{"id":3648,"date":"2016-11-29T15:16:55","date_gmt":"2016-11-29T14:16:55","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=3648"},"modified":"2018-10-09T08:15:40","modified_gmt":"2018-10-09T07:15:40","slug":"boley-guy-fils-du-feu-rl2016","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=3648","title":{"rendered":"Boley, Guy \u00abFils du Feu\u00bb (RL2016)"},"content":{"rendered":"<p>160 pages \u2013 paru le 24.08.2016 chez Grasset<\/p>\n<p><strong>Auteur<\/strong>\u00a0: Guy Boley est n\u00e9 en 1952, il a \u00e9t\u00e9 ma\u00e7on, ouvrier d\u2019usine, chanteur des rues, cracheur de feu, acrobate, saltimbanque, directeur de cirque, funambule \u00e0 grande hauteur, machiniste, sc\u00e9nariste, chauffeur de bus, garde du corps, et cascadeur\u00a0avant de devenir dramaturge pour des compagnies de danses et de th\u00e9\u00e2tre. Il compte \u00e0 son actif une centaine de spectacles jou\u00e9s en Europe, au Japon, en Afrique ou aux \u00c9tats-Unis. \u00ab<a href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=3648\">Fils du Feu<\/a>\u00bb est son premier roman.\u00a0\u00ab\u00a0Quand Dieu boxait en amateur\u00a0\u00bb <span style=\"display: inline !important; float: none; background-color: transparent; color: #333333; cursor: text; font-family: Georgia,'Times New Roman','Bitstream Charter',Times,serif; font-size: 16px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: 400; letter-spacing: normal; orphans: 2; text-align: left; text-decoration: none; text-indent: 0px; text-transform: none; -webkit-text-stroke-width: 0px; white-space: normal; word-spacing: 0px;\">(RL2018)<\/span> est la suite de ce qui sera au minimum une trilogie.<\/p>\n<p><strong>Prix :\u00a0<\/strong> laur\u00e9at de sept prix litt\u00e9raires (grand prix SGDL du premier roman, prix Georges Brassens, prix Millepages, prix Alain-Fournier, prix Fran\u00e7oise Sagan, prix (du m\u00e9tro) Goncourt, prix Qu\u00e9bec-France Marie-Claire Blais).<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>\u00a0: N\u00e9s sous les feux de la forge o\u00f9 s\u2019att\u00e8le leur p\u00e8re, ils \u00e9taient Fils du feu, donc fils de roi, destin\u00e9s \u00e0 briller. Mais l\u2019un des deux fr\u00e8res d\u00e9c\u00e8de pr\u00e9cocement et laisse derri\u00e8re lui des parents endeuill\u00e9s et un fr\u00e8re orphelin. Face \u00e0 la peine, chacun s\u2019invente sa parade\u00a0: si le p\u00e8re s\u2019efface dans les vagues de l\u2019ivresse, la m\u00e8re choisit de faire comme si rien ne s\u2019\u00e9tait pass\u00e9. Et comment interdire \u00e0 sa m\u00e8re de dresser le couvert d\u2019un fant\u00f4me r\u00eav\u00e9 ou de border chaque nuit un lit depuis longtemps vid\u00e9\u00a0? Pourquoi ne pas plut\u00f4t entrer dans cette danse o\u00f9 la gait\u00e9 renait\u00a0? Une fois devenu adulte et peintre confirm\u00e9, le narrateur, fils du feu survivant, retrouvera la paix dans les tableaux qu\u2019il cr\u00e9e et raconte \u00e0 pr\u00e9sent. Ainsi nous d\u00e9voile-t-il son enfance pass\u00e9e dans une France qu\u2019on croirait de l\u00e9gende, o\u00f9 les hommes forgent encore, les grands-m\u00e8res d\u00e9piautent les grenouilles comme les singes les bananes, et les m\u00e8res en deuil, pour effacer la mort, pr\u00e9tendent que leurs fils perdus continuent d\u2019exister.<\/p>\n<p>Dans une langue splendide, Guy Boley signe ainsi un premier roman stup\u00e9fiant de talent et de justesse.<\/p>\n<p><strong>Mon avis<\/strong>\u00a0: Un \u00e9norme coup de c\u0153ur que ce livre de la RL2016.<\/p>\n<p>Le r\u00e9cit se situe pendant les 30 glorieuses\u00a0(entre 1946 et 1975) : Passage de la France rurale \u00e0 la modernit\u00e9. Nous sommes dans un village recul\u00e9, plong\u00e9s dans la vie quotidienne d\u2019une famille et de ses voisins.<\/p>\n<p>Tout bascule dans la vie de la famille et de l\u2019enfant narrateur du r\u00e9cit\u00a0; la vie de la famille tout comme la soci\u00e9t\u00e9 qui plonge dans la consommation. Plus rien de stable dans ce monde en mutation. Son fr\u00e8re dispara\u00eet, le comportement de son p\u00e8re se modifie radicalement, sa s\u0153ur quitte la maison, sa m\u00e8re bascule dans la folie\u2026<\/p>\n<p>Le roman commence dans le feu et les flammes, dans la forge de la cr\u00e9ation du monde qui fut l\u2019univers de l\u2019auteur dont le p\u00e8re \u00e9tait forgeron. L\u2019enfant raconte\u00a0: il raconte son monde, son village, son univers fait de bruit et de fureur, la forge, ces hommes fa\u00e7onnent le monde\u00a0; les femmes qui font les lessives\u00a0; les rapports entre les familles, les habitudes\u2026 Un drame\u00a0: la mort de son fr\u00e8re\u2026 et la vie qui change\u2026 Sa m\u00e8re, comme une de ses voisines, va refuser la mort de son fils et sombrer dans la folie\u2026 Et les r\u00eaves de libert\u00e9 sont remplac\u00e9s par la pesanteur de l\u2019ambiance qui va remplacer et \u00e9touffer la joie de vivre\u2026 La lutte entre l\u2019homme et le fer se transposera en lutte entre humains\u2026 Au lieu de frapper la mati\u00e8re, la force se transformera en coups, en affrontements \u2026 Et toutes les couleurs ( le rouge, l\u2019or du feu,) vont faire place au gris \u2026<\/p>\n<p>Ayant perdu tous ses rep\u00e8res \u00e0 ce bouleversement, le jeune tentera de fuir et de se r\u00e9fugier dans les \u00e9tudes, les arts, la sexualit\u00e9\u00a0; il se cherchera tout en essayant de ne pas se faire d\u00e9truire par son pass\u00e9. Beaucoup de douleur, des \u00e9chappatoires pour ne pas affronter une r\u00e9alit\u00e9 et la fuite dans le r\u00eave et l\u2019imaginaire\u2026 La violence des sentiments et de la douleur passera par les couleurs et sera jet\u00e9e sur des toiles \u2026 Jusqu\u2019\u00e0 la fin , la fuite et le rejet du pass\u00e9\u2026<\/p>\n<p>Une \u00e9criture puissante, percutante, color\u00e9e, imag\u00e9e \u00e0 l\u2019image des h\u00e9ros de la mythologie\u2026 Un livre de feu, de noir, de rouge, de flamboyance et d\u2019\u00e9tincelles \u2026 Des mots martel\u00e9s, des envol\u00e9es, des images\u2026 Les phrases qui scandent les \u00e9motions, sur fond de r\u00e9f\u00e9rences mythologiques et culturelles. Une po\u00e9sie en prose, une \u00e9criture en alexandrins, des descriptions qui font de vous les spectateurs des sc\u00e8nes d\u00e9crites, des statues fig\u00e9es face \u00e0 des sc\u00e8nes du monde des enfers ou de la mythologie\u2026 les dieux des enfers entrent en sc\u00e8ne\u2026 et je suis rest\u00e9e scotch\u00e9e \u2026\u2026.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>Ils \u00e9taient incultes, c\u2019est-\u00e0-dire intelligents mais sans les livres capables de leur nommer, soit cette intelligence, soit cette inculture.<\/p>\n<p><em>\u00ab\u00a0Tu p\u00e9riras par le fer\u00a0\u00bb<\/em>\u00a0\u00e9tait-il \u00e9crit \u00e0 la fois dans la Bible et dans\u00a0<em>Les Trois Mousquetaires<\/em>. Dieu et Alexandre Dumas ne pouvaient pas ensemble se tromper sur une phrase aussi br\u00e8ve et b\u00e9nigne. D\u2019autant qu\u2019armures, fl\u00e9aux, \u00e9p\u00e9es, boucliers, ba\u00efonnettes, poignards, fleurets, \u00e9cus\u00a0: tout n\u2019\u00e9tait que fer, tout n\u2019\u00e9tait qu\u2019acier. Acier, acier, acier\u00a0! Alors acier acier assieds-toi petit que je te forge l\u2019\u00e2me entre enclume et marteau, que je te forge un arc \u00e0 hauteur de tes r\u00eaves.<\/p>\n<p>Mort de son vivant. \u00c0 r\u00e9p\u00e9ter inlassablement les m\u00eames gestes, \u00e0 dire les m\u00eames mots et \u00e0 feindre de vivre en prenant des allures\u00a0<em>de quelqu\u2019un d\u2019important<\/em>\u00a0 [\u2026]<\/p>\n<p>Puisque tout n\u2019\u00e9tait que brillance et tout dans l\u2019apparence. Puisqu\u2019il fallait briller. Briller de l\u2019ext\u00e9rieur, pourrir de l\u2019int\u00e9rieur. Briller en soci\u00e9t\u00e9, mourir de solitude.<\/p>\n<p>[\u2026] m\u2019amusais tout seul avec les pinces \u00e0 linge. Je leur ouvrais le bec d\u2019une simple pression et les faisais parler, mordre, rire ou b\u00e2iller, selon qu\u2019elles devenaient humaines, gorgones, fant\u00f4mes, licornes ou crocodiles.<\/p>\n<p>c\u2019est ainsi que l\u2019on devient un homme, un conqu\u00e9rant, un Attila en herbe\u00a0: en reniant son pass\u00e9, en \u00e9crasant autrui\u00a0; surtout s\u2019il est petit\u00a0;\u00a0surtout s\u2019il nous renvoie l\u2019image de ce que l\u2019on fut nagu\u00e8re.<\/p>\n<p>ces fragments d\u2019\u00e9ternel qui m\u2019ont port\u00e9, moi,\u00a0f\u0153tus, des \u00e9toiles \u00e0 l\u2019ovule, du n\u00e9ant jusqu\u2019ici, traversant les saisons, les si\u00e8cles et les empires, les tranch\u00e9es, les charniers et les \u00e9pid\u00e9mies.<\/p>\n<p>[\u2026]\u00a0en riant bien s\u00fbr, en riant \u00e0\u00a0chaudes larmes.<\/p>\n<p>Ce sont pourtant des ann\u00e9es que l\u2019on nommera Glorieuses\u00a0: le roi nomm\u00e9 cr\u00e9dit distribue \u00e0 la vol\u00e9e de pleines poign\u00e9es de billets permettant d\u2019acheter\u00a0des meubles en agglom\u00e9r\u00e9, des tables en Formica, de la vaisselle transparente en Pyrex, des oreilles de Mickey et des G\u00e9n\u00e9ral de Gaulle en forme de tire-bouchon.<\/p>\n<p>Papa a d\u00e9m\u00e2t\u00e9 et maman \u00e9plor\u00e9e est en train de naufrager \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur d\u2019elle-m\u00eame.<\/p>\n<p>Les petits riens aux petits riens s\u2019additionnent, faisant mourir les mondes, p\u00e9rir les civilisations\u00a0: on tourne en rond avec l\u2019automobile comme tournent les moines sur le pav\u00e9 des clo\u00eetres, on pilonne les livres en massacrant les mots derri\u00e8re le noir et blanc d\u2019un \u00e9cran de t\u00e9l\u00e9 qui a cependant l\u2019\u00e9l\u00e9gance de se nommer encore Radiot\u00e9l\u00e9vision, histoire de faire croire que la parole est reine, lors qu\u2019elle est d\u00e9j\u00e0 condamn\u00e9e, mise en joue par ces r\u00e9clames na\u00efves, aux tons pastel, qui deviendront de la pub et r\u00e9giront le monde. La complainte du progr\u00e8s, on conna\u00eet la chanson\u00a0; on n\u2019en \u00e9crira pas tous les couplets. Le confort de la laideur a pris la place de l\u2019inconfort du beau. On sacre l\u2019inutile, on glorifie le gadget, qu\u2019importe que Dieu soit mort ou juste \u00e0 l\u2019agonie\u00a0: on a des pinces \u00e0 sucre, des bigoudis chauffants.<\/p>\n<p>Mais pour un enfant, une m\u00e8re n\u2019est qu\u2019amour.<\/p>\n<p>C\u2019\u00e9tait assez fr\u00e9quent qu\u2019elle fuie la r\u00e9alit\u00e9 et\u00a0qu\u2019elle se mette \u00e0 vivre de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 de l\u2019\u00e9cran.<\/p>\n<p>[\u2026]\u00a0j\u2019aimais comme aiment les enfants, c\u2019est-\u00e0-dire \u00e0 plein c\u0153ur, et d\u00e9mesur\u00e9ment.<\/p>\n<p>[\u2026]\u00a0je me suis enferm\u00e9 \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur des pages comme derri\u00e8re des barreaux. \u00c0 tel point que je ne voulais plus quitter ni ma chambre, ni ces livres qui demeuraient, sans que\u00a0je m\u2019en rende compte, ouverts \u00e0 la m\u00eame page.<\/p>\n<p>Je suis heureux, ou plut\u00f4t lib\u00e9r\u00e9\u00a0; je sais \u00e0 pr\u00e9sent que je n\u2019emporterai rien de mon pass\u00e9, rien de mon enfance. Rien de cette maison.<\/p>\n<p>La question qui m\u2019intrigue et dont la r\u00e9ponse \u00e0 chaque fois m\u2019\u00e9merveille est celle-ci\u00a0: d\u2019o\u00f9 va surgir la lumi\u00e8re\u00a0? De quel amas de mati\u00e8res, de quel coin du tableau, de quel endroit de moi-m\u00eame, de quel pass\u00e9, de quelles insoup\u00e7onnables profondeurs, de quelle victoire, quelle d\u00e9faite, quelle joie ou quelle douleur\u00a0?<\/p>\n<p>La lumi\u00e8re d\u2019un tableau participe certainement d\u2019un m\u00eame mouvement de soi. Qui sait si la lumi\u00e8re qui sourd de la mati\u00e8re que l\u2019on pose sur une toile n\u2019est pas n\u00e9e, elle aussi, d\u2019un grand choc de plan\u00e8tes, d\u2019un grand chaos d\u2019\u00e9toiles, d\u2019une conscience qui se meut par-del\u00e0 le mouvement\u00a0? Quelque chose qui pourrait par exemple se nommer tout simplement l\u2019enfance.<\/p>\n<p>[\u2026]quand les arbres fruitiers, se prenant pour des troubadours, se paraient de guipures multicolores qui m\u00e9langeaient tendres pastels et arrogants carmins, quand les arbustes d\u00e9goulinaient de guirlandes violettes<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>160 pages \u2013 paru le 24.08.2016 chez Grasset Auteur\u00a0: Guy Boley est n\u00e9 en 1952, il a \u00e9t\u00e9 ma\u00e7on, ouvrier d\u2019usine, chanteur des rues, cracheur de feu, acrobate, saltimbanque, directeur de cirque, funambule \u00e0 grande hauteur, machiniste, sc\u00e9nariste, chauffeur de bus, garde du corps, et cascadeur\u00a0avant de devenir dramaturge pour des compagnies de danses et &hellip; <\/p>\n<p class=\"read-more\"><a class=\"readmore-btn\" href=\"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/?p=3648\">+<span class=\"screen-reader-text\">  Read More<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":3649,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_crdt_document":"","_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[2,35,12,105,78],"tags":[],"class_list":["post-3648","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-lectures","category-coup-de-coeur-lectures","category-litterature-france","category-roman","category-xxeme"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3648","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3648"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3648\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":7203,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3648\/revisions\/7203"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/3649"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3648"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3648"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cathjack.ch\/wordpress\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3648"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}