{"id":2617,"date":"2016-02-22T12:49:06","date_gmt":"2016-02-22T11:49:06","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=2617"},"modified":"2021-12-26T18:12:50","modified_gmt":"2021-12-26T16:12:50","slug":"neuhaus-nele-les-vivants-et-les-morts-2016","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=2617","title":{"rendered":"Neuhaus, Nele \u00ab Les Vivants et les Morts \u00bb (2016)"},"content":{"rendered":"<p><strong>Autrice :\u00a0<\/strong><br \/>\nNeuhaus, Cornelia \u00ab Nele \u00bb , n\u00e9e le 20 juin 1967 \u00e0 M\u00fcnster, en Westphalie, est une \u00e9crivaine allemande, auteure de roman policier et de litt\u00e9rature d\u2019enfance et de jeunesse.<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><strong>S\u00e9rie Oliver von Bodenstein et Pia Kirchhoff (<span style=\"color: #0000ff;\">\u00a0<\/span><a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=1587\"><span style=\"color: #0000ff;\">voir page sur la s\u00e9rie<\/span><\/a>)\u00a0<\/strong><\/p>\n<p>Eine unbeliebte Frau, 2009 (pas traduit) \u2013 Mordsfreunde, 2009 (pas traduit) \u2013 Fl\u00e9trissure (2011) \u00a0-Blanche-Neige doit mourir (2012) \u2013\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=2594\">Vent de sang<\/a>\u00a0<\/span>(2013) \u2013 <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=2599\">M\u00e9chant Loup<\/a> <\/span>(2014) \u00a0\u2013 <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=2617\">Les Vivants et les Morts<\/a> <\/span>(2016) \u2013 Promenons-nous dans ce bois (2018) \u2013 Les oubli\u00e9es du printemps (2020)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>6\u00e8me enqu\u00eate de Oliver von Bodenstein et Pia Kirchhoff<\/strong><\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>\u00a0: Au coeur de l\u2019hiver, une vieille dame est tu\u00e9e d\u2019une balle dans la t\u00eate tandis qu\u2019elle prom\u00e8ne son chien dans un parc de la banlieue de Francfort. Trois jours plus tard, une autre femme est abattue avec la m\u00eame arme \u00e0 travers la fen\u00eatre de sa cuisine, alors qu\u2019elle est en pleins pr\u00e9paratifs de No\u00ebl. L\u2019officier de police judiciaire Pia Kirchhoff comprend qu\u2019elle peut dire adieu \u00e0 son voyage de noces en \u00c9quateur : son coll\u00e8gue Oliver von Bodenstein va avoir besoin d\u2019elle. Les victimes n\u2019avaient apparemment aucun ennemi. Pourquoi, alors, fallait-il qu\u2019elles meurent ? Ont-elles \u00e9t\u00e9 choisies au hasard ? Lorsque d\u2019autres morts surviennent, la peur se r\u00e9pand dans la population face \u00e0 celui que la presse a d\u00e9j\u00e0 surnomm\u00e9 \u201cle sniper du Taunus\u201d. Pia et Oliver tentent d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9ment de d\u00e9terminer le mobile de celui qui s\u2019est autoproclam\u00e9 \u201cle Juge\u201d. En priant secr\u00e8tement qu\u2019il y en ait un, parce que rien n\u2019est plus impr\u00e9visible qu\u2019un homme qui tue sans discernement. Lorsque, aiguill\u00e9s par les \u00e9nigmatiques messages du meurtrier, les deux enqu\u00eateurs \u00e9largissent le champ de leurs investigations aux proches des victimes, ils mettent au jour une terrible trag\u00e9die humaine aux ramifications complexes. Dans ce nouveau roman, Nele Neuhaus plonge le lecteur dans les coulisses du don d\u2019organes. Mettant en sc\u00e8ne avec subtilit\u00e9 les d\u00e9fis auxquels doit faire face une m\u00e9decine humaine, trop humaine, elle signe son roman le plus sombre et le plus terrifiant.<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0: Je suis d\u00e9rang\u00e9e par ce livre. En effet l\u2019enqu\u00eate et l\u2019intrigue sont passionnantes, et c\u2019est je pense \u2013 apr\u00e8s \u00ab\u00a0Fl\u00e9trissures\u00a0\u00bb qui reste mon favori &#8211; le livre le plus angoissant et le suspense le plus abouti de cet auteur. C\u00f4t\u00e9 suspense, le livre est parfait. Une course contre la montre entre le tueur et la police, un esprit machiav\u00e9lique, des fausses pistes totalement et parfaitement cr\u00e9dibles, une multitude de meurtriers potentiels, des rapports p\u00e8re-fille explor\u00e9s par le menu, la confrontation entre le pouvoir et la justice, une analyse des valeurs humaines et des rapports humains pouss\u00e9e et anxiog\u00e8ne. Tout y est \u2026<\/p>\n<p>Reste que ce livre touche un sujet grave, le don d\u2019organes, et cette fa\u00e7on de traiter le sujet me semble de nature \u00e0 inciter les personnes \u00e0 refuser d\u2019\u00eatre donneurs. Et cela me g\u00eane profond\u00e9ment\u00a0! Alors si vous lisez ce livre, lisez aussi le magnifique roman de Maylis de K\u00e9rangal \u00ab\u00a0R\u00e9parer les vivants\u00a0\u00bb pour r\u00e9tablir l\u2019\u00e9quilibre.<\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>Assis \u00e0 son bureau entour\u00e9 d\u2019\u00e9tag\u00e8res de livres jusqu\u2019au plafond, il n\u2019\u00e9tait plus que l\u2019ombre grise de lui-m\u00eame<\/p>\n<p>Elle n\u2019arrivait presque plus \u00e0 comprendre pourquoi elle avait pass\u00e9 les vingt derni\u00e8res ann\u00e9es \u00e0 travailler comme une dingue, au lieu de consacrer davantage de temps \u00e0 sa famille et ses amis. Tout ce qui lui paraissait si important auparavant lui semblait d\u00e9sormais tellement banal.<\/p>\n<p>Sa seule confidente \u00e9tait sa m\u00e8re, et elle n\u2019\u00e9tait plus l\u00e0. La mort de maman avait ouvert la porte sur un vide en elle,\u00a0un espace rempli chez les autres de beaux souvenirs et de belles exp\u00e9riences, d\u2019amour, de bonheur, de partenaires et d\u2019amis, de gens pour lesquels ils comptaient.<\/p>\n<p>Seul le repli dans la routine l\u2019emp\u00eachait de s\u2019\u00e9crouler comme un ch\u00e2teau de cartes et de sombrer dans les flots noirs de l\u2019effroi.<\/p>\n<p>Toutes les blessures, m\u00eame les plus profondes, gu\u00e9rissent un jour ou l\u2019autre, du moment qu\u2019on le veut bien.<\/p>\n<p>Mon m\u00e9tier consiste \u00e0 sauver des vies mais, malheureusement, je me situe toujours \u00e0 la fronti\u00e8re t\u00e9nue entre la vie et la mort, l\u2019espoir et la d\u00e9ception.<\/p>\n<p>Les gens \u00e0 l\u2019ego surdimensionn\u00e9, tels qu\u2019Andreas Neff, devaient \u00eatre frein\u00e9s, faute de quoi ils semaient la zizanie dans tout le groupe.<\/p>\n<p>Elle s\u2019affaissa en silence, comme si son corps \u00e9tait du flan.<\/p>\n<p>Le cerveau humain \u00e9tait fait de telle sorte que, pour prot\u00e9ger l\u2019\u00e2me, il effa\u00e7ait les \u00e9v\u00e9nements traumatisants ou les r\u00e9duisait \u00e0 l\u2019\u00e9tat de fragments. C\u2019est pourquoi la plupart des gens ne se souvenaient pas d\u2019incidents qu\u2019ils avaient vus ou m\u00eame v\u00e9cus, ce genre d\u2019amn\u00e9sie \u00e9tant le plus souvent permanente.<\/p>\n<p>elle n\u2019arrivait pas \u00e0 imaginer Nicole Engel dormant ailleurs que sur une sorte de chaise \u00e9lectrique qui lui permettait de repartir \u00e0 la bataille, batteries recharg\u00e9es, d\u00e8s le lendemain matin.<\/p>\n<p>Quelle plaie d\u2019en \u00eatre r\u00e9duit \u00e0 r\u00e9agir au lieu d\u2019agir.<\/p>\n<p>Tu me manques, lui dit-il en la quittant. Sans toi, tout est deux fois moins bien.<\/p>\n<p>Tout en longeant les all\u00e9es de tombes dans la brume, sous des arbres nus dont l\u2019humidit\u00e9 d\u00e9goulinait des branches, il songea \u00e0 quel point l\u2019\u00e2me humaine \u00e9tait \u00e9trange et impr\u00e9visible.<\/p>\n<p>Depuis sa mort, je ne suis plus que la moiti\u00e9 de moi-m\u00eame<\/p>\n<p>Le patient, jusque-l\u00e0 pris en charge aux soins intensifs, se transforme d\u2019un instant \u00e0 l\u2019autre en d\u00e9p\u00f4t de pi\u00e8ces de rechange. C\u0153ur, poumons, foie, reins, pancr\u00e9as, une partie de l\u2019estomac, des os, des tissus, les yeux \u2013 on a besoin de tout. Et il faut que \u00e7a aille vite.<\/p>\n<p>Elle se regarda un court instant dans le r\u00e9troviseur, vit le chaos qui faisait rage en elle, deuil, chagrin, col\u00e8re et douleur, tous ces sentiments qu\u2019elle prenait soin de r\u00e9primer par peur de ne plus rien contr\u00f4ler. Combien de temps tiendrait-elle encore, avant de s\u2019effondrer comme un ch\u00e2teau de cartes\u00a0? Quand allait-elle perdre son \u00e9nergie, sa parfaite ma\u00eetrise d\u2019elle-m\u00eame\u00a0?<\/p>\n<p>Un chien aussi dangereux qu\u2019une arme charg\u00e9e. \u00c0 l\u2019instar de son ma\u00eetre.<\/p>\n<p>La plupart des gens f\u00eataient le passage \u00e0 la nouvelle ann\u00e9e, bien entour\u00e9s de pr\u00e9f\u00e9rence. Ils mangeaient, buvaient, faisaient comme s\u2019il s\u2019agissait d\u2019une nuit tr\u00e8s sp\u00e9ciale, alors qu\u2019elle ne sortait pas de l\u2019ordinaire.<\/p>\n<p>Quel effet cela faisait-il d\u2019apprendre que son conjoint, sa fille, sa m\u00e8re ou son fils venait de mourir sans qu\u2019on ait eu le temps de faire ses adieux\u00a0?<\/p>\n<p>L\u2019expression\u00a0<em>pire que la mort<\/em>\u00a0avait un grand fond de v\u00e9rit\u00e9. La perte en soi \u00e9tait une catastrophe qui ouvrait des blessures ingu\u00e9rissables, mais le sentiment d\u2019en \u00eatre responsable \u00e9tait un ch\u00e2timent vraiment diabolique.<\/p>\n<p>Le g\u00e8ne des l\u00e8ve-t\u00f4t. Je suis une alouette et tu tiens plut\u00f4t de la chouette.<\/p>\n<p>Il aimait bien faire la vaisselle. C\u2019\u00e9tait une t\u00e2che satisfaisante, comme nettoyer les vitres ou tondre la pelouse. On voyait le r\u00e9sultat tout de suite et on pouvait travailler en laissant errer ses pens\u00e9es. Il appr\u00e9ciait cette petite maison, la simplicit\u00e9, le retour \u00e0 l\u2019essentiel.<\/p>\n<p>Le silence soudain \u00e9tait une tactique \u00e9prouv\u00e9e. La plupart des gens ne savaient pas comment r\u00e9agir, surtout apr\u00e8s une joute verbale houleuse. Leur nervosit\u00e9 grandissait de minute en minute. Les pens\u00e9es s\u2019acc\u00e9l\u00e9raient, ils s\u2019emp\u00eatraient dans leurs explications, justifications, excuses et mensonges.<\/p>\n<p>\u201cUne femme au-del\u00e0 de trente ans a plus de chances d\u2019\u00eatre foudroy\u00e9e que de retrouver un mari\u201d, avait-elle pr\u00e9dit avec pessimisme.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=1587\">Lien vers la pr\u00e9sentation de la s\u00e9rie\u00a0: Oliver von Bodenstein et Pia Kirchhoff<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Autrice :\u00a0 Neuhaus, Cornelia \u00ab Nele \u00bb , n\u00e9e le 20 juin 1967 \u00e0 M\u00fcnster, en Westphalie, est une \u00e9crivaine allemande, auteure de roman policier et de litt\u00e9rature d\u2019enfance et de jeunesse. \u00a0S\u00e9rie Oliver von Bodenstein et Pia Kirchhoff (\u00a0voir page sur la s\u00e9rie)\u00a0 Eine unbeliebte Frau, 2009 (pas traduit) \u2013 Mordsfreunde, 2009 (pas traduit) &hellip; <\/p>\n<p class=\"read-more\"><a class=\"readmore-btn\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=2617\">+<span class=\"screen-reader-text\">  Read More<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":2618,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_crdt_document":"","_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[2,5,54],"tags":[],"class_list":["post-2617","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-lectures","category-lecture-polar","category-litterature-allemande"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2617","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2617"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2617\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":15078,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2617\/revisions\/15078"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/2618"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2617"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2617"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2617"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}