{"id":3579,"date":"2016-11-14T11:10:44","date_gmt":"2016-11-14T10:10:44","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=3579"},"modified":"2021-04-24T11:49:37","modified_gmt":"2021-04-24T09:49:37","slug":"vann-david-aquarium-rl2016","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=3579","title":{"rendered":"Vann,  David \u00abAquarium\u00bb (RL2016)"},"content":{"rendered":"<p><strong>Auteur<\/strong>\u00a0: David Vann est n\u00e9 en 1966 sur l&rsquo;\u00eele Adak, en Alaska, et y a pass\u00e9 une partie de son enfance avant de s&rsquo;installer en Californie avec sa m\u00e8re et sa s\u0153ur. Il a travaill\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9criture d&rsquo;un premier roman pendant dix ans avant de r\u00e9diger en dix-sept jours, lors d&rsquo;un voyage en mer, le livre qui deviendra Sukkwan Island. Pendant douze ans, il cherche sans succ\u00e8s \u00e0 se faire publier aux \u00c9tats-Unis\u00a0: aucun agent n&rsquo;accepte de soumettre le manuscrit, jug\u00e9 trop noir, \u00e0 un \u00e9diteur. Ses difficult\u00e9s \u00e0 faire publier son livre le conduisent vers la mer\u00a0: il gagnera sa vie en naviguant pendant plusieurs ann\u00e9es dans les Cara\u00efbes et en M\u00e9diterran\u00e9e.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s avoir travers\u00e9 les \u00c9tats-Unis en char \u00e0 voile et parcouru plus de 40\u00a0000 milles sur les oc\u00e9ans, il \u00e9choue lors de sa tentative de tour du monde en solitaire sur un trimaran qu&rsquo;il a dessin\u00e9 et construit lui-m\u00eame. En 2005, il publie A mile down, r\u00e9cit de son propre naufrage dans les Cara\u00efbes lors de son voyage de noces quelques ann\u00e9es plus t\u00f4t. Ce livre fait partie de la liste des best-sellers du Washington Post et du Los Angeles Times. Ce premier succ\u00e8s lui permet de gagner partiellement sa vie gr\u00e2ce \u00e0 sa plume et il commence \u00e0 enseigner. David Vann propose alors Sukkwan Island \u00e0 un concours de nouvelles qu&rsquo;il remporte et, en guise de prix, voit son livre publi\u00e9 en 2008 aux Presses de l&rsquo;Universit\u00e9 du Massachusetts. L&rsquo;ouvrage est tir\u00e9 \u00e0 800 exemplaires puis r\u00e9imprim\u00e9 \u00e0 la suite de la parution d&rsquo;une excellente critique dans le New York Times. Au total, ce sont pourtant moins de 3\u00a0000 exemplaires de cette \u00e9dition qui seront distribu\u00e9s sur le march\u00e9 am\u00e9ricain.<\/p>\n<p>Publi\u00e9 en France en janvier\u00a02010, <a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=2625\">Sukkwan Island <\/a>remporte imm\u00e9diatement un immense succ\u00e8s. Il remporte le prix M\u00e9dicis \u00e9tranger et s&rsquo;est vendu \u00e0 plus de 300\u00a0000 exemplaires. Port\u00e9 par son succ\u00e8s fran\u00e7ais, David Vann est aujourd&rsquo;hui traduit en dix-huit langues dans plus de soixante pays. Une adaptation cin\u00e9matographique par une soci\u00e9t\u00e9 de production fran\u00e7aise est en cours.<\/p>\n<p>David Vann est l\u2019auteur de\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=2625\"><em>Sukkwan Island<\/em><\/a>\u00a0<\/span>, D\u00e9solations<em>,\u00a0<\/em><span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=8020\"><em>Impurs<\/em><\/a><\/span>,<span style=\"color: #0000ff;\">\u00a0<a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=8241\"><em>Goat Mountain<\/em><\/a><\/span>,\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=3953\"><em>Dernier jour sur terre<\/em><\/a><\/span>,\u00a0\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=3579\"><em>Aquarium<\/em><\/a><\/span>, L\u2019Obscure clart\u00e9 de l\u2019air (2017), Un poisson sur la lune (2019), Le Bleu au-del\u00e0 (Nouvelles 2020),<span style=\"color: #0000ff;\">\u00a0<a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=13389\">Komodo<\/a><\/span>\u00a0(2021). Il partage aujourd\u2019hui son temps entre la Nouvelle-Z\u00e9lande o\u00f9 il vit et l\u2019Angleterre o\u00f9 il enseigne, tous les automnes, la litt\u00e9rature.<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9:<\/strong> Caitlin,\u00a0douze\u00a0ans, habite avec sa m\u00e8re dans un modeste appartement d\u2019une\u00a0banlieue de Seattle. Afin d\u2019\u00e9chapper \u00e0 la solitude et \u00e0 la grisaille de\u00a0sa\u00a0vie quotidienne, chaque jour, apr\u00e8s l\u2019\u00e9cole, elle court \u00e0 l\u2019aquarium pour se\u00a0plonger dans les profondeurs du monde marin qui la fascine.\u00a0L\u00e0,\u00a0elle\u00a0rencontre\u00a0un vieil homme qui semble partager sa passion pour les poissons\u00a0et\u00a0devient\u00a0peu \u00e0 peu\u00a0son\u00a0confident.\u00a0Mais la vie de Caitlin bascule le jour o\u00f9 sa m\u00e8re d\u00e9couvre cette amiti\u00e9 et lui r\u00e9v\u00e8le\u00a0le terrible secret qui les\u00a0lie\u00a0toutes deux \u00e0 cet homme.<\/p>\n<p>La prose cristalline de David Vann nous apprend comment le d\u00e9sir d\u2019amour et l\u2019audace de la jeunesse peuvent gu\u00e9rir\u00a0les blessures du pass\u00e9.\u00a0Aquarium\u00a0est un pur moment de gr\u00e2ce offert par l\u2019un des plus grands \u00e9crivains am\u00e9ricains actuels.<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0: Un de mes coups de c\u0153ur de cette rentr\u00e9e litt\u00e9raire. Un David Vann sombre certes mais qui tend vers l\u2019espoir\u2026 un Vann qui n\u2019est pas une trag\u00e9die. Un r\u00e9cit qui n\u2019est pas tir\u00e9 des exp\u00e9riences familiales de l\u2019auteur m\u00eame s\u2019il y a quelques similitudes. Il a toujours ador\u00e9 les poissons et les aquariums et apr\u00e8s une enfance o\u00f9 il \u00e9tait tr\u00e8s attach\u00e9 \u00e0 sa m\u00e8re il y a eu une p\u00e9riode de d\u00e9samour et un travail de pardon.<\/p>\n<p>C\u2019est l\u2019histoire d\u2019une fillette &#8211; puis de la fillette devenue adulte &#8211; qui sera la narratrice de l\u2019histoire qui vit pour plonger dans un autre univers, une autre dimension, pour s\u2019immerger dans le r\u00eave\u00a0; son refuge pour \u00e9chapper \u00e0 une r\u00e9alit\u00e9 pesante c\u2019est de se r\u00e9fugier \u00e0 l\u2019aquarium de la ville, dans un monde color\u00e9 et diff\u00e9rent, bien que\u2026<\/p>\n<p>L\u2019aquarium est non seulement un endroit qui fascine une petite fille amoureuse de poissons mais aussi une repr\u00e9sentation du monde dans lequel elle vit. Et les poissons sont les doubles des personnes qu\u2019elle rencontre et des comportements humains. (En parlant d\u2019images j\u2019ai trouv\u00e9 tr\u00e8s chouette les repr\u00e9sentations des poissons qui pars\u00e8ment les chapitres du livre) .<\/p>\n<p>Les poissons\u00a0: des \u00eatres qui ressemblent aux humains tant par leur physique (les coiffures et le maquillage par exemple) que par leur comportement\u00a0: le danger des requins, pr\u00e9dateurs des faibles qui se rapproche du danger repr\u00e9sent\u00e9 par les repr\u00e9sentants de la loi et les personnes qui veulent imposer leur pouvoir sur les d\u00e9munis et les personnes fragiles.<\/p>\n<p>Seattle\u00a0: la ville aquarium \u2026 trouble, que la fillette ne voit que dans l\u2019obscurit\u00e9, dont on ne peut pas sortir, dans laquelle elle refait toujours les m\u00eames parcours\u2026 Des quartiers avec des chemins qui \u00e9voquent les ramifications des branches de corail dans lequel il est ais\u00e9 de se perdre et important de pouvoir se cacher. Quelques grottes souterraines, comme l\u2019appartement dans lequel elle vit, le cin\u00e9ma qui est un antre obscur dans lequel se r\u00e9fugier. Un environnement hostile (surtout avec des conditions climatiques cauchemardesques en hiver, avec le vent, le froid, la neige)<\/p>\n<p>Mais au-del\u00e0 de l\u2019aquarium, les poissons \u2013 ceux d\u2019eau de mer &#8211; repr\u00e9sentent aussi le monde de l\u2019\u00e9vasion\u2026 Enfin si les humains ne tuent pas l\u2019oc\u00e9an (petit avertissement concernant les humains qui tuent la mer, \u00e9radiquent les poissons, sur le corail qui meurt)<\/p>\n<p>C\u2019est aussi un livre sur le temps qui oppresse, sur le poids du pass\u00e9, sur l\u2019importance des origines et sur le danger de faire payer aux enfants les douleurs de sa propre vie. Une mise en garde, les enfants ne doivent pas servir \u00e0 r\u00e9parer les injustices du pass\u00e9\u00a0; ils ne sont pas responsables et ne doivent pas en porter le poids. Il est \u00e9vident que nos origines sont ancr\u00e9es en nous et qu\u2019il est impossible de les occulter mais il faut les assumer et faire avec. Les enfants doivent se reposer sur les parents, leurs dieux, et non pas l\u2019inverse\u2026<\/p>\n<p>C\u2019est aussi un livre sur la tol\u00e9rance, sur les rapports parents\/enfants, sur l\u2019amiti\u00e9, l\u2019amour, la souffrance et la solitude\u00a0; c\u2019est enfin un livre sur le pardon, sur le besoin d\u2019avoir une famille et une vraie famille unie, sur l\u2019importance de l\u2019\u00e9vasion et du r\u00eave. Le pardon sera d\u2019ailleurs pr\u00e9sent \u00e0 deux niveaux dans ce livre\u00a0; celui d\u2019une m\u00e8re pour son p\u00e8re et celui d\u2019une fille vis-\u00e0-vis de sa m\u00e8re.<\/p>\n<p>Bienvenue dans l&rsquo;univers des adultes &#8230;.<\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>Il \u00e9tait tr\u00e8s vieux, du genre presque mort.<\/p>\n<p>Je crois qu\u2019il n\u2019y a pas de r\u00e9ponse \u00e0 cette question, dit-il enfin. Ce sont les meilleures questions, celles qui restent sans r\u00e9ponse.<\/p>\n<p>Le mouvement lent des requins, un mouvement identique depuis cent millions d\u2019ann\u00e9es. Les requins tels des moines, la\u00a0r\u00e9p\u00e9tition des jours, des cercles infinis, nul autre d\u00e9sir que celui de ce mouvement r\u00e9gulier. Des yeux devenus opaques, nul besoin de voir.<\/p>\n<p>Je voulais r\u00e9parer le monde pour elle, faire en sorte que tout ait un sens.<\/p>\n<p>Tout est possible avec un parent. Les parents sont des dieux. Ils nous font et nous d\u00e9truisent. Ils d\u00e9forment le monde, le recr\u00e9ent \u00e0 leur mani\u00e8re, et c\u2019est ce monde-l\u00e0 qu\u2019on conna\u00eet ensuite, pour toujours. C\u2019est le seul monde. On est incapable de voir \u00e0 quoi d\u2019autre il pourrait ressembler.<\/p>\n<p>J\u2019avais un itin\u00e9raire, une route\u00a0d\u00e9finie, aussi instinctive que les requins d\u00e9crivant des cercles \u00e0 la mani\u00e8re des moines.<\/p>\n<p>Ils \u00e9taient les \u00e9missaires d\u2019un univers plus vaste. Ils repr\u00e9sentaient les possibles, une sorte de promesse.<\/p>\n<p>La vraie vie ressemblait davantage \u00e0 l\u2019oc\u00e9an, o\u00f9 n\u2019importe quel pr\u00e9dateur pouvait surgir d\u2019un instant \u00e0 l\u2019autre.<\/p>\n<p>Avoir un projet change absolument tout. J\u2019ai toujours eu besoin d\u2019un avenir. Je ne peux pas vivre sans.<\/p>\n<p>Que sommes-nous tenus de rembourser pour ce qui s\u2019est d\u00e9roul\u00e9 avant nous, dans les g\u00e9n\u00e9rations pass\u00e9es\u00a0?<\/p>\n<p>On entendait le tic-tac d\u2019une horloge. J\u2019avais toujours d\u00e9test\u00e9 ce bruit. Une tension insoutenable et creuse \u00e0 la fois, sans \u00e2me.<\/p>\n<p>Un conte de f\u00e9es mis sur pause, la porte de la maisonnette qui ne s\u2019ouvrirait jamais. Les personnages partis au mauvais endroit, dans la mauvaise histoire.<\/p>\n<p>Comment recolle-t-on les morceaux d\u2019une famille, et comment pardonne-t-on\u00a0?<\/p>\n<p>Elle semblait animale. Le fait qu\u2019elle puisse parler ne collait pas avec le reste. Je l\u2019observai comme je l\u2019aurais fait d\u2019une b\u00eate au zoo, \u00e9loign\u00e9e pour la premi\u00e8re fois, distante.<\/p>\n<p>C\u2019est peut-\u00eatre ce qui s\u2019approche le plus du pardon. Non pas que le pass\u00e9 soit effac\u00e9, rien n\u2019est d\u00e9fait, mais une volont\u00e9 dans le pr\u00e9sent, une reconnaissance, une \u00e9treinte, un ralentissement.<\/p>\n<p>Un changement en ces instants, un interrupteur \u00e9teint \u00e0 jamais, la fin de la confiance, de la s\u00e9curit\u00e9 et de l\u2019amour, et comment retrouver un jour cet interrupteur\u00a0?<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteur\u00a0: David Vann est n\u00e9 en 1966 sur l&rsquo;\u00eele Adak, en Alaska, et y a pass\u00e9 une partie de son enfance avant de s&rsquo;installer en Californie avec sa m\u00e8re et sa s\u0153ur. 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