{"id":24447,"date":"2026-06-03T10:24:54","date_gmt":"2026-06-03T08:24:54","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=24447"},"modified":"2026-06-03T10:29:10","modified_gmt":"2026-06-03T08:29:10","slug":"caminito-giulia-leau-du-lac-nest-jamais-douce-2022-327-pages","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=24447","title":{"rendered":"Caminito, Giulia \u00ab\u00a0 L\u2019eau du lac n\u2019est jamais douce\u00a0\u00bb (2022) 327 pages"},"content":{"rendered":"<p><b>Autrice<\/b>:<br \/>\nGiulia Cominito est une \u00e9crivaine italienne n\u00e9e \u00e0 Rome en 1988. Elle est dipl\u00f4m\u00e9e en philosophie politique. Elle fait ses d\u00e9buts dans l&rsquo;\u00e9criture en 2016 avec le roman La Grande A qui a \u00e9t\u00e9 r\u00e9compens\u00e9 de nombreux prix, notamment le prix Giuseppe Berto, le prix Bagutta (section Opera Prima) et le prix Brancati (section Jeunesse)<\/p>\n<p><b>Romans<\/b>:\u00ab\u00a0La Grande A\u00a0\u00bb 2024<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>(<i>La grande A 2016 <\/i>) &#8211; \u00ab\u00a0Un jour viendra\u00a0\u00bb 2021 (<i>Un giorno verr\u00e0 2019<\/i>)<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>&#8211; <a title=\"Caminito, Giulia \u00ab\u00a0 L\u2019eau du lac n\u2019est jamais douce\u00a0\u00bb (2022) 327 pages\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=24447\">L&rsquo;eau du lac n&rsquo;est jamais douce<\/a> 2022<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>(<i>L&rsquo;acqua del lago non \u00e8 mai dolce 2021<\/i>) &#8211; (\u00a0<i>Il male che non c\u2019\u00e8\u00a0\u00bb<\/i> 2024)<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Gallmeister &#8211; 07.04. 2022 &#8211;<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>352 pages &#8211; <span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>\/Gallmeister Totem &#8211; 04.05. 2023 &#8211; 327 pages (<i>L&rsquo;acqua del lago non \u00e8 mai dolce<\/i>, 2021 Traduit par Laura Brignon) &#8211; finaliste du Prix Strega 2021, laur\u00e9at du prix Strega Off, Prix Campiello.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p><b>R\u00e9sum\u00e9<\/b>:<br \/>\nEntre rage et espoir, la seule bataille qui compte \u00e0 l&rsquo;adolescence : celle pour devenir soi-m\u00eame. C&rsquo;est au bord de ce faussement paisible lac de Bracciano, ancien crat\u00e8re aujourd&rsquo;hui rempli d&rsquo;eau dans la banlieue de Rome, que la jeune Ga\u00efa vient s&rsquo;installer avec sa famille. Sa m\u00e8re Antonia, femme fi\u00e8re jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;ent\u00eatement s&rsquo;occupe seule d&rsquo;un mari handicap\u00e9 et de quatre enfants. Pauvre et honn\u00eate, Antonia a l&rsquo;esprit combatif et elle inculque \u00e0 sa fille Ga\u00efa le seul principe qui vaille : ne compter que sur elle-m\u00eame.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Et Ga\u00efa apprend : \u00e0 ne pas se plaindre, \u00e0 lire des livres, \u00e0 se d\u00e9fendre, toujours hors de propos, hors de la mode, hors du temps. Mais sa violence, impr\u00e9visible et tapie telle un serpent, ne cesse de grandir.<\/p>\n<p><b>Mon avis<\/b>: &#x2764;&#xfe0f;&#x2764;&#xfe0f;&#x2764;&#xfe0f;&#x2764;&#xfe0f;<br \/>\nAlba Donati dans son livre \u00ab\u00a0La librairie sur la Colline\u00a0\u00bb a mentionn\u00e9 ce roman (parmi tellement d\u2019autres).<br \/>\nUn livre intense sur la fracture sociale, sur la d\u00e9cence, sur la force de caract\u00e8re, sur l\u2019injustice et la r\u00e9volte. C\u2019est la col\u00e8re, la r\u00e9volte face aux in\u00e9galit\u00e9s sociales, \u00e0 l\u2019impossibilit\u00e9 de se loger d\u00e9cemment,<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>au regard des autres, au m\u00e9pris face \u00e0 la mis\u00e8re. C\u2019est de magnifiques portraits de femmes, de relations familiales et un roman soci\u00e9tal dur et \u00e9prouvant.<br \/>\nQuant \u00e0 savoir laquelle de la m\u00e8re ou de la fille est la plus \u00ab\u00a0blind\u00e9e\u00a0\u00bb\u2026 Gaia qui n\u2019a jamais connu que la determination de sa m\u00e8re \u00e0 sortir sa famille de la mouise ? Antonia qui se bat comme une lionne pour que ses enfants s\u2019en sortent ? Car non seulement le contexte social est dur mais la situation familiale ne vaut pas mieux\u2026 4 enfants, un mari clou\u00e9 dans une chaise roulante suite \u00e0 un accident..<\/p>\n<p>Un livre racont\u00e9 par une jeune fille Gaia qui nous parle de sa m\u00e8re, Antonia,<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>une femme qui tient sa famille \u00e0 bout de bras, face \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 et la pauvret\u00e9. Une femme \u00ab\u00a0debout\u00a0\u00bb contre vents et mar\u00e9es, ou plut\u00f4t contre injustice et pauvret\u00e9. Une femme dure, rude, mais tellement froide\u2026 Un seul passe-temps : la lecture car ils n\u2019ont pas les moyens de s\u2019offrir une t\u00e9l\u00e9.<br \/>\nC\u2019est le passage de l\u2019enfance \u00e0 l\u2019adolescence d\u2019une battante que sa m\u00e8re a habitu\u00e9e \u00e0 ne pas plier, \u00e0 \u00eatre ferme et honn\u00eate malgr\u00e9 les revers et les coups bas. Gaia est un bloc de col\u00e8re et le fait d\u2019\u00eatre souvent rejet\u00e9e va accentuer son cot\u00e9 asocial et en m\u00eame temps la pousser vers l\u2019avant. On la rejette ? Elle se bat, et m\u00eame elle attaque. Elle a du courage \u00e0 revendre, elle agit comme le dit le roman \u00ab\u00a0sur des impulsions, par convulsions, par revanche et par honte.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Un roman d\u2019apprentissage de la vie dans des conditions difficiles, un livre sur la jeunesse qui n\u2019a pas d\u2019avenir dans l\u2019Italie du d\u00e9but des ann\u00e9es 2000.<br \/>\nEn parlant de la place de la jeunesse et de la division de la soci\u00e9t\u00e9 italienne, il m\u2019a fait penser au roman de Silvia Avallone \u00ab\u00a0D\u2019acier\u00a0\u00bb : ce sont les femmes qui tiennent la famille, les jeunes qui souffrent, un roman social, fort et bouleversant. On y retrouve proximit\u00e9 et rivalit\u00e9, diff\u00e9rences sociales, quartier difficile\u2026<br \/>\nLe probl\u00e8me principal de Gaia c\u2019est que tant sa m\u00e8re que ses amies ne la comprennent pas ; car Gaia a eu des amies :<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>Carlotta, Agata, Elena et surtout Iris. Mais au final ses proches ne la connaissent pas. Il ne sert \u00e0 rien d\u2019essayer de la transformer, de vouloir la faire entrer dans un moule, de vouloir la civiliser, en quelque sorte..<\/p>\n<p>Un livre dur dont on ne peut sortir qu\u2019avec des bleus au coeur en se retrouvant les t\u00e9moins d\u2019une situation sociale intol\u00e9rable. Et d\u2019une lutte de tous les moments pour se procurer le droit d\u2019exister, de surnager, de sortir la t\u00eate de l\u2019eau.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Malheureusement il y a un mais\u2026 je n\u2019ai pas aim\u00e9 les personnages, pas ressenti d\u2019\u00e9motions ni d\u2019empathie, trop de duret\u00e9 a cr\u00e9e un malaise \u2026 je l\u2019ai plus v\u00e9cu comme un documentaire, dur tr\u00e8s dur.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p><b>Extraits<\/b>:<\/p>\n<p>Aux papiers du mariage et de l\u2019adoption s\u2019ajoutent ceux de l\u2019invalidit\u00e9, aux demandes d\u2019allocations ch\u00f4mage celles d\u2019allocations famille nombreuse et de places en cr\u00e8che pour mes fr\u00e8res, nous vivons en demandant \u00e0 la ville, au maire, \u00e0 l\u2019Italie d\u2019\u00eatre aid\u00e9s prot\u00e9g\u00e9s pr\u00e9serv\u00e9s pas oubli\u00e9s, notre vie est une pri\u00e8re perp\u00e9tuelle.<\/p>\n<p>[\u2026]<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>on existe quand les autres ont bien compris qui on est, quand tu as expliqu\u00e9 de quelle famille tu viens, quels sont tes terres, tes maisons, tes villas, tes appartements, dans quel quartier tu habites [\u2026]<\/p>\n<p>POUR GRANDIR, il faut travailler dur, l\u2019enfance est de courte dur\u00e9e, on ne sera pas d\u00e9fendu, soign\u00e9, abreuv\u00e9, lav\u00e9, sauv\u00e9 pour l\u2019\u00e9ternit\u00e9, pour chacun vient le moment de prendre son existence en main, et le mien est arriv\u00e9.<\/p>\n<p>je n\u2019ai pas conscience de ce qui se passe dans le monde, je vis dans les limbes entre mes \u00e9checs et mes revanches impr\u00e9visibles.<\/p>\n<p>Alors t\u2019es comme \u00e7a, quand c\u2019est difficile tu baisses les bras. Tu fais comme tout le monde, tu fais des choses qui servent \u00e0 rien.<br \/>\nMaman, c\u2019est un livre pour passer le temps, dis-je en montrant l\u2019ouvrage qu\u2019elle tient encore dans sa main.<br \/>\nOn laisse pas ses livres \u00e0 c\u00f4t\u00e9 des chiottes, c\u2019est pas les magazines de chez le coiffeur. Le temps passe, ma petite, le temps a d\u00e9j\u00e0 pass\u00e9 et t\u2019as rien lu. Tu veux \u00e9tudier le latin, tu veux \u00e9tudier le grec ? Cette maison est un d\u00e9sastre ?<\/p>\n<p>Les \u00e9tudes, c\u2019est un privil\u00e8ge. On te laissera pas rester vautr\u00e9e \u00e0 rien faire, ou on \u00e9tudie ou on n\u2019est personne. T\u2019as compris ? Tu veux \u00eatre personne ?<\/p>\n<p>On ne te laissera pas vautr\u00e9e, \u00e0 rien faire, ou on \u00e9tudie ou on n&rsquo;est personne. T&rsquo;as compris ? Tu veux \u00eatre personne ?<\/p>\n<p>Moi \u00e7a compte pas, je travaille tout le temps, tu sais ce que \u00e7a veut dire, travailler ? J\u2019ai pas l\u2019impression, tu te plains, la voil\u00e0 ton activit\u00e9. T\u2019es qu\u2019une \u00e9pine dans le pied.<\/p>\n<p>Moi sans v\u00e9lo, eux au volant, nous nous regarderons bient\u00f4t depuis des univers parall\u00e8les, s\u00e9par\u00e9s par la Voie lact\u00e9e.<\/p>\n<p>Mon nouvel \u00e9tablissement me rejette imm\u00e9diatement, comme une sauce qui a tourn\u00e9, un surgel\u00e9 qui a fondu, et c\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment pourquoi je reste et m\u2019accroche, avec mon sac \u00e0 dos informe et mon cahier \u00e0 la place d\u2019un agenda, j\u2019\u00e9rige une barricade et je combats, quand je vois des champs de bataille je pars \u00e0 l\u2019assaut.<\/p>\n<p>Moi je dois arr\u00eater d\u00e8s que possible d\u2019\u00eatre une fillette d\u00e9fectueuse pour me transformer en femme \u00e0 m\u00eame d\u2019\u00eatre aim\u00e9e. Ce changement me d\u00e9mange, je me jette la t\u00eate la premi\u00e8re dans la comp\u00e9tition morbide des corps et des regards.<\/p>\n<p>Mes pens\u00e9es font enfler une soif de guerre et de vengeance, le temps o\u00f9 j\u2019\u00e9tais sans d\u00e9fense est r\u00e9volu, depuis j\u2019ai compris beaucoup de choses: je sais tirer, je sais frapper, je sais maltraiter, je sais embrasser.<\/p>\n<p>Je d\u00e9teste les triangles, je suis pour les lignes droites, les lignes qui relient deux points sans aucune d\u00e9viation.<\/p>\n<p>On me dit formation professionnelle, m\u00e9decine, chirurgie, travail de bureau, je r\u00e9ponds Heidegger.<\/p>\n<p>[\u2026] entre la personne que j&rsquo;\u00e9tais et ce en quoi j&rsquo;ai \u00e9volu\u00e9, \u00e0 quelle esp\u00e8ce est-ce que j&rsquo;appartiens maintenant? Je suis peut-\u00eatre un lynx, peut-\u00eatre une anguille, peut-\u00eatre un dinosaure, je viens du pass\u00e9 et c&rsquo;est pour cela que je suis \u00e0 l&rsquo;\u00e9troit dans le pr\u00e9sent, il ne semble pas avoir de place pour moi.<\/p>\n<p>Moi j&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 un cygne, on m&rsquo;a implant\u00e9e ici, j&rsquo;ai voulu m&rsquo;adapter de force, et puis j&rsquo;ai agress\u00e9, je me suis d\u00e9battue et bagarr\u00e9e y compris avec ceux qui s&rsquo;approchaient avec leur quignon de pain dur, leur aum\u00f4ne d\u2019amour.<\/p>\n<p>Antonia est rest\u00e9e la m\u00eame m\u00e8re que dans mon enfance, celle qui tient seule les murs quand tout s\u2019\u00e9croule, qui nous sort sur son dos de la maison en flammes.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Autrice: Giulia Cominito est une \u00e9crivaine italienne n\u00e9e \u00e0 Rome en 1988. Elle est dipl\u00f4m\u00e9e en philosophie politique. Elle fait ses d\u00e9buts dans l&rsquo;\u00e9criture en 2016 avec le roman La Grande A qui a \u00e9t\u00e9 r\u00e9compens\u00e9 de nombreux prix, notamment le prix Giuseppe Berto, le prix Bagutta (section Opera Prima) et le prix Brancati (section &hellip; <\/p>\n<p class=\"read-more\"><a class=\"readmore-btn\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=24447\">+<span class=\"screen-reader-text\">  Read More<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":24448,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[1497,193,101,9,105,88,192],"tags":[522,1268,345,2861,199,846,372,1013,2860,1071,669,1851,314,927,2550,410,700,754,246,406,169],"class_list":["post-24447","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-1497","category-etude-de-societe","category-italie-2","category-italie","category-roman","category-rome","category-xxieme-siecle","tag-adolescence","tag-discrimination","tag-enfance","tag-etudes","tag-famille","tag-fratrie","tag-handicap","tag-injustice","tag-logement","tag-lutte-des-classes","tag-pauvrete","tag-portrait-de-femme","tag-rapports-familiaux","tag-rapports-sociaux","tag-relations-familiales","tag-relations-mere-fille","tag-roman-dapprentissage","tag-roman-social","tag-sociologie","tag-survie","tag-violence"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/24447","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=24447"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/24447\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":24451,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/24447\/revisions\/24451"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/24448"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=24447"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=24447"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=24447"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}