{"id":3594,"date":"2016-11-18T10:53:18","date_gmt":"2016-11-18T09:53:18","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=3594"},"modified":"2016-11-18T10:54:11","modified_gmt":"2016-11-18T09:54:11","slug":"garrido-antonio-le-dernier-paradis-052016","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=3594","title":{"rendered":"Garrido, Antonio \u00abLe dernier paradis\u00bb (05\/2016)"},"content":{"rendered":"<p><strong>Auteur<\/strong>\u00a0: Il fait des \u00e9tudes d&rsquo;ing\u00e9nieur industriel \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 polytechnique de Las Palmas. Il est ensuite professeur \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 CEU Cardinal Herrera de Valence, puis \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 polytechnique de Valence. Il vit \u00e0 Valence.<\/p>\n<p>Il amorce sa carri\u00e8re litt\u00e9raire en 2008 avec le roman policier historique <a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=3034\">La Scribe <\/a>(La escriba), dont l&rsquo;action se d\u00e9roule dans la Franconie, en l&rsquo;an 799, \u00e0 la veille du sacre de Charlemagne. Theresa, la fille d&rsquo;un scribe byzantin, se r\u00e9fugie dans l&rsquo;abbaye de Fulda et devient la scribe du moine Alcuin d\u2019York, gr\u00e2ce auquel elle participe \u00e0 des enqu\u00eates sur des morts suspectes. L&rsquo;ouvrage devient un best-seller traduit dans une douzaine de langues.<a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=2811\"> Le Lecteur de cadavres <\/a>(El Lector de Cad\u00e1veres), paru en 2011, est un second roman policier historique, dont le h\u00e9ros, inspir\u00e9 d&rsquo;un personnage r\u00e9el de la Chine imp\u00e9riale du XIIIe\u00a0si\u00e8cle, a le don d&rsquo;expliquer les causes d&rsquo;un d\u00e9c\u00e8s gr\u00e2ce \u00e0 un examen minutieux des corps. <a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=3594\">Le dernier paradis<\/a> est son troisi\u00e8me roman.<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>\u00a0: Jack, comme tant d\u2019autres travailleurs, est une victime de la crise des ann\u00e9es 30. Renvoy\u00e9 parce qu\u2019il est juif de l\u2019usine Ford o\u00f9 il travaillait \u00e0 D\u00e9troit, il retourne habiter chez son p\u00e8re, \u00e0 New York. L\u2019homme, vieux, col\u00e9rique, sombre, \u00e0 l\u2019instar du pays, dans la d\u00e9pression. Jack, sans travail, sans argent, a bien du mal \u00e0 s\u2019occuper de ce p\u00e8re devenu alcoolique, et \u00e0 payer le loyer que le propri\u00e9taire, Kowalski, leur r\u00e9clame chaque semaine de fa\u00e7on toujours plus insistante.<\/p>\n<p>Un soir que Kowalski\u00a0d\u00e9barque avec deux hommes de main, un coup de feu part. Persuad\u00e9 qu\u2019il va \u00eatre accus\u00e9 de meurtre, Jack n\u2019a d\u2019autre choix que de fuir le pays. Il s\u2019embarque alors avec son ami Andrew, un id\u00e9aliste et militant communiste de la premi\u00e8re heure, pour l\u2019Union sovi\u00e9tique car cette nation nouvelle, paradis des travailleurs, cherche des ouvriers qualifi\u00e9s pour d\u00e9velopper son industrie automobile.<\/p>\n<p>Pourtant, une fois en URSS, les promesses s\u2019\u00e9vanouissent et les illusions laissent la place au d\u00e9senchantement. Jack d\u00e9couvre un monde o\u00f9 tout est respect de l\u2019ordre, r\u00e9pression et corruption. Devenu agent double bien malgr\u00e9 lui, il se laisse entra\u00eener par les \u00e9v\u00e9nements, mais il va bient\u00f4t devoir chercher \u00e0 comprendre qui tire r\u00e9ellement les ficelles de son destin et choisir son camp, en politique comme en amour.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Prix 2015 du Roman Fernando Lara \u00a0\u00bb<\/p>\n<p><strong>Note de l\u2019auteur<\/strong>\u00a0: Au fil du temps, cette histoire avait pris place sur l\u2019\u00e9tag\u00e8re de mes souvenirs et elle \u00e9tait rest\u00e9e l\u00e0, oubli\u00e9e, [\u2026]<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0: Troisi\u00e8me roman de cet auteur que je lis avec beaucoup de plaisir. Mon pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 reste toutefois le \u00ab\u00a0Le lecteur de cadavres\u00a0\u00bb \u2026 Cette fois ci ce roman policier historique nous parachute dans les ann\u00e9es 1930, juste apr\u00e8s la retentissante crise de 29, durant la crise \u00e9conomique majeure qui a frapp\u00e9 les Etats-Unis et qui pr\u00e9cipita des millions de personnes dans la mis\u00e8re. Certains am\u00e9ricains crurent que la Russie serait un nouvel eldorado qui les comblerait\u2026 H\u00e9las\u2026 M\u00eame si les annonces publi\u00e9es dans les journaux am\u00e9ricains de l\u2019\u00e9poque promettaient monts et merveilles\u2026 la r\u00e9alit\u00e9 \u00e9tait quelque peu diff\u00e9rente\u2026<\/p>\n<p>Nous allons donc plonger avec quelques am\u00e9ricains et quelques russes dans le Gorki des ann\u00e9es 30\u2026 Illusions et d\u00e9sillusions, paillettes et pauvret\u00e9\u2026 instinct de survie et envie de faire fortune, affrontement entre foi en le communisme et envie de r\u00e9ussir, haines, amour et amiti\u00e9, trahison et loyaut\u00e9\u2026 Les conditions sont difficiles mais les \u00eatres humains ne changent pas.. il y a ceux qui font tout pour r\u00e9ussir et ceux qui font tout pour aider\u2026 C\u2019est un roman social, c\u2019est aussi le roman des illusions perdues. Une description rigoureuse du monde du travail, des conditions de vie, du pouvoir politique, de la justice. Une analyse aussi de la place de la femme dans la soci\u00e9t\u00e9 et dans le monde du travail\u2026 Mais embarquez et rendez-vous en URSS\u2026 Place \u00e0 l\u2019esp\u00e9rance, \u00e0 la poursuite des id\u00e9aux\u2026<\/p>\n<p>Tout est l\u00e0 pour nous faire passer un excellent moment de lecture. Je ne peux m\u2019emp\u00eacher de regretter de ne pas avoir eu un coup de c\u0153ur pour les personnages et d\u2019avoir donc moins vibr\u00e9 que si j\u2019avais eu de la sympathie pour eux. Je n\u2019ai \u00e9prouv\u00e9 d\u2019attachement que pour le personnage de Natacha..<\/p>\n<p>Et je ne peux m\u2019emp\u00eacher de vous conseiller de lire la fresque d\u2019un autre \u00e9crivain espagnol qui traite aussi de l\u2019 URSS \u00e0 cette \u00e9poque, qui suinte \u00e9galement la peur et la haine\u00a0: le somptueux livre de <a href=\"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=993\">V\u00edctor del \u00c1rbol \u00abUn mill\u00f3n de gotas\u00bb \u00abToutes les vagues de l\u2019oc\u00e9an\u00bb<\/a><\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>Cela faisait des jours que le soleil restait cach\u00e9, comme s\u2019il avait honte d\u2019\u00e9clairer ce tableau de tristesse et de d\u00e9solation.<\/p>\n<p>Partout, les cris des contrema\u00eetres haranguant les ouvriers se m\u00ealaient aux clameurs des surench\u00e8res de la cri\u00e9e aux poissons, aux sir\u00e8nes des bateaux \u00e0 vapeur en partance, aux criaillements aigus des mouettes aussi avides de nourriture que les ch\u00f4meurs qui pullulaient dans les entrep\u00f4ts en qu\u00eate d\u2019une journ\u00e9e de travail.<\/p>\n<p>Tu devrais \u00eatre pr\u00e9voyant et garder avec toi les affaires qui ont le plus de valeur, \u00e0 moins que tu veuilles qu\u2019on te les vole.\u00a0\u00bb Et c\u2019est ce qu\u2019il avait fait\u00a0: il \u00e9tait mont\u00e9 sur le pont pour garder dans ses pupilles l\u2019image de New York et la conserver en lui afin que personne, jamais, ne la lui vole.<\/p>\n<p>En Union sovi\u00e9tique il n\u2019y a pas de probl\u00e8mes si ce n\u2019est, de temps \u00e0 autre, ceux qu\u2019occasionnent les \u00e9trangers.<\/p>\n<p>Il leva les yeux et regarda les somptueux \u00e9difices qui se dressaient devant lui\u00a0; sur leurs fa\u00e7ades et leurs balcons fissur\u00e9s se devinaient les blessures non cicatris\u00e9es que l\u2019un de ses compagnons attribua aux outrages de la r\u00e9volution et qu\u2019il compara \u00e0 une troupe de vieilles actrices \u00e0 la beaut\u00e9 fl\u00e9trie par les ans. Il tourna les yeux vers l\u2019horizon. Tout \u00e9tait \u00e9trange. Pour\u00a0quelqu\u2019un habitu\u00e9 aux gratte-ciel arrogants et aux tumultueuses avenues de New York, Moscou \u00e9tait un m\u00e9lange inexplicable d\u2019antiquit\u00e9 et de d\u00e9cadence, d\u00e9mesur\u00e9 et provincial, semblable \u00e0 une immense ville m\u00e9di\u00e9vale dans laquelle les palaces de r\u00eave et les \u00e9glises rutilantes avaient d\u00fb se serrer pour faire de la place aux nouvelles constructions socialistes, grandiloquentes, \u00e9normes et grotesques.<\/p>\n<p>D\u2019apr\u00e8s L\u00e9nine, \u00e0 une \u00e9poque, les rois, les empereurs, les tyrans, les \u00e9v\u00eaques, les nobles et les dictateurs ont uni leurs forces pour accro\u00eetre leurs richesses et leurs privil\u00e8ges aux d\u00e9pens de ceux qu\u2019ils soumettaient, mais il affirme que ces temps-l\u00e0 ont pris fin avec la R\u00e9volution fran\u00e7aise. [\u2026] \u2014\u00a0C\u2019est exact. Jusqu\u2019alors, le peuple \u00e9tait prisonnier de sa propre ignorance, mais Voltaire, Diderot et D\u2019Alembert ont r\u00e9dig\u00e9 l<em>\u2019Encyclop\u00e9die<\/em>, un abr\u00e9g\u00e9 du savoir qui remettait en question l\u2019autorit\u00e9 politique et religieuse\u00a0; avec les trait\u00e9s de Descartes, elle a \u00e9t\u00e9 le stimulant qui a r\u00e9veill\u00e9 un peuple exasp\u00e9r\u00e9 par la pauvret\u00e9 et l\u2019oppression.<\/p>\n<p>\u2014\u00a0Oui, c\u2019est ce qu\u2019il relate. Pour la premi\u00e8re fois, la pl\u00e8be unie renversait les esclavagistes qui l\u2019avaient tyrannis\u00e9e pour prendre en main son propre destin. Mais alors, comment se fait-il qu\u2019apr\u00e8s une conqu\u00eate aussi importante, les tyrans dominent \u00e0 nouveau le monde\u00a0?<\/p>\n<p>Comme des germes, les exploiteurs ont \u00e0 nouveau fait bloc et se sont d\u00e9velopp\u00e9s. Ils ont manipul\u00e9 et prosp\u00e9r\u00e9, trouvant leur parfait bouillon de culture dans la r\u00e9volution industrielle. Et tels des germes, en costume de bourgeois, ils ont infect\u00e9 la soci\u00e9t\u00e9 en cr\u00e9ant des fabriques, des monopoles et des banques dont le seul but consistait \u00e0 s\u2019emparer une nouvelle fois du pouvoir et de la richesse, pendant que le reste de l\u2019humanit\u00e9, pris dans ses tentacules, retournait \u00e0 l\u2019esclavage. Finalement, les \u00c9tats, y compris ceux qui se disaient d\u00e9mocratiques, sont devenus les complices id\u00e9als de cette r\u00e9partition obsc\u00e8ne du pouvoir\u00a0: tout pour\u00a0quelques-uns et rien pour le reste. C\u2019est triste, n\u2019est-ce\u00a0pas\u00a0?<\/p>\n<p>\u2014\u00a0Ce n\u2019est pas triste. C\u2019est une chanson d\u2019amour. Peut-\u00eatre m\u00e9lancolique, mais pleine d\u2019espoir.<br \/>\n\u2014\u00a0C\u2019est ce que disent les paroles\u00a0?<br \/>\n\u2014\u00a0Il n\u2019y a pas de paroles. L\u2019espoir s\u2019entend avec le c\u0153ur.<\/p>\n<p>Finalement, nous avons plus de choses en commun que tu ne l\u2019imagines. N\u2019as-tu pas entendu parler des fr\u00e8res Marx\u00a0? Vous, vous avez Karl et nous, Groucho.<\/p>\n<p><strong>Image<\/strong>\u00a0: tir\u00e9e du Site de Philippe Boursin \u00ab\u00a0L\u2019automobile d\u2019avant\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteur\u00a0: Il fait des \u00e9tudes d&rsquo;ing\u00e9nieur industriel \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 polytechnique de Las Palmas. Il est ensuite professeur \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 CEU Cardinal Herrera de Valence, puis \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 polytechnique de Valence. Il vit \u00e0 Valence. 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