\n<p>Comme si toutes ces ann\u00e9es d\u2019apprentissage et de pratique ne comptaient pas, comme si tu savais de naissance copier un Gauguin, sans avoir \u00e0 \u00e9tudier le visage triste de ses concubines maories, sans devoir p\u00e9n\u00e9trer leur \u00e2me et comprendre la raison de leur regard vide.<\/p>\n<p>les livres d\u2019heures sont un type d\u2019ouvrage m\u00e9di\u00e9val enlumin\u00e9, des livres de pri\u00e8res destin\u00e9s \u00e0 de riches la\u00efcs, souvent des femmes de la noblesse.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Ne soyez jamais collectionneur et marchand, ajouta-t-elle avec un sourire triste. Chaque vente est un drame et un adieu, une lutte int\u00e9rieure entre le bonheur d\u2019offrir au client ce qu\u2019il souhaite et la douleur de se s\u00e9parer d\u2019un ouvrage auquel on tient.<\/p>\n<p>Cela me rappela la th\u00e9orie de la bo\u00eete ferm\u00e9e de J.\u00a0J.\u00a0Abrams, sc\u00e9nariste et cr\u00e9ateur de la s\u00e9rie\u00a0<i>Lost<\/i>, qui m\u2019avait captiv\u00e9 au d\u00e9but des ann\u00e9es deux mille. Abrams raconte que quand il \u00e9tait enfant, son grand-p\u00e8re l\u2019a emmen\u00e9 dans un magasin de magie et lui a offert une \u00ab\u00a0bo\u00eete myst\u00e8re magique\u00a0\u00bb. Une sorte de pochette-surprise sur le th\u00e8me de la magie, orn\u00e9e d\u2019un grand point d\u2019interrogation et qui pouvait renfermer n\u2019importe quoi\u00a0: ballons, cartes \u00e0 jouer, foulard, chapeau\u2026 Son contenu \u00e9tait un myst\u00e8re.<\/p>\n<p>Abrams a gard\u00e9 la bo\u00eete, sans jamais l\u2019ouvrir. Pourquoi\u00a0? Parce que tant qu\u2019elle reste ferm\u00e9e, la bo\u00eete conserve tous ses secrets. Elle repr\u00e9sente l\u2019infinit\u00e9 des possibles. Le potentiel. L\u2019espoir. La bo\u00eete est une m\u00e9taphore du m\u00e9tier de sc\u00e9nariste\u00a0: chaque histoire est une bo\u00eete myst\u00e8re pouvant contenir toutes les questions imaginables.<br \/>\nSon m\u00e9tier consiste \u00e0 cr\u00e9er des \u00e9nigmes.<br \/>\nLe mien consiste \u00e0 les r\u00e9soudre.<\/p>\n<p>Une fois \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur, je regardai autour de moi. Les \u00e9tag\u00e8res \u00e9taient orn\u00e9es d\u2019\u00e9criteaux r\u00e9dig\u00e9s \u00e0 la main\u00a0: \u00ab\u00a0Pour les lecteurs qui ont le mal du pays\u00a0\u00bb\u00a0; \u00ab\u00a0Pour gu\u00e9rir d\u2019un chagrin d\u2019amour\u00a0\u00bb\u00a0; \u00ab\u00a0Pour comprendre les guerres\u00a0\u00bb\u00a0; etc.<\/p>\n<p>Et comme disait Oscar\u00a0: \u00ab\u00a0Apr\u00e8s le premier verre, vous voyez les choses telles que vous voudriez qu\u2019elles soient. Apr\u00e8s le deuxi\u00e8me, vous les voyez telles qu\u2019elles ne sont pas. \u00c0 la fin, vous voyez les choses telles qu\u2019elles sont r\u00e9ellement, et il n\u2019y a rien de pire au monde.\u00a0\u00bb<br \/>\n\u2014\u00a0Wilde, je suppose.<\/p>\n<p>\u2014\u00a0Pourquoi avez-vous laiss\u00e9 tomber le livre ancien\u00a0? demandai-je. Pourquoi avoir choisi d\u2019ouvrir une librairie classique\u00a0?<br \/>\n\u2014\u00a0Parce que j\u2019aime les livres, mais je les aime pour leur contenu, pour les mots, les phrases, les histoires qu\u2019ils renferment. Pour les \u00e9motions qu\u2019ils communiquent au lecteur. C\u2019est l\u2019essence m\u00eame des livres\u00a0: transmettre des histoires, nous permettre de vivre d\u2019autres vies par procuration. J\u2019ai fini par d\u00e9tester le commerce du livre ancien, parce que tout ce qui compte c\u2019est le contenant, l\u2019objet physique, le support\u00a0: quel imprimeur a appos\u00e9 son colophon, dans quelle ville, en quelle ann\u00e9e. Pire si les pages n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 coup\u00e9es, ce qui me h\u00e9risse, parce que \u00e7a signifie que le livre n\u2019a pas \u00e9t\u00e9\u00a0d\u00e9flor\u00e9, que personne ne l\u2019a lu. Dans ce cas, pourquoi a-t-il \u00e9t\u00e9 \u00e9crit, pourquoi a-t-il \u00e9t\u00e9 publi\u00e9\u00a0?<br \/>\ne souris. Moi qui \u00e9tais incapable de laisser un bouquin prendre la poussi\u00e8re dans ma biblioth\u00e8que, je le comprenais parfaitement.<br \/>\n\u2014\u00a0Ici, j\u2019offre l\u2019\u00e2me des livres, et ils soignent l\u2019\u00e2me de mes patients, de mes clients lecteurs. Nous sommes tous un peu perdus, un peu bless\u00e9s. Je ne connais pas de meilleur rem\u00e8de, sans effets secondaires ni substances chimiques. Juste la voix d\u2019un inconnu qui a su\u00e9 sang et eau pour partager ce que la vie lui a appris. Regarde autour de toi, tous ces ma\u00eetres, tous ces mentors\u2026 Des si\u00e8cles de sagesse nous entourent. Entrer dans une librairie, c\u2019est accepter cette sagesse, c\u2019est s\u2019inscrire dans une cha\u00eene de connaissances qui remonte \u00e0 l\u2019aube de l\u2019humanit\u00e9.<\/p>\n<p>c\u2019est de la galle du ch\u00eane qu\u2019on extrait le pigment qui sert \u00e0 teindre les parchemins sur lesquels sont \u00e9crits les livres d\u2019heures noirs.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Rame sur ton propre bateau. \u2013\u00a0Euripide\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u2014\u00a0Il y a des vieillards qui viennent ici\u00a0? demandes-tu, car tu n\u2019as pas encore compris que tu es en train de p\u00e9n\u00e9trer dans un nouveau monde.<\/p>\n<p>\u2014\u00a0Ce sont eux les vieillards, dit-elle en d\u00e9signant les livres les plus anciens. Ici, je m\u2019occupe des centenaires. Ce sont des \u00eatres vivants qui n\u00e9cessitent des soins sp\u00e9cifiques. Ils se rident, ils se d\u00e9shydratent, ils se vo\u00fbtent, leurs articulations se raidissent.<\/p>\n<p>Il m\u2019a expliqu\u00e9 que pour teindre en noir le parchemin des livres d\u2019heures, on utilisait une encre \u00e0 base de noix de galle et de vitriol. L\u00e0 o\u00f9 \u00e7a devient int\u00e9ressant, c\u2019est que le vitriol est l\u2019ancien nom de l\u2019acide sulfurique, qui sert aussi \u00e0 la fabrication de la nitroglyc\u00e9rine.<\/p>\n<p>Le pigment le plus cher de tous les temps, plus cher encore que l\u2019or\u00a0: le bleu outremer extrait du lapis-lazuli. D\u00fcrer a vendu certaines de ses \u0153uvres pour quelques onces de ce pigment, Michel-Ange n\u2019a pas pu terminer La Mise au tombeau en raison de son co\u00fbt\u2026 La couleur outremer n\u2019a finalement \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9e que pour le manteau de la Vierge, comme symbole d\u2019opulence, de pouvoir, de statut.<\/p>\n<p>\u2014\u00a0J\u2019aimerais ne pas ressasser \u00e9ternellement ce qui s\u2019est pass\u00e9, m\u00eame si c\u2019est inscrit sur mon visage. Je ne me r\u00e9duis pas aux malheurs qui m\u2019arrivent.<br \/>\nEt tu gardes cette phrase en m\u00e9moire\u00a0: \u00ab\u00a0Je ne me r\u00e9duis pas aux malheurs qui m\u2019arrivent.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Tu as trop souvent lu Le Comte de Monte-Cristo pour ignorer que l\u2019essence de la vengeance est de c\u00f4toyer tes ennemis assez longtemps afin de savoir comment provoquer leur chute.<\/p>\n<p>Chaque aube nouvelle est une opportunit\u00e9 de faire ses valises, ou simplement de laisser ses souffrances derri\u00e8re soi et de repartir \u00e0 z\u00e9ro, dans une autre ville, un autre pays ou juste au coin de la rue. Et nous pouvons recommencer\u00a0aussi souvent que nous le voulons, jusqu\u2019\u00e0 trouver notre repaire, notre tribu. Naguib Mahfouz disait que la patrie n\u2019est pas l\u2019endroit o\u00f9 nous naissons, mais celui o\u00f9 cesse notre d\u00e9sir de fuite.<\/p>\n<p>C\u2019est l\u00e0 le pouvoir des histoires\u00a0: nous mettre en garde. Tout est dans les livres. Tout a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 \u00e9crit.<\/p>\n<p>Je veux l\u2019appeler Unai, \u00e7a signifie \u00ab\u00a0bon berger\u00a0\u00bb en basque.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p><b>Image<\/b>:<br \/>\nTitivillus. C\u2019est le nom d\u2019un d\u00e9mon m\u00e9di\u00e9val. On le repr\u00e9sente portant un paquet de livres sur son dos. Sa principale mission consistait \u00e0 relever les erreurs commises par les copistes et \u00e0 les attendre en enfer lors du Jugement dernier. \u00c7a a l\u2019air b\u00eate racont\u00e9 comme \u00e7a, mais au Moyen \u00c2ge, tout le monde y croyait et les copistes le craignaient, donc ils faisaient attention \u00e0 ne pas faire de boulettes. (Image Wikipedia)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Autrice: Eva Garc\u00eda S\u00e1enz de Urturi (n\u00e9e \u00e0 Vitoria-Gasteiz, Pays basque, 20 ao\u00fbt 1972) est une romanci\u00e8re espagnole. Elle a obtenu le Prix Planeta en 2020.\u00a0 Romans: S\u00e9rie Kraken \u2013 La ville blanche : Le silence de la ville blanche (tome 1)\u00a0 \u2013 Les rites de l\u2019eau (tome 2) \u2013 Un pi\u00e8ge de papier (tome &hellip; <\/p>\n<p class=\"read-more\"><a class=\"readmore-btn\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=24159\">+<span class=\"screen-reader-text\">  Read More<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":24160,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_crdt_document":"","_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[2283,446,5,35,543,1288,583,23,8,1,73,78,192],"tags":[2747,197,94,2809,1696,2810,2198,2813,186,1108,2812,127,2808,128,2811,1004,334,690,1461,628,2814,131,1936,177,1816,2550,2442,817,2280,1920],"class_list":["post-24159","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-2283","category-serie","category-lecture-polar","category-coup-de-coeur-lectures","category-coup-de-coeur-auteurs","category-coup-de-coeur-polar-thriller","category-coup-de-coeur","category-espagne","category-espagnol","category-non-classe","category-basque","category-xxeme","category-xxieme-siecle","tag-abandon-denfants","tag-amour","tag-art","tag-bibliophilie","tag-duo-denqueteurs","tag-edition","tag-enfance-volee","tag-enluminures","tag-enquete","tag-faussaires","tag-incunable","tag-librairie","tag-litterature-basque","tag-livres","tag-livres-anciens","tag-madrid","tag-meurtres","tag-mystere","tag-origines","tag-orphelinat","tag-passe-familial","tag-peinture","tag-poison","tag-quete-didentite","tag-relation-mere-fils","tag-relations-familiales","tag-relations-grands-parents","tag-secrets-de-famille","tag-secrets-du-passe","tag-vitoria"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/24159","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=24159"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/24159\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":24162,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/24159\/revisions\/24162"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/24160"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=24159"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=24159"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=24159"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}