{"id":3279,"date":"2016-08-28T17:00:46","date_gmt":"2016-08-28T16:00:46","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=3279"},"modified":"2016-08-28T17:11:39","modified_gmt":"2016-08-28T16:11:39","slug":"khadra-yasmina-dieu-nhabite-pas-la-havane-08-2016","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=3279","title":{"rendered":"Khadra, Yasmina \u00abDieu n&rsquo;habite pas La Havane\u00bb (08.2016)"},"content":{"rendered":"<p><strong>R\u00e9sum\u00e9\u00a0<\/strong>: \u00c0 l&rsquo;heure o\u00f9 le r\u00e9gime castriste s&rsquo;essouffle, \u00ab\u00a0Don Fuego\u00a0\u00bb chante toujours dans les cabarets de La Havane. Jadis, sa voix magnifique \u00e9lectrisait les foules. Aujourd&rsquo;hui, les temps ont chang\u00e9 et le roi de la rumba doit c\u00e9der la place. Livr\u00e9 \u00e0 lui-m\u00eame, il rencontre Mayensi, une jeune fille \u00ab\u00a0rousse et belle comme une flamme\u00a0\u00bb, dont il tombe \u00e9perdument amoureux. Mais le myst\u00e8re qui entoure cette beaut\u00e9 fascinante menace leur improbable idylle. Chant d\u00e9di\u00e9 aux fabuleuses destin\u00e9es contrari\u00e9es par le sort, Dieu n&rsquo;habite pas La Havane est aussi un voyage au pays de tous les paradoxes et de tous les r\u00eaves. Alliant la ma\u00eetrise et le souffle d&rsquo;un Steinbeck contemporain, Yasmina Khadra m\u00e8ne une r\u00e9flexion nostalgique sur la jeunesse perdue, sans cesse contrebalanc\u00e9e par la jubilation de chanter, de danser et de croire en des lendemains heureux.<\/p>\n<p><strong>Mon avis\u00a0<\/strong>: Un de livres de Yasmina Khadra que j\u2019ai pr\u00e9f\u00e9r\u00e9. Ce n&rsquo;est pas peu dire quand on sait que j&rsquo;aime beaucoup cet auteur. Apr\u00e8s nous avoir fait d\u00e9couvrir l&rsquo;Alg\u00e9rie et la Lybie, nous voici \u00e0 Cuba, dans l&rsquo;ombre de Fidel&#8230; Un roman dans la veine de \u00ab\u00a0Ce que le jour doit \u00e0 la nuit\u00a0\u00bb tout en po\u00e9sie et en nuances. Un hymne \u00e0 la reconstruction des \u00eatres, \u00e0 la renaissance, \u00e0 la musique et \u00e0 l\u2019amour. A la folie et \u00e0 la passion \u2026 Les artistes vivent et meurent par leur art. La musique est l\u2019identit\u00e9 m\u00eame de Juan Del Monte Jonava plus connu sous son nom de sc\u00e8ne \u00abDon Fuego\u00bb\u00a0; le jour\u00a0o\u00f9 le cabaret dans lequel il se produisait depuis des ann\u00e9es ferme, sa vie se brise. Lui qui avait fait passer la musique avant tout se retrouve totalement d\u00e9muni. Heureusement que des amis de toujours et sa famille sont l\u00e0 pour l\u2019aider \u00e0 remonter la pente. Il rencontrera une jeune femme dont il tombera visc\u00e9ralement amoureux. Mais\u00a0cet amour se r\u00e9v\u00e8lera hautement toxique; il en fera l\u2019exp\u00e9rience tout en refusant de baisser les bras. Autour de lui des personnages hauts en couleur. Un trompettiste d\u2019exception qui vit en compagnie de son chien, des musicos qui vivotent, des amis \u00e0 la solde du r\u00e9gime. Dans Cuba \u00e0 la d\u00e9rive, Juan va tenter de se relever, en apprenant \u00e0 se conna\u00eetre et \u00e0\u00a0appr\u00e9hender le monde qui l\u2019entoure. En quittant le devant de la sc\u00e8ne, il va arpenter l\u2019envers du d\u00e9cor, la Havane tomb\u00e9e en ruine mais\u00a0dont le c\u0153ur bat\u00a0toujours. Lui pour qui seule la musique et la notori\u00e9t\u00e9 comptaient va ouvrir les yeux et partir \u00e0 la d\u00e9couverte de son moi-int\u00e9rieur et de la vie qui l\u2019entoure. Juan va-t-il baisser les bras, rater sa fin de vie ou se redresser\u00a0? la musique le sauvera-t-elle\u00a0? l\u2019amour gagnera-t-il\u00a0? Y aura-t-il des lendemains qui chantent pour Don Fuego\u00a0?\u00a0Il y a aussi de magnifiques pages sur la musique et la po\u00e9sie.<\/p>\n<p>J\u2019ai eu un \u00e9norme coup de c\u0153ur pour ce livre. Alors place au r\u00eave, \u00e0 la flamboyance, \u00e0 La Havane et \u00e0 l\u2019amour de la vie\u2026<\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>Le monde n\u2019est pas oblig\u00e9 d\u2019\u00eatre parfait, mais il nous appartient de lui trouver un sens qui nous aidera \u00e0 acc\u00e9der \u00e0 une part de bonheur. Il y a immanquablement une issue \u00e0 n\u2019importe quelle mauvaise passe. Il suffit d\u2019y croire. Moi, j\u2019y crois. Mon optimisme, je le cultive dans mon jardin potager.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0\u00catre pauvre, ce n\u2019est pas manquer d\u2019argent ; \u00eatre pauvre, c\u2019est manquer de g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>On est dans un pays o\u00f9 les d\u00e9cisions s\u2019ex\u00e9cutent et ne se discutent pas.<\/p>\n<p>Apparemment, la vie continue ; les\u00a0gens et les choses demeurent ce qu\u2019ils ont toujours \u00e9t\u00e9, mais moi, je me sens soudain \u00e9tranger \u00e0 moi-m\u00eame et \u00e0 ce qui m\u2019entoure.<\/p>\n<p>Certains ont suppli\u00e9 Yemanja, d\u00e9esse de la mer, de mettre un peu de lumi\u00e8re dans leur nuit, d\u2019autres ont charg\u00e9 Osh\u00fan, dieu du fleuve, de les laver de leurs p\u00e9ch\u00e9s, remuant ainsi les g\u00e8nes d\u2019une Afrique lointaine et omnipr\u00e9sente \u00e0 la fois, aussi ancienne et \u00e9ternelle que les d\u00e9it\u00e9s n\u00e9es dans la mis\u00e8re de la brousse et que ne surplomberont ni les astres ni les satellites tant que le malheur restera le fr\u00e8re jumeau de l\u2019espoir le plus fou.<\/p>\n<p>Depuis 1959 et la r\u00e9volution castriste, la population a centupl\u00e9, mais la ville n\u2019a pas boug\u00e9 d\u2019un poil, comme si une mal\u00e9diction la retenait captive d\u2019un pass\u00e9 aussi flamboyant que l\u2019enfer.<\/p>\n<p>Les enfants sont ainsi faits. Petits, on a envie de les d\u00e9vorer. Grands, on regrette de ne pas les avoir d\u00e9vor\u00e9s.<\/p>\n<p>C\u2019\u00e9tait un jour merveilleux ; pas une fausse note ne chahutait notre ivresse.<\/p>\n<p>Je suis all\u00e9 sur le front de mer tuer le temps. Mais on ne tue pas le temps, on s\u2019en accommode.<\/p>\n<p>\u2014 La loi du march\u00e9 n\u2019est que la forme moderne de la loi de la jungle.<\/p>\n<p>Lorsqu\u2019on a \u00e9t\u00e9 allait\u00e9 au biberon de l\u2019espionite, il est rare de ne pas prendre l\u2019ombre d\u2019un arbre pour un ennemi embusqu\u00e9.<\/p>\n<p>Je n\u2019aime pas te voir chavirer dans les rues comme un saule pleureur que le vent malm\u00e8ne.<\/p>\n<p>Mais les jours\u00a0sont comme les fauves. Tu penses les avoir apprivois\u00e9s, et un beau matin, ils recouvrent leur instinct\u00a0et ils se surprennent \u00e0 te d\u00e9vorer vivant en croyant s\u2019amuser avec toi.<\/p>\n<p>Veux-tu que je te traduise ce que racontent les marionnettes\u00a0? Figure-toi que ce ne sont pas leurs histoires qui importent, mais les ficelles qui leur font faire des choses terribles contre leur gr\u00e9.<\/p>\n<p>\u2014 R\u00eaver, ce n\u2019est pas attendre, mais chercher \u00e0 atteindre son but contre vents et mar\u00e9es.<\/p>\n<p>Si, au bout d\u2019un mois, aucune tuile ne lui tombe sur la t\u00eate, c\u2019est lui en personne qui secouera les toitures.<\/p>\n<p>Je ne cherchais pas l\u2019amour, encore moins un foyer ; j\u2019avais d\u00e9j\u00e0 la musique, et le ciel en guise de toit. Je ne me rappelle pas comment je m\u2019\u00e9tais mis la corde au cou ni sur quelle note du solf\u00e8ge j\u2019avais prononc\u00e9 le oui.<\/p>\n<p>en amour l\u2019abdication est une mort insens\u00e9e, que si j\u2019avais une chance sur mille de conqu\u00e9rir le c\u0153ur de la belle, il me faudrait la tenter contre vents et mar\u00e9es.<\/p>\n<p>Le trompettiste, que la nuit couve pr\u00e9cieusement, souffle dans son instrument comme souffle l\u2019\u00e2me dans les corps inertes pour les ramener \u00e0 la vie. C\u2019est d\u2019une magie et d\u2019une g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 telles qu\u2019on n\u2019entend plus que les soubresauts de nos c\u0153urs battant la mesure de la partition.<\/p>\n<p>Lorsque le c\u0153ur s\u2019invente une histoire, la raison n\u2019a pas voix au chapitre.<\/p>\n<p>Comment a-t-il surv\u00e9cu \u00e0 sa d\u00e9ch\u00e9ance\u00a0? En l\u2019ignorant, tout simplement&#8230; Je ne veux pas lui ressembler. Je tiens \u00e0 la moindre des choses, m\u2019int\u00e9resse au plus infime des d\u00e9tails, me raccroche \u00e0 n\u2019importe quel instant parce que je suis\u00a0<em>vivant<\/em>\u00a0\u2013 pr\u00e9cis\u00e9ment. Je m\u2019interdis de tourner le dos aux lendemains. Je veux me d\u00e9salt\u00e9rer dans la ros\u00e9e de chaque matin, attendre chaque saison comme le Messie ; je veux aimer jusqu\u2019au ridicule, car il n\u2019est pire trag\u00e9die que de n\u2019avoir personne \u00e0 aimer.<\/p>\n<p>Tu m\u2019as fait rena\u00eetre \u00e0 la plus belle des percussions\u00a0: les battements de mon c\u0153ur.<\/p>\n<p>J\u2019ai fait des\u00a0\u00e9toiles mes lumi\u00e8res, des vents ma musique et\u00a0des\u00a0oc\u00e9ans mes sources d\u2019inspiration. C\u2019est ainsi que\u00a0je suis devenu po\u00e8te.<\/p>\n<p>Pourquoi nos musiciens n\u2019adaptent-ils pas vos po\u00e8mes, ma\u00eetre\u00a0?<br \/>\n\u2014 Je suis po\u00e8te, non parolier. La musique convoque le corps, la po\u00e9sie interpelle l\u2019\u00e2me.<\/p>\n<p>Le po\u00e8te nous inspire, le chanteur nous respire. Le po\u00e8te nous \u00e9claire, le musicien nous enflamme. C\u2019est dans cette nuance que r\u00e9side la singularit\u00e9 de celui qui dit et de celui qui chante.<\/p>\n<p>Le rapport \u00e0 la po\u00e9sie est plus intime. On est dans la qu\u00eate tranquille de soi. Avec la musique, on adh\u00e8re aux autres, on est dans l\u2019\u00e9lan et non dans la retenue, dans le don de soi et non dans sa qu\u00eate.<\/p>\n<p>le malheur vient de la grossi\u00e8re erreur de voir le monde tel qu\u2019on voudrait qu\u2019il soit et non pas tel qu\u2019il est. Prenez les choses comme elles viennent et t\u00e2chez de les apprivoiser car la seule v\u00e9rit\u00e9 qui importe, c\u2019est vous.<\/p>\n<p>Le ciel s\u2019est ecchymos\u00e9 de nuages noir\u00e2tres dans l\u2019apr\u00e8s-midi<\/p>\n<p>Et elle a pour moi un regard que je ne lui ai jamais vu auparavant \u2013 un regard \u00e9teint, aussi sinistr\u00e9 qu\u2019une terre br\u00fbl\u00e9e, d\u2019un noir qui semble surgir de la vall\u00e9e des\u00a0t\u00e9n\u00e8bres, froid et tranchant comme un couperet qui s\u2019abat.<\/p>\n<p>Dehors, les \u00e9preuves me narguent. Elles connaissent tous mes itin\u00e9raires, je connais tous leurs traquenards ; plut\u00f4t me perdre \u00e0 jamais que m\u2019attarder une minute de plus dans ma chambre.<\/p>\n<p>Aucun endroit n\u2019est un abri pour celui qui fuit le bruit de ses pas.<\/p>\n<p>Si j\u2019ai renonc\u00e9 \u00e0 tout, c\u2019est pour ne plus \u00eatre l\u2019otage de ce qui me d\u00e9passe, et si j\u2019ai renonc\u00e9 \u00e0 Dieu, c\u2019est pour vivre ma vie \u00e0 moi. Et je suis bien comme je suis.<\/p>\n<p>Son sens de la repartie est son bouclier. Ses paroles, des tirs de sommation.<\/p>\n<p>Le r\u00eave le plus fou ne peut s\u2019affranchir de ses effets secondaires. Il faut bien redescendre sur terre, marcher pieds nus dans le chardon, toucher le fond apr\u00e8s avoir survol\u00e9 les cimes.<\/p>\n<p>J\u2019ai \u00e9t\u00e9 heureux, j\u2019ai \u00e9t\u00e9 vivant, j\u2019ai \u00e9t\u00e9 amoureux. \u00c0 l\u2019instar des \u00e9toiles filantes, j\u2019ai eu mon heure de gloire.<\/p>\n<p>Il faut mettre une croix sur ce qui est\u00a0<em>fini<\/em>\u00a0si l\u2019on veut se r\u00e9inventer ailleurs.<\/p>\n<p>L\u2019aventure humaine est faite de hauts et de bas\u00a0pour conf\u00e9rer du relief \u00e0 ce qui n\u2019aura \u00e9t\u00e9 que platitude. Si l\u2019existence n\u2019\u00e9tait qu\u2019un chant d\u2019\u00e9t\u00e9, personne ne saurait combien la neige est belle en hiver.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>R\u00e9sum\u00e9\u00a0: \u00c0 l&rsquo;heure o\u00f9 le r\u00e9gime castriste s&rsquo;essouffle, \u00ab\u00a0Don Fuego\u00a0\u00bb chante toujours dans les cabarets de La Havane. 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