{"id":24325,"date":"2026-05-10T11:44:48","date_gmt":"2026-05-10T09:44:48","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=24325"},"modified":"2026-05-10T11:45:37","modified_gmt":"2026-05-10T09:45:37","slug":"vesper-inga-un-long-si-long-apres-midi-2022-384-pages","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=24325","title":{"rendered":"Vesper, Inga \u00abUn long, si long apr\u00e8s-midi\u00bb (2022) 384 pages"},"content":{"rendered":"<p><b>Autrice<\/b>: Britannique, n\u00e9e en Allemagne. Elle vit \u00e0 Glasgow.<br \/>\nInga Vesper est journaliste et \u00e9crivaine, auteure de roman policier.<br \/>\nElle a d\u00e9m\u00e9nag\u00e9 d&rsquo;Allemagne au Royaume-Uni pour travailler comme aide-soignante, avant que l&rsquo;envie d&rsquo;\u00e9crire et d&rsquo;explorer ne l&rsquo;am\u00e8ne au journalisme scientifique. Elle est titulaire d&rsquo;une ma\u00eetrise en gestion du changement climatique du Birkbeck College \u00e0 Londres.<br \/>\nInga a travaill\u00e9 et v\u00e9cu en Syrie et en Tanzanie, mais est toujours revenue \u00e0 Londres, car il n&rsquo;y a pas de meilleur endroit pour trouver une bonne histoire que le pont sup\u00e9rieur d&rsquo;un bus. (Source babelio)<\/p>\n<p><b>Romans : <\/b>\u00ab<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" title=\"Vesper, Inga \u00abUn long, si long apr\u00e8s-midi\u00bb (2022) 384 pages\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=24325\">Un long, si long apr\u00e8s-midi<\/a><\/span>\u00bb (2022) &#8211; \u00ab\u00a0Un destin sauvage, si sauvage\u00a0\u00bb (2023) &#8211; \u00ab\u00a0Les Berlinoises\u00a0\u00bb (2025)<\/p>\n<p>Editions de La Martini\u00e8re &#8211; 04.03.2022 &#8211; 408 pages \/ Points poche &#8211; 02.06.2023 &#8211; 384 pages ( he Long, Long Afternoon &#8211; 2021 &#8211; traduit par Thomas Leclere)<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p><b>R\u00e9sum\u00e9<\/b>:<\/p>\n<p>Le grand roman de l\u2019\u00e9t\u00e9 2022 ! Dans un quartier riche et ensoleill\u00e9 de Los Angeles, tout semble parfait. Mais la perfection n\u2019existe pas, et l\u00e0 o\u00f9 il y a soleil, il y a ombre. Secrets et trag\u00e9dies se cachent \u00e0 chaque coin de rue. Dans une veine qui rappelle La Couleur des sentiments ou Desperate Housewives, Un long, si long apr\u00e8s-midi est un premier roman \u00e9poustouflant au c\u0153ur d\u2019une Am\u00e9rique asphyxi\u00e9e par son sexisme et son racisme ordinaires.<br \/>\nDans sa cuisine baign\u00e9e de soleil californien, Joyce r\u00eave \u00e0 sa fen\u00eatre. Elle est blanche, elle est riche. Son horizon de femme au foyer, pourtant, s&rsquo;arr\u00eate aux haies bien taill\u00e9es de son jardin. Ruby, elle, travaille comme femme de m\u00e9nage chez Joyce et r\u00eave de changer de vie.<br \/>\nMais en 1959, la soci\u00e9t\u00e9 am\u00e9ricaine n&rsquo;a rien \u00e0 offrir \u00e0 une jeune fille noire et pauvre. Quand Joyce dispara\u00eet, le vernis des faux-semblants du r\u00eave am\u00e9ricain se craquelle.<span class=\"Apple-converted-space\"><br \/>\n<\/span>La lutte pour l&rsquo;\u00e9galit\u00e9 des femmes et des Afro-Am\u00e9ricains n&rsquo;en est qu&rsquo;\u00e0 ses d\u00e9buts, mais ces deux h\u00e9ro\u00efnes bouleversantes font d\u00e9j\u00e0 entendre leur cri. Celui d&rsquo;un espoir br\u00fblant de libert\u00e9.<\/p>\n<p><b>Mon avis<\/b>: &#x1f5a4; &#x1f5a4; &#x1f5a4; &#x1f5a4;<\/p>\n<p>Un long, si long d\u00e9marrage\u2026 si je n\u2019avais pas lu de bonnes critiques, je ne suis pas s\u00fbre que je n\u2019aurais pas abandonn\u00e9. Mais je ne regrette pas d\u2019avoir continu\u00e9 car j\u2019ai beaucoup appr\u00e9ci\u00e9 le fond du roman. Plus le fond que la forme, l\u2019\u00e9criture \u00e9tant un peu trop narrative,<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>je n\u2019ai pas ressenti d\u2019\u00e9motions alors que le sujet s\u2019y pr\u00eatait bien.<br \/>\nC\u2019est l\u2019histoire de la disparition d\u2019une femme blanche, une femme au foyer, en plein milieu de la journ\u00e9e. C\u2019est l\u2019histoire des femmes de Sunnylakes, qui enfouissent leurs secrets, jouent leur r\u00f4le en faisant semblant, cach\u00e9es derri\u00e8re un masque de s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 et de bonheur lisse et parfait. C\u2019est aussi l\u2019histoire de la communaut\u00e9 noire pi\u00e9tin\u00e9e et humili\u00e9e.<br \/>\nC\u2019est la description de l\u2019envers du d\u00e9cor de la vie qui semble si agr\u00e9able des femmes au foyer dans les banlieues chics, de ces femmes qui \u00e9touffent et se d\u00e9sagr\u00e8gent mentalement. Une fa\u00e7ade bien jolie qui cache des failles, des f\u00ealures, un pass\u00e9 qui doit rester bien secret, et occulte un gouffre de d\u00e9sespoir et de malheur.<br \/>\nC\u2019est principalement le c\u00f4t\u00e9 social, le racisme, le comportement inadmissible des blancs qui est au centre du roman et mis \u00e0 part le policier (enfin un policier, Mick) tous les blancs sont \u00e0 jeter dans le m\u00eame panier! Le roman parle de la lutte des femmes pour la libert\u00e9 dans un pays o\u00f9 bien que la s\u00e9gr\u00e9gation ait \u00e9t\u00e9 officiellement abolie, elle est bien pr\u00e9sente. Mais pas que de la lutte des femmes noires\u2026<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Le roman parle du lien improbable entre une dame blanche et une petite bonne noire, que tout \u00e9loigne et qui pourtant ont beaucoup de points communs\u2026 Impensable pour la soci\u00e9t\u00e9! Le roman parle de solitude, de rejet, de mal-\u00eatre existentiel, de r\u00eaves d\u2019avenir diff\u00e9rent. De fait, de femmes qui ne sont pas au bon endroit, qui ne se sentent pas appartenir \u00e0 leur univers.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>J \u2019ai beaucoup aim\u00e9 le personnage de Ruby Wright, la femme de m\u00e9nage noire de 22 ans qui travaille pour pouvoir se payer des \u00e9tudes pour pouvoir enseigner. De fait c\u2019est le seul personnage qui m\u2019a fait vibrer.<br \/>\nEt puis il y a l\u2019enqu\u00eate men\u00e9e par la Police, une enqu\u00eate \u00e0 charge, qui sans enqu\u00eater a trouv\u00e9 la couleur du coupable id\u00e9al et s\u2019en tiendrait bien l\u00e0\u2026 Sauf qu\u2019il y a Mick, l\u2019 inspecteur Blanke, \u00e0 peine arriv\u00e9 de New York qui va refuser de voir en Ruby la coupable et qui va mener l\u2019enqu\u00eate envers et contre tous.. avec une aide infiltr\u00e9e bien particuli\u00e8re\u2026<br \/>\nDans une ambiance de tension entre les communaut\u00e9s noires et blanches, dans un monde de sup\u00e9riorit\u00e9 raciste et sexiste\u2026 la vie est bien difficile pour qui r\u00eave de libert\u00e9\u2026<\/p>\n<p><b>Extraits<\/b>:<\/p>\n<p>Il y a de l\u2019espoir dans les heures du matin, exactement comme il y a du d\u00e9sespoir dans l\u2019apr\u00e8s-midi qui s\u2019\u00e9tire comme du chewing-gum et pourtant ne m\u00e8ne \u00e0 rien, une fois occup\u00e9 par les lessives, le m\u00e9nage, le d\u00eener et les enfants qui courent partout et risquent toujours de tomber dans la piscine.<\/p>\n<p>\u00c7a m\u2019aiderait \u00e0 faire passer les heures collantes de l\u2019apr\u00e8s-midi, avec leurs minutes qui rampent comme des limaces.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>\u2013\u00a0La d\u00e9tresse des Noirs engendre la prosp\u00e9rit\u00e9 des Blancs,<\/p>\n<p>On s\u2019est install\u00e9s ici pour \u00e9chapper aux lynchages, mais notre sort ne s\u2019est pas am\u00e9lior\u00e9. Maintenant, c\u2019est la fin de la s\u00e9gr\u00e9gation et \u00e7a n\u2019est pas mieux. Les Noirs et les Blancs vivent toujours s\u00e9par\u00e9s. Nos maisons sont s\u00e9par\u00e9es, nos emplois sont s\u00e9par\u00e9s, nos vies sont s\u00e9par\u00e9es. Et ce sera toujours comme \u00e7a.<\/p>\n<p>\u2013\u00a0Saviez-vous que toutes les femmes qui sont ici prennent des drogues\u00a0?<br \/>\n[\u2026]<br \/>\n\u2013\u00a0Des drogues\u00a0?<br \/>\n\u2013\u00a0Des traitements m\u00e9dicaux. Vous trouvez \u00e7a bizarre,\u00a0hein\u00a0? Ces femmes sont parfaitement prises en charge. Elles ont tout ce dont elles ont besoin\u00a0: les plus belles robes, une gamme sans fin de produits di\u00e9t\u00e9tiques et les mixeurs les plus chers qu\u2019on puisse s\u2019offrir. Et pourtant, elles souffrent de terribles maladies. Anxi\u00e9t\u00e9, d\u00e9pression, crises de panique, hyst\u00e9rie\u2026<\/p>\n<p>La plupart des femmes, ici, se marient en sortant de l\u2019universit\u00e9. Elles deviennent femmes au foyer, elles \u00e9l\u00e8vent leurs enfants et vont \u00e0 l\u2019\u00e9glise. Et voil\u00e0. Personne ne s\u2019int\u00e9resse \u00e0 leurs d\u00e9sirs ou \u00e0 leurs r\u00eaves. Tout le monde se fiche de leurs talents ou de leurs opinions.<\/p>\n<p>C\u2019est comme si cette maison id\u00e9ale essayait de vous convaincre de sa perfection en exhibant des objets qui lui \u00e9taient \u00e9trangers. Une imitation du bonheur.<br \/>\nSeulement, une imitation n\u2019est pas la r\u00e9alit\u00e9.<\/p>\n<p>Les ann\u00e9es se confondaient comme des plats all\u00e9g\u00e9s\u00a0; elles n\u2019avaient aucun go\u00fbt.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Il conna\u00eet l\u2019art \u00e0 peu pr\u00e8s aussi bien que son chien la philosophie danoise, mais il sait reconna\u00eetre le talent quand il le rencontre.<\/p>\n<p>Si je passe mon temps \u00e0 l\u2019ancrer, quand est-ce que je vais pouvoir voler, moi\u00a0?<\/p>\n<p>Les gens de Sunnylakes, ils vivent au pays des r\u00eaves. Et ils veillent \u00e0 ce que personne ne vienne percer leur bulle. Ils\u2026 jouent \u00e0 faire semblant.<\/p>\n<p>\u2013\u00a0Vous savez, reprend-elle, ma m\u00e8re disait toujours qu\u2019il existe deux types d\u2019hommes. Certains s\u2019int\u00e9ressent \u00e0 vous et d\u2019autres ne s\u2019int\u00e9ressent qu\u2019\u00e0 eux-m\u00eames. Quand ceux-l\u00e0 s\u2019occupent de vous, c\u2019est seulement pour vous remettre \u00e0 votre place. Pour vous rabaisser.<\/p>\n<p>La matin\u00e9e du dimanche s\u2019\u00e9tend comme du chewing-gum, sans fin, rose et d\u00e9licieusement sucr\u00e9e.<\/p>\n<p>Tu crois que c\u2019est si facile\u00a0? Tu crois que toutes les femmes devraient d\u00e9sirer \u00eatre libres\u00a0? Mais \u00eatre libre, c\u2019est sacr\u00e9ment difficile, [\u2026]. C\u2019est\u2026 c\u2019est tellement difficile, putain.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Autrice: Britannique, n\u00e9e en Allemagne. Elle vit \u00e0 Glasgow. Inga Vesper est journaliste et \u00e9crivaine, auteure de roman policier. Elle a d\u00e9m\u00e9nag\u00e9 d&rsquo;Allemagne au Royaume-Uni pour travailler comme aide-soignante, avant que l&rsquo;envie d&rsquo;\u00e9crire et d&rsquo;explorer ne l&rsquo;am\u00e8ne au journalisme scientifique. Elle est titulaire d&rsquo;une ma\u00eetrise en gestion du changement climatique du Birkbeck College \u00e0 Londres. &hellip; <\/p>\n<p class=\"read-more\"><a class=\"readmore-btn\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=24325\">+<span class=\"screen-reader-text\">  Read More<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":24326,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_crdt_document":"","_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[501,1497,91,202,193,18,78],"tags":[1070,1596,2350,417,2198,186,607,199,226,2838,435,2839,1485,195,754,434,793,111,370],"class_list":["post-24325","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-1er-roman","category-1497","category-polar-psychologique","category-etats-unis","category-etude-de-societe","category-anglaise","category-xxeme","tag-annees-50","tag-californie","tag-conditions-de-la-femme","tag-disparition","tag-enfance-volee","tag-enquete","tag-etude-de-societe","tag-famille","tag-feminisme","tag-femme-au-foyer","tag-liberte","tag-lutte-des-femmes","tag-meurtre","tag-racisme","tag-roman-social","tag-segregation","tag-sexisme","tag-solitude","tag-suspense"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/24325","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=24325"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/24325\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":24328,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/24325\/revisions\/24328"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/24326"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=24325"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=24325"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=24325"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}