{"id":3085,"date":"2016-06-29T16:49:31","date_gmt":"2016-06-29T15:49:31","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=3085"},"modified":"2016-06-29T16:49:31","modified_gmt":"2016-06-29T15:49:31","slug":"poulain-catherine-le-grand-marin-2016","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=3085","title":{"rendered":"Poulain, Catherine \u00abLe Grand Marin\u00bb (2016)"},"content":{"rendered":"<p><strong>L\u2019auteur<\/strong>\u00a0: Catherine Poulain commence \u00e0 voyager tr\u00e8s jeune.\u00a0Elle a \u00e9t\u00e9, au gr\u00e9 de ses voyages, employ\u00e9e dans\u00a0une conserverie de poissons en Islande et sur\u00a0les chantiers navals aux U.S.A., travailleuse agricole\u00a0au Canada, barmaid \u00e0 Hong-Kong, et a p\u00each\u00e9 pendant\u00a0dix ans en Alaska. Elle vit aujourd\u2019hui entre les Alpes de\u00a0Haute-Provence et le M\u00e9doc, o\u00f9 elle est respectivement\u00a0berg\u00e8re et ouvri\u00e8re viticole. Le Grand Marin\u00a0est son\u00a0premier roman.<\/p>\n<p><strong>Prix<\/strong>: \u00a0Gens de Mer 2016 &#8211; Prix Ouest-France Etonnants Voyageurs 2016 &#8211; Prix Nicolas Bouvier 2016 &#8211; Prix Joseph-Kessel 2016 &#8211; Prix Mac Orlan 2016 &#8211; S\u00e9lection Prix Goncourt du premier roman &#8211;<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>Une femme r\u00eavait de partir.<br \/>\nDe prendre le large.<br \/>\nApr\u00e8s un long voyage, elle arrive \u00e0 Kodiak (Alaska). Tout de suite, elle sait : \u00e0 bord d\u2019un de ces bateaux qui s\u2019en vont p\u00eacher la morue noire, le crabe et le fl\u00e9tan, il y a une place pour elle. Dormir \u00e0 m\u00eame le sol, supporter l\u2019humidit\u00e9 permanente et le sel qui ronge la peau, la fatigue, la peur, les blessures\u2026<br \/>\nC\u2019est la d\u00e9couverte d\u2019une existence \u00e2pre et rude, un apprentissage effrayant qui se doit de passer par le sang. Et puis, il y a les hommes. \u00c0 terre, elle partage leur vie, en camarade.<br \/>\nTra\u00eene dans les bars.<br \/>\nEn attendant de rembarquer.<br \/>\nC\u2019est alors qu\u2019elle rencontre le Grand Marin.<\/p>\n<p><strong>Mon avis et analyse<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>Elle part Lili. Elle part au bout d\u2019elle-m\u00eame, pour s\u2019asseoir les jambes pendantes au bout du monde. Elle nous entraine dans une sorte de r\u00e9cit initiatique, de passage \u00e0 l\u2019\u00e2ge adulte en s\u2019affrontant elle-m\u00eame . C\u2019est violent, riche, dense, violent, dur. Un roman\u00a0qui a en toile de fond\u00a0 la vie de l\u2019auteur. Alors partons sur les traces de Lili pour d\u00e9couvrir le monde des extr\u00eames, de la violence des gens, des \u00e9l\u00e9ments, des conditions de travail. Affrontons nous \u00e0 l\u2019inhumain. Direction Kodiak, Alaska.<\/p>\n<p>On largue les amarres, on quitte tout, on se d\u00e9fait de sa vie d\u2019avant. Place au monde \u00ab\u00a0physique\u00a0\u00bb, o\u00f9 il faut faire sa place en \u00e9tant fort et utile. Faut s\u2019accrocher\u2026 C\u2019est ce que j\u2019ai fait pour aller au bout de l\u2019enfer, au bout du livre aussi.. Faut passer outre le froid, la douleur, la salet\u00e9, la poiscaille\u2026 Aller\u00a0! On se bourre la gueule et on avance\u2026<\/p>\n<p>Kodiak, c\u2019est un monde \u00e0 part\u2026 un monde o\u00f9 il faut faire son trou mais o\u00f9 l\u2019estime est bas\u00e9e sur la valeur des individus\u00a0; homme, femme, jeune, vieux\u00a0: finalement cela n\u2019a aucune importance. L\u2019important c\u2019est d\u2019y croire, de se battre, d\u2019avancer, de r\u00e9sister, de vaincre, de relever ses propres d\u00e9fis.<\/p>\n<p>Etre \u00e0 terre, c\u2019est l\u2019enfer\u00a0:\u00a0on s\u2019ennuie, on passe son temps dans les bars \u00e0 se torcher, on attend de vivre\u2026 Et vivre, c\u2019est partir p\u00eacher, dans le froid\u00a0: c\u2019est affronter la peur, la violence, le monde sans sommeil\u2026 mais le monde qui bouge, le monde en mouvement.<\/p>\n<p>Cela risque d\u2019en \u00e9tonner certains mais pour moi, Lili est une migrante d\u2019un autre type.. Elle quitte un pays, une vie qui ne correspond pas \u00e0 ses attentes pour aller chercher ce qui est pour elle sa vie r\u00eav\u00e9e \u00e0 l\u2019autre bout de la plan\u00e8te\u2026 Elle migre non vers l\u2019argent mais vers ce qui est pour elle la libert\u00e9. Elle part vers une vie qui en vaut la peine \u00e0 ses yeux. Vivre libre c\u2019est son objectif et elle pr\u00e9f\u00e8re la mort \u00e0 une vie \u00e9triqu\u00e9e. Et pour elle vivre c\u2019est se surpasser, vaincre les doutes, et une fois qu\u2019on trouve sa raison de vivre, de se battre, il faut rien l\u00e2cher et aller au bout de soi, quelque soient les conditions d\u2019apprentissage et la fin de l\u2019aventure. Tout plut\u00f4t que de survivre et de v\u00e9g\u00e9ter sans but et sans raison de vivre. Cela me fait penser \u00e0 ces jeunes qui s\u2019ennuient, partent faire \u00ab\u00a0le djihad\u00a0\u00bb,\u00a0 \u00e0 la poursuite d\u2019un id\u00e9al, souhaitent vivre une vie exaltante, se surpasser, recherchent une reconnaissance de ceux qui les entourent, quitte \u00e0 en baver et en mourir, pour se prouver quelque chose\u2026<\/p>\n<p>Et le grand marin dans tout \u00e7a\u00a0?\u00a0 c\u2019est un homme de 36 ans\u2026 et une rencontre. Un homme qui se loue de bateau en bateau, de saison de p\u00eache en saison de p\u00eache\u00a0; qui vit de cigarettes et de bitures\u2026 mais qui tout au fond de lui, voudrait bien avoir une maison et un fils. Ce que Lili ne peut pas imaginer. L\u2019immobilit\u00e9, la terre ferme, c\u2019est la mort pour elle. Pour vivre, il faut bouger, sur des \u00e9l\u00e9ments en mouvement\u2026 et m\u00eame si cet homme l&rsquo;attire, la p\u00e8che s&rsquo;obs\u00e8de davantage.. Un roman d&rsquo;amour\u00a0? Non\u00a0: l\u2019histoire de rencontres, de personnes qui se croisent de loin en loin, au d\u00e9tour des saisons de p\u00eache\u2026 histoire d\u2019amiti\u00e9 de personnes qui fuient, se fuient, se cherchent, se confrontent \u00e0 elles-m\u00eames\u2026 Enfin si, une histoire d\u2019amour entre Lili et le monde de la mer, des marins,\u00a0 la p\u00eache\u2026 et un r\u00eave\u00a0: aller au bout du bout du bout du monde\u2026 Une vie de tout ou rien\u2026 sans milieu&#8230;<\/p>\n<p>Bon je me suis d\u00e9pass\u00e9e en allant jusqu\u2019au bout\u00a0! Cela ne m\u2019a pas fait r\u00eaver. M\u00eame si il y a de belles images, quand elle est seule, de quart, \u00e0 regarder le ciel et la nature\u2026 et une \u00e9criture qui fait la part belle aux nuances, aux couleurs vives qui transpercent soudain un monde gris et sombre.. Faut dire que la course, l&rsquo;effort physique&#8230; cela n&rsquo;a jamais \u00e9t\u00e9 mon truc&#8230;<\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>Il faudrait toujours \u00eatre en route pour l\u2019Alaska. Mais y arriver \u00e0 quoi bon.<\/p>\n<p>Et puis faut laisser personne te toucher, c\u2019est \u00e7a, le respect.<\/p>\n<p>Faut toujours s\u2019arracher. Quand tu dois y aller, faut y\u00a0aller\u2026<\/p>\n<p>Embarquer, c\u2019est comme \u00e9pouser le bateau le temps que tu vas bosser pour lui. T\u2019as plus de vie, t\u2019as plus rien \u00e0 toi.<\/p>\n<p>Manquer de tout, de sommeil, de chaleur, d\u2019amour aussi, il ajoute \u00e0 mi-voix, jusqu\u2019\u00e0 n\u2019en plus pouvoir, jusqu\u2019\u00e0 ha\u00efr le m\u00e9tier, et que malgr\u00e9 tout on en redemande, parce que le reste du monde vous semble fade, vous ennuie \u00e0 en devenir fou. Qu\u2019on finit par ne plus pouvoir se passer de \u00e7a,\u00a0de cette ivresse, de ce danger, de cette folie oui\u00a0!<\/p>\n<p>le\u00a0vert c\u2019est la couleur des arbres et de l\u2019herbe, \u00e7a va attirer ton rafiot vers la terre.<\/p>\n<p>Notre lassitude a disparu dans l\u2019excitation de l\u2019urgence.<\/p>\n<p>J\u2019foutais rien de ma vie. Un jour j\u2019ai fait mon sac, j\u2019ai dit salut \u00e0 tout le monde, j\u2019suis parti\u2026<\/p>\n<p>Je pense au chant des vagues, aux longs frissons de la houle, oc\u00e9an et ciel bascul\u00e9s. Ici tout est fixe.<\/p>\n<p>Ils \u00e9taient dans la vraie vie. Et moi au port, en rade, dans ce rien quotidien ponctu\u00e9 de r\u00e8gles, le jour, la nuit, divis\u00e9s. Le temps captif, les heures morcel\u00e9es en un ordre fixe.<\/p>\n<p>L\u2019important c\u2019est de tenir bon, regarder, observer, de se souvenir, d\u2019avoir de la jugeote. Ne jamais l\u00e2cher. Jamais te laisser d\u00e9monter par les coups de gueule des hommes. Tu peux tout faire. L\u2019oublie pas. N\u2019abandonne jamais.<\/p>\n<p>C\u2019est comme \u00e7a que tu gagneras d\u2019abord leur respect, et surtout le tien. Marcher le menton haut parce que tu sais que tu as vraiment tout donn\u00e9 de toi.<\/p>\n<p>Qu\u2019est-ce tu veux foutre \u00e0 Point Barrow\u00a0?<br \/>\n\u2013\u00a0C\u2019est le bout. Apr\u00e8s y a plus rien. Seulement la mer polaire et la banquise. Le soleil de minuit aussi. Je voudrais bien y aller. M\u2019asseoir au bout, tout en haut du monde. J\u2019imagine toujours que je laisserai pendre mes jambes dans le vide\u2026 Je mangerai une glace ou du pop-corn. Je fumerai une cigarette. Je regarderai. Je saurai bien que je ne peux pas aller plus loin parce que la Terre est finie.<\/p>\n<p>Il fallait que je parte tu comprends, mon avenir \u00e9tait l\u00e0 devant moi, sans question, sans surprise\u00a0; comme l\u2019horizon il \u00e9tait, plat et droit comme la grande prairie qui s\u2019\u00e9tendait de tous les c\u00f4t\u00e9s.<\/p>\n<p>Que je donne mes forces jusqu\u2019\u00e0 mourir \u00e0 la vie d\u2019avant, ou \u00e0 mourir tout court, que l\u2019usure et l\u2019ext\u00e9nuement me polissent jusqu\u2019au cristal, ne laissant que la mer en moi, sous moi, autour de moi,<\/p>\n<p>J\u2019ai arr\u00eat\u00e9 de boire. J\u2019vais pas retomber dans cette merde sous pr\u00e9texte que je me fais chier.<\/p>\n<p>Peut-\u00eatre aussi que je voulais aller me battre pour quelque chose de puissant et beau, je continue en suivant des yeux l\u2019oiseau. Risquer de perdre la vie mais au moins la trouver avant\u2026 Et puis je r\u00eavais d\u2019aller au bout du monde, trouver sa limite, l\u00e0 o\u00f9 \u00e7a s\u2019arr\u00eate.<br \/>\n\u2013\u00a0Et apr\u00e8s\u00a0?<br \/>\n\u2013\u00a0Apr\u00e8s quand je suis au bout, je saute.<br \/>\n\u2013\u00a0Et apr\u00e8s\u00a0?<br \/>\n\u2013\u00a0Apr\u00e8s je m\u2019envole.<br \/>\n\u2013\u00a0Tu t\u2019envoles jamais, tu meurs.<br \/>\n\u2013\u00a0Je meurs\u00a0?<\/p>\n<p>En dessous, l\u2019eau sombre a une densit\u00e9 redoutable. Elle se meut lentement, va et vient en ondulations r\u00e9guli\u00e8res comme si elle respirait, le souffle immense venu du ventre de la mer.<\/p>\n<p>\u2013\u00a0T\u2019as pas vraiment de chez-toi alors\u00a0?<\/p>\n<p>Il a ri, sans joie cette fois, avec indiff\u00e9rence.<br \/>\n\u2013\u00a0Non. J\u2019ai le bateau quand j\u2019embarque. Le motel, des fois, quand je suis \u00e0 terre. Les bars. Tu crois pas que c\u2019est assez\u00a0?<\/p>\n<p>\u2013\u00a0Je veux plus \u00eatre sur terre. Je crois que j\u2019aime mieux me noyer.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Pour dormir, il m\u2019a toujours fallu \u00eatre \u00e9puis\u00e9, de tout, toujours. D\u2019alcool, de sexe, ou de travail.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Moi je veux pas d\u2019une maison, je veux plus, moi, j\u2019veux vivre\u00a0! J\u2019veux partir et aller p\u00eacher comme vous. J\u2019attends pas moi. Non j\u2019attends pas. Moi je cours.<\/p>\n<p>Vous \u00eates comme tous ces soldats qui partent affronter le combat, comme si votre vie ne vous suffisait plus\u2026 s\u2019il fallait\u00a0trouver une raison de mourir. Ou comme s\u2019il vous fallait expier quelque chose.<\/p>\n<p>Ce qu\u2019ils ont retrouv\u00e9 ici, en\u00a0p\u00eachant, le d\u00e9sir de vivre, brutal, le vrai combat avec la nature vraie\u2026<\/p>\n<p>Tout est dans la course Lili. Les \u00e9toiles aussi, la nuit et le jour, la lumi\u00e8re, tout court et nous on fait pareil. Autrement on est morts.<\/p>\n<p>Ses yeux avaient les m\u00eames reflets que les eaux gris ardoise du port.<\/p>\n<p>Mais quoi faire avec cette rage, cette chose furieuse que j\u2019ai \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur\u00a0? Comment faire vraiment pour la calmer autrement qu\u2019en l\u2019\u00e9crasant\u00a0? L\u2019\u00e9puisement. Tout est bon pour. Plus c\u2019est violent meilleur c\u2019est.<\/p>\n<p>Il pleut pendant trois jours et c\u2019est l\u2019automne\u00a0\u2013\u00a0the fall, ils disent. La chute de quoi\u00a0? Des feuilles, de la lumi\u00e8re\u2026 La n\u00f4tre\u00a0? Le soleil de l\u2019\u00e9t\u00e9 a br\u00fbl\u00e9 nos ailes et nous retombons comme Icare.<\/p>\n<p>\u2013\u00a0Je veux me battre, je continue dans un souffle, j\u2019veux aller voir la mort en face. Et revenir peut-\u00eatre. Si je suis capable.<\/p>\n<p>R\u00e9sister. Lutter pour notre vie dans des \u00e9l\u00e9ments qui nous d\u00e9passeront toujours, qui seront toujours les plus forts. Le challenge, aller au bout, mourir ou survivre.<\/p>\n<p>On oscille sans cesse entre la lumi\u00e8re et l\u2019obscurit\u00e9. Toujours les deux courent et se poursuivent, toujours l\u2019une veut gagner sur l\u2019autre, et l\u2019on bascule du soleil de minuit \u00e0 la grande nuit d\u2019hiver.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019auteur\u00a0: Catherine Poulain commence \u00e0 voyager tr\u00e8s jeune.\u00a0Elle a \u00e9t\u00e9, au gr\u00e9 de ses voyages, employ\u00e9e dans\u00a0une conserverie de poissons en Islande et sur\u00a0les chantiers navals aux U.S.A., travailleuse agricole\u00a0au Canada, barmaid \u00e0 Hong-Kong, et a p\u00each\u00e9 pendant\u00a0dix ans en Alaska. 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