{"id":2797,"date":"2016-04-13T14:03:48","date_gmt":"2016-04-13T13:03:48","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=2797"},"modified":"2018-12-10T13:43:29","modified_gmt":"2018-12-10T12:43:29","slug":"giebel-karine-chiens-de-sang-2008","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=2797","title":{"rendered":"Giebel, Karine \u00abChiens de sang\u00bb (2008)"},"content":{"rendered":"<p>Grande collectionneuse de prix litt\u00e9raires et ma\u00eetre \u00e8s-thriller psychologique, Karine Gi\u00e9bel est n\u00e9e en 1971. Son premier roman, <a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=2395\"><em>Terminus Elicius<\/em> <\/a>(collection \u00ab\u00a0Rail Noir\u00a0\u00bb, 2004) re\u00e7oit le prix marseillais du Polar en 2005. Suivront <a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=2430\"><em>Meurtres pour r\u00e9demption<\/em> <\/a>(\u00ab\u00a0Rail Noir\u00a0\u00bb, 2006), finaliste du prix Polar de Cognac, <a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=2399\"><em>Les Morsures de l&rsquo;ombre<\/em> <\/a>(Fleuve Noir, 2007), prix Intramuros du festival Polar de Cognac 2008 et prix SNCF du polar 2009, <a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=2797\"><em>Chiens de sang<\/em><\/a> (Fleuve Noir, 2008), et <a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=2863\"><em>Juste une ombre<\/em><\/a> (Fleuve Noir, 2012), pour lequel Karine Gi\u00e9bel est couronn\u00e9e par le prix Polar francophone 2012 et re\u00e7oit pour la deuxi\u00e8me fois le prix Marseillais du Polar. Son roman <a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=2984\"><em>Purgatoire des innocents<\/em><\/a> (Fleuve Noir 2013) confirme son talent et la consacre d\u00e9finitivement \u00ab\u00a0reine du polar \u00ab\u00a0. Apr\u00e8s <a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=3445\"><em>Satan \u00e9tait un ange<\/em> <\/a>(Fleuve Noir 2014), <a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=3538\"><em>De force<\/em><\/a> est son premier roman \u00e0 para\u00eetre chez Belfond.\u00a0; <em>D\u2019ombre et de silence<\/em> (contient 8 nouvelles) parait en 2017, <a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=7418\"><em>Toutes blessent la derni\u00e8re tue<\/em><\/a> en 2018<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong>(Ma\u00eetres du jeu\u00a0: nouvelles. : contient 2 nouvelles\u00a0: <a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=3340\">Post mortem<\/a> suivi de <a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=3352\">J\u2019aime votre peur <\/a>\u2013\u00a0Pocket Thriller n\u00b0 15671, septembre 2013)<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong> :<\/p>\n<p>Ils sont l\u00e0. Ils approchent.<br \/>\nAboiements. Tonnerre de sabots au galop\u2026<br \/>\nLa for\u00eat est si profonde\u2026 Rien ne sert de crier.<br \/>\nC\u2019est le plus dangereux des jeux. Le dernier tabou. Le gibier interdit\u2026<br \/>\nLe hasard les a d\u00e9sign\u00e9s. Diane aurait d\u00fb rester \u00e0 l\u2019h\u00f4tel, ce jour-l\u00e0. Au mauvais endroit, au mauvais moment\u2026Quant \u00e0 R\u00e9my le SDF, s\u2019il a perdu tout espoir depuis longtemps, c\u2019est la peur au ventre qu\u2019il tente d\u2019\u00e9chapper \u00e0 la traque.<br \/>\nIls sont impitoyables, le sang les grise.<\/p>\n<p>\u00ab Elle taille des thrillers terrifiants et haletants qui attrapent le lecteur \u00e0 la gorge pour ne le rel\u00e2cher qu\u2019au bout, secou\u00e9 et pi\u00e9g\u00e9. D\u2019une incroyable efficacit\u00e9. \u00bbLe Point<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0: Deux traques en parall\u00e8le.. D\u2019un c\u00f4t\u00e9 les notables&#8230; de l\u2019autre des moins que rien ou des \u00e9trangers, des pauvres h\u00e8res qui sont coupables et suspects par le simple fait d\u2019\u00eatre seuls ou de vivre en marge\u2026 mais des motivations bien diverses. La chasse pour le plaisir de tuer d\u2019une part, la chasse par peur de tout perdre de l\u2019autre. La rage de vivre qui fait avancer ceux qui se demandaient si la vie vaut la peine d\u2019\u00eatre v\u00e9cue\u2026 M\u00eame si ce n\u2019est pas mon pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 de cette romanci\u00e8re, j\u2019aime ses r\u00e9cits qui \u00e9clairent les petits et mettent un coup de flash sur les grands et leur intouchabilit\u00e9\u2026 Et je remarque aussi l\u2019originalit\u00e9 des th\u00e8mes qu\u2019elle aborde.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>Prunelles \u00e9teintes, ne refl\u00e9tant plus que deux choses d\u00e9sormais.<br \/>\nIncompr\u00e9hension.<br \/>\nMort.<\/p>\n<p>Il apprend la solitude au milieu des autres. La pire de toutes. La plus cruelle.<\/p>\n<p>Il vient du purgatoire, retourne \u00e0 la case d\u00e9part.<\/p>\n<p>Mais qui demande \u00e0 un gosse d&rsquo;\u00eatre original ? En g\u00e9n\u00e9ral, on lui demande plut\u00f4t d&rsquo;\u00eatre comme les autres. D&rsquo;entrer dans le rang, de se fondre dans la masse.<\/p>\n<p>Pourtant, les adultes ne cessaient de lui poser la question fatidique : Qu&rsquo;est-ce que tu veux faire plus tard ?<br \/>\nD\u00e9j\u00e0 qu&rsquo;elle avait du mal \u00e0 savoir ce qu&rsquo;elle avait envie de faire la minute d&rsquo;apr\u00e8s&#8230;<\/p>\n<p>L&rsquo;isolement o\u00f9 elle pouvait enfin exister sans craindre d&rsquo;\u00eatre jug\u00e9e, voire condamn\u00e9e ; les livres, les films o\u00f9 elle se prenait pour l&rsquo;h\u00e9ro\u00efne. Ou m\u00eame pour le h\u00e9ros.<\/p>\n<p>Le petit blanc le matin, le vin midi et soir ; avec, entre les\u00a0deux, le rituel de l&rsquo;ap\u00e9ro&#8230; Une tourn\u00e9e, puis une autre. Simple politesse, savoir-vivre \u00e9l\u00e9mentaire.<\/p>\n<p>Devenir fr\u00e8res d&rsquo;armes, \u00e7a tisse des liens. Lutter contre un ennemi commun, \u00e7a gomme les diff\u00e9rences.<\/p>\n<p>Elle ne marche plus avec ses jambes ; mais avec sa t\u00eate, ses tripes, ses nerfs. Avec son espoir et sa peur.<\/p>\n<p>De vastes zones \u00e0 vampiriser, des esp\u00e8ces enti\u00e8res \u00e0 exterminer m\u00e9thodiquement.<br \/>\nHippotrague et panth\u00e8re en Centrafrique, buffle et impala en Tanzanie, springbok en Afrique du Sud, lion au B\u00e9nin, \u00e9l\u00e9phant au Botswana, crocodile et hippopotame au Mozambique.<br \/>\nAvec 4&#215;4, guides, pisteurs et porteurs. Noirs, bien s\u00fbr.<\/p>\n<p>Il l\u00e8ve les yeux vers le ciel, harmonieusement teint\u00e9. Il va mourir bient\u00f4t. D\u00e9sire emporter un peu de beaut\u00e9 avec lui, dans ses valises, pour l&rsquo;ultime voyage.<\/p>\n<p>Violence ordinaire, dont le monde entier se fout \u00e9perdument.<br \/>\n\u00c9puration ethnique, massacres, dans l&rsquo;indiff\u00e9rence g\u00e9n\u00e9rale.<br \/>\nEn r\u00e9ponse, terrorisme, r\u00e9sistance, prises d&rsquo;otages.<\/p>\n<p>Les m\u00eames massacres, mais \u00e0 grande \u00e9chelle et avec des armes lourdes. L\u00e0 est la nuance.<br \/>\nD&rsquo;un c\u00f4t\u00e9, c&rsquo;est du terrorisme ; de l&rsquo;autre, une guerre.<\/p>\n<p>Lui, il a la mort dans les veines, dans les g\u00e8nes. An\u00e9antir, massacrer, dominer, tuer. \u00c9liminer, refroidir.<br \/>\nJouir.<br \/>\nExpurger le monde de toute cette vie grouillante, \u00e9c\u0153urante, naus\u00e9abonde. Cette b\u00eatise exasp\u00e9rante.<br \/>\nPoser le pied sur cette vermine laborieuse. Et l&rsquo;\u00e9craser.<\/p>\n<p>Elle voulait simplement v\u00e9rifier que ce n&rsquo;\u00e9tait pas un r\u00eave. Qu&rsquo;elle avait bien cette chance. De l&rsquo;avoir trouv\u00e9 sur son chemin, de l&rsquo;avoir \u00e0 ses c\u00f4t\u00e9s, dans le m\u00eame lit, la m\u00eame vie.<\/p>\n<p>L&rsquo;impression que le temps vient de se solidifier, emprisonn\u00e9 dans une sorte de bulle herm\u00e9tique.<\/p>\n<p>Elle navigue entre deux endroits, deux \u00e9poques de sa vie.<br \/>\nEntre le d\u00e9but et la fin.<\/p>\n<p>Son r\u00eave s&rsquo;est \u00e9tiol\u00e9, lentement. Effiloch\u00e9 sur les barbel\u00e9s de la r\u00e9alit\u00e9.<\/p>\n<p>Il corrige le pass\u00e9, l&rsquo;arrange \u00e0 sa fa\u00e7on. L&#8217;embellit, l&rsquo;adoucit.<br \/>\nSe ment, se raconte une histoire qui n&rsquo;est pas la sienne. Tant pis, il peut bien s&rsquo;offrir ce luxe, \u00e0 pr\u00e9sent.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Grande collectionneuse de prix litt\u00e9raires et ma\u00eetre \u00e8s-thriller psychologique, Karine Gi\u00e9bel est n\u00e9e en 1971. Son premier roman, Terminus Elicius (collection \u00ab\u00a0Rail Noir\u00a0\u00bb, 2004) re\u00e7oit le prix marseillais du Polar en 2005. 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