{"id":3249,"date":"2016-08-15T15:18:10","date_gmt":"2016-08-15T14:18:10","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=3249"},"modified":"2020-04-18T16:43:39","modified_gmt":"2020-04-18T15:43:39","slug":"viggers-karen-la-memoire-des-embruns-2015","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=3249","title":{"rendered":"Viggers, Karen \u00abLa m\u00e9moire des embruns\u00bb (2015)"},"content":{"rendered":"<p><strong>Auteur<\/strong> : N\u00e9e \u00e0 Melbourne, Karen Viggers est v\u00e9t\u00e9rinaire, sp\u00e9cialiste de la faune sauvage. Elle exerce dans divers milieux naturels, y compris l\u2019Antarctique. Elle vit aujourd\u2019hui \u00e0 Canberra, o\u00f9 elle partage son temps entre son cabinet et l\u2019\u00e9criture. \u00ab<a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=3249\">La M\u00e9moire des embruns<\/a>\u00bb, son premier roman, a \u00e9t\u00e9 num\u00e9ro un des ventes du Livre de Poche durant l\u2019\u00e9t\u00e9 2016. En 2016 elle publie \u00ab<a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=4834\">La Maison des hautes falaises<\/a>\u00bb suivi en 2017 par \u00ab <a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=10697\">Le Murmure du vent<\/a>\u00bb ,\u00a0en 2019 par \u00ab <a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=10491\">Le bruissement des feuilles<\/a>\u00bb<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong> : Mary est \u00e2g\u00e9e, sa sant\u00e9 se d\u00e9grade. Elle d\u00e9cide de passer ses derniers jours \u00e0 Bruny, \u00eele de Tasmanie balay\u00e9e par les vents o\u00f9 elle a v\u00e9cu ses plus belles ann\u00e9es aupr\u00e8s de son mari, le gardien du phare. Les retrouvailles avec la terre aim\u00e9e prennent des allures de p\u00e8lerinage. Entre souvenirs et regrets, Mary retourne sur les lieux de son ancienne vie pour tenter de r\u00e9parer ses erreurs. Entour\u00e9e de Tom, le seul de ses enfants \u00e0 comprendre sa d\u00e9marche, un homme solitaire depuis son retour d&rsquo;Antarctique et le divorce qui l&rsquo;a d\u00e9truit, elle veut trouver la paix avant de mourir. Mais le secret qui l&rsquo;a hant\u00e9e durant des d\u00e9cennies menace d&rsquo;\u00eatre r\u00e9v\u00e9l\u00e9 et de mettre en p\u00e9ril son fragile \u00e9quilibre. Une femme au cr\u00e9puscule de sa vie. Un homme incapable de savourer pleinement la sienne.\u00a0<em>La M\u00e9moire des embruns<\/em>\u00a0est une \u00e9mouvante histoire d&rsquo;amour, de perte et de non-dits sur fond de nature sauvage et myst\u00e9rieuse.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Absolument sublime, un des dix livres de l&rsquo;ann\u00e9e\u00a0\u00bb G\u00e9rard Collard<\/p>\n<p>Sorti au Livre de poche en mars 2016<\/p>\n<p><strong>Mon avis\u00a0<\/strong>: Un \u00e9norme coup de c\u0153ur. De superbes descriptions d\u2019amiti\u00e9, de rapports familiaux. Un retour en arri\u00e8re d\u2019une femme qui souhaite dire adieu \u00e0 l\u2019endroit o\u00f9 elle fut heureuse au moment de quitter la vie,\u00a0; elle souhaite partir en communiant avec la nature et non dans un mouroir. Au gr\u00e9 des jours elle va\u00a0revisiter sa\u00a0vie \u00e0 l\u2019envers. Ce livre va mettre en lumi\u00e8re le parcours de cette femme et les relations qui ont jalonn\u00e9 sa vie. Elle nous fera part de ses sentiments et de ses doutes\u00a0; elle \u00e9voquera les relations avec sa famille. Une fille, Jan avec qui elle a du mal \u00e0 communiquer, un fils qui lui est proche, Tom et un autre, Gary. Et la complicit\u00e9 qui l\u2019unit \u00e0 sa petite-fille. Au cours des derniers jours de sa vie, elle va lier une relation d&rsquo;amiti\u00e9 et de confiance\u00a0avec le gardien du parc national de l\u2019ile qui la consid\u00e8re au d\u00e9but comme un fardeau et qu\u2019elle va apprivoiser. Magnifique description de l\u2019ile sauvage \u00e0 laquelle se greffera en plus une approche de la vie des personnes qui sont d\u00e9tach\u00e9es en Antarctique pour des saisons d\u2019hiver ou d\u2019\u00e9t\u00e9 et leur rapport avec la vie. Passionnant, \u00e9mouvant, beau\u2026et une description de la faune de Tasmanie ( les oiseaux et autres animaux) qui est magique et qui montre \u00e0 quel point l&rsquo;auteur est sp\u00e9cialiste de la question.<\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>une lettre, \u00e7a n\u2019explose pas\u00a0! Pourtant, elle pourrait. \u00c0 cause de ce mis\u00e9rable bout de papier, le peu de vie qui lui restait risquait d\u2019\u00e9clater en mille morceaux.<\/p>\n<p>Le compte \u00e0 rebours avait commenc\u00e9 et elle avait besoin de panser de vieilles blessures n\u00e9glig\u00e9es \u2013\u00a0la faute \u00e0 la routine qui engourdit. Elle souhaitait d\u2019abord trouver la paix et le calme int\u00e9rieur, se r\u00e9concilier avec elle-m\u00eame, s\u2019accorder le droit de se d\u00e9lier du remords.<\/p>\n<p>Si elle entreprenait ce voyage, c\u2019\u00e9tait pour retrouver ses souvenirs, un exercice qui, h\u00e9las, ne vous dispensait jamais du chagrin.<\/p>\n<p>Jeune, on pense que l\u2019existence n\u2019a pas de fin. Et, quand la vie vous rattrape au tournant, on regrette de ne pas avoir mieux utilis\u00e9 son temps. Pourtant, \u00e0 ne jamais perdre la perception du temps qui passe \u2013\u00a0en qu\u00eate d\u2019intensit\u00e9 existentielle\u00a0\u2013, on risque de passer \u00e0 c\u00f4t\u00e9 du sens de la vie.<\/p>\n<p>quand on a trop d\u2019espace et trop de temps, le danger est de se perdre soi-m\u00eame.<\/p>\n<p>On ressent une telle solitude lorsqu\u2019on perd un parent alors qu\u2019on est loin<\/p>\n<p>Sa pr\u00e9sence rassurante, leur acceptation r\u00e9ciproque, le fait qu\u2019ils n\u2019attendaient rien de plus, tout cela lui manquait. Pour en arriver l\u00e0, \u00e0 cette s\u00e9r\u00e9nit\u00e9, il avait fallu une vie enti\u00e8re \u2013\u00a0un rude voyage sur une route peu carrossable. Mais c\u2019\u00e9tait cela l\u2019amour, s\u00fbrement, pas une br\u00e8ve flamme qui ne vous \u00e9claire qu\u2019un instant.<\/p>\n<p>Travailler sur un moteur a quelque chose de rassurant. Peut-\u00eatre \u00e0 cause de sa composition ou du fait que l\u2019on peut pr\u00e9voir de quelle mani\u00e8re ses constituants vont s\u2019imbriquer. Ou bien encore \u00e0 cause de l\u2019ing\u00e9niosit\u00e9 de son m\u00e9canisme et de la beaut\u00e9 de l\u2019agencement qui permet \u00e0 une machine de produire assez d\u2019\u00e9nergie pour mettre en rotation un arbre de transmission et en mouvement un v\u00e9hicule.<\/p>\n<p>Ce n\u2019est pas seulement le concept qui me s\u00e9duit, mais aussi le poids des \u00e9l\u00e9ments dans mes mains. L\u2019odeur famili\u00e8re du cambouis. J\u2019aime devoir trouver des solutions \u00e0 des probl\u00e8mes pas \u00e0 pas. J\u2019aime la g\u00e9om\u00e9trie des machines. Elles poss\u00e8dent leur propre logique.<\/p>\n<p>Ceux qui ne s\u2019\u00e9chappent pas n\u2019en r\u00e9chappent pas\u00a0! Ils sont pi\u00e9g\u00e9s.<\/p>\n<p>Elle se tr\u00e9mousse et retrousse ses babines pour me faire son sourire canin. Si seulement les hommes pouvaient manifester leur plaisir avec autant de franchise. Nous sommes tous tellement coinc\u00e9s.<\/p>\n<p>J\u2019\u00e9tais semblable \u00e0 un ours sortant d\u2019hibernation \u2013\u00a0lent d\u2019abord, puis revenant \u00e0 la vie avec de plus en plus d\u2019\u00e9nergie.<\/p>\n<p>La vie coulait de nouveau dans ses veines, une vraie vie. Elle \u00e9tait peut-\u00eatre \u00e0 l\u2019article de la mort, mais elle se jura de continuer jusqu\u2019au bout \u00e0 vivre plut\u00f4t que d\u2019\u00eatre \u00ab\u00a0naphtalinis\u00e9e\u00a0\u00bb dans une maison de retraite.<\/p>\n<p>Il pouvait crier tout son so\u00fbl en s\u2019adressant aux arbres et au ciel sans d\u00e9ranger personne. Crier lui faisait du bien, cela rel\u00e2chait les tensions accumul\u00e9es. Et il valait mieux \u00eatre seul.<\/p>\n<p>Que c\u2019\u00e9tait donc \u00e9nervant, la fa\u00e7on dont les noms ne cessaient de lui \u00e9chapper. Ces trous de m\u00e9moire insupportables brisaient le fil de ses pens\u00e9es.<\/p>\n<p>C\u2019\u00e9tait si facile pour elle de chercher l\u2019\u00e9vasion dans les activit\u00e9s de la vie quotidienne. Les t\u00e2ches m\u00e9nag\u00e8res \u00e9taient son b\u00e2ton de p\u00e8lerin. La routine, sa forteresse. Tout le reste s\u2019\u00e9tait fig\u00e9 sous le quadrillage pr\u00e9cis de son emploi du temps. Les ann\u00e9es passaient, les saisons se succ\u00e9daient, les enfants grandissaient.<\/p>\n<p>Le r\u00e8gne de l\u2019indiff\u00e9rence. Pour meubler le vide, elle se livrait \u00e0 la r\u00eaverie et cultivait un jardin secret.<\/p>\n<p>En cette saison, la lumi\u00e8re matinale est d\u2019une beaut\u00e9 inou\u00efe, la mer comme du verre liquide. Par temps clair, la brume d\u00e9ploie un voile autour des montagnes. Le soleil est un globe orange flamboyant.<\/p>\n<p>Quand le corps se d\u00e9sint\u00e8gre, on n\u2019a plus sa place ici.<\/p>\n<p>J\u2019ai l\u2019\u00e9trange sensation que mon esprit est un cerf-volant l\u00e2ch\u00e9 dans le vent.<\/p>\n<p>Comme chaque fois, je ne sais pas si le fait de se souvenir est une bonne ou mauvaise chose. Cela r\u00e9veille chez moi un d\u00e9sir galvanisant de libert\u00e9.<\/p>\n<p>Je n\u2019ai pas eu le courage de vivre, par crainte de nouvelles blessures. Quand la confiance est bris\u00e9e, il est difficile de la retrouver.<\/p>\n<p>\u2014\u00a0L\u2019hiver est un moment \u00e9trange. Les humains ne sont pas faits pour vivre priv\u00e9s de lumi\u00e8re.<\/p>\n<p>Je ne lui d\u00e9cris pas la fa\u00e7on dont le noir s\u2019insinue dans toutes choses, ni comment on coule dans cette noirceur, lorsqu\u2019on est lest\u00e9 de quelque chagrin.<\/p>\n<p>La lenteur, c\u2019est tellement agr\u00e9able. On savoure les paysages, la vue de l\u2019horizon. C\u2019est pour \u00e7a qu\u2019on est tellement accro. Le plaisir de la contemplation. Loin de toute cette agitation<\/p>\n<p>J\u2019ai\u00a0appris \u00e0 cueillir ces moments de bonheur au fil d\u2019une existence ordinaire. Il s\u2019agit de favoriser un certain \u00e9tat d\u2019esprit imperm\u00e9able \u00e0 l\u2019effervescence ambiante.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s sa disparition, elle avait ressenti un vide d\u2019autant plus atroce que sa maladie \u00e9tait en quelque sorte devenue une raison de vivre. Se retrouver sans lui, c\u2019\u00e9tait comme marcher dans le d\u00e9sert.<\/p>\n<p>Elle s\u2019\u00e9tait cramponn\u00e9e \u00e0 son souvenir au lieu de l\u2019oublier. Il y avait un prix \u00e0 payer. \u00c0 la fin, cela la rendit vuln\u00e9rable.<\/p>\n<p>C\u2019\u00e9tait tout cela, un mariage. La t\u00e9nacit\u00e9. La capacit\u00e9 \u00e0 faire face aux choses de la vie. L\u2019accumulation de souvenirs communs.<\/p>\n<p>\u2014\u00a0Qu\u2019est-ce que vous faites quand vous voulez d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9ment vous \u00e9chapper alors que certaines personnes ont besoin de vous au point que vous ne pouvez pas partir\u00a0?<\/p>\n<p>Le chaos, le grand d\u00e9sordre de ce paysage de roches \u00e9clat\u00e9es, refl\u00e8te mon \u00e9tat d\u2019\u00e2me. Je m\u2019y sens \u00e0 ma place. Le vent me traverse le cerveau. L\u2019air glac\u00e9 n\u2019a pas d\u2019odeur.<\/p>\n<p>Les souvenirs ont un pouvoir narcotique aussi puissant que le whisky. Je suis dans ma bulle.<\/p>\n<p>Lorsqu\u2019elle avait retrouv\u00e9 sa voix, elle leur avait livr\u00e9 une version tronqu\u00e9e de l\u2019histoire. Une version d\u00e9pouill\u00e9e des veines, des muscles, de la chair de la v\u00e9rit\u00e9 \u2013\u00a0elle comptait l\u2019emporter dans la tombe. Il leur faudrait se satisfaire de petits bouts.<\/p>\n<p>Elle a beau avoir affirm\u00e9 qu\u2019elle ne lui appartenait pas, il n\u2019a pas l\u2019air d\u2019\u00eatre au courant.<\/p>\n<p>sa m\u00e9moire \u00e9tait aussi glissante qu\u2019une savonnette<\/p>\n<p>Elle est peut-\u00eatre en train de mourir \u00e0 cet instant m\u00eame. J\u2019ai vraiment peur maintenant. Pas pour maman \u2013\u00a0elle ne craint pas la mort. Non, j\u2019ai peur pour moi.<\/p>\n<p>\u2014\u00a0Mais o\u00f9 sont mes racines, alors\u00a0? Voil\u00e0 ce que je suis\u00a0: un arbre sans racines. \u00c0 la moindre bourrasque, je tombe.<br \/>\n\u2014\u00a0C\u2019est peut-\u00eatre une bonne chose, au fond.<br \/>\n\u2014\u00a0Que veux-tu dire\u00a0?<br \/>\n\u2014\u00a0En perdant ses racines, on se lib\u00e8re.<\/p>\n<p><strong>Image<\/strong> : Phare de Bruny, (Tasmanie)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteur : N\u00e9e \u00e0 Melbourne, Karen Viggers est v\u00e9t\u00e9rinaire, sp\u00e9cialiste de la faune sauvage. Elle exerce dans divers milieux naturels, y compris l\u2019Antarctique. 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