{"id":3314,"date":"2016-09-09T14:43:52","date_gmt":"2016-09-09T13:43:52","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=3314"},"modified":"2018-09-01T11:00:16","modified_gmt":"2018-09-01T10:00:16","slug":"appanah-nathacha-la-noce-danna-2005","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=3314","title":{"rendered":"Appanah, Nathacha  \u00abLa noce d\u2019Anna\u00bb (2005)"},"content":{"rendered":"<p><strong>Auteur<\/strong> : Ayant le cr\u00e9ole mauricien comme langue maternelle, Nathacha Devi Pathareddy Appanah, dont la famille descend d\u2019\u00ab\u00a0engag\u00e9s\u00a0\u00bb indiens immigr\u00e9s \u00e0 Maurice, \u00e9crit en fran\u00e7ais. Elle travaille d\u2019abord \u00e0 l\u2019\u00eele Maurice comme journaliste pour Le Mauricien et Week-End Scope. Elle s\u2019installe en 1998 en France, o\u00f9 elle poursuit sa carri\u00e8re de journaliste dans la presse \u00e9crite et en radio. Ses articles sont publi\u00e9s dans G\u00e9o Magazine, Air France Magazine, Viva Magazine et elle fait des reportages pour la Radio suisse romande, RFI, France Culture.<br \/>\nSon premier roman, <a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=4505\"><em>Les Rochers de Poudre d\u2019Or<\/em><\/a>, publi\u00e9 en 2003 aux \u00c9ditions Gallimard raconte l\u2019\u00e9pop\u00e9e des travailleurs indiens venus remplacer les esclaves dans les champs de canne \u00e0 sucre \u00e0 l\u2019\u00eele Maurice. Son deuxi\u00e8me roman <a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=3737\"><em>Blue Bay Palace<\/em><\/a> (Gallimard, 2004) donne \u00e0 voir la schizophr\u00e9nie d\u2019une \u00eele Maurice entre l\u2019image de la carte postale et une soci\u00e9t\u00e9 tr\u00e8s marqu\u00e9e par les classes, les castes et les pr\u00e9jug\u00e9s.<br \/>\nDans <a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=3314\"><em>La Noce d\u2019Anna<\/em><\/a>, publi\u00e9 en 2005 aux \u00e9ditions Gallimard, la narratrice, tout en vivant la journ\u00e9e du mariage de sa fille, Anna, s\u2019interroge sur la transmission entre m\u00e8re et fille.<br \/>\n<em>Le Dernier Fr\u00e8re<\/em>, publi\u00e9 en 2007, aux \u00e9ditions de l\u2019Olivier, raconte l\u2019histoire de Raj, un gar\u00e7on mauricien et de David, un jeune juif qui se retrouve enferm\u00e9 \u00e0 la prison de Beau-Bassin pendant la Seconde Guerre mondiale. Le Dernier Fr\u00e8re a re\u00e7u plusieurs prix litt\u00e9raires dont le prix du roman Fnac 2007, le prix des lecteurs de L\u2019Express 2008, le prix de la Fondation France-Isra\u00ebl. Il a \u00e9t\u00e9 traduit dans plus de quinze langues. En 2015, parution de <a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=3365\"><em>En attendant demain<\/em><\/a> (Gallimard 2105)<br \/>\nParu en 2016, son roman <a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=3293\"><em>Tropique de la violence<\/em> <\/a>est issu de l\u2019exp\u00e9rience de son s\u00e9jour \u00e0 Mayotte o\u00f9 elle d\u00e9couvre une jeunesse \u00e0 la d\u00e9rive (source Wikipedia). Et toujours en 2016, <a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=3373\">\u00abPetit \u00e9loge des fant\u00f4mes\u00bb<\/a> , 7 petites nouvelles.<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong> : \u00ab\u00a0Sur le mur, la robe est accroch\u00e9e comme un tableau de chasse. Elle est belle, sans doute un peu sage mais, qu&rsquo;importe, c&rsquo;est le jour d&rsquo;Anna. Aujourd&rsquo;hui, 21 avril, je marie ma fille, je laisserai de c\u00f4t\u00e9 mes pens\u00e9es de vieille folle, je serai comme elle aime que je sois : digne, bien coiff\u00e9e, bien maquill\u00e9e, souriante, pr\u00eate \u00e0 des conversations que je suivrai avec un enthousiasme feint et qui ne me laisseront aucun souvenir, par\u00e9e pour butiner d&rsquo;invit\u00e9 en invit\u00e9e, m\u00e8re parfaite que je serai aujourd&rsquo;hui. Je me cacherai pour inhaler mes Fumer Tue.<\/p>\n<p>Je marie ma fille, aujourd&rsquo;hui. Cette phrase bondit dans ma t\u00eate tandis que je la regarde dormir. J&rsquo;ai quarante-deux ans et je marie ma fille aujourd&rsquo;hui. J&rsquo;ai soudain l&rsquo;impression d&rsquo;\u00eatre sortie de mon corps, de flotter au-dessus d&rsquo;Anna endormie et de moi-m\u00eame, de regarder tout cela comme on regarde un film, de me dire que cela ne peut pas m&rsquo;arriver, pas \u00e0 moi. J&rsquo;aurais souhait\u00e9 \u00eatre sage le jour du mariage de ma fille&#8230; \u00bb<\/p>\n<p>Pendant la noce d&rsquo;Anna, sa m\u00e8re se souvient. De la jeune femme qu&rsquo;elle a \u00e9t\u00e9, si diff\u00e9rente de sa fille aujourd&rsquo;hui, de ses r\u00eaves, de ses espoirs, de ses envies ; parce qu&rsquo;elle en a encore, des envies, cette femme c\u00e9libataire qui marie sa fille&#8230; Pendant la noce, l&rsquo;enfance d&rsquo;Anna resurgit avec le souvenir du p\u00e8re, de l&rsquo;absent, de l&rsquo;inconnu&#8230; Et un autre bonheur pointe son nez dans la nuit.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0: Ah oui\u00a0! Appanah je d\u00e9couvre et je ne vais pas m\u2019arr\u00eater l\u00e0. Une Maman et sa fille unique. L\u2019amour les lie mais il y a un foss\u00e9 entre elles. La Maman ne veut que le bonheur de sa fille mais sa d\u00e9finition de la vie et du bonheur est aux antipodes de la vie r\u00eav\u00e9e par sa fille. Mais pour lui faire plaisir elle va, comme toujours, brider son exub\u00e9rance et sa nature libre pour rentrer dans le moule bon chic bon genre. L\u2019eau et le feu, la flamboyance et la grisaille, la spontan\u00e9it\u00e9 et la normalit\u00e9 se c\u00f4toient. Beau roman sur l\u2019amour et le respect de l\u2019autre. Je recommande vivement. Par moments, j&rsquo;ai eu l&rsquo;impression de retrouver ma Maman, qui faisait tout pour mon bien, qui vivait pour moi.. et qui m&rsquo;\u00e9touffait un peu&#8230; car m\u00eame si on s&rsquo;adorait, on ne pensait pas toujours de la m\u00eame fa\u00e7on.. mais je pense que c&rsquo;est le cas quand une m\u00e8re \u00e9l\u00e8ve seule sa fille.. et qu&rsquo;elle r\u00eave pour elle d&rsquo;un avenir..<\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>Peut-\u00eatre n\u2019est-ce qu\u2019une id\u00e9e \u00e0 moi, de ces milliers d\u2019id\u00e9es qui me trottent dans la t\u00eate et auxquelles je crois tout simplement parce qu\u2019elles sont l\u00e0, toujours, au m\u00eame endroit<\/p>\n<p>J\u2019aurais aim\u00e9 qu\u2019elle me donne un petit nom, quelque chose qu\u2019elle aurait invent\u00e9 pour moi, qui ne serait qu\u2019\u00e0 moi<\/p>\n<p>Ou est-ce moi qui ai fait le premier pas de c\u00f4t\u00e9 \u00e0 force d\u2019\u00eatre pench\u00e9e sur des livres, de nourrir des familles enti\u00e8res dans ma t\u00eate, de les aimer, de les faire grandir, de les tuer, de les triturer \u00e0 ma guise, peut-\u00eatre dans ces moment-l\u00e0, ai-je \u00e9t\u00e9 une m\u00e8re distante, absente, faite de cendres et de fum\u00e9e<\/p>\n<p>j\u2019aime bien \u00e7a, entendre mon pr\u00e9nom et un vous qui s\u2019y colle. J\u2019ai l\u2019impression d\u2019\u00eatre respect\u00e9e et pourtant d\u2019\u00eatre assez s\u00e9duisante pour encore avoir un pr\u00e9nom qu\u2019on prom\u00e8ne sur la langue<\/p>\n<p>Peut-\u00eatre, apr\u00e8s tout, ce sont ces petits riens qui font la diff\u00e9rence ? Une habitude, une routine et, soudain, un changement et on d\u00e9couvre, les mains dans la t\u00eate, ce que l\u2019on a perdu<\/p>\n<p>Je me suis dit qu\u2019il y avait plein de choses comme cela, des choix que nous faisons pour les autres, croyant leur faire plaisir, et par je ne sais quelle construction arrogante de l\u2019esprit, finir par croire \u00eatre meilleur juge qu\u2019eux-m\u00eames de leur bonheur<\/p>\n<p>Oui, j\u2019esp\u00e9rais que tu tombes sur un gar\u00e7on qui te fasse r\u00eaver, qui t\u2019emporte loin de tes chiffres et de tes r\u00eaves de vie bien r\u00e9gl\u00e9e, qui t\u2019emm\u00e8ne en voyage dans les pays dont on n\u2019arrive m\u00eame pas \u00e0 prononcer les noms, un homme qui lise le matin, pas juste le soir histoire de s\u2019endormir, un homme avec une barbe de deux jours qui pique et qui chatouille et qui ferait rire ta m\u00e8re, aussi<\/p>\n<p>acheter des fleurs deux jours avant pour donner l\u2019impression qu\u2019on a toujours des fleurs chez soi, pas qu\u2019on les a achet\u00e9es pour l\u2019occasion<\/p>\n<p>devant cette phrase d\u00e9finitive, cette phrase couperet, qu\u2019on ne devrait jamais \u00e9noncer ou alors juste devant la mort quand on se souvient de nos amours pass\u00e9es et qu\u2019on en choisit un, rien qu\u2019un pour emmener avec soi de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9, devant cette phrase que je n\u2019ai moi-m\u00eame jamais dite, jamais pens\u00e9e, j\u2019ai c\u00e9d\u00e9<\/p>\n<p>je mets de la musique des ann\u00e9es soixante en boucle. Je connais les paroles par c\u0153ur, je swingue, je rocke, j\u2019ai l\u2019impression d\u2019avoir quinze ans. Je monte le volume tr\u00e8s haut, je grignote des choses qui sont forc\u00e9ment mauvaises pour ma sant\u00e9 et mon estomac se remplit vite<\/p>\n<p>qu\u2019elle souffre quand je suis comme cela, \u00e9vanescente et translucide, me comportant comme si ma vie \u00e9tait ailleurs, dans mes livres et pas ici, maintenant<\/p>\n<p>j\u2019ai soudain peur que cette pens\u00e9e se r\u00e9alise et qu\u2019un policier frappe \u00e0 ma porte et m\u2019accuse d\u2019avoir souhait\u00e9 que ces deux-l\u00e0 restent ensemble pour l\u2019\u00e9ternit\u00e9, encha\u00een\u00e9s dans la vie et la mort<\/p>\n<p>Moi qui aimais tant Londres, moi qui aimais tant cette ville o\u00f9 sur le m\u00eame trottoir pouvaient marcher un punk, une bourgeoise rousse en tailleur, un businessman, une femme indienne en sari et un \u00c9cossais en kilt, moi qui m\u2019\u00e9merveillais quotidiennement du vent, de l\u2019herbe, du bleu unique du ciel les jours o\u00f9 il faisait beau, je n\u2019ai pu rester<\/p>\n<p>Mais j\u2019ai appris que l\u2019exp\u00e9rience des autres n\u2019a jamais servi \u00e0 rien. D\u2019ailleurs, on se demande bien si on apprend de sa propre exp\u00e9rience.<\/p>\n<p>Je la prot\u00e8ge, sans elle je n\u2019existe pas ; un court instant je ne voudrais pas qu\u2019elle s\u2019en aille, je voudrais la revoir petite fille pench\u00e9e sur ses cahiers Clairefontaine et me posant des milliers de questions avec la certitude que sa m\u00e8re saurait r\u00e9pondre \u00e0 tout<\/p>\n<p>Je ne suis peut-\u00eatre apr\u00e8s tout que comme ces arbres aux racines adventices, affleurant le sol, pouvant se faire balayer d\u2019un coup de vent mais qui tout aussi vite peuvent s\u2019accrocher \u00e0 n\u2019importe quelle terre<\/p>\n<p>il porte en lui le courage de l\u2019\u00e9merveillement, aujourd\u2019hui la campagne, demain un livre, apr\u00e8s-demain un visage. Les ann\u00e9es et les nombreuses \u00e9preuves ne sont pas arriv\u00e9es \u00e0 bout de cette qualit\u00e9<\/p>\n<p>Mais je ne peux pas partir, je perds mon temps, je me fais des fausses joies, alors que j\u2019ai une fille qui m\u2019attend, un bout de moi et d\u2019un homme que j\u2019ai aim\u00e9 du mieux que j\u2019ai pu, tendrement, tranquillement, qui \u00e9coutait la musique de mes mots et que j\u2019ai laiss\u00e9 partir parce que c\u2019est ce qu\u2019on fait quand on aime. Laisser partir, attendre, ne rien attendre, recevoir, redonner<\/p>\n<p>Je voudrais mettre un point final \u00e0 cette histoire, fermer la page, plus rien \u00e0 ajouter. Une fin parfaite, un happy end, avec un petit dessin romantique en dessous, une guirlande, un bouquet, de ce genre de dessins qui apparaissent \u00e0 la fin des dessins anim\u00e9s ou des films d\u2019amour. Ma vie ressemblerait alors \u00e0 un paquet cadeau bien emball\u00e9<\/p>\n<p>Combien de temps passons-nous \u00e0 compliquer notre vie ? Combien de temps gaspillons-nous \u00e0 nous occuper du monde, de notre image, des semblants et des faux-semblants et oublier, ainsi, de regarder ceux qui nous sont chers ? Combien de th\u00e9ories avons-nous \u00e9labor\u00e9es sur l\u2019\u00e9galit\u00e9, la tol\u00e9rance et combien de fois avons-nous fait preuve, chez nous, le masque lev\u00e9, de racisme primaire ?<\/p>\n<p>Je me dis alors qu\u2019il faut que je me souvienne. J\u2019ai si peu fait cela. Amasser les souvenirs comme autant de beaux galets pour les jours o\u00f9 je serai seule<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteur : Ayant le cr\u00e9ole mauricien comme langue maternelle, Nathacha Devi Pathareddy Appanah, dont la famille descend d\u2019\u00ab\u00a0engag\u00e9s\u00a0\u00bb indiens immigr\u00e9s \u00e0 Maurice, \u00e9crit en fran\u00e7ais. Elle travaille d\u2019abord \u00e0 l\u2019\u00eele Maurice comme journaliste pour Le Mauricien et Week-End Scope. Elle s\u2019installe en 1998 en France, o\u00f9 elle poursuit sa carri\u00e8re de journaliste dans la presse &hellip; <\/p>\n<p class=\"read-more\"><a class=\"readmore-btn\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=3314\">+<span class=\"screen-reader-text\">  Read More<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":3315,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_crdt_document":"","_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[2,86,12,174,105],"tags":[],"class_list":["post-3314","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-lectures","category-litterature-africaine","category-litterature-france","category-litterature-ile-maurice","category-roman"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3314","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3314"}],"version-history":[{"count":6,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3314\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":6970,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3314\/revisions\/6970"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/3315"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3314"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3314"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3314"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}