{"id":2430,"date":"2016-01-03T15:58:26","date_gmt":"2016-01-03T14:58:26","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=2430"},"modified":"2021-04-01T15:33:48","modified_gmt":"2021-04-01T13:33:48","slug":"giebel-karine-meurtres-pour-redemption-2010","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=2430","title":{"rendered":"Giebel, Karine \u00abMeurtres pour r\u00e9demption\u00bb (2010)"},"content":{"rendered":"<p>Grande collectionneuse de prix litt\u00e9raires et ma\u00eetre \u00e8s-thriller psychologique, Karine Gi\u00e9bel est n\u00e9e en 1971. Son premier roman, <a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=2395\"><em>Terminus Elicius<\/em> <\/a>(collection \u00ab\u00a0Rail Noir\u00a0\u00bb, 2004) re\u00e7oit le prix marseillais du Polar en 2005. Suivront <a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=2430\"><em>Meurtres pour r\u00e9demption<\/em> <\/a>(\u00ab\u00a0Rail Noir\u00a0\u00bb, 2006), finaliste du prix Polar de Cognac, <a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=2399\"><em>Les Morsures de l&rsquo;ombre<\/em> <\/a>(Fleuve Noir, 2007), prix Intramuros du festival Polar de Cognac 2008 et prix SNCF du polar 2009, <a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=2797\"><em>Chiens de sang<\/em><\/a> (Fleuve Noir, 2008), et <a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=2863\"><em>Juste une ombre<\/em><\/a> (Fleuve Noir, 2012), pour lequel Karine Gi\u00e9bel est couronn\u00e9e par le prix Polar francophone 2012 et re\u00e7oit pour la deuxi\u00e8me fois le prix Marseillais du Polar. Son roman <a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=2984\"><em>Purgatoire des innocents<\/em><\/a> (Fleuve Noir 2013) confirme son talent et la consacre d\u00e9finitivement \u00ab\u00a0reine du polar \u00ab\u00a0. Apr\u00e8s <a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=3445\"><em>Satan \u00e9tait un ange<\/em> <\/a>(Fleuve Noir 2014), <a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=3538\"><em>De force<\/em><\/a><span style=\"display: inline !important; float: none; background-color: #ffffff; color: #333333; cursor: text; font-family: Georgia,'Times New Roman','Bitstream Charter',Times,serif; font-size: 16px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: 400; letter-spacing: normal; orphans: 2; text-align: left; text-decoration: none; text-indent: 0px; text-transform: none; -webkit-text-stroke-width: 0px; white-space: normal; word-spacing: 0px;\"> est son premier roman \u00e0 para\u00eetre chez Belfond.\u00a0; <\/span><em>D\u2019ombre et de silence<\/em><span style=\"display: inline !important; float: none; background-color: #ffffff; color: #333333; cursor: text; font-family: Georgia,'Times New Roman','Bitstream Charter',Times,serif; font-size: 16px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: 400; letter-spacing: normal; orphans: 2; text-align: left; text-decoration: none; text-indent: 0px; text-transform: none; -webkit-text-stroke-width: 0px; white-space: normal; word-spacing: 0px;\"> (contient 8 nouvelles) parait en 2017, <\/span><a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=7418\"><em>Toutes blessent la derni\u00e8re tue<\/em><\/a><span style=\"display: inline !important; float: none; background-color: #ffffff; color: #333333; cursor: text; font-family: Georgia,'Times New Roman','Bitstream Charter',Times,serif; font-size: 16px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: 400; letter-spacing: normal; orphans: 2; text-align: left; text-decoration: none; text-indent: 0px; text-transform: none; -webkit-text-stroke-width: 0px; white-space: normal; word-spacing: 0px;\"> en 2018<\/span><\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>\u00a0: Marianne, vingt ans. Les barreaux comme seul horizon. Perp\u00e9tuit\u00e9 pour cette meurtri\u00e8re.<\/p>\n<p>Indomptable, incontr\u00f4lable, Marianne se dresse contre la haine, la brutalit\u00e9 et les humiliations quotidiennes.<\/p>\n<p>Aucun espoir de fuir cet enfer, ou seulement en r\u00eave, gr\u00e2ce \u00e0 la drogue, aux livres, au roulis des trains qui emporte l&rsquo;esprit au-del\u00e0 des grilles. Gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;amiti\u00e9 et \u00e0 la passion qui portent la lumi\u00e8re au c\u0153ur des t\u00e9n\u00e8bres.<\/p>\n<p>Pourtant, un jour, une porte s&rsquo;ouvre. Une chance de libert\u00e9.<\/p>\n<p>Mais le prix \u00e0 payer est terrifiant pour Marianne qui n&rsquo;aspire qu&rsquo;\u00e0 la r\u00e9demption&#8230;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0: Pas loin de 1000 pages en Pocket 989 pour \u00eatre exacte) .. en deux jours.. Il \u00e9tait dans la pile depuis longtemps&#8230; le premier Giebel achet\u00e9 en fait.. il attendait son heure.. Et c&rsquo;est l&rsquo;heure de Giebel chez moi.. 4 livres en quelques mois.. J\u2019ai \u00e9t\u00e9 hypnotis\u00e9e par ce livre.. Pendant que je lisais ce livre, j\u2019ai entendu une petite voix qui me chantait.. \u00ab\u00a0 Que Marianne \u00e9tait jolie\u00a0\u00bb\u2026 Tristesse du calendrier, Michel Delpech vient de s\u2019\u00e9teindre \u2026<\/p>\n<p>Livre hallucinant\u2026 L\u2019univers carc\u00e9ral (fran\u00e7ais) des deux c\u00f4t\u00e9s des grilles\u2026 La haine, la rage, la noirceur, l\u2019innommable\u2026 mais aussi la force de caract\u00e8re, la lumi\u00e8re, l\u2019entraide.. Le noir et le gris\u2026<\/p>\n<p>Et les trafics, le chantage, les magouilles\u2026<\/p>\n<p>Une fois encore le train est un personnage dans ce livre de Karine Giebel\u2026 il est l\u2019espoir, l\u2019\u00e9vasion\u2026<\/p>\n<p>Il faut avoir le c\u0153ur bien accroch\u00e9. Mais c\u2019est un livre magnifique. Je d\u00e9couvre l\u2019univers de Karine Giebel et il ne ressemble \u00e0 aucun autre. Beaucoup de psychologie, des personnages hors du commun, fracass\u00e9s, hors du commun, mais debout. Accrochez-vous aux barreaux, au coin de ciel, \u00e0 l\u2019avenir\u2026 Vous allez en prendre pour perp\u00e8te\u2026 ou pas\u2026 mais vous n\u2019allez pas le regretter. L\u2019humanit\u00e9 est au bout de l\u2019horreur\u2026 Juste un petit b\u00e9mol cot\u00e9 \u00e9criture.. on pourrait faire mieux\u2026 Mais le fond qu&rsquo;elle d\u00e9nonce est effarant et c&rsquo;est une bonne id\u00e9e de le mettre en lumi\u00e8re au travers d&rsquo;un roman.<\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>Une voix r\u00eache, \u00e0 vous balafrer les tympans. Un ton toujours autoritaire mais jamais d\u00e9plac\u00e9.<\/p>\n<p>Faut bien occuper le temps qui semble s\u2019\u00eatre coinc\u00e9, qui prend un malin plaisir \u00e0 s\u2019\u00e9terniser. Qui s\u2019\u00e9gr\u00e8ne le long des murs sombres et moisis. S\u2019accroche \u00e0 tous les barreaux, emprunte les chemins les plus tortueux pour passer. Le sablier doit \u00eatre obstru\u00e9, pas possible que ce soit si long.<\/p>\n<p>Elle avait le don de dissocier son esprit de son corps, de le laisser partir tr\u00e8s loin. Parfois trop loin. Les voyages n\u2019\u00e9taient pas toujours agr\u00e9ables. Mais au moins, elle voyageait. Dans l\u2019espace ou le temps. Dans l\u2019imaginaire tendre ou la dure r\u00e9alit\u00e9. Dans les r\u00eaves d\u2019un avenir qu\u2019elle n\u2019avait plus, dans les affres d\u2019un pass\u00e9 qu\u2019elle avait perdu.<\/p>\n<p>Elle adorait entendre l\u2019averse pendant ses insomnies. Comme une pr\u00e9sence rassurante.<\/p>\n<p>Un d\u00e9tenu d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9, c\u2019est une arme charg\u00e9e constamment braqu\u00e9e sur nous. Elle, c\u2019est m\u00eame une arme de guerre\u00a0! On nous l\u2019a refourgu\u00e9e parce qu\u2019on ne savait plus quoi en faire\u00a0!<\/p>\n<p>Sa t\u00eate ressemblait \u00e0 un carambolage monstre d\u2019images, d\u2019\u00e9mois, de troubles. Enchev\u00eatrement de col\u00e8re, de douleurs et de jouissance.<\/p>\n<p>Elle leva les yeux sur lui. Prunelles v\u00e9n\u00e9neuses d\u2019une plante carnivore.<\/p>\n<p>Les nerfs de Marianne vibraient telles les cordes d\u2019une\u00a0Fender\u00a0sous les doigts d\u2019un guitariste bourr\u00e9 de coke.<\/p>\n<p>Arriver \u00e0 donner \u00e9tait une puissance bien sup\u00e9rieure \u00e0 la rage, la haine ou le pouvoir. Elle venait simplement de comprendre que la force ne se r\u00e9sumait pas \u00e0 donner des coups ou \u00e0 les encaisser en serrant les dents.<\/p>\n<p>Trop intime, trop personnel. Trop enfoui au fond d\u2019elle, comme un secret indicible. Livrer ses \u00e9motions,\u00a0d\u00e9shabiller son \u00e2me..<\/p>\n<p>Tant de choses qu\u2019il aurait voulu lui d\u00e9clarer. Tant de choses qu\u2019elle aurait aim\u00e9 lui avouer. Mais les mots \u00e9taient superflus. Langage universel de deux regards qui se croisent ou de deux corps qui se touchent.<\/p>\n<p>Il vit deux soleils noirs s\u2019immerger doucement dans l\u2019eau sal\u00e9e.<\/p>\n<p>\u2014\u00a0Tu crois me conna\u00eetre parce que tu as \u00e9pluch\u00e9 mon dossier\u00a0? Tu crois que je me r\u00e9sume \u00e0 quelques pages\u00a0?<\/p>\n<p>Un autre manque. Une nouvelle peur. Oui, maintenant qu\u2019ils \u00e9taient s\u00e9par\u00e9s, elle \u00e9tait inqui\u00e8te. Pour lui. Sentiment in\u00e9dit.\u00a0Souffrir pour quelqu\u2019un Aimer, simplement.<\/p>\n<p>Sa vie venait de partir en fum\u00e9e. Son avenir \u00e9tait du pass\u00e9. Parce qu\u2019elle s\u2019\u00e9tait envol\u00e9e. Il lui restait juste l\u2019amour. Et l\u2019espoir un peu fou qu\u2019elle r\u00e9ussirait. Car plus rien d\u2019autre ne comptait.<\/p>\n<p>Chaque amour est diff\u00e9rent. Tu n\u2019aimeras plus jamais personne comme \u00e7a. Mais autrement, diff\u00e9remment. L\u2019amour est fonction de soi et de la personne qu\u2019on aime&#8230; Il peut \u00eatre passionnel, \u00e9go\u00efste, fid\u00e8le, rassurant&#8230; Ou m\u00eame effrayant\u00a0! Tu aimeras \u00e0 nouveau, pas de la m\u00eame mani\u00e8re. Mais ce sera tout aussi fort.<\/p>\n<p>Je ne serai jamais libre nulle part. Il y aura toujours ces cha\u00eenes autour de moi, autour de mon cou&#8230; Celles qui m\u2019\u00e9tranglent&#8230; Perp\u00e9tuit\u00e9, c\u2019est pour toujours&#8230;<\/p>\n<p>La libert\u00e9, elle est \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de toi&#8230; L\u00e0, dans ta t\u00eate&#8230; Pas besoin d\u2019aller loin pour la trouver&#8230;<\/p>\n<p>Vivre sans lui, ce n\u2019est pas la libert\u00e9, c\u2019est l\u2019enfermement dans la douleur, une nouvelle perp\u00e9tuit\u00e9<em>&#8230;<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Grande collectionneuse de prix litt\u00e9raires et ma\u00eetre \u00e8s-thriller psychologique, Karine Gi\u00e9bel est n\u00e9e en 1971. Son premier roman, Terminus Elicius (collection \u00ab\u00a0Rail Noir\u00a0\u00bb, 2004) re\u00e7oit le prix marseillais du Polar en 2005. 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