{"id":344,"date":"2014-03-19T15:32:24","date_gmt":"2014-03-19T14:32:24","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=344"},"modified":"2020-09-28T15:40:53","modified_gmt":"2020-09-28T13:40:53","slug":"bergsveinn-birgisson-la-lettre-a-helga-2013","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=344","title":{"rendered":"Bergsveinn, Birgisson  \u00ab\u00a0La Lettre \u00e0 Helga\u00a0\u00bb (2013)"},"content":{"rendered":"<p><strong>Auteur<\/strong>:\u00a0Bergsveinn Birgisson, n\u00e9 en 1971 \u00e0 Reykjavik1, est un \u00e9crivain islandais.<br \/>\nIl \u00e9tudie les litt\u00e9ratures islandaise et compar\u00e9e \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 d&rsquo;Islande, puis \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 d&rsquo;Oslo et, enfin, \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 de Bergen, o\u00f9 il obtient un doctorat en litt\u00e9rature m\u00e9di\u00e9vale scandinave en 2008. Il vit en Norv\u00e8ge depuis plusieurs ann\u00e9es.<br \/>\nIl publie un premier livre en 1992, le recueil de po\u00e9sie \u00cdslendingurinn, suivi de Innr\u00e1s Liljanna en 1997. En 2003, il fait para\u00eetre son premier roman, Landslag er aldrei asnalegt, puis Handb\u00f3k um hugarfar k\u00faa en 2010.<br \/>\nSon roman \u00e9pistolaire \u00ab\u00a0<a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=344\">La Lettre \u00e0 Helga<\/a>\u00a0\u00bb (Svar vi\u00f0 br\u00e9fi Helgu), paru en 2010, est traduit dans plusieurs langues, notamment en fran\u00e7ais par les \u00e9ditions Zulma en 2013, et rencontre un grand succ\u00e8s.\u00a0 \u00ab\u00a0Du temps qu\u2019il fait\u00a0\u00bb (paru en 2003 en Islande) \u00a0parait chez Ga\u00efa le 02.09.2020.<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sume de l\u2019\u00e9diteur<\/strong> : \u00abMon neveu Marteinn est venu me chercher \u00e0 la maison de retraite. Je vais passer le plus clair de l&rsquo;\u00e9t\u00e9 dans une chambre avec vue plongeante sur la ferme que vous habitiez jadis, Hallgr\u00edmur et toi.\u00bb Ainsi commence la r\u00e9ponse &#8211; combien tardive &#8211; de Bjarni G\u00edslason de Kolkustadir \u00e0 sa ch\u00e8re Helga, la seule femme qu&rsquo;il aima, aussi bri\u00e8vement qu&rsquo;ardemment, d&rsquo;un amour impossible. Et c&rsquo;est tout un monde qui se ravive : entre son \u00e9levage de moutons, les p\u00eaches solitaires, et sa charge de contr\u00f4leur du fourrage, on d\u00e9couvre l&rsquo;\u00e2pre existence qui fut la sienne tout au long d&rsquo;un monologue saisissant de vigueur. Car Bjarni est un homme simple, taill\u00e9 dans la lave, p\u00e9tri de po\u00e9sie et d&rsquo;attention \u00e9merveill\u00e9e \u00e0 la nature sauvage. Ce beau et puissant roman se lit d&rsquo;une traite, tant on est troubl\u00e9 par l&rsquo;\u00e9trange confession amoureuse d&rsquo;un \u00e9leveur de brebis islandais, d&rsquo;un homme qui s&rsquo;est lui-m\u00eame spoli\u00e9 de l&rsquo;amour de sa vie.<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong> : Un petit r\u00e9cit de 130 pages qui d\u00e9crit toute une vie : la vie d\u2019un \u00eatre entier, passionn\u00e9, trivial, po\u00e9tique. Une vie rude, au contact de la nature. Une vie qui va privil\u00e9gier les valeurs inculqu\u00e9es depuis l\u2019enfance, la tradition et la terre \u00e0 l\u2019amour ; une vie de regrets. Un paysan islandais enracin\u00e9 dans son \u00eele, dont la conception est \u00e0 l\u2019unisson avec la nature. Une vie avec les b\u00eates. Description de la vie, des coutumes, d\u2019un monde qui est en train de disparaitre, au contact de la vie des villes et des valeurs qui changent. Ce petit livre est bouleversant de sinc\u00e9rit\u00e9 et de r\u00e9alisme. Les sentiments et les valeurs \u00ab vraies \u00bb priment sur une vie d\u2019amour, car rien ne peut d\u00e9tacher l\u2019homme de sa terre\u2026 et la puret\u00e9 de ses sentiments r\u00e9sistera \u00e0 tout. Il en souffrira dans sa chair, sera tortur\u00e9 mais respectera ses engagements, sa famille, ses traditions\u2026 Il assumera ses choix dans la dignit\u00e9 et la douleur. L\u2019amour restera toujours, mais le bonheur ne sera qu\u2019\u00e9ph\u00e9m\u00e8re.. Dans cette vie rude, les animaux sont le r\u00e9confort, les \u00e9l\u00e9ments et la nature des comparaisons avec les sentiments et la beaut\u00e9 humaine. Des images po\u00e9tiques et de l\u2019humour. Un univers pudique, o\u00f9 les sentiments sont d\u00e9crits de mani\u00e8re abrupte, une vie d\u2019un autre temps, la d\u00e9couverte d\u2019un monde qui nous fait faire un bond dans le pass\u00e9, alors que la civilisation est proche, pour qui veut vivre dans l\u2019illusion et non dans le vrai. Le tout de force est de toujours rester dans le puissant, le po\u00e9tique et l\u2019ironique sans tomber dans le sentimentalisme, bien que le livre soit en fait un regret \u2026<\/p>\n<p><strong>\u00a0Extraits<\/strong>\u00a0 :<\/p>\n<p>\u00ab Certains meurent de causes ext\u00e9rieures. D\u2019autres meurent parce que la mort depuis longtemps soud\u00e9e \u00e0 leurs veines travaille en eux, de l\u2019int\u00e9rieur. Tous meurent. Chacun \u00e0 sa fa\u00e7on. Certains tombent par terre au milieu d\u2019une phrase. D\u2019autres s\u2019en vont paisiblement dans un songe. Est-ce que le r\u00eave s\u2019\u00e9teint alors, comme l\u2019\u00e9cran \u00e0 la fin du film ? Ou est-ce que le r\u00eave change simplement d\u2019aspect, acqu\u00e9rant une autre clart\u00e9 et des couleurs nouvelles ? Et celui qui r\u00eave, s\u2019en aper\u00e7oit-il tant soit peu ? \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab Le vent du nord soufflait ; dans le gr\u00e9sil et les nuages sombres pendouillaient comme des langues des lambeaux de soleil. Un temps pareil \u00e9tait cens\u00e9 favoriser la conception d\u2019agneaux m\u00e2les, selon une croyance qualifi\u00e9e par toi de fumisterie, comme tu n\u2019as pas manqu\u00e9 de me le rappeler lorsque tes brebis ont mis bas et que les agnelles \u00e9taient en bien plus grand<\/p>\n<p>\u00ab Une visite chez eux ne manquait pas d\u2019\u00e9voquer le vieux couple de fermiers qui avait tir\u00e9 le diable par la queue sur la lande pendant quarante ans, dans Lumi\u00e8re du monde de Laxness. Ils \u00e9taient comme une seule et m\u00eame personne dans deux corps distincts. \u00bb<\/p>\n<p>\u00abJ\u2019avais beau essayer de m\u2019endurcir, les pleurs sourdaient comme du sang \u00e0 travers un pansement. \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab Moi, j\u2019ai toujours eu assez pour les miens et moi-m\u00eame, et mes d\u00e9cisions, je les ai toutes assum\u00e9es sans d\u00e9ranger ces messieurs dans leur boulot. J\u2019ai compris aussi que ce Dieu qui est aux cieux doit \u00eatre en partie fabriqu\u00e9 par l\u2019homme. Je crois bien qu\u2019il existe, mais il ne doit gu\u00e8re \u00eatre du genre \u00e0 se laisser pousser la barbe. Il m\u2019a sembl\u00e9 qu\u2019il se manifestait plut\u00f4t dans les couleurs d\u2019automne ou dans l\u2019ar\u00f4me d\u2019un bout de bois d\u2019\u00e9pave fra\u00eechement fendu, qui se scinde joliment en deux piquets de cl\u00f4ture destin\u00e9s \u00e0 vous survivre. \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab Mais quelle est la culture de ceux qui parlent ainsi ? C\u2019est quand les gens tournent le dos \u00e0 leur histoire qu\u2019ils deviennent tout petits. \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab \u2026Car celui qui fait quelque chose de ses mains laisse dans son ouvrage une partie de lui-m\u00eame. \u00bb<\/p>\n<p>Ils ne jouent ni ne manifestent la moindre curiosit\u00e9, \u00e0 la diff\u00e9rence de leurs cong\u00e9n\u00e8res dans la nature. Les canards de Reykjav\u00edk sont devenus exactement pareils aux gens, de tristes parasites qui se chamaillent pour gober ce qu\u2019on leur jette. N\u2019est-ce pas pr\u00e9cis\u00e9ment ce terreau qui g\u00e9n\u00e8re des id\u00e9es selon lesquelles la vie serait vide de sens ? Pr\u00e9cis\u00e9ment chez ceux qui ont perdu le contact avec leur vraie nature.<\/p>\n<p>\u00ab Il s\u2019agissait l\u00e0 d\u2019hommes qui avaient eux-m\u00eames forg\u00e9 le sens qu\u2019ils donnaient \u00e0 leur vie ; ils avaient l\u2019intelligence dont la nature les avait dot\u00e9s car aucune \u00e9cole ne leur avait inculqu\u00e9 comment penser. Ils pensaient tout seuls. \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab Ici, \u00e0 la campagne, j\u2019ai eu de l\u2019importance. Et si ce n\u2019est qu\u2019une id\u00e9e, au moins aurai-je eu l\u2019impression d\u2019en avoir. Voil\u00e0 une diff\u00e9rence qui compte. Ici j\u2019ai pu voir le fruit du travail de mes mains. \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab J\u2019ai per\u00e7u l\u2019angoisse du feuillage aux \u00e9clipses de lune, j\u2019ai lev\u00e9 les yeux dans les c\u00f4tes et senti mon \u00e2me s\u2019\u00e9lever hors de moi tandis que je conduisais mon tracteur. J\u2019ai entendu mes glouglous d\u2019estomac r\u00e9pondre aux grondements du tonnerre, petit homme sous un ciel immense ; j\u2019ai entendu le ruisseau chuchoter qu\u2019il est \u00e9ternel. \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab J\u2019ai \u00e9t\u00e9 t\u00e9moin de la cruaut\u00e9 de l\u2019orque ainsi que de la douceur de l\u2019amour maternel et je me suis trouv\u00e9 un refuge hors du monde, l\u00e0 o\u00f9 les cygnes vont dormir. Je me suis baign\u00e9 dans une eau pleine de l\u2019\u00e9clat du soleil, et non dans celle qui sort noire des tuyaux de lieux civilis\u00e9s et j\u2019ai per\u00e7u la diff\u00e9rence. \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab J\u2019ai v\u00e9cu d\u2019amour et d\u2019eau fra\u00eeche durant les hivers des ann\u00e9es soixante o\u00f9 la mer \u00e9tait prise par les glaces. J\u2019ai fantasm\u00e9 pour combler les lacunes de mon existence, compris que l\u2019\u00eatre humain peut faire de grands r\u00eaves sur un petit oreiller. \u00ab<\/p>\n<p>\u00ab Tout bien consid\u00e9r\u00e9, je ne sais plus si mon d\u00e9sir de toi a quelque chose \u00e0 voir avec toi, ou s\u2019il n\u2019y a l\u00e0-dessous qu\u2019une tendance masochiste et maladive de ma part. Se pourrait-il que tu aies \u00e9t\u00e9 l\u2019objet innocent de ma contre-nature, tapie dans une profonde fissure, hors d\u2019atteinte du rayon de lumi\u00e8re du langage ? Je sais bien que d\u2019autres hommes avaient le b\u00e9guin pour toi ; on les voyait boire tes courbes du regard quand tu sortais de la boutique. \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab Je me souviens que je m\u2019effor\u00e7ais \u00e0 la gratitude pour tout ce qui m\u2019\u00e9tait donn\u00e9, mais ce genre de pens\u00e9e rendait un son creux. La passion qui, auparavant, me portait \u00e0 la surface des jours, \u00e9tait \u00e0 pr\u00e9sent une entrave que je me mis \u00e0 d\u00e9tester, me rendant compte qu\u2019elle ne serait jamais plus assouvie. \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab Ma parole, c\u2019est \u00e0 croire que tout cela se projette en noir et blanc dans ma conscience, comme les photos de l\u2019\u00e9poque. Quand je survole des yeux cette tranche du pass\u00e9, je me dis que mieux vaut ne jamais croiser l\u2019amour sur sa route \u2013 car une fois qu\u2019on l\u2019a perdu, on se retrouve bien plus mal loti qu\u2019avant. \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab Je reprenais mes esprits tout \u00e0 coup sur la place de la Coop\u00e9rative o\u00f9 tout le monde riait de l\u2019histoire en question, mais c\u2019\u00e9tait trop tard. Tout arrivait trop tard \u2013 tout \u00e9tait pass\u00e9. Mon \u00e2me essor\u00e9e n\u2019avait plus de mots. Le pire n\u2019\u00e9tait pourtant pas la souffrance ou, comment dire, l\u2019incapacit\u00e9 de rien sentir, mais la solitude dans tout cela. \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab Le pire dans la plus grande affliction, c\u2019est qu\u2019elle est invisible \u00e0 tous sauf \u00e0 celui qu\u2019elle habite. \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab Jamais je ne le revis et l\u2019id\u00e9e m\u2019a effleur\u00e9 que cette vision ait pu n\u2019\u00eatre pas r\u00e9elle, mais transform\u00e9e en r\u00e9alit\u00e9 par la m\u00e9moire \u2013 \u00e0 partir d\u2019un r\u00eave porteur d\u2019un message essentiel. Et de fait, il me semble parfois que mon esprit a, comme l\u2019oiseau, essay\u00e9 de prendre son envol pour \u00e9chapper au quotidien laborieux de la vie terrestre et que j\u2019ai, tout comme lui, tent\u00e9 de planer dans le ciel des po\u00e8tes \u00e0 la faveur de mes \u00e9crits indigents. \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab Et de fait, il me semble parfois que mon esprit a, comme l\u2019oiseau, essay\u00e9 de prendre son envol pour \u00e9chapper au quotidien laborieux de la vie terrestre et que j\u2019ai, tout comme lui, tent\u00e9 de planer dans le ciel des po\u00e8tes \u00e0 la faveur de mes \u00e9crits indigents. Si les dieux me l\u2019accordent, c\u2019est justement comme \u00e7a que je m\u2019envolerai vers toi finalement, sur les ailes de la po\u00e9sie. \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab Au sud, de gros nuages se d\u00e9pla\u00e7aient vivement et de la lumi\u00e8re filtrait entre les cumulus. C\u2019est alors qu\u2019un merveilleux rayon de soleil a transperc\u00e9 les nuages pour se planter sur moi et aux alentours, pour ne pas dire sur nous, puisque j\u2019\u00e9tais couch\u00e9 l\u00e0, contre ta poitrine. \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab Alors je me suis mis \u00e0 pleurer, vieillard s\u00e9nile que je suis, \u00e9chou\u00e9 entre deux protub\u00e9rances en terre d\u2019Islande, les Mamelons d\u2019Helga, et je compris que le mal, dans cette vie, ce n\u2019\u00e9taient pas les \u00e9chardes ac\u00e9r\u00e9es qui vous piquent et vous blessent, mais le doux appel de l\u2019amour auquel on a fait la sourde oreille \u2013 la lettre sacr\u00e9e \u00e0 laquelle on r\u00e9pond trop tard, car je le vois bien \u00e0 pr\u00e9sent, dans la clart\u00e9 du d\u00e9nouement, que je t\u2019aime moi aussi. \u00bb<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteur:\u00a0Bergsveinn Birgisson, n\u00e9 en 1971 \u00e0 Reykjavik1, est un \u00e9crivain islandais. Il \u00e9tudie les litt\u00e9ratures islandaise et compar\u00e9e \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 d&rsquo;Islande, puis \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 d&rsquo;Oslo et, enfin, \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 de Bergen, o\u00f9 il obtient un doctorat en litt\u00e9rature m\u00e9di\u00e9vale scandinave en 2008. Il vit en Norv\u00e8ge depuis plusieurs ann\u00e9es. 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