{"id":359,"date":"2014-03-24T18:26:34","date_gmt":"2014-03-24T17:26:34","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=359"},"modified":"2019-04-20T08:46:01","modified_gmt":"2019-04-20T07:46:01","slug":"frappat-helene-lady-hunt-082013","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=359","title":{"rendered":"Frappat, H\u00e9l\u00e8ne &#8211; Lady Hunt (08\/2013)"},"content":{"rendered":"<p><strong>Auteure<\/strong>\u00a0: Dipl\u00f4m\u00e9e de philosophie et passionn\u00e9e de cin\u00e9ma, H\u00e9l\u00e8ne Frappat est romanci\u00e8re. Elle a \u00e9crit \u00ab\u00a0Sous r\u00e9serve\u00a0\u00bb (Allia, 2004) \u2013 \u00ab\u00a0L\u2019Agent de liaison\u00a0\u00bb (Allia, 2007) &#8211; \u00ab\u00a0Par effraction\u00a0\u00bb (Allia, 2009, mention sp\u00e9ciale du jury, prix Wepler 2009), \u00ab\u00a0<a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=359\">Lady Hunt<\/a>\u00a0\u00bb (08\/2013) &#8211; \u00ab\u00a0<a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=7963\">Inverno<\/a>\u00a0\u00bb (2011) &#8211; \u00ab <a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=4491\">N\u2019oublie pas de respirer<\/a> \u00bb (2014) \u2013 \u00ab\u00a0<a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=8301\">le dernier fleuve<\/a>\u00a0\u00bb (2019) &#8211;<\/p>\n<p>Actes Sud &#8211; Ao\u00fbt, 2013 &#8211; 320 pages \/\u00a0Babel &#8211;\u00a0F\u00e9vrier, 2016 &#8211; 336 pages<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong> : Laura Kern est hant\u00e9e par un r\u00eave, le r\u00eave d\u2019une maison qui l\u2019obs\u00e8de, l\u2019attire autant qu\u2019elle la terrifie. En plus d\u2019envahir ses nuits, de flouter ses jours, le r\u00eave porte une menace : se peut-il qu\u2019il soit le premier sympt\u00f4me du mal \u00e9trange et fatal qui frappa son p\u00e8re, l\u2019h\u00e9ritage d\u2019une mal\u00e9diction familiale auquel elle n\u2019\u00e9chappera pas ?<\/p>\n<p>D\u2019autres myst\u00e8res corrompent bient\u00f4t le quotidien de la jeune femme, qui travaille pour une agence immobili\u00e8re \u00e0 Paris \u2013 plus un effet secondaire qu\u2019une carri\u00e8re. Tandis qu\u2019elle fait visiter un appartement de l\u2019avenue des Ternes, Laura est t\u00e9moin de l\u2019inexplicable disparition d\u2019un enfant.<\/p>\n<p>Dans le combat d\u00e9cisif qui l\u2019oppose \u00e0 l\u2019irrationnel, Laura r\u00e9siste vaillamment, avec pour armes un po\u00e8me, une pierre noire, une chanson, des souvenirs\u2026 Trouvera- t-elle dans son r\u00eave la cl\u00e9 de l\u2019\u00e9nigme du r\u00e9el ?<\/p>\n<p>Sur la hantise du pass\u00e9 qui contamine les possibles, sur le charme des amours maudites, la morsure des liens du sang et les embuscades de la folie, H\u00e9l\u00e8ne Frappat trace une cartographie intime et (hyper)sensible de l\u2019effroi et des tourments extralucides de l\u2019\u00e2me. Des ruines du parc Monceau \u00e0 la lande galloise, avec libert\u00e9 et ampleur elle r\u00e9invente dans Lady Hunt le grand roman gothique anglais, et toutes les nuances du sortil\u00e8ge.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Analyse en relation avec une interview de l\u2019auteur<\/strong>: Le titre du livre \u00ab Lady Hunt \u00bb est une r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 une maladie la \u00ab chor\u00e9e de Huntington \u00bb, personnage \u00e0 part enti\u00e8re du roman. Cette maladie est particuli\u00e8re. Maladie h\u00e9r\u00e9ditaire, elle peut \u00eatre d\u00e9tect\u00e9e d\u00e8s l\u2019\u00e2ge de 18 ans mais on ne peut pas la gu\u00e9rir et les porteurs du g\u00e8ne peuvent savoir exactement comment ils vont mourir. Cela pose la question de l\u2019h\u00e9r\u00e9dit\u00e9 ; les parents transmettent la vie, et aussi la mort. Maintenant il faut se demander si on souhaite savoir si on est porteur du g\u00e8ne ( on peut ainsi \u00e9viter de le transmettre) ou vivre dans le doute ; se demander ce qui est plus difficile \u00e0 vivre.. Savoir ou douter ? Cette maladie d\u00e9g\u00e9n\u00e9rative habite, hante \u00ab la maison du corps \u00bb<\/p>\n<p>Dans le roman d&rsquo;H\u00e9l\u00e8ne Frappat, on est toujours \u00e0 la lisi\u00e8re des mondes ; ni dans le r\u00eave, ni dans la r\u00e9alit\u00e9\u2026 dans l\u2019entre deux. On est \u00e0 la possible naissance de la maladie, on vit dans le monde du doute, de l\u2019incertitude, et c\u2019est angoissant de ne pas savoir, de se poser la question de savoir si on veut savoir ou pas.. On se demande toujours si une maladresse signifie que la \u00ab Chor\u00e9e \u00bb arrive. La Chor\u00e9e, c\u2019est Lady Hunt. Hunt diminutif de Huntington.. Hunt comme \u00ab chasse \u00bb en anglais ; la femme qui chasse et qui est chass\u00e9e ; Diane chasseresse, Luna comme la d\u00e9esse des ombres\u2026 La chasse \u00e0 la maison, la femme chass\u00e9e par la maladie ; la maladie personnage du roman sous le nom de Lady Hunt.<\/p>\n<p>Fant\u00f4mes, ombres, forces myst\u00e9rieuses, r\u00e9cit fantastique\u2026 Un roman non autobiographique \u00e9crit \u00e0 la premi\u00e8re personne. On \u00e9volue dans des mondes parall\u00e8les ; dans l\u2019univers des maisons et de leurs histoires, qui hantent ceux qui y habitent ou y ont habit\u00e9. L\u2019h\u00e9ro\u00efne, Laura (l\u2019aura) Kern est agent immobilier ; son m\u00e9tier : faire se rencontrer des maisons et les r\u00eaves des personnes qui souhaitent trouver \u00ab la maison de leurs r\u00eaves \u00bb ; Le fantastique s\u2019en m\u00eale. Il convient de trouver sa place entre le r\u00eave et la r\u00e9alit\u00e9.<\/p>\n<p>Dans le livre les images, la po\u00e9sie, les croyances (les sorci\u00e8res, les cheveux roux, le chat), les visions, les lieux hant\u00e9s, la perte ou la recherche d\u2019identit\u00e9. Les r\u00eaves sont le th\u00e8me r\u00e9current ; l\u2019identification maison\/personne (la maison habite, s\u2019infiltre dans les personnes, vit en eux et eux vivent \u00e0 travers elle) ; le r\u00eave est omnipr\u00e9sent ; l\u2019obsession du r\u00eave r\u00e9current. Le r\u00eave s\u2019insinue dans le r\u00e9el ; des lambeaux de r\u00eave s\u2019accrochent \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 et les fronti\u00e8res s\u2019effacent&#8230; et c\u2019est l\u2019angoisse\u2026 On aborde le th\u00e8me de la maison imaginaire qui sert de refuge, d\u2019abri, qui permet de fuir la r\u00e9alit\u00e9. Toute maison conserve en elle les traces des occupants pr\u00e9c\u00e9dents ; les lieux sont des \u00ab chambres d\u2019\u00e9cho \u00bb ; les femmes habitent les maisons alors que les hommes les traversent. Le roman est par ailleurs le cadre de trois romans d\u2019amour.. Celui de l\u2019amour entre les parents, John et Enora, puis celui de Laura et de son patron, rencontres furtives dans des lieux vides, et enfin la rencontre avec un homme qui a aussi le don de rencontrer les maisons. On essaie dans ce roman de rendre la vie habitable.<\/p>\n<p>Le tout dans une ambiance celtique, avec l\u2019h\u00e9ritage de la mythologie et des croyances ancestrales, la seconde-vue, les voix, les r\u00eaves pr\u00e9monitoires, la magie, les gu\u00e9risseurs\u2026<\/p>\n<p>Un roman aussi ou les couleurs et les ambiances sont parties prenantes ( le rouge et le bleu, toutes les ambiances de brume, d\u2019hier, de brouillard, de cr\u00e9puscule)<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong> : Si vous aimez les romans anglais victoriens du XVIII \u00e8me, les romans des s\u0153urs Bront\u00eb, de Daphn\u00e9 du Maurier, vous allez adorer ! Moi j\u2019ai plong\u00e9. J\u2019ai aim\u00e9 la fa\u00e7on d\u2019\u00e9crire, la plong\u00e9e dans le doute, la po\u00e9sie \u00e0 fleur de pages\u2026 je me suis laiss\u00e9 envelopper dans la brume, dans les maisons et leur pass\u00e9\u2026 Mais il faut dire que je suis tr\u00e8s sensible aux ambiances, \u00e0 la personnalit\u00e9 des maisons et de leurs habitants\u2026 J\u2019ai aussi appr\u00e9ci\u00e9 la fa\u00e7on de faire de la maladie latente un compagnon de route et non une chose \u00e0 part..<\/p>\n<p><strong>\u00a0Extraits<\/strong><\/p>\n<p>Si tu me cherches, je suis perdu dans mes pens\u00e9es<\/p>\n<p>Mon c\u0153ur, battant trop fort, avait-il \u00e9teint tous les sons ?<\/p>\n<p>La nuit est tomb\u00e9e sur nous avec pr\u00e9caution. Le cr\u00e9puscule gris de l\u2019automne, et sa lente, son invisible extinction, nous ont donn\u00e9 le temps de comprendre<\/p>\n<p>La brume est sans saison. Tous les moments du jour se confondent. On pourrait \u00eatre \u00e0 l\u2019aube, au cr\u00e9puscule. La brume envahit tout, ciel, mer, maison. La brume envahit mes pens\u00e9es. Recroquevill\u00e9e au fond de mon r\u00eave, je grelotte<\/p>\n<p>Mon c\u0153ur se serre en apercevant la silhouette vo\u00fbt\u00e9e qui semble, \u00e0 chacune de mes visites, r\u00e9tr\u00e9cir un peu. De loin, derri\u00e8re l\u2019\u00e9cran sale du pare-brise, son corps \u00e9l\u00e9gant et fr\u00eale d\u00e9gage une solitude poignante. Elle ne s\u2019est jamais remari\u00e9e.<\/p>\n<p>leurs silhouettes effac\u00e9es se tiennent en arri\u00e8re-plan d\u2019une photo de famille, comme s\u2019ils avaient peur de d\u00e9ranger<\/p>\n<p>les points cardinaux r\u00e9gnaient en \u00e9toiles mena\u00e7antes<\/p>\n<p>Je ferme les yeux, et bascule dans le puits noir du sommeil, du souvenir, saisie, juste avant la nuit, par un sid\u00e9rant vertige<\/p>\n<p>Jadis, je r\u00eavais comme tous les dormeurs ; je dormais comme tous les r\u00eaveurs.<\/p>\n<p>Mes journ\u00e9es ressemblaient \u00e0 une salle de cin\u00e9ma dont le projectionniste a oubli\u00e9 d\u2019\u00e9teindre les lumi\u00e8res<\/p>\n<p>Les fen\u00eatres-yeux de la maison renvoient aux intrus leur reflet. Les fen\u00eatres-miroirs de la maison dissimulent aux intrus son secret<\/p>\n<p>Je ferme les yeux, m\u2019attendant \u00e0 voir surgir des lambeaux de r\u00eave.<\/p>\n<p>En fermant les yeux, j\u2019aimerais an\u00e9antir le monde. Seules les l\u00e8vres de mon amant resteraient. Elles vivraient \u00e0 jamais derri\u00e8re mes paupi\u00e8res<\/p>\n<p>Les arbres ont tout v\u00e9cu. Ils savent ce qui s\u2019est pass\u00e9 \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur. Un homme entour\u00e9 d\u2019arbres n\u2019a pas de secrets<\/p>\n<p>On redoute toujours le moment o\u00f9 l\u2019on ne pourra plus faire semblant, o\u00f9 l\u2019on devra regarder en face ce qu\u2019on savait d\u00e9j\u00e0<\/p>\n<p>Mes pens\u00e9es s\u2019entrechoquaient dans la prison de ma t\u00eate. Mes pens\u00e9es invisibles aux yeux du monde<\/p>\n<p>Dans le silence, mes pens\u00e9es r\u00e9sonnaient distinctement. Elles s\u2019encha\u00eenaient, comme des v\u00eatements sur une corde \u00e0 linge<\/p>\n<p>Son regard passait \u00e0 travers moi. Un fil invisible \u00e9tait tendu entre son regard et le mien. Impossible de l\u00e2cher le fil<\/p>\n<p>Nous sommes rest\u00e9s au milieu de la pi\u00e8ce comme deux cailloux jet\u00e9s l\u2019un contre l\u2019autre par les vagues. \u00c0 chaque mouvement souterrain du courant, la mer, qui devrait nous \u00e9loigner, nous rapproche<\/p>\n<p>Je m\u2019enroule dans le souvenir de sa voix comme dans un ch\u00e2le trou\u00e9<\/p>\n<p>Ce ne sont pas des r\u00eaves, des demi-sommeils plut\u00f4t. Enfant, on a ces connexions. On est en contact avec nos guides. Et puis on grandit. On se ferme. On s\u2019isole. On<\/p>\n<p>L\u2019avenir m\u2019est interdit ; le pass\u00e9 est un paysage gel\u00e9 dans le brouillard ; le pr\u00e9sent o\u00f9 je vis est d\u00e9j\u00e0 loin de moi<\/p>\n<p>Ma m\u00e8re a toujours nomm\u00e9 la maladie Chor\u00e9e, comme si, un matin, une d\u00e9esse antique avait ravi mon p\u00e8re pour l\u2019emmener au pays natal que sa femme ne conna\u00eetrait pas<\/p>\n<p>ce fut un hiver interminablement pluvieux : du ciel coulaient les larmes absentes sur les joues de notre famille<\/p>\n<p>La lumi\u00e8re rebondit sur les vitraux et console les arbres nus d\u2019un reflet d\u2019arc-en-ciel.<\/p>\n<p>Sous la vo\u00fbte du toit, le grenier blanc et clair attend, sans h\u00e2te, de conserver des souvenirs bienveillants.<\/p>\n<p>Je me suis cogn\u00e9e aux murs de la nuit et j\u2019ai franchi la porte du r\u00eave. Le temps n\u2019existe pas<\/p>\n<p>\u00c9ph\u00e9lide. Du grec h\u00e9lios, soleil. Caract\u00e8re autosomique dominant : un seul g\u00e8ne roux suffit \u00e0 les transmettre.<\/p>\n<p>comme si toute photographie conservait l\u2019empreinte du pass\u00e9, et qu\u2019il suffisait de creuser sous la surface pour retrouver, intacte, la premi\u00e8re image<\/p>\n<p>Retournants est le nom de ces \u00e2mes en peine, en qu\u00eate d\u2019un dernier refuge, parmi le fracas des r\u00e9cifs hostiles aux vivants et aux morts<\/p>\n<p>Quand mon p\u00e8re a commenc\u00e9 \u00e0 perdre la m\u00e9moire, Chor\u00e9e a dissous les souvenirs les plus proches, \u00e0 commencer par les pr\u00e9noms de sa femme et de ses filles. Puis elle s\u2019est attaqu\u00e9e aux noms des couleurs. Peu \u00e0 peu sont remont\u00e9s \u00e0 la surface, telles des plantes aquatiques vivaces qui asphyxient un \u00e9tang, des souvenirs anciens, si anciens, d\u00e9risoires<\/p>\n<p>Le m\u00e9nage marque le passage du temps<\/p>\n<p>Je reconnais la m\u00e9lodie, dont quelques notes ont infiltr\u00e9 ma m\u00e9moire, comme si un lambeau de r\u00eave s\u2019\u00e9tait accroch\u00e9 \u00e0 mes cheveux<\/p>\n<p>Londres est une ville d\u2019aquarelle. La pluie d\u00e9lave les couleurs comme l\u2019eau celles du pinceau<\/p>\n<p>Comme il doit faire froid, et gris, et triste, dans le c\u0153ur d\u2019un petit gar\u00e7on qui grandit sous ce ciel bas.<\/p>\n<p>La pluie voile de gaze les \u00e9toiles<\/p>\n<p>Dans la vitre miroir du r\u00eave, je suis invisible<\/p>\n<p>\u201cComment vivrez-vous quand vous conna\u00eetrez votre avenir ? Comment \u00e9viterez-vous que votre vie ne devienne un programme ? Comment continuerez-vous \u00e0 aimer ? \u00c0 r\u00eaver ?\u201d<\/p>\n<p>Celui qui ne r\u00eave pas ne sait rien de la nuit. Celui qui r\u00eave sans cesse ne sait plus rien du jour<\/p>\n<p>Au r\u00e9veil, ce matin, il y a dans mon c\u0153ur une place nouvelle. Tu es toujours l\u00e0, mais sous la forme un peu floue du souvenir. Les contours de toi ne sont plus si nets, si tranchants<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteure\u00a0: Dipl\u00f4m\u00e9e de philosophie et passionn\u00e9e de cin\u00e9ma, H\u00e9l\u00e8ne Frappat est romanci\u00e8re. Elle a \u00e9crit \u00ab\u00a0Sous r\u00e9serve\u00a0\u00bb (Allia, 2004) \u2013 \u00ab\u00a0L\u2019Agent de liaison\u00a0\u00bb (Allia, 2007) &#8211; \u00ab\u00a0Par effraction\u00a0\u00bb (Allia, 2009, mention sp\u00e9ciale du jury, prix Wepler 2009), \u00ab\u00a0Lady Hunt\u00a0\u00bb (08\/2013) &#8211; \u00ab\u00a0Inverno\u00a0\u00bb (2011) &#8211; \u00ab N\u2019oublie pas de respirer \u00bb (2014) \u2013 \u00ab\u00a0le dernier fleuve\u00a0\u00bb &hellip; <\/p>\n<p class=\"read-more\"><a class=\"readmore-btn\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=359\">+<span class=\"screen-reader-text\">  Read More<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":365,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_crdt_document":"","_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[2,12],"tags":[],"class_list":["post-359","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-lectures","category-litterature-france"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/359","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=359"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/359\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":8307,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/359\/revisions\/8307"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/365"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=359"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=359"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=359"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}