{"id":34,"date":"2014-02-23T12:24:21","date_gmt":"2014-02-23T11:24:21","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=34"},"modified":"2024-09-08T12:38:52","modified_gmt":"2024-09-08T10:38:52","slug":"de-kerangal-maylis-reparer-les-vivants-2014","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=34","title":{"rendered":"de Kerangal, Maylis  \u00ab R\u00e9parer les vivants \u00bb (2014)"},"content":{"rendered":"<p><strong>Auteur<\/strong> :\u00a0Maylis Suzanne Jacqueline Le Gal de Kerangal passe son enfance au Havre, fille et petite-fille de capitaine au long cours. Elle \u00e9tudie en classe pr\u00e9paratoire au lyc\u00e9e Jeanne-d&rsquo;Arc de Rouen et ensuite \u00e0 Paris de 1985 \u00e0 1990 l&rsquo;histoire, la philosophie et l&rsquo;ethnologie.<br \/>\nElle commence \u00e0 travailler chez Gallimard jeunesse une premi\u00e8re fois de 1991 \u00e0 1996, avant de faire deux s\u00e9jours aux \u00c9tats-Unis, \u00e0 Golden dans le Colorado en 1997. Elle reprend sa formation en passant une ann\u00e9e \u00e0 l&rsquo;EHESS \u00e0 Paris en 1998.<\/p>\n<p><b>Ses romans\u00a0<\/b>: Je marche sous un ciel de tra\u00eene, 2000, 222 p. \u2013 La Vie voyageuse, 2003, 240 p. \u2013 Ni fleurs ni couronnes, 2006, 135 p. \u2013\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=7502\">Dans les rapides<\/a><\/span>\u00a0(2006) \u2013\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=2260\">Corniche Kennedy<\/a>,<\/span>\u00a0Paris, 2008, 177 p. \u2013 <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=16104\">Naissance d\u2019un pont<\/a><\/span>, Paris, 2010, 336 p. ( Prix M\u00e9dicis 2010 \u2013 Prix Franz Hessel 2010) \u2013 <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=3026\">Tangente vers l\u2019est<\/a><\/span>, Paris, \u00c9ditions Verticales, 2012, 134 p. (Prix Landerneau 2012) \u2013\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=34\">R\u00e9parer les vivants<\/a>,<\/span> 2013, 281 p. (Grand prix RTL-Lire 2014 \u2013 Roman des \u00e9tudiants \u2013 France Culture-T\u00e9l\u00e9rama 2014 \u2013 Prix Orange du Livre 2014 \u2013 Prix des lecteurs de l\u2019Express-BFM TV 2014 \u2013 Prix Relay 2014) \u2013\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=2241\">\u00c0 ce stade de la nuit<\/a>,<\/span> 2015, 80 p. \u2013 Un chemin de tables -2016 \u2013\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=6926\">Un monde \u00e0 port\u00e9e de main<\/a><\/span>\u00a0(2018) \u2013\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=11694\">Kiruna<\/a><\/span>\u00a0(2019) \u2013 Ariane espace (nouvelle \u2013 2020) \u2013 Cano\u00ebs (2021) &#8211; Servoz &#8211; avec Joy Sorman &#8211; (2022) &#8211; Un archipel (2022) &#8211; <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" title=\"De Kerangal, Maylis\u00a0 \u00ab\u00a0Jour de ressac\u00a0\u00bb (RLE2024) 256 pages\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=20806\">Jour de ressac<\/a><\/span> (2024)<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong><b>\u00a0<\/b>: \u00abLe c\u0153ur de Simon migrait dans un autre endroit du pays, ses reins, son foie et ses poumons gagnaient d\u2019autres provinces, ils filaient vers d\u2019autres corps.\u00bb<\/p>\n<p>R\u00e9parer les vivants est le roman d\u2019une transplantation cardiaque. Telle une chanson de gestes, il tisse les pr\u00e9sences et les espaces, les voix et les actes qui vont se relayer en vingt-quatre heures exactement. Roman de tension et de patience, d\u2019acc\u00e9l\u00e9rations paniques et de pauses m\u00e9ditatives, il trace une aventure m\u00e9taphysique, \u00e0 la fois collective et intime, o\u00f9 le c\u0153ur, au-del\u00e0 de sa fonction organique, demeure le si\u00e8ge des affects et le symbole de l\u2019amour.<\/p>\n<p><strong>Analyse<\/strong> ( sur la base d&rsquo;une interview de l&rsquo;auteur): Une unit\u00e9 de temps : 24 heures. D&#8217;embl\u00e9e on sait ce qui va se passer, l&rsquo;effet d&rsquo;annonce se d\u00e9roule dans les deux premi\u00e8res pages. Le h\u00e9ros est pr\u00e9sent\u00e9 comme un \u00eatre plein de vie, \u00ab\u00a0surfant sur une onde de choc\u00a0\u00bb; l&rsquo;onde de choc\u00a0en question est la vague, qui se mat\u00e9rialisera ensuite comme l&rsquo;onde\u00a0\u00e9lectrique qui parcourt le cerveau. Dans le livre le corps gardera toujours son aspect\u00a0de vie;\u00a0d&rsquo;ailleurs le c\u0153ur ne\u00a0cessera jamais de battre, dans ce roman men\u00e9 \u00ab\u00a0c\u0153ur battant\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>En 1959, la d\u00e9finition de la mort change avec la notion de\u00a0\u00ab\u00a0coma d\u00e9pass\u00e9\u00a0\u00bb\u00a0et le cerveau prime sur le c\u0153ur.<\/p>\n<p>Tout le livre se fonde sur la double dimension du \u00ab\u00a0c\u0153ur\u00a0\u00bb : en tant que vanne et de clapet et comme symbole de la vie \u00e9motionnelle.<\/p>\n<p>L&rsquo;\u00e9criture se calque sur le souffle du c\u0153ur; la phrase traduit les effets tachycardiques ou la p\u00e9trification, selon que le rythme s&rsquo;acc\u00e9l\u00e8re ou se bloque.<\/p>\n<p>Tous les personnages sont importants dans cette course contre le temps car ils tissent une cha\u00eene humaine\u00a0dans laquelle\u00a0chaque maillon a sa place et sa fonction:<\/p>\n<p>&#8211; \u00a0l&rsquo;anesth\u00e9siste est le premier\u00a0\u00e0 entrer en sc\u00e8ne et il met en lumi\u00e8re l&rsquo;importance du service de la \u00ab\u00a0R\u00e9a\u00a0\u00bb. Le r\u00f4le\u00a0des personnes qui vont accompagner les parents est primordial: celui qui va devoir annoncer la mort, en \u00e9non\u00e7ant la chose par paliers, car la mani\u00e8re va influencer la suite et instaurer &#8211; ou non &#8211; un climat propice.<\/p>\n<p>&#8211; les parents, coup\u00e9s d&rsquo;eux m\u00eames et du monde qui les entoure; ils sont d\u00e9boussol\u00e9s car ce qu&rsquo;ils voient est totalement diff\u00e9rent\u00a0de la mort telle qu&rsquo;ils se l&rsquo;imaginent : pas de sang, pas de souffrance, pas de froid : le mort leur est pr\u00e9sent\u00e9e\u00a0 \u00ab\u00a0en vie\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>&#8211; le maillon essentiel du roman, celui qui est l\u00e0 pour coordonner les \u00e9v\u00e9nements, Thomas Remige, dont le nom n&rsquo;est pas choisi au hasard, amoureux des oiseaux et du chant, qui va orchestrer la transplantation. Il a la voix et la vocation ; il est la voix et montre la voie, \u00e9tymologiquement parlant (vocare); il chante le chant de la mort, accompagne, r\u00e9pare aussi les parents; il r\u00e9pare par le \u00ab\u00a0don\u00a0\u00bb; il am\u00e8ne \u00e0 penser que donner peut aider. Il incarne le respect des opinions, des v\u0153ux. Il fait aussi partie du rituel fun\u00e9raire, car il \u00ab\u00a0r\u00e9pare\u00a0\u00bb les corps apr\u00e8s les interventions. Il est aussi beau de souligner l&rsquo;importance des yeux et de la chair, de l&rsquo;enveloppe corporelle, le respect du \u00ab\u00a0priv\u00e9\u00a0\u00bb ; les yeux sont les fen\u00eatres sur l&rsquo;int\u00e9riorit\u00e9, sur l&rsquo;\u00e2me..<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong><b>\u00a0<\/b>: \u00c9poustouflant! et pourtant c\u2019\u00e9tait pas gagn\u00e9 d\u2019avance.. \u00a0Tout ce qui touche \u00e0 la m\u00e9decine me fait normalement fuir! Prenant, bien \u00e9crit, intense,\u00a0intelligent, sensible.. A fleur de peau, \u00e0 vous donner des frissons. Je l\u2019ai pris de plein fouet..<\/p>\n<p>Le livre se d\u00e9roule sur 24 heures. Un accident, et la possibilit\u00e9 de faire profiter d\u2019autres personnes en attente d\u2019organes. Des parents sous le choc,\u00a0 assomm\u00e9s par la douleur.<\/p>\n<p>Et la r\u00e9action int\u00e9ressante.. Le lien visc\u00e9ral avec certains organes.. impossibles \u00e0 donner..<\/p>\n<p>Si vous h\u00e9sitiez encore, faites comme moi.. Car en plus de se mettre \u00e0 la place de tous les protagonistes, le livre est extr\u00eamement bien document\u00e9. La carte de donneur d\u2019organes dans le porte-monnaie! Et en connaissance de cause maintenant! Pour \u00e9viter aussi \u00e0 des proches de devoir d\u00e9cider \u00e0 votre place..<\/p>\n<p>Le seul petit b\u00e9mol peut-\u00eatre..\u00a0 J\u2019aurais aim\u00e9 en savoir plus sur le r\u00e9veil de la personne qui a re\u00e7u le c\u0153ur.. ses impressions. Cela m\u2019aurait plus touch\u00e9 que le r\u00e9cit plus technique de l\u2019op\u00e9ration.<\/p>\n<p>Le livre \u00e0 lire, non seulement pour le roman mais aussi pour se positionner sur le sujet\u00a0!<\/p>\n<p><strong>Extraits\u00a0<\/strong>:<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0un pan de sa vie, un pan massif, encore chaud, compact, se d\u00e9tache du pr\u00e9sent pour chavirer dans un temps r\u00e9volu, pour y chuter, et dispara\u00eetre. Elle discerne des \u00e9boulements, des glissements de terrain, des failles qui sectionnent le sol sous ses pieds\u00a0: quelque chose se referme, quelque chose se place d\u00e9sormais hors d\u2019atteinte \u2013 un morceau de falaise se s\u00e9pare du plateau et s\u2019effondre dans la mer, une presqu\u2019\u00eele lentement s\u2019arrache du continent et d\u00e9rive vers le large, solitaire, la porte d\u2019une caverne merveilleuse est soudain obstru\u00e9e par un rocher \u2013\u00a0; le pass\u00e9 a soudain grossi d\u2019un coup, ogre b\u00e2freur de vie, et le pr\u00e9sent n\u2019est qu\u2019un seuil ultramince, une ligne au-del\u00e0 de laquelle il n\u2019y a plus rien de connu\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Bam. D\u2019embl\u00e9e, Thomas a pos\u00e9 sa voix sur la bonne fr\u00e9quence et la pi\u00e8ce semble r\u00e9sonner comme un micro g\u00e9ant, un toucher de haute pr\u00e9cision \u2013 roues du Rafale sur le pont d\u2019envol du porte-avions, pinceau du calligraphe japonais, amortie du tennisman\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0\u2026 et ce silence qui s\u2019\u00e9coule, \u00e9pais, noir, vertigineux, m\u00e9lange l\u2019affolement \u00e0 la confusion. Un vide s\u2019est ouvert l\u00e0, devant eux, un vide qu\u2019ils ne peuvent se figurer autrement que comme \u00ab\u00a0quelque chose\u00a0\u00bb puisque le \u00ab\u00a0rien\u00a0\u00bb est impensable\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00abUn labyrinthe \u2026 \u00a0c\u2019est un plan du cerveau\u00a0? Elle l\u2019avait regard\u00e9, \u00e9tonn\u00e9e, et avait r\u00e9pondu, s\u00fbre d\u2019elle, parlant vite\u00a0: en quelque sorte, ouais, c\u2019est \u00e7a, c\u2019est plein de m\u00e9moire, de co\u00efncidences, de questions, c\u2019est un espace de hasard et de rencontre\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0ils s\u2019y refl\u00e8tent comme se refl\u00e8tent les fant\u00f4mes \u00e0 la surface des \u00e9tangs les nuits d\u2019hiver\u00a0; ils sont l\u2019ombre d\u2019eux-m\u00eames aurait-on dit pour les d\u00e9crire, la banalit\u00e9 de l\u2019expression relevant moins la d\u00e9sagr\u00e9gation int\u00e9rieure de ce couple que soulignant ce qu\u2019ils \u00e9taient encore le matin m\u00eame, un homme et une femme debout dans le monde, et \u00e0 les voir marcher c\u00f4te \u00e0 c\u00f4te sur le sol laqu\u00e9 de lumi\u00e8re froide, chacun pouvait saisir que d\u00e9sormais ces deux-l\u00e0 poursuivaient la trajectoire amorc\u00e9e quelques heures auparavant, ne vivaient d\u00e9j\u00e0 plus tout \u00e0 fait dans le m\u00eame monde\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteur :\u00a0Maylis Suzanne Jacqueline Le Gal de Kerangal passe son enfance au Havre, fille et petite-fille de capitaine au long cours. 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