{"id":24222,"date":"2026-04-25T11:25:26","date_gmt":"2026-04-25T09:25:26","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=24222"},"modified":"2026-04-25T11:40:26","modified_gmt":"2026-04-25T09:40:26","slug":"iles-greg-la-memoire-du-sang-2008-552-pages","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=24222","title":{"rendered":"Iles, Greg \u00ab\u00a0La M\u00e9moire du sang\u00a0\u00bb (2008) 552 pages"},"content":{"rendered":"<p><b>Auteur<\/b>\u00a0: romancier, sc\u00e9nariste et guitariste am\u00e9ricain. Greg Iles est n\u00e9 le 8 avril1960 \u00e0 Stuttgart, en Allemagne, o\u00f9 son p\u00e8re dirigeait la clinique de l\u2019ambassade des \u00c9tats-Unis au plus fort de la guerre froide. Il est mort le 15 ao\u00fbt 2025 \u00e0 Natchez (Mississippi). Son premier roman fut le thriller Spandau Phoenix (1993 non traduit), centr\u00e9 autour du criminel nazi Rudolf Hess.<\/p>\n<p><b>Romans traduits<\/b>:<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>\u00a024 heures pour mourir\u00a0(2003) ,\u00a0La Femme au portrait (2005),\u00a0Passion mortelle (2007) ,\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" title=\"Iles, Greg \u00ab\u00a0La M\u00e9moire du sang\u00a0\u00bb (2008) 552 pages\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=24222\">La M\u00e9moire du sang<\/a><\/span> (2008),\u00a0Une petite ville sans histoire (2009),\u00a0Poison conjugal (2010)\u2013 Cemetery Road (2021) &#8211; L\u2019homme du Sud (2026) \u00a0Il a publi\u00e9 \u00a0chez Actes Sud la Trilogie Natchez Burning (2018- 2018)<\/p>\n<p><em><strong>Page sur la trilogie Natchez Burning<\/strong><\/em> (Brasier noir &#8211; L\u2019arbre aux morts &#8211; Le Sang du Mississippi) :\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=10645\">Iles, Greg \u00ab\u00a0Trilogie Natchez Burning\u00a0\u00bb<\/a><\/span><\/p>\n<p>Presses de la Cit\u00e9\/Sang d\u2019encre &#8211;<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>17.01. 2008 ( Blood Memory, 2005 &#8211; trad.\u00a0Thierry Arson) &#8211; 552 pages<br \/>\n<i>Fait partie de la liste des livres bannis <\/i><b><i>dans les \u00e9coles<\/i><\/b><i> aux U.S.A.<\/i><\/p>\n<p><b>R\u00e9sum\u00e9<\/b>\u00a0:<\/p>\n<p>Cat Ferry est dentiste, sp\u00e9cialis\u00e9e en m\u00e9decine l\u00e9gale. Maniaco-d\u00e9pressive, en proie \u00e0 d&rsquo;affreux cauchemars, elle noie ses d\u00e9mons dans l&rsquo;alcool. Appel\u00e9e \u00e0 La Nouvelle-Orl\u00e9ans aupr\u00e8s du corps couvert de morsures de la \u00e9ni\u00e8me victime d&rsquo;un tueur en s\u00e9rie, Cat s&rsquo;effondre, prise d&rsquo;une attaque de panique. Elle est imm\u00e9diatement \u00e9cart\u00e9e de l&rsquo;enqu\u00eate.<\/p>\n<p>De retour dans la propri\u00e9t\u00e9 de son enfance, au coeur du Mississippi, elle r\u00e9pand par m\u00e9garde dans sa chambre de petite fille l&rsquo;un de ses produits chimiques, qui fait appara\u00eetre d&rsquo;anciennes traces de sang. Il y a vingt ans, son p\u00e8re a \u00e9t\u00e9 myst\u00e9rieusement assassin\u00e9. Cat, frapp\u00e9e de mutisme \u00e0 la suite du drame, a tout oubli\u00e9. Mais, tandis qu&rsquo;elle recompose le puzzle de son enfance, elle y d\u00e9couvre un lien avec la s\u00e9rie de meurtres de La Nouvelle-Orl\u00e9ans&#8230;<\/p>\n<p>Une anti-h\u00e9ro\u00efne perdue et fascinante, une intrigue implacable, un suspense incroyablement rythm\u00e9: du pur concentr\u00e9 de thriller, sign\u00e9 par un grand nom du genre.<\/p>\n<p><b><i>D\u00e9dicace de l\u2019auteur:<\/i><\/b><\/p>\n<p>Ce roman est d\u00e9di\u00e9 \u00e0 ces femmes qui ont compris au c\u0153ur de la nuit que quelque chose n&rsquo;allait pas, et ce depuis longtemps. Mieux que d&rsquo;autres, elles savent que les mots de Faulkner sont justes : \u00ab Il n&rsquo;existe rien de tel qu&rsquo;avoir \u00e9t\u00e9, seulement \u00eatre. Si avoir \u00e9t\u00e9 existait, il n&rsquo;y aurait ni peine ni affliction. \u00bb<\/p>\n<p>Vous n&rsquo;\u00eates pas seules.<\/p>\n<p><b>Mon avis<\/b> : &#x1f5a4;&#x1f5a4;&#x1f5a4;&#x1f5a4;&#x1f5a4;<\/p>\n<p>Coup de coeur pour ce thriller \u00ab psycho-psychiatrique \u00bb<br \/>\nJ&rsquo;ai aim\u00e9 ou d\u00e9test\u00e9 tous les personnages mais surtout aucun ne m&rsquo;a laiss\u00e9 indiff\u00e9rente.<br \/>\n4 assassinats d\u2019hommes \u00e2g\u00e9s de 42 \u00e0 69 ans en trente jours. Tous par balle avec des traces de morsures . Toutes les victimes sont des hommes qui ont une famille mais sinon rien ne semble les relier entre eux.<span class=\"Apple-converted-space\"><br \/>\n<\/span>Catherine est l\u2019une des meilleures odontologistes m\u00e9dico-l\u00e9gales au monde; \u00e0 part cela elle pratique la plong\u00e9e profonde en apn\u00e9e \u00e0 haut niveau. Cot\u00e9 coeur elle a une liaison qui dure depuis plus d\u2019un an avec un coll\u00e8gue, un homme mari\u00e9. Elle a toujours eu des relations avec des hommes mari\u00e9s\u2026<\/p>\n<p>En tant que sp\u00e9cialiste, elle collabore avec la police et le FBI. Elle a un profil bien particulier et sa personnalit\u00e9 est contest\u00e9e au sein de la police. Depuis peu elle est sujette \u00e0 des attaques de panique. Elle a toujours eu un comportement auto-destructeur,<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>est d\u00e9pendante de l\u2019alcool, mais cherche \u00e0 se sevrer. Elle est d\u00e9pressive, a \u00e9t\u00e9 d\u00e9clar\u00e9e cyclothymique<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>et pourrait souffrir de<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>n\u00e9vrose traumatique. Elle a v\u00e9cu un traumatisme \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 8 ans : son p\u00e8re a \u00e9t\u00e9 abattu dans le parc du domaine familial et qui a eu pour effet de la rendre muette pendant un an. Elle a eu une adolescence difficile et le contact avec sa famille est plus ou moins rompu.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>Elle est accro \u00e0 la trace des pr\u00e9dateurs (comme elle l\u2019est \u00e0 la vodka dit-elle) .<\/p>\n<p>Lors d\u2019un retour dans la maison familiale elle va faire une d\u00e9couverte qui pourrait \u00eatre en rapport avec le meurtre de son p\u00e8re&#8230; Mais fouiller dans le pass\u00e9 n\u2019est jamais une bonne id\u00e9e\u2026<br \/>\nEt pour le reste je vous laisse plonger ans les eaux troubles du Mississippi et de sa r\u00e9gion, faire la connaissance d&rsquo;un psychiatre, le Dr. Malik,<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>sp\u00e9cialiste des souvenirs refoul\u00e9s et de bien d\u2019autres personnages aussi troubles les uns que les autres. On y croise aussi le docteur Tom Cage, p\u00e8re de Penn Cage, le maire de Natchez dans la Trilogie Natchez Burning.<br \/>\nEn plus de l\u2019enqu\u00eate \u00e0 suspense sur un tueur en s\u00e9rie, il y a le v\u00e9ritable sujet du roman : l\u2019occultation des souvenirs, les n\u00e9vroses traumatiques, l\u2019addiction, les abus sexuels, la n\u00e9gation,<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>les relations familiales, l\u2019influence dus \u00e9v\u00e9nements de la petite enfance sur le d\u00e9veloppement des adultes.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p><b>Extraits <\/b>:<\/p>\n<p>Conna\u00eetre la v\u00e9rit\u00e9 exige de la compr\u00e9hension, l&rsquo;art humain le plus difficile. Cela exige de tout voir dans son ensemble, avant et apr\u00e8s, comme voit Dieu.<\/p>\n<p>Pr\u00e9dateurs et proies, engag\u00e9s dans une danse \u00e9ternelle. Et moi, j&rsquo;appartiens \u00e0 quelle cat\u00e9gorie ? Sean dirait que je suis une chasseresse, et il n&rsquo;aurait pas tort. Mais il n&rsquo;aurait pas totalement raison non plus. Il m&rsquo;est arriv\u00e9 d&rsquo;\u00eatre la proie, durant mon existence. Je porte des cicatrices que Sean n&rsquo;a jamais vues. Aujourd&rsquo;hui, je ne suis ni pr\u00e9dateur ni proie, plut\u00f4t une cr\u00e9ature hybride qui conna\u00eet ces deux \u00e9tats. Je traque les pr\u00e9dateurs pour prot\u00e9ger l&rsquo;esp\u00e8ce la plus vuln\u00e9rable qui soit &#8211; l\u2019innocent.<\/p>\n<p><i>Ravale \u00e7a<\/i>, me dis-je, le mantra de ma jeunesse, et la devise non \u00e9crite de ma famille.<\/p>\n<p>Cette nuit, le sommeil se referme sur moi comme les profondeurs de l&rsquo;oc\u00e9an dans une plong\u00e9e en apn\u00e9e, une luminosit\u00e9 au-dessus de ma t\u00eate qui s&rsquo;assombrit en couleur et en densit\u00e9 \u00e0 mesure que je descends, toujours plus bas, loin du chaos de la surface, dans la cath\u00e9drale t\u00e9n\u00e9breuse de l&rsquo;ab\u00eeme. Mon sanctuaire, \u00e0 l&rsquo;abri du monde et de moi-m\u00eame. Aucune pens\u00e9e ici, au-del\u00e0 des exigences de la survie. Rien que la paix, la b\u00e9atitude \u00e9prouv\u00e9e lorsqu&rsquo;on p\u00e9n\u00e8tre dans un lieu o\u00f9 seulement une poign\u00e9e d&rsquo;humains peut aller sans appareillage respiratoire, o\u00f9 la mort est un compagnon omnipr\u00e9sent, o\u00f9 la vie est rendue plus douce par la conscience qu&rsquo;on a de sa fragilit\u00e9.<\/p>\n<p>A Natchez, avant 1965, un Noir pouvait \u00eatre t\u00e9moin d&rsquo;une fusillade mortelle entre deux Blancs sans avoir rien vu. Ce genre de situation appartenait aux \u00ab affaires entre Blancs \u00bb, et cela s&rsquo;arr\u00eatait l\u00e0. Je d\u00e9teste penser \u00e0 toutes les horreurs qui furent enterr\u00e9es sous ce pacte forc\u00e9 du silence.<\/p>\n<p>C&rsquo;est un adepte convaincu du principe de r\u00e9ciprocit\u00e9.\u00a0<i>Quid pro quo<\/i>. Ceci contre cela, me dis-je en traduisant mentalement le latin qu&rsquo;il m&rsquo;a oblig\u00e9e \u00e0 \u00e9tudier \u00e0 l\u2019\u00e9cole.<\/p>\n<p>\u2014 D&rsquo;o\u00f9 vient le nom de cette ville, d&rsquo;apr\u00e8s toi ?<br \/>\n\u2014 Des Indiens Natchez, je sais. Mais ils ont \u00e9t\u00e9 massacr\u00e9s par les Fran\u00e7ais en 1730. Jusqu&rsquo;au dernier.<\/p>\n<p>\u2014 Les tueuses en s\u00e9rie op\u00e8rent pendant huit ans en moyenne avant de se faire prendre, lui dis-je. Soit deux fois plus longtemps que les hommes. Et une de leurs marques de fabrique, c&rsquo;est de laisser les lieux du crime impeccables.<\/p>\n<p>Les enfants qui souffrent d&rsquo;abus sexuels prolong\u00e9s et r\u00e9p\u00e9t\u00e9s vivent effectivement dans des camps de concentration. Ils sont \u00e0 la merci de despotes dont ils d\u00e9pendent pour leur survie. Ils endurent quotidiennement la terreur et la torture. Leurs propres fr\u00e8res et s\u0153urs, et souvent leur m\u00e8re, les trahissent dans cette lutte pour survivre. L&rsquo;identit\u00e9 de ces enfants est syst\u00e9matiquement d\u00e9truite, et l&rsquo;espoir n&rsquo;est m\u00eame plus un souvenir pour eux. Ne vous y trompez pas, docteur, il y a bien un holocauste en cours tout autour de nous. Mais la majorit\u00e9 d&rsquo;entre nous pr\u00e9f\u00e8rent ne pas le voir.<\/p>\n<p>Le d\u00e9veloppement affectif d&rsquo;un enfant est stopp\u00e9 net quand les abus sexuels surviennent. Parfois je ne sais pas si j&rsquo;ai en face de moi un adulte ou un enfant, jusqu&rsquo;\u00e0 ce que le patient ouvre la bouche.<\/p>\n<p>Le mot \u00ab refoulement \u00bb lui-m\u00eame est charg\u00e9 de tout un tas de connotations freudiennes. Nous devrions le bannir compl\u00e8tement. Les souvenirs sont perdus par un ph\u00e9nom\u00e8ne neurologique sophistiqu\u00e9 qu&rsquo;on appelle dissociation. La dissociation est un m\u00e9canisme humain de d\u00e9fense bien connu.<\/p>\n<p>\u2014 Cinq rivi\u00e8res entourent les Enfers. Le Styx \u00e9tait surtout celui sur lequel les dieux faisaient serment. Mes patients, eux, ont travers\u00e9 le L\u00e9th\u00e9, le fleuve de l&rsquo;oubli. Et ma t\u00e2che consiste \u00e0 faire ce que les vivants ne sont pas cens\u00e9s faire : me rendre au royaume des morts pour ramener les \u00e2mes de ces pauvres enfants.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>A pr\u00e9sent, la peau des joues pend un peu sur la fine ossature jadis tant envi\u00e9e, comme les voiles en lambeaux aux m\u00e2ts d&rsquo;un vaisseau jadis glorieux.<\/p>\n<p>\u2014 Il a \u00e9t\u00e9 empoisonn\u00e9. Voil\u00e0 ce qui lui est arriv\u00e9. Pas dans son corps. Dans son \u00e2me.<\/p>\n<p>La n\u00e9gation. Les m\u00e8res nient que ce soit arriv\u00e9 \u00e0 leurs enfants afin de conserver l&rsquo;unit\u00e9 familiale, m\u00eame si ce sont les enfants qui paient le prix fort pour sauvegarder l&rsquo;\u00ab harmonie du foyer \u00bb. Le reste d&rsquo;entre nous refusent de croire que notre m\u00e9decin, notre pr\u00eatre ou le gentil facteur impose des relations sexuelles \u00e0 son enfant de trois ans, parce que si nous l&rsquo;acceptions, nous devrions accepter que tout ce vernis de la civilisation n&rsquo;est qu&rsquo;un gigantesque trompe-l&rsquo;\u0153il. Pis encore, nous devrions admettre le danger que courent nos propres enfants. Parce que si nous ne pouvons pas reconna\u00eetre les auteurs d&rsquo;abus sexuels \u00e0 qui nous serrons la main chaque jour, comment pourrions-nous prot\u00e9ger nos enfants ?<\/p>\n<p>\u2014 Les familles telles que la v\u00f4tre sont constitu\u00e9es de trois types de personnes. Les agresseurs, les n\u00e9gateurs et les victimes. Chaque membre de la famille joue un de ces r\u00f4les. Quand une victime se met \u00e0 fouiller dans son pass\u00e9 et \u00e0 entrevoir des abus sexuels, les autres membres de la famille versent dans la parano\u00efa. Leur int\u00e9r\u00eat est de maintenir le statu quo. Vous avez menac\u00e9 ce statu quo.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>\u2014 Vous connaissez d\u00e9j\u00e0 la v\u00e9rit\u00e9, Catherine. Elle est inscrite de mani\u00e8re ind\u00e9l\u00e9bile dans les circonvolutions de votre cerveau. Tout ce que vous avez \u00e0 faire, c&rsquo;est peler toutes les couches qu&rsquo;on a empil\u00e9es dessus.<\/p>\n<p>La peur est pire que la mort. A tout prendre, la mort n&rsquo;est que la fin de la vie, et je la connais tr\u00e8s bien. Et ce que je connais, je peux le combattre. Ce que je peux nommer, je peux le supporter. Mais ce qui reste dans l&rsquo;ombre, je ne peux ni le combattre ni le supporter. Or toute ma vie semble \u00eatre dans l&rsquo;ombre maintenant, comme un num\u00e9ro d&rsquo;illusionniste invent\u00e9 pour combler le n\u00e9ant laiss\u00e9 par mon v\u00e9ritable pass\u00e9.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>\u00ab Je \u00bb est un pronom probl\u00e9matique dans une phrase prononc\u00e9e par une personne souffrant de troubles dissociatifs de la personnalit\u00e9.<\/p>\n<p>Je connais un truc pour d\u00e9samorcer les pens\u00e9es destructrices. Je me propulse dans un endroit compl\u00e8tement autre, un endroit de paix. Pour moi, c&rsquo;est l&rsquo;oc\u00e9an. Je m&rsquo;imagine descendant en apn\u00e9e le long d&rsquo;une muraille multicolore de coraux qui s&rsquo;enfonce \u00e0 travers le bleu des eaux cara\u00efbes vers les profondeurs d&rsquo;encre de l&rsquo;Inde. L\u00e0 n&rsquo;existe aucun son, hormis les battements de mon c\u0153ur.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>\u2014 Je ne crois pas que \u00e7a puisse aller, dans ma situation actuelle. Je me contente de continuer \u00e0 aller de l\u2019avant.<\/p>\n<p>Mais les p\u00e9dophiles ne commettent pas seulement des viols, Sean. Ils commettent des meurtres. Leurs victimes continuent \u00e0 marcher, \u00e0 parler, et nous les .croyons donc vivantes. Mais leur \u00e2me est morte.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteur\u00a0: romancier, sc\u00e9nariste et guitariste am\u00e9ricain. Greg Iles est n\u00e9 le 8 avril1960 \u00e0 Stuttgart, en Allemagne, o\u00f9 son p\u00e8re dirigeait la clinique de l\u2019ambassade des \u00c9tats-Unis au plus fort de la guerre froide. Il est mort le 15 ao\u00fbt 2025 \u00e0 Natchez (Mississippi). Son premier roman fut le thriller Spandau Phoenix (1993 non traduit), &hellip; <\/p>\n<p class=\"read-more\"><a class=\"readmore-btn\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=24222\">+<span class=\"screen-reader-text\">  Read More<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":24223,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_crdt_document":"","_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[5,1288,583,202,193,29,1,81,78,192],"tags":[1302,420,461,345,1067,1362,334,260,314,2388,2693,460,211,2821,370,680,614,2439,530,400,839],"class_list":["post-24222","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-lecture-polar","category-coup-de-coeur-polar-thriller","category-coup-de-coeur","category-etats-unis","category-etude-de-societe","category-americaine","category-non-classe","category-roman-noir","category-xxeme","category-xxieme-siecle","tag-abus-sexuels","tag-alcoolisme","tag-cauchemars","tag-enfance","tag-louisiane","tag-maltraitance-enfantine","tag-meurtres","tag-pedophilie","tag-rapports-familiaux","tag-relations-adultes-enfants","tag-relations-de-couple","tag-reves","tag-souvenirs","tag-souvenirs-refoules","tag-suspense","tag-thriller-psycho-psychiatrique","tag-torture","tag-trans-generationnel","tag-tueur-en-serie","tag-vengeance","tag-vietnam"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/24222","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=24222"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/24222\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":24233,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/24222\/revisions\/24233"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/24223"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=24222"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=24222"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=24222"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}